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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 07:44

Bd Voltaire

Claude Vanneste

 

Obama a assuré un service minimum avant de partir en vacances. La baudruche fabriquée par les médias a montré ce qu’elle avait dans le ventre : du vent et quelques idées bien dissimulées ! 100.000 chrétiens et 200.000 yézidis, après avoir subi massacres et humiliations, sont sur les routes. Plusieurs dizaines de milliers ont trouvé refuge dans la montagne sans eau ni nourriture. Les autres ont fui chercher la protection des Kurdes qui plient sous la supériorité de l’armement des djihadistes. Tous ont été dépouillés de leurs biens et sont sans ressources. Devant cette tragédie prévisible qu’il a laissée se produire, l’homme le plus puissant du monde, l’idole du monde médiatique occidental révèle sa véritable dimension de politicien américain médiocre. Avant de partir se reposer, il a tenu à éluder sa responsabilité en rappelant à plusieurs reprises les torts de l’administration précédente. Cette attitude est minable. Certes, l’intervention américaine de 2003 en Irak a été une erreur aggravée par la totale incompétence du proconsul américain Paul Bremer qui a détruit l’appareil d’État irakien, l’armée et le parti Baas en créant une situation absurde où les victimes d’hier – les chiites – devenaient les bourreaux, par ailleurs alliés à l’Iran, le principal adversaire des États-Unis dans la région. On mesure l’imbécillité d’une guerre qui, voulant créer une démocratie fédérale et pluraliste amie, a abouti à une anarchie violente dans un pays ayant désormais des accointances avec l’ennemi.

Mais un homme d’État responsable assure la continuité de la politique de son pays. S’il change celle-ci, il ne peut s’exonérer du devoir d’en assumer les conséquences, notamment sur le plan humain. Or, Obama semble oublier qu’il dirige la politique américaine depuis six ans. L’opération Surge, en 2007, avait permis de réduire la violence et de réintégrer les tribus sunnites dans le maintien de l’ordre. Ce sont donc bien ses décisions, à partir de 2008, et non celles de l’administration précédente, qui ont conduit au désastre actuel : d’abord le calcul de politique intérieure de retirer les troupes américaines d’Irak à tout prix, ensuite l’absence de garantie quant à la bonne gouvernance du gouvernement Maliki qu’il était évidemment en droit et en situation d’exiger, enfin l’encouragement suicidaire à la rébellion syrienne, plus lourd en vies humaines au travers de la guerre civile qui perdure que l’intervention en Irak. On observera simplement que l’invasion déclenchée par Bush était maladroite mais claire dans ses intentions alors que le soutien indirect à la rébellion contre Damas porte la signature du président américain actuel. C’est une demi-mesure assez perfide.

On retrouve ce style dans les objectifs définis pour les frappes aériennes. Celles-ci sont extrêmement limitées, et leurs buts sont très modestes. À plusieurs reprises, le « prix Nobel de la paix » prématuré a dit qu’elles avaient pour but de protéger la vie des citoyens américains présents dans les lieux menacés par l’avance djihadiste. Il a également évoqué la nécessité de créer un couloir d’évacuation pour les personnes encerclées sur le mont Sinjar.

Autrement dit, l’homme qui dispose des moyens militaires les plus puissants du globe ne paraît pas songer à mettre fin à la soumission d’un vaste territoire à des bandes barbares (15 à 20.000 hommes) qui y font régner une terreur qu’on dirait « moyenâgeuse », si cette expression n’était pas offensante pour le Moyen Âge [...]

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Published by voxpop - dans La France en résistance

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