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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 08:19
 
Ville de Béziers
Ville5867 J’aime
20 h

Ci-après le discours de Robert Ménard, Maire de Béziers, prononcé ce jour lors de la cérémonie en hommage « aux morts pour la France » pendant la guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie :

"Mesdames, Messieurs,

Nous voici une nouvelle fois rassemblés devant ce monument aux morts pour rendre l'hommage des vivants aux soldats tombés, hier, dans des guerres lointaines pour des causes, hélas, oubliées.

Le Maroc, la Tunisie, l'Algérie, ne formaient pas un ensemble homogène. Mais, protectorats ou départements, ils étaient l'autre France, celle de l'Empire, la France qui avait traversé la Méditerranée pour y apporter - ô l'horrible mot - sa civilisation, c'est-à-dire, avançant derrière ses soldats, son peuple de médecins, d'ingénieurs et de professeurs, c'est-à-dire l'essor de la vie et la guerre contre la faim.

Cette civilisation était – est toujours - la fille de Rome. Cette même Rome qui, dix-huit siècles auparavant, avait fait des provinces de l'Afrique du Nord à la fois un grenier agricole et le cœur du christianisme occidental. Tant et si bien que, derrière les soldats Français, Zouaves ou chasseurs d'Afrique, c'était bien cette civilisation qui était en marche.

Nos morts d'Algérie, du Maroc et de Tunisie ne sont pas tombés en arrière-garde. Ils ne sont pas les morts d'une guerre de trop. Aujourd'hui - alors que la parenthèse de cinquante années de paix semble se refermer – aujourd’hui, on peut comprendre que la France de là-bas, c'était la France sentinelle, la France qui tenait solidement la frontière sur l'autre rive.

Nous avons cédé cette frontière, la rive a été perdue. Et, depuis, ceux que nous avons vaincus sur le champ de bataille - mais auxquels nous avons été vendus sur les terrains de la politique et des jeux diplomatiques – ceux-là même traversent la mer qui nous séparait.

Aussi incompréhensible que cela puisse paraître pour une partie des Français, tout se tient. Les abandons d'hier annonçaient les affrontements d’aujourd’hui. Nos morts d'hier sont les frères de nos soldats qui combattent aujourd'hui au Mali ou en Syrie.

Le général de Gaulle a dit : « Moi vivant le drapeau du FLN ne flottera pas sur Alger ». Le général de Gaulle a survécu à cette honte. Mais parce qu'on a accepté le drapeau du FLN à Alger, avec la même logique de renoncement, on laisse ici ou là le drapeau français être brûlé, on regarde stupéfaits, comme en 2012, l'élection d'un président de la République être célébré dans une forêt de drapeaux étrangers, dont celui du FLN.

Oui, je sais... Il aurait fallu que je prononce un discours sage, convenu, tel que ceux écrits par des stagiaires dans les ministères. Mais un tel discours serait une insulte à la mémoire des morts d'Afrique du Nord.

L'histoire de France n'est pas une séquence médiatique ou une séance cinématographique. Elle est un fleuve ininterrompu d'actes – souvent d’actes de bravoure - et de destins – souvent de destins héroïques. Prenons garde de ne pas l'oublier en ces heures difficiles que traverse notre nation.

Soyons dignes de ceux tombés jadis pour l'Empire et la France. Soyons dignes des circonstances et de l'avenir qui s'approche.

Vive la France ! Vive la plus grande France !"

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