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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 08:42

Bd Voltaire

 

Martin Heidegger, Gustave Flaubert ou Søren Kierkegaard nous avaient mis en garde contre la « dictature du on », indiquant, chacun avec sa propre sensibilité, qu’il ne fallait pas céder à la tentation du bruit populaire pour la conduite des affaires de la nation. Ce principe est juste et les dirigeants d’un État n’ont pas à se soumettre à chaque mouvement d’humeur de la foule. Il arrive pourtant que le peuple ait la bonne intuition ; c’est d’ailleurs de plus en plus souvent le cas car le pouvoir est défaillant !

Dans une interview donnée à la radio France Inter, Claude Bartolone, président socialiste de l’Assemblée nationale (et baron du 9-3), a déclaré que si l’on écoutait la majorité des Français , « on virerait tous les immigrés ». Pour ce grand humaniste de « gauche », la démocratie s’arrête lorsque le peuple pense « mal » ; et il pense mal lorsqu’il veut arrêter une immigration qu’il estime, à terme, dangereuse pour son pays. Les thèses d’Éric Zemmour, dans son dernier ouvrage, Le Suicide français, prennent ici tout leur sens. Oui, une grande partie de l’appareil d’État est totalement déconnectée des préoccupations des Français. Mieux : le personnel politique nie la parole du peuple en pleine conscience. Claude Bartolone et les autres méprisent le peuple de France et ne voient en la démocratie qu’un jeu de chaises musicales pour appliquer la même politique en changeant à peu de frais la devanture.

Dans le même esprit, Nicolas Sarkozy a déclaré au sujet du référendum sur la Constitution européenne de 2005, dans son entretien de rentrée accordé au Figaro Magazine, que « …tous les sujets ne se prêtent par au référendum. Il faut que la question soit simple, que les citoyens puissent y répondre par oui ou par non. La Constitution européenne et ses 448 articles ne se prêtaient nullement à une réponse binaire. »

Pour les caciques de l’UMP et du PS, les Français sont assez intelligents pour les élire mais trop bêtes pour se prononcer sur des sujets majeurs qui engagent leur avenir. L’immigration et les questions de souveraineté seraient des questions de trop haut niveau pour les veaux que nous sommes, incapables de réfléchir avec suffisamment d’humanisme pour les uns (« gauche ») ou d’expertise technique pour les autres (« droite »).

Nul doute que l’on ne nous demandera pas, non plus, notre avis sur l’arrêt du trafic aérien en direction – et à destination – des pays touchés par le virus Ebola. On ne nous interrogera pas, non plus, sur la déchéance de nationalité des djihadistes « français », sur le mariage homosexuel et la GPA, ou sur la réforme du rythme scolaire.

Dont acte. Puisqu’on nous dénie le droit de nous prononcer sur les enjeux prioritaires pour l’avenir de nos enfants (sécurité, immigration, construction européenne, mœurs) et que l’on ne nous autorise qu’à participer au jeu de la démocratie dite « représentative », faisons des prochains scrutins des plébiscites contre les politiciens irrespectueux depuis trop longtemps au pouvoir.

 

Commentaires :

Il n'y avait qu'à voir l'émission de Frédéric Taddéi ,hier soir pour comprendre à quel point on se fout de nous .Pour essayer de contrer Eric Zemmour, on a réuni un aréopage de philosophico-historico-soc iologico cornichons ,dont on se demande combien il leur faut de temps pour désigner une baguette de pain quand ils rentrent dans une boulangerie.Manifestement,  seul Zemmour avait compris que l'auditoire était composé de Français lambda ,en pantoufles sur un canapé,les autres se croyaient devant un jury de thèse .
Quel mépris pour les sans -dents!


Les robots absorbés par leur téléphone, qui se réveillent uniquement devant le foot qui se gorgent de bière et de pizza , qui n'attendent que les RTT et j'en passe, nous tirent vers le bas... ils n'en ont rien à faire de la décadence de la France ils abusent des avantages jusqu'à ce que toutes les caisses soient vides et après eux le déluge !!! Ces malfrats qui nous gouvernent alimentent cet état d'infantilisme pour mieux nous gruger et se goinfrer à nos dépens. Réveillons-nous !!!! Descendons dans la rue et virons toutes ces sangsues d'en Haut et d'en Bas .
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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 22:47

Temps de travail : les fonctionnaires trop laxistes, pour l'institut Montaigne

 

 

 

(Boursier.com) — L'Institut Montaigne, un "think tank" libéral, revient à la charge ce matin sur le temps de travail des fonctionnaires. Dans un rapport cité par 'Les Echos' du jour, l'institut pointe des "pratiques laxistes", qui conduisent à une faible durée effective du travail. Il préconise de meilleurs contrôles et une hausse de la durée légale du travail, en particulier dans les collectivités locales, où les dérives sont les plus frappantes...

