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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 08:08
  • 13 avr. 2012
  • Le Figaro
  • par Paul-henri du Limbert


Qui dit dettes dit créanciers. La France a une dette, elle a donc des créanciers. Elle en a tellement qu’elle leur verse chaque année quelque 50 milliards d’euros. La faute à qui ? À trente années d’insouciance budgétaire et à une crise financière sans précédent qui, depuis 2008, étrangle les finances publiques des pays occidentaux. Par facilité de langage, on appelle ces créanciers « les marchés » , ou mieux encore « le monde de la finance ». Dans son discours fondateur, celui du Bourget, François Hollande en a fait son ennemi juré. Et en cette fin de campagne, il relance son offensive contre « le mur de l’argent » . C’est Mitterrand et Blum réunis. Que valent ces déclarations de guerre ? Pas grand-chose, et François Hollande en est le premier convaincu. Le candidat PS est passé par la Cour des comptes et il est assez averti de la rude réalité des choses. Un pays surendetté vit sous la contrainte, qu’il le veuille ou non. François Hollande explique qu’il a dans son viseur « les marchés », alors qu’il sait bien que c’est rigoureusement le contraire. Les créanciers de la France veulent être rassurés après le second tour. S’ils ne le sont pas, ils lui prêteront toujours de l’argent, certes, mais à un taux plus élevé. Soit des milliards d’euros en plus à verser à ce « monde de la finance » qu’on se proposait de terrasser. L’affaire est d’autant plus périlleuse pour François Hollande qu’il aura, s’il gagne, une autre contrainte. Jean-luc Mélenchon n’est pas loin de penser qu’il faudrait suspendre à la lanterne place de Grève tous les acteurs de la finance mondialisée. À ses yeux, une bonne politique est une politique dépensière, un bon budget est un budget déficitaire. Les mots « économies » ou « rigueur » ne font évidemment pas partie de son vocabulaire, alors que ce sont précisément les mots que souhaiteraient entendre ceux qui prêtent tous les jours de l’argent à la France. Dès lors, que pourrait faire François Hollande s’il était élu ? Gérer perpétuellement une double contrainte : rassurer « la finance » sans désespérer Mélenchon, qui a le désespoir facile. Il a bien conscience que c’est mission impossible. Il devra donc choisir : c’est l’un ou c’est l’autre.

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Published by voxpop - dans Politique

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