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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 08:43

 

Face à ce pouvoir inapte au dialogue et au respect de l’intérêt général.

Nous avons le DROIT, le DEVOIR de nous opposer

au délabrement de la Famille, de la Nation !


  • 14 déc. 2012
  • Le Figaro
La gauche entonne son chant du cygne. Dépassé par les faits, le Parti socialiste a décidé cette semaine de se jeter dans la bataille pour le mariage homosexuel et la procréation médicalement assistée, ainsi que pour le droit de vote des étrangers aux élections locales : deux sujets qui assurément le distinguent, tandis que la réalité économique l’oblige à solder ses chimères. Les « éléments de langage » ont été fournis, lundi, par Harlem Désir, le premier secrétaire du parti. Il présente ces réformes au nom de « l’égalité et du progrès, là où la droite ne sait que diviser et jouer sur les peurs ». C’est sur ce registre sommaire de l’autovalorisation et de la diabolisation que la majorité espère se refaire une santé. Ce qui invite à déduire que le PS, qui va perdre dimanche trois législatives partielles, n’a rien compris de la colère qui gagne la société civile devant tant de légèretés.

Cette fois-ci c’est Gérard Depardieu, figure française, qui a rejoint la Belgique, ce pays d’où Verlaine, détenu à Mons, écrivait sa satisfaction de « ne suivre plus dans sa dernière transe cette agonie épouvantable de la France ». Depuis ce temps, l’histoire bégaye. Outre l’accélération de l’exil des fortunes et des entrepreneurs, un Français sur deux dit se sentir pauvre ou craindre de le devenir. L’Éducation nationale peine à recruter des professeurs. Il en est un, dans un collège près d’Angoulême, qui a été suspendu après avoir invité ses élèves de troisième à penser leur suicide : « Vous décrirez tout le dégoût que vous avez de vous-même. » Il est vrai que le désarroi est général. Mais le PS, empli d’idées fixes, veut faire avaler des textes exigés des seules minorités, sexuelles ou ethniques.

La gauche sermonnaire creuse sa tombe en voulant imposer ses ultimes lubies. Sa propension à l’insulte et au dénigrement montre son sectarisme. Y compris lorsque le réformiste Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, subissant sur France 2 les assauts de Marine Le Pen sur l’immigration, préféra se réfugier dans les simplistes leçons de morale plutôt que de répondre aux objections sur l’opportunité de faire venir chaque année près de 200000pauvres dans un pays endetté, en déficit de logements, d’écoles, d’emplois, de sécurité. Mardi, un député PS a demandé la déchéance de nationalité de Depardieu et des exilés fiscaux. Lilian Thuram, conscience gauche, compare ceux qui s’opposent au mariage homosexuel à « ceux qui refusaient l’égalité des hommes et des femmes parce qu’ils étaient noirs » ; des racistes, donc. Bon. Les « humanistes » sont en guerre.

C’est le coup de force qu’envisagent ces « démocrates » pour imposer les deux promesses sociétales du candidat Hollande. Car l’opinion ne leur est pas acquise. Elle est devenue défavorable au vote des étrangers et à l’adoption par les couples gays. Le socle de la gauche s’est fragilisé. Le gouvernement décroche dans les sondages. Or le pouvoir se comporte en petit despote. Voici le chef de l’État et le ministre de l’Intérieur qui passent outre la séparation des pouvoirs pour témoigner devant la justice en faveur de Valérie Trierweiler, compagne du président, dans un procès contre des journalistes. Voilà la garde des Sceaux, Christiane Taubira, juge et partie quand elle soutient l’accusation d’une association, qu’elle parraine, contre Patrick Buisson, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy. Les médias, si chatouilleux naguère, n’y trouvent rien à redire. Le cocktail est explosif. Rendez-vous le 13 janvier Les défenseurs du mariage homosexuel, qui pétitionnent ces jours-ci et manifesteront dimanche, prennent le risque de se couper du plus grand nombre, à force de caricaturer ceux qui ne pensent pas comme eux. Une union civile réformée pourrait résoudre les inégalités matérielles dont se plaignent des couples de même sexe. Mais les militants gays refusent ce statut. Il est donc légitime de s’opposer à leur tentative de déconstruction du mariage et de la famille. Rien n’est plus contestable que ce combat idéologique d’une minorité qui, au nom de l’égalité, nie les différences entre le mari et la femme, le père et la mère, au profit d’une filiation artificielle et sans racine. Un même processus s’observe avec le projet de droit de vote local aux étrangers non communautaires. Il vise à vider de sa substance l’État-nation, en effaçant la différence entre le citoyen et l’étranger. En réalité, deux piliers de notre civilisation (la famille, la nation) sont attaqués par ces projets que la gauche veut voir aboutir, toute affaire cessante, parce qu’elle s’ennuie des lourdeurs du réel.

Mais qui veut de ce monde plat, interchangeable, sans mémoire, où rien ne distingue plus, en l’occurrence, l’homme de la femme, l’indigène de l’immigré ? Refuser cette perspective totalitaire n’a rien à voir avec l’homophobie, la xénophobie, l’islamophobie dont se gargarisent les professionnels de la diabolisation, faute d’arguments. D’ailleurs, ces accusations n’impressionnent plus. La manifestation nationale du 13 janvier contre le mariage gay ne sera évidemment pas une démonstration contre les homosexuels, comme aimerait le faire croire la désinformation militante. En revanche, ce rassemblement de masse pourrait bien dépasser son sujet initial pour devenir la protestation des indignés contre un pouvoir inapte au dialogue et au respect de l’intérêt général. Le gouvernement, déjà contesté par les chômeurs et les contribuables, a pris le risque d’attiser les braises en réactivant deux promesses, transformées par le PS en provocations. L’insurrection civique pourrait trouver son point de départ ce 13 janvier prochain. Tea Party à la française ? La crise de la politique et des partis, conjuguée au réveil de la société civile, marquera l’année 2013. Une place est à prendre pour faire entendre la France des oubliés. Aux États-Unis, le Tea Party est né spontanément en 2009 d’une révolte des contribuables et de « l’esprit d’insurrection des forces vitales de la nation », en réaction au déclin de l’Amérique d’Obama, comme l’explique Évelyne Joslain (1). Un mouvement similaire est-il envisageable en France ? La plupart des ingrédients, eux, sont là. (1) « Tea Party. L’Amérique à la reconquête de ses libertés », Éditions Jean Picollec. blog.lefigaro.fr/rioufol

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Published by voxpop - dans La France en résistance

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J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

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