La Cour des Comptes avait déjà préconisé en 2013 et en juin 2014, d'augmenter le temps de travail effectif des fonctionnaires, épinglant plus particulièrement les régimes dérogatoires et l'absentéisme élevé dans les collectivités locales...

38 heures, voire à 40 heures par semaine

L'Institut Montaigne préconise de relever la durée légale du travail de 35 à 38 heures, voire à 40 heures dans la fonction publique. Une telle mesure, si elle était réalisée sans hausse de salaire, permettrait à elle seule de diminuer de 7 milliards d'euros les dépenses annuelles de l'Etat, en réduisant les besoins d'embauches, estime l'institut Montaigne.

L'Institut déplore le manque de transparence et le maquis de règles dans les administrations. Ainsi, les données sur la durée du travail des fonctionnaires ne sont pas "disponibles et accessibles". La seule statistique nationale est celle de l'OCDE, selon laquelle, en 2010, les fonctionnaires français travaillent 1.573 heures sur l'année, soit quelque 120 heures de moins que la moyenne européenne.

Si certains régimes dérogatoires sont justifiés (travail du dimanche et de nuit, qui ouvrent droits à des congés supplémentaires), l'Institut Montaigne appelle à un contrôle accru  du temps de travail effectif... Actuellement, le cadre trop souple conduit à un problème général de durées effectives du travail inférieures à la durée légale, notent les rapporteurs. "La durée effective du travail se trouve réduite par un manque de suivi et des pratiques laxistes", regrettent-ils.

Absentéisme très élevé

L'absentéisme dans les collectivités locales apparaît particulièrement préoccupant, avec 23,6 jours d'absence par agent pour raison de santé en 2011, et près de 30 jours pour les seuls agents des régions ! Ces chiffres sont "en nette progression" constate le rapport, qui s'étonne aussi de l'écart "assez évocateur" entre le  nombre de jours moyens d'absence pour maladie ordinaire entre les agents titulaires et les agents non titulaires sur emploi permanent, ces derniers s'absentant moins souvent... Les experts prônent "des mesures fortes et notamment l'indexation de la dotation de l'Etat aux collectivités locales sur la durée effective de travail des agents".

Par ailleurs, le rapport rappelle les abus pointés par la Cour des comptes dans la Police nationale (récupérations excessives notamment) ou les pratiques d'heures supplémentaires fictives et de dispenses dans l'Education nationale. Enfin, l'institut Montaigne s'alarme de la "bombe à retardement" que représentent les comptes épargne-temps accumulés dans les hôpitaux français...

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 08:17

Bd Voltaire Gabrielle Cluzel

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Le 7 octobre 2014
Plus qu’elle n’embarrasse la droite, LMPT la recompose. Ou la recomposera à plus ou moins brève échéance.
       
        

« La Manif pour tous embarrasse la droite », lit-on dans la presse. Elle embarrasse comme « le soldat belge » qui monte la faction. Elle est franche, courageuse et butée. On ne la soudoie pas, on ne l’impressionne pas, on ne la fait pas fléchir, fût-on roi des Belges ou ancien président de la République. Vous ne voulez pas abroger la loi Taubira ? Retirez-vous, vous ne passerez pas.

Elle fait souffler un vent de fraîcheur sur la droite, pas seulement par la jeunesse de ses manifestants, mais par l’honnêteté simple, sans détour, qu’elle oppose à un monde politique roué, au discours contourné et frileux comme un vieillard : alors, vous l’abrogerez, cette loi ?

Avant, c’était bien, pour la droite. Avant LMPT, quand elle pouvait laisser dire qu’elle était conservatrice, sans plus s’avancer. Sur un malentendu, on pouvait trouver à s’entendre. Oui, la droite était conservatrice. Conservatrice de son patrimoine, de son confort, de ses valeurs… en Bourse. Car pour les autres…

Puis est arrivée LMPT, rien que pour l’embêter. Il faut se prononcer. Pour ou contre. Oui ou non.

