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22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 23:59

L’imaginaire collectif lié aux flux migratoires tend tout d’abord à considérer « les migrants » comme une catégorie en soi, emblématique des souffrances endurées par des innocents, victimes d’une incurie mondiale dont aucun État ne serait vraiment responsable tandis que les citoyens des pays d’accueil devraient, eux, se sentir coupables : d’avoir un pays et de l’aimer, de travailler dans des conditions décentes, d’élever correctement leurs enfants et de jouir parfois de la vie selon leurs aspirations.

 

Indépendamment donc des problèmes concrets liés à l’immigration de masse, ce qui se joue à travers la figure fantasmée du migrant pourrait bien être le futur d’une humanité déracinée et contrainte de l’être chaque jour davantage, comme si la mobilité était un gage d’intelligence et de santé, et comme s’il n’y avait plus que quelques arriérés qui aspireraient encore à envisager le monde à partir d’un point relativement fixe. La responsabilité de l’Europe dans la propagation de cette idéologie du « nomadisme » est entière, et ce n’est que justice si elle en récolte les fruits pourris alors que les derniers vrais nomades s’en vont quant à eux de territoire en territoire sans jamais perdre le fil de leur identité. Tandis que les bobos pratiquent un nomadisme d’aéroport où ils croisent (de loin) la longue file d’attente des migrants, il est des pays qui ont compris qu’entre la mobilité effrénée prônée par la modernité et la stagnation inhérente à la tradition, c’est des fondements demeurés stables de leur culture qu’ils tiendront leur puissance future. L’Europe a en ce sens à réapprendre quelle stabilité créatrice pourrait lui redonner le respect retrouvé de sa culture.

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J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

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J'ai plus envie de relativiser. >>>>