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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 22:45

Les Echos

C Chatignoux

Le président de la Bundesbank ferme la porte à la plupart des demandes françaises d’un soutien plus ferme à la croissance outre Rhin

Il voudrait faire exprès de contrarier les socialistes français que Jens Weidmann, ne s’y prendrait pas autrement. Dans l’interview qu’il a accordé au Monde, le président de la puissante Bundesbank commence par affirmer, contredisant le premier ministre français, Manuel Valls, que la zone euro n’est pas engagée « dans un scénario déflationniste auto-entretenu » Pour lui, si l’inflation est basse , c’est à cause de « la baisse des prix de l’énergie et des produits alimentaires, de l’appréciation de l’euro jusqu’à il y a peu et de l’ajustement en cours dans certains pays ». du sud de l’Europe. Il se dit convaincu que le taux d’inflation et la croissance « devraient repartir progressivement » Ensuite, il répète , sans mollir, le credo allemand  qui irrite tant à Paris; » «Une Europe forte et un euro fort vont de pair » assène t-il avant de doucher les éventuelles tentations de certains de faire baisser la monnaie unique pour relancer les exportations : « la tentative d’augmenter la compétitivité de nos économies par un affaiblissement de l’euro ne devrait pas être le fondement de la monnaie unique ». Ce n’est pas la seule porte que ferme le président de la Buba à la barbe du gouvernement français  . Au président de la République, François Hollande, qui réclamait début août plus d’implication de l’Allemagne pour relancer son économie et soulager les efforts des pays les plus fragiles de la zone euro , il rétorque : « Plus généralement, je suis sceptique quant à l’idée que l’on puisse réclamer plus de croissance durable depuis l’extérieur (...) La croissance devrait venir au contraire de l’intérieur , ce n’est ni aux gouvernements voisins, ni à la BCE de créer chez lui un environnement favorable à l’innovation et à l’emploi ». Tout au plus le patron de la Bundesbank admet-il qu’ « il est essentiel que l’Allemagne prenne des mesures pour soutenir durablement la croissance » mais sans la « gonfler, à court terme, par la dépense publique ».

Pas grand chose, donc, à attendre du côté de Berlin si ce n'est quelques encouragements à mener promptement les réformes structurelle qui s’imposent et montrent déjà leurs effets positifs dans les pays qui les ont entrepris .La France et l’Italie sont à la traîne et viennent seulement, selon lui, de reconnaître la nécessité d’engager des réformes profondes. Le plus urgent pour la France, est de « redresser sa compétitivité, et réduire le niveau très élevé de ses dépenses publiques ».

A la clé, une « France renforcée » qui pourra jouer son rôle au sein du moteur franco-allemand. « Paris devrait exercer son leadership en donnant le bon exemple, notamment en matière budgétaire ». On dit souvent que la Bundesbank a beaucoup évolué depuis la crise. Mais on ne le ressent guère en lisant les propos de Jens Weidmann.


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Published by voxpop - dans La France en résistance

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