On tente de raisonner : « Ce n’est ni souhaitable, ni possible », affirme NKM. « Il y a déjà des gens mariés, on ne peut pas démarier. » Et alors ? Mitterrand a-t-il refusé d’abolir la peine de mort au motif que l’on ne pouvait pas ressusciter ?

On tente de marchander : le mariage, non, mais on luttera contre la GPA. Comme si l’autre n’était pas le corollaire inévitable de l’un. Comme si les homosexuels ne se mariaient que pour la pièce montée et la folle soirée sur le dance floor. Comme si « mariage pour tous » n’impliquait pas « mêmes droits pour tous ».

On tente de rassurer sans se mouiller, à l’instar de Nicolas Sarkozy : Il affirme qu’il va « réécrire ». C’est-à-dire, écrire autrement. Donc, instaurer un mariage pour tous différent. Mais un mariage pour tous quand même.

LMPT ne s’en contentera pas. Comprenez bien, elle ne pourrait plus se regarder dans la glace. Car elle a mis la barre haut, y compris pour elle-même. Elle a dit « on ne lâche rien », et ce « rien » sous-tend tout. Certains, dans ses rangs, sympathisants UMP « depuis toujours », continuent d’espérer. Veulent croire, par exemple, qu’ils arriveront à arracher un semblant de promesse à Nicolas Sarkozy, à force de persuasion et de menaces. Christine Boutin n’a-t-elle pas prévenu à plusieurs reprises qu’il risquait, faute de s’engager, de perdre nombre d’électeurs ?

Mais une chose est de ne pas être favorable à une loi avant qu’elle ne soit passée, une autre de l’abroger une fois qu’elle est votée. Pour tenir dans l’ouragan que cette abrogation ne manquera pas de susciter dans certains milieux « qui comptent », il faudra une conviction forte et intime, une volonté inébranlable, pas seulement y avoir été poussé dans le dos.

Plus qu’elle n’embarrasse la droite, LMPT la recompose. Ou la recomposera à plus ou moins brève échéance. Elle est un phare dans la nuit autour duquel viennent se rassembler certains, et dont s’éloignent les autres. Soit ce qu’elle défend est accessoire, et dans ce cas les élus UMP qui étaient là dimanche peuvent rester dans la même embarcation que Bruno Le Maire et NKM parce qu’on ne va pas se fâcher pour la couleur des rideaux, soit le combat LMPT est un peu plus que cela, et dans ce cas les élus – qu’ils soient du FN, du PCD ou d’ailleurs – qui marchent depuis deux ans de concert avec eux leur sont désormais infiniment plus proches. Et il va falloir songer à plonger.

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 23:19

Les Echos

Des chercheurs estiment à 75% le risque de voir le virus de la fièvre Ebola atteindre la France d’ici vingt jours.

Des chercheurs estiment à 75% le risque de voir le virus de la fièvre Ebola atteindre la France d’ici vingt jours, à 50% pour la Grande-Bretagne, mais les systèmes de santé et les conditions de vie ne devraient pas exposer ces pays à des flambées épidémiques comparables à ce qui se passe en Afrique de l’Ouest. Ces projections sont fondées sur les données connues de propagation du virus et sur l’hypothèse d’un trafic aérien inchangé. En modifiant cette variable, le risque décroît. Une réduction de 80% du trafic aérien vers les pays d’Afrique de l’Ouest frappés par la maladie réduirait ainsi le risque à 25% pour la France et 15% pour la Grande-Bretagne.

Calculs de probabilité

“C’est vraiment une loterie”, souligne Derek Gatherer, spécialiste en virologie à l’université britannique de Lancaster. “Si la situation continue en Afrique de l’Ouest et même s’aggrave, ainsi que certains le prédisent, ce ne sera qu’une question de temps avant qu’un malade se retrouve dans un avion à destination de l’Europe”, ajoute-t-il. Ces calculs de probabilité, publiées pour la première fois par le journal médical PLoS Current Outbreaks, sont régulièrement actualisés en ligne sur le site http://www.mobs-lab.org/ebola.html .

