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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 11:52

Le Figaro.fr

 

De nombreux risques pèsent sur l'économie française qui redémarre très progressivement. Sévère sur l'état des lieux, l'OCDE appelle à une accélération des réformes, et à une baisse plus rapide des dépenses.

 

Une reprise lente, modérée et fragile. Le diagnostic de l'OCDE sur la croissance française publié ce mardi est sévère. Il est sévère sur les répercussions budgétaires et sévère sur la politique menée. Si les réformes annoncées par le gouvernement Valls vont dans le bon sens, il faut passer à la vitesse supérieure, en particulier sur le volet des dépenses publiques.

Après une croissance de 0,4% cette année, l'OCDE table sur une amélioration à 0,8% du PIB en 2015, inférieur à la moyenne de la zone euro, et 1,5% en 2016. «Le démarrage des différentes composantes ne sera que très progressif», précise Peter Jarrett, économiste en charge de la France. La consommation des ménages restera modérée en raison du faible soutien des salaires. L'achat de résidence va continuer de baisser bien qu'à un rythme plus lent.

Quant aux entreprises, il ne faut pas attendre de reprise de l'investissement avant l'automne, voire le quatrième trimestre 2015. Et la consommation publique va diminuer en raison des contraintes budgétaires. Il faut attendre un impact négatif de la baisse des dotations de l'État aux collectivités locales qui jouera à contre courant de l'accélération du côté de la demande privée. Le commerce extérieur devrait en revanche contribuer plus positivement à la croissance sans pour autant retrouver les niveaux d'avant crise.

Actions concertées de Paris, Berlin et Bruxelles

Cette légère embellie ne suffira pas à inverser la courbe du chômage qui va continuer d'augmenter en 2015 - à 10,1% pour la métropole contre 9,9% cette année. Et risque d'entraîner un nouveau dérapage budgétaire. Car Paris a bâti son budget 2015 sur une hypothèse de croissance de 1%. Conséquence de la crise, de la baisse des revenus, le déficit public sera de 4,4% du PIB cette année, et devrait encore atteindre 4,3% en 2015 et 4,1%, en 2016. Alors que le gouvernement s'était initialement engagé à respecter la limite européenne des 3% en 2015.

Surtout, l'OCDE n'exclut pas un scénario plus négatif, une croissance très faible, voire un retour en récession. Cela dépendra de la situation internationale, du contexte géopolitique, de la conjoncture européenne, de l'action menée par les gouvernements à Paris, Berlin et Bruxelles, de la force de frappe de Mario Draghi à la BCE. «La question clé est le retour de la confiance, en France et en Europe», insiste Peter Jarrett.

Choc de simplification

Du côté de Paris, si l'OCDE salue les «petits pas» du duo Hollande-Valls, citant le CICE qui porte ses fruits en 2015 réduisant le coût unitaire du travail, c'est nettement insuffisant. «Il faut s'attaquer de façon plus agressive aux dépenses publiques, les deuxièmes plus élevées de l'OCDE à 57% du PIB. Quinze à vingt milliards d'euros d'économie par an, ce n'est pas assez!», critique Peter Jarrett. D'autres pays dotés d'un système de protection sociale assez similaire comme les Pays-Bas, l'Autriche ou l'Allemagne dépensent 5 à 10% de moins pour le financer». Des mesures peuvent être prises à court terme sans impact négatif, notamment le recours plus large aux médicaments génériques et la réduction du nombre des collectivités locales.

À moyen terme, l'OCDE plaide pour un choc de simplification. «La France a des systèmes complexes un peu partout, qu'il s'agisse des nombreux régimes de retraite, de la formation professionnelle, du régime fiscal, des contrats de travail… Le résultat, c'est qu'il y a beaucoup trop de fonctionnaires pour appliquer ces lois et décrets!».

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Published by voxpop - dans La France en résistance

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J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

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