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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 08:42

Bd Voltaire

 

On le sait bien : l’art de la diplomatie – puisqu’il paraît que c’en est un – n’est rien d’autre, au niveau des États, que celui du mensonge. Les diplomates, donc, et au-dessus d’eux les divers ministres des Affaires étrangères, passent leur temps en postures. Ils minaudent devant les caméras, font leurs shows sur les fameux « théâtres d’opération » comme autrefois Marilyn en Corée avant de s’en aller siffler le champagne sous les lambris. Bref, ils nous enfument.

Ainsi, premiers arrivés sur le tapis rouge dès qu’un otage rentre de captivité, ils nous jurent sur la tête de leurs gosses que jamais, au grand jamais, nous n’avons payé. Croix de bois, croix de fer et compagnie. C’est du bidon. Ce mardi matin, le New York Times a publié les chiffres. Dans une enquête extrêmement documentée, le journal détaille par le menu comment fonctionne le « business des otages » – celui qui, désormais bien rodé, finance grassement Al-Qaïda et ses enfants AQMI, AQPA, Al-Shabab, etc. Selon le New York Times, plus de 125 millions de dollars (165, dit le département du Trésor américain) leur auraient été versés depuis 2008, dont 66 millions rien qu’en 2013. En tête des payeurs la France qui, « via des aides déguisées au développement ou des intermédiaires », aurait à elle seule versé plus de 58 millions de dollars. Les sources affirment que 42,5 millions auraient été payés à AQMI via AREVA pour la seule libération des quatre otages au Mali l’an passé. Et d’avancer des chiffres précis : 12,5 millions pour Françoise Larribe en 2011, puis 30 millions pour Thierry Dol, Marc Féret, Daniel Larribe et Pierre Legrand en 2013.

Autrement dit, les Français ont banqué deux fois : pour la libération des otages, et pour des opérations militaires contre des terroristes armés à leurs frais !!!

Au rang des bons payeurs, mais loin derrière la France, le New York Times désigne ensuite la Suisse (12,4 millions), l’Espagne (5,9 millions) ou l’Autriche (3,2 millions). Les Anglais et les Américains affirment, eux, ne plus payer. « Une stratégie certes risquée en cas d’enlèvement mais qui fonctionne : force est de constater qu’il est désormais très rare que des Américains ou des Britanniques, cibles principales au début des années 2000, soient capturés », commente nouvelobs.com.

Mais si le New York Times dit vrai, on aurait tort cependant de croire que l’hypocrisie des gouvernements est l’apanage de la vieille Europe. Car si le business des otages est juteux, celui des armes l’est encore plus, et là, certains se gavent jusqu’à l’indigestion.

On a ainsi pu entendre dans un même communiqué ce jeudi matin – exemple parmi d’autres – que les États-Unis condamnaient fermement le bombardement des écoles de l’ONU par Israël mais venaient de « réapprovisionner l’armée israélienne en munitions ». Le porte-parole du Pentagone a déclaré que « les États-Unis se sont engagés à garantir la sécurité d’Israël, et il est crucial pour les intérêts nationaux américains d’aider Israël à développer et à maintenir une capacité d’autodéfense forte et réactive ». En décembre 2009, James Jones, conseiller sécurité de Barack Obama à la Maison-Blanche, confiait aimablement au Figaro : « Les États-Unis non seulement fournissent à l’État d’Israël tous les renseignements sur toute la machine de guerre américaine mais l’arment jusqu’aux dents avec l’armement le plus sophistiqué. » Le conflit israélo-palestinien serait même, dit-on, leur meilleur terrain d’expérimentation.

À hypocrite, hypocrite et demi…

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Published by voxpop - dans La France en résistance

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J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

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