On y apprend que le risque pour la Belgique est aujourd’hui estimé à 40%; il est à 14% pour l’Espagne et la Suisse. Depuis le mois de mars, l’épidémie de fièvre Ebola, la plus meurtrière depuis la découverte du virus, en 1976, a fait plus de 3.400 morts et infecté 7.200 personnes, dans trois pays essentiellement: le Liberia (2.069 morts selon les dernières données de l’OMS), la Guinée (739 morts) et la Sierra Leone (623 morts).

AP/SIPA

Source Reuters
  
 
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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 18:37

AGIRC/ARRCO

 

Ni les propos du Premier ministre lors du vote de confiance à l'Assemblée Nationale ni la conférence de presse du Président de la République n'ont apporté d'éléments nouveaux au dossier des retraites. Si les messages d'alarme de la presse liant ce dossier au délabrement de la conjoncture actuelle expliquent bien que la gravité de la situation a été occultée par des hypothèses économiques irréalistes, ils ne mettent pas en évidence l'énorme disparité entre le déficit prévisionnel des régimes complémentaires en 2020 – 8 milliards d'euros – et celui de l'ensemble Fonction publique/ Régimes spéciaux – 40 milliards –.

La presse semble en effet peiner à dire qu'Agirc et Arrco ne pourront

compter que sur eux-mêmes pour réduire leur déficit alors que l'Etat continuera de combler comme d'habitude celui de la sphère publique.

 

Il est urgent d’agir sur l’ensemble des régimes privé et public et de prendre, enfin, la décision d’aller vers la retraite universelle.

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 08:40

Bd Voltaire

lmpt
Le 5 octobre 2014
LMPT n'est pas parfaite ? Peut-être. Mais on ne refuse pas de saisir un index agrippé au bastingage sous prétexte que la manucure n'est pas nickel.
       
         

Ils sont revenus. Égaux à eux-mêmes, souriants, déterminés. Et surtout incroyablement nombreux. Deux ans que ça dure ! 500.000 selon les organisateurs, 70.000 selon la police, toujours aussi… facétieuse. Comme si rien ni personne ne pouvait réussir à les essouffler, les dissuader, les faire douter.

Ils ont résisté à tout, même aux manœuvres de diversion les plus sophistiquées : L’Express titrant, il y a trois semaines, « La manif pour tous commencerait-elle à digérer le mariage pour tous ? », ou Manuel Valls jurant ses grands dieux que jamais dans ce pays la GPA ne serait légalisée. Certains l’appellent en secret LCPT, Le Cauchemar Pour Tous. Cauchemar pour le gouvernement, bien sûr, mais aussi pour la droite, mal à l’aise, que LMPT regarde comme l’œil regarde Caïn : que votre oui soit un oui. Pas un « on-va-réécrire-la-loi-en-tout-cas-on-empêchera-la-GPA-enfin-disons-qu’on fera-ce-qu’on-pourra ».

On dit que ce gouvernement n’a rien fait pour les familles. C’est bien le calomnier, car il les a soudées. Comme personne n’était parvenu à le faire avant lui.

À cette manif, il y avait, coude-à-coude, tous ceux que l’on pensait impossibles à inviter encore ensemble, ceux qui s’écharpent à la fin des repas arrosés, et ceux qui se regardent en chiens de faïence depuis les dernières élections : des sympathisants de l’UMP voisinaient avec des militants du FN, des curés en soutane avec des prêtres barbus à grande croix en bois battant la poitrine, des cathos pratiquants avec des cathos intermittents, et même des athées militants avec quelques musulmans.

Oui, ils étaient tous là, réconciliés, comme on se réconcilie – au moins un temps – autour de la vieille mère qui est à l’agonie. La vieille mère France qui a perdu la boule.

On vient là contre la GPA, on vient là contre la loi Taubira. On vient là parce qu’on ne lâchera pas. Comme on ne lâche pas un noyé passé par-dessus bord que l’on retient par un doigt. Si l’on desserre la prise une seconde, tout est foutu. Mais si on s’y met tous… Rien n’est peut-être perdu.

LMPT est ce doigt. Ce doigt par lequel notre civilisation s’accroche encore au navire avant de sombrer. Tout le reste a basculé. On entendait dire, ce dimanche soir autour de la gare Montparnasse, que LMPT était décidément typée « bourgeoise », ou qu’une présence un peu trop prégnante de certains élus (dont l’allocution, enregistrée, était diffusée sur grand écran) sentait la tentative de « récup’ » politicienne.

LMPT n’est pas parfaite ? Peut-être. Mais on ne refuse pas de saisir un index agrippé au bastingage sous prétexte que la manucure n’est pas nickel. Ce qui compte, c’est tenir. Surtout ne rien lâcher. Moins que jamais.

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 21:39

 

Selon un rapport qui doit être rendu publique courant octobre, et dont le JDD donne quelques éléments, le déficit des collectivités locales a presque triplé en un an et leur dette a explosé. Avec la belle gestion des élus socialistes – ces derniers détiennent la quasi-totalité des pouvoirs locaux -, l’endettement des communes, départements et régions est passé de 3,7 milliards d’euros en 2012 à 9,2 milliards en 2013. Désormais l’endettement des collectivités locales pèsent 10% de l’endettement national contre 3% en 2012.

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 00:13

 


 
Assemblée nationale
XIVe législature
Deuxième session extraordinaire de 2013-2014

Compte rendu intégral
Lundi 15 septembre 2014

Présidence de M. Christophe Sirugue

Lutte contre le terrorisme

Discussion générale


M. Jacques Myard. Monsieur le président, monsieur le ministre, monsieur le président de la commission des lois, chers collègues, l'heure est venue de regarder la réalité en face. Rien ne sert d'accuser un gouvernement ou l'autre, ni de se cacher derrière son petit doigt : la situation que nous devons affronter aujourd'hui et que les mesures de votre projet de loi ont pour finalité de combattre est l'illustration directe de notre échec collectif, même si elle est liée à la situation internationale que nous connaissons tous.


Je parle bien d’échec collectif, même si, pour ma part, j’en ai depuis longtemps dénoncé les causes, parfois en vain et au risque de me voir accusé d’extrémisme. La vérité oblige à dire que nous nous sommes bercés d’illusion sur la capacité de la société française à intégrer et assimiler de nouveaux venus dont la culture est, pour certains, aux antipodes d’une société laïque qui prône et fait appliquer l’égalité des sexes et estime que la religion appartient à la sphère privée de chaque individu, dans le respect de la conscience de l’autre.
Nous avons tout d’abord péché par utopie en sous-estimant gravement le prosélytisme des intégristes, qui utilisent tous les moyens, y compris la violence morale et parfois même physique, pour imposer leur diktat religieux. Nombre de nos quartiers sont désormais devenus hermétiques, je pèse mes mots, aux principes et valeurs de la République. Ils vivent en ghetto.

Nous avons péché par naïveté coupable en laissant importer en France le conflit du Proche-Orient. Nous avons péché par faiblesse en laissant les dérives communautaristes prendre pied sur le sol français, parfois même avec le soutien de quelques idiots utiles, qui défendent par exemple le voile intégral pour les femmes au nom de la liberté individuelle. J’ai même entendu, à cette tribune, monsieur le ministre, une collègue de votre majorité dénoncer la loi sur l’interdiction du voile intégral au motif qu’elle porterait atteinte à la « dignité de la femme musulmane » ! Pour ma part, je ne connais pas, dans l’ordre législatif de la République, de femme musulmane, catholique, juive, bouddhiste ou protestante : je ne connais que des citoyennes, et des citoyens !

Les choses sont simples : toute faiblesse, toute naïveté, toute utopie, toute crainte de faire appliquer les lois de la République au motif que cela pourrait entraîner des incidents et que l’on préfère souvent faire le gros dos est un recul de la République et du vouloir vivre ensemble. Céder sur le voile, intégral ou à l’école, ou sur les questions de nourriture, c’est céder sur le désir du vivre ensemble et faire le lit de la montée des communautaristes et des intégristes.

Je n’exagère pas en disant cela. Je vous rappelle les propos, publiés dans un grand quotidien du soir, de Khaled Kelkal, tué le 29 septembre 1995 à Vaugneray, membre du Groupe islamique armé, responsable des attentats commis en France en 1995 : quelques semaines auparavant donc, il déclarait à un sociologue allemand : « je ne peux pas vivre dans un pays qui mange du cochon » !

C’est là une exception, me direz-vous. Mais malheureusement, elles se multiplient : Mohamed Merah, Zacarias Moussaoui, Mehdi Nemmouche, sans oublier quelques convertis comme Richard Robert ou Hervé-Djamel Loiseau. Aujourd’hui, vous nous dites vous-même qu’un millier de nos compatriotes sont entrés dans la secte des djihadistes, rejettent la France, ses valeurs, notre désir de vivre ensemble et sont devenus en Syrie des assassins.

La réalité est simple et tragique, comme l’Histoire : nous sommes en guerre, M. Larrivé l’a dit, une guerre transnationale qui se joue de nos frontières – qui, avouez-le, sont devenues de véritables passoires grâce à Schengen. Oui, l’Histoire est tragique et les Français et les Européens vont l’apprendre à nouveau. Elle est d’autant plus tragique que certains aveugles refusent de regarder en face la gravité de la situation.

Monsieur le ministre, vous nous proposez à juste titre des mesures qui vont dans le bon sens et que j’approuverai, parmi lesquelles celle de l’entreprise terroriste individuelle. Mais n’ayons guère d’illusion sur l’efficacité de l’interdiction de sortie du territoire : il est si facile de faire de faux papiers, sans même parler des binationaux, qui peuvent utiliser d’autres passeports que le passeport français...

Il en va de même de l’interdiction d’accès aux sites de la Toile qui font l’apologie du terrorisme, dont les serveurs sont soit au Canada, soit aux États-Unis – cela n’a pas été suffisamment souligné.
Merci à nos chers amis américains, qui tiennent parfois, au nom de la liberté d’expression, un double langage !

En un mot, votre projet de loi va dans le bon sens et je le voterai. Mais il n’est à mes yeux qu’un premier pas. Nous serons malheureusement obligés d’aller plus loin, et plus fermement. La question de la déchéance de la nationalité, même si elle présente aujourd’hui de nombreuses difficultés d’ordre constitutionnel, se posera pour ceux qui veulent détruire le vouloir vivre ensemble. Il faudra y répondre, car c’est une attente de l’opinion publique. Nous y reviendrons lors de l’examen des amendements.

Si une loi répressive est utile, et même nécessaire, nous devons nous interroger sur deux aspects de ces dérives communautaristes qui vont jusqu’au djihadisme criminel.

En premier lieu, nous devons, partout sur le territoire, faire appliquer fermement, très fermement, les lois de la République, comme les lois sur le voile et sur l’école. Mais il y a plus grave : je veux parler, monsieur le ministre, des écoles confessionnelles. Il m’est revenu, et malheureusement j’ai plusieurs exemples, que l’éducation nationale a laissé ouvrir des établissements dont les dirigeants n’ont pas toutes les qualifications requises, et qu’elle ne contrôle pas, tant s’en faut, le contenu de l’enseignement dispensé.

Mieux encore : l’une de nos collègues socialistes m’a rapporté qu’une école maternelle sous contrat avait interdit l’accès à ses locaux à un homme, maire d’arrondissement, alors qu’il voulait entrer.
Est-ce cela la République, monsieur le ministre ? Ces dérives sont non seulement inadmissibles, mais nourrissent le processus du communautarisme dévastateur et de la ghettoïsation qui ruinent le vouloir vivre ensemble auxquels nous sommes tous attachés. Il faut agir et réagir, vite, sinon la guerre civile nous attend.

Mon deuxième point concerne la communauté internationale qui, à juste titre, s’est retrouvée ce matin à Paris, à l’appel du président de la République, et je pense qu’il s’agit d’une bonne initiative diplomatique, et qui prend conscience de la gravité de la situation. Il est clair que nous ne pouvons pas nous placer sous la bannière des croisés, fussent-ils américains. Je le dis sans aucun antiaméricanisme : il est clair qu’aujourd’hui, les Américains n’ont pas tout à fait la cote, au Proche comme au Moyen-Orient, et qu’il ne sert à rien de nous aligner sur eux ! Nous risquerions de passer, aux yeux de l’opinion publique arabe, qui souhaite se débarrasser de ces criminels et de ces assassins, pour des croisés contre des infidèles.

L’islam est divers, et il existe sans doute autant d’interprétations du Coran que de musulmans. Notre action doit viser à aider les pays musulmans à se débarrasser de cette secte : c’est d’abord à eux de faire le travail. À défaut, nous perdrions la bataille de la communication. C’est d’ailleurs ce que souhaitent ces assassins, dont vous savez combien ils utilisent, et à quelles fins odieuses, les sites d’hébergement de vidéos et autres moyens de communication modernes. Il est donc clair, vous en êtes d’accord, que nous ne pouvons pas nous « caler » sur une guerre contre l’islam.

Monsieur le ministre, la France et les Français vont connaître des jours difficiles, c’est indubitable. En ce moment du centenaire de la guerre de 1914-1918, il y aura des vies sacrifiées, malheureusement, mais notre détermination reste entière. Et nous  (UMP.) soutiendrons toutes les mesures que vous serez amené à prendre au-delà du projet de loi que nous examinons aujourd’hui. N’oublions pas qu’à la guerre, et il s’agit d’une guerre, les forces morales l’emportent toujours, à trois contre un, sur les forces matérielles. Eh bien, dites-leur que nous sommes prêts ! (Applaudissements sur les bancs du groupe
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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 09:05

Copies d'écran, le Figaro

 

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 08:48

Bd Voltaire

Monsieur le Président. Comme vous je suis un républicain. Je n’ai pas voté pour vous mais en tant que démocrate, j’ai accepté le verdict des urnes et le choix d’une majorité de mes compatriotes. Je n’avais aucune animosité envers vous avant votre accession au pouvoir et vous m’étiez même sympathique pour ne rien vous cacher. La façon dont vous traitaient vos collègues du Parti socialiste, parfois d’une manière virulente, me donnait envie de défendre « le plus faible ». Je n’aime pas l’injustice.

C’est parce que l’injustice me révolte viscéralement que je vous demande aujourd’hui de démissionner.

Je ne vous demande pas cela parce qu’une partie de la droite, de l’extrême droite, de l’extrême gauche et sans doute une partie de la gauche (mais sous couvert d’anonymat) le demande, mais parce que c’est une question de survie. Une question de survie pour mon pays, notre pays Monsieur le Président. Certes, les institutions ne vous y obligent pas et certes, vous avez été élu pour 5 ans. Pourtant, dans le monde de l’entreprise, lorsqu’un employé de convient pas, il est mis à la porte, CDD ou CDI. Vous êtes notre employé. Votre mission était de redonner de l’espoir, nous redonner de la fierté, nous rassembler, nous donner du travail, bref retrouver la France que l’on aime.

Sur tous ces points vous avez failli et de mémoire c’est une première. Aucun Président avant vous n’a eu autant de zéros pointés. Vous avez divisé les Français sur tous les sujets de société. Vous avez aggravé le chômage, vous avez littéralement saigné à blanc les classes moyennes qui croulent sous des impôts qui les asphyxient. Vous avez décrédibilisé notre pays aux yeux du monde entier avec vos escapades nocturnes et votre obsession de "punir" Messieurs Poutine ou Al Assad alors que l’ennemi était ailleurs. Vous avez donné l’impunité aux délinquants avec vos signaux négatifs à la justice. Vous avez nommé des ministres qui se sont comportés comme des truands. Vous avez entravé la liberté d’expression à plusieurs reprises. Vous n’avez pas assuré l’indépendance de la justice. Vous nous avez menti les yeux dans les yeux. Vous nous méprisez, nous les « sans dents ». Car vous avez beau nier et j’ai beau ne pas porter Madame Trierwieller dans mon cœur, je ne vois aucune raison de sa part d’inventer une telle expression et la déontologie associée à sa profession laissera toujours le bénéfice du doute face à des hommes politiques prêts à tout pour s’accrocher au pouvoir.

Monsieur le Président, avec 77% (ou plus) de l’opinion contre soi on ne peut plus gouverner et vous le savez mieux que moi vous qui l’avez écrit. Il n’y a que dans les dictatures qu’un despote ose s’accrocher de la sorte à son trône. Nous allons dans le mur et nous y allons en klaxonnant. Votre méthode n’est pas la bonne, votre entourage n’est pas le bon et votre personnalité est écornée de manière définitive. Vous n’apportez plus que souffrance et humiliation à ce pays.
Je vous en conjure : s’il vous reste une once d’intérêt général et si vous aimez autant la France et les Français que vous voulez bien le dire à l’aide de vos communicants, laissez votre place. Ce sera difficile, il y aura forcément une crise de quelques semaines, mais cette crise sera incomparable avec celle qui se profile en 2017 voire avant tant le peuple est à deux doigts de descendre dans la rue.

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J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.

J'ai plus envie de relativiser. >>>>