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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 07:46

Bd Voltaire

Gabrielle cluzel

immigration
Le 24 juin 2014
Le budget alloué à l’AME (aime médicale de l'État), permettant aux étrangers en situation irrégulière de voir leurs soins médicaux prix en charge, s’est littéralement envolé.
       
         

Marisol Touraine l’a avoué tout à trac, le 3 juin dernier devant les sénateurs : oui, le budget alloué à l’AME (aime médicale de l’État), permettant aux étrangers en situation irrégulière de voir leurs soins médicaux prix en charge, s’est littéralement envolé, augmentant en un an de près de 30 % (soit une hausse de 156 millions d’euros). Oui, de véritables filières existent, filières organisées qui usent et abusent du système.

Alors, Le Parisien a enquêté. Il a enquêté, dit-il, malgré la préfecture de police, claquemurée dans son silence ; il a enquêté malgré les Hôpitaux de Paris, « magnifique exemple de langue de bois ». Et les résultats qu’il a livrés dans son édition de lundi sont édifiants : filières chinoises, tchétchènes, géorgiennes (des repris de justice trentenaires, ayant contracté une forme grave de la tuberculose en prison, nécessitant des mois voire des années de traitement, expliquent ainsi benoîtement qu’en Géorgie, on propose « un protocole France »), consultations fictives, prescriptions gonflées de médicaments, et bien sûr… croissance exponentielle du nombre de clandestins.

Et comment en serait-il autrement dans un pays au fronton duquel clignote, comme une guirlande de Noël, « Ici, on soigne gratis » ? On se presse, on se bouscule, on se marche sur les pieds, on pense à ses enfants, à ses vieux parents. Eux autres, les prétendants à l’AME, c’est bien compréhensible, ne font que jouer leur partition.

C’est la France, elle, qui refuse de jouer la sienne. La France mégalomane, gonflée d’orgueil, qui se croit un destin caritatif à l’échelle planétaire. 30 % cette année. Et puis si l’on ne change rien, 30 % l’année d’après. Et puis encore l’année suivante. Et jusqu’à quand, au juste ? Jusqu’à la nuit des temps ? Jusqu’à ce que mort s’ensuive ?

On croirait une mère bipolaire dans sa phase maniaque : elle s’excite dans de grands élans hystériques d’affection, invite à tour de bras, s’investit bruyamment auprès de tous et de chacun, mais ses enfants sont culs nus, le frigo est vide, la maison cradingue, et la porte d’entrée ne ferme même plus. Et puis ensuite ? Et puis ensuite viendra la phase dépressive : la mère sera vautrée sur le lit après une tentative de suicide, indifférente au sort de ceux qu’elle aura fait rentrer. Ils s’empoigneront entre eux par la gorge, les cheveux, ils se battront peut-être à mort avec les enfants de plus en plus faméliques — et pleins de rancœur — pour une croûte de fromage derrière un meuble, parce que c’est ainsi que cela se passe quand on a vraiment faim. Et la mère, comme une loque, tellement dans le coaltar qu’elle ne saura seulement plus reconnaître les siens, sera impuissante.

L’AME, nous dit-on, a des vertus. Vertu humanitaire — celle d’assister les plus pauvres —, vertu sanitaire — celle d’éviter la propagation d’épidémies. L’AME… peut-être. Mais pas « l’AME pour tous », corollaire immédiat de « la France pour tous » et, comme elle, pure utopie.

Il faut que la France guérisse de ses délires mythomanes : elle n’est pas une ONG internationale ni le docteur Schweitzer de toute la galaxie. La vraie charité est humble et lucide. Elle ne se gonfle pas. Ne raconte pas des craques. Ne promet pas ce qu’elle ne peut pas tenir. N’a pas de tendances suicidaires.

S’occuper des Français dans le besoin est son premier devoir d’État, dans tous les sens du terme. Ce qui n’empêche pas de traiter avec humanité l’étranger qui frappe à la porte. Mais encore faudrait-il pour cela qu’il y ait une porte.

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 16:56

 

 

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 16:17

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - La France est-elle une cocotte-minute sur le point d'exploser. C'est ce que pense l'essayiste Serge Federbusch. Dans Français, prêts pour votre prochaine révolution ?, il décrit les trois scénarios de notre avenir proche. Deux sont catastrophiques. Le pire, c'est que c'est crédible !

 

Ancien élève de l'Ecole nationale d'administration, Serge Federbusch est magistrat administratif. Il a travaillé pour le ministère des finances, le quai d'Orsay et la ville de Paris. Président du Parti des Libertés, ancien élu du Xe arrondissement de Paris, Serge Federbusch anime Delanopolis, site d'information satirique consacrée à la vie politique dans la capitale. Français, prêts pour votre prochaine révolution? , est publié chez Ixelles éditions (271 p., 17,90€). 


Propos recueillis par Guillaume Perrault

LE FIGARO: en quoi la France de 2014 vous paraît présenter des analogies avec les cas d'effondrement par désagrégation interne que la France a connus?

Les analogies sont nombreuses. Le déficit et la dette publics représentent à peu près les mêmes masses financières, par rapport à la richesse du pays, qu'en 1788. La crise budgétaire est ouverte et rien ne semble pouvoir l'enrayer. Le gouvernement a perdu sa souveraineté, son autonomie, en matière de politique monétaire et financière. En 1788, on subissait encore la conséquence de la banqueroute de Law, près de 70 ans plus tôt. Calonne, qui s'était essayé à manipuler le titrage en or des louis et ducats, avait été accusé de fraude, presque de crime contre le bien public. De nos jours, l'Etat est dépendant des décisions de Bruxelles et de la Banque centrale européenne. Hier comme aujourd'hui, la perte de crédit et de prestige du souverain et de son gouvernement sont considérables. L'affaire du collier de la reine avait beaucoup miné l'autorité royale. Quantité de libellistes écrivaient sous le manteau des textes d'une hostilité farouche au roi et à la reine. De même, aujourd'hui, nombre de blogueurs critiquent le pouvoir. Les journalistes ne sont plus ni écoutés ni respectés, mais au contraire pris à partie. La frustration générale de l'opinion, la montée du chômage, la stagnation du pouvoir d'achat par habitant depuis bientôt dix ans se constatent aux deux époques. Comme en 1788, le pouvoir n'est plus obéi ni respecté. La paralysie de l'Etat s'aggrave de mois en mois. Il n'est même plus capable de régler une question aussi secondaire que celle des portiques écotaxe. Le système centralisé, clientéliste et corporatiste a vécu, en 2014 comme en 1788. Reste à savoir d'où viendra l'étincelle. Je pense que ce sera la crise de l'euro ou une dissolution ratée, ou encore les deux à la fois, qui rendront le pays ingouvernable.

La France, écrivez-vous, a «cherché à tirer parti des avantages de la 3e révolution industrielle (…) sans en payer le prix»: en quoi?

Depuis plus de trente ans, les Français sont atteints de schizophrénie. Comme consommateurs, ils bénéficient de la baisse du prix de nombreux biens et services grâce à ce qu'on nomme «mondialisation». Comme producteurs, nombre d'entre eux ont vu leurs emplois disparaître ou leurs salaires stagner du fait de la concurrence internationale. Jusqu'à présent, la France a plus ou moins réussi à avoir le beurre et l'argent du beurre. Le développement de l'emploi public et de la dette a permis à une large majorité de la population de bénéficier de cette situation davantage qu'elle n'en souffrait. Mais aujourd'hui, il faudrait commencer à rembourser. Et le système ne tient que parce que les prêteurs pensent que, derrière la France, il y a la discipline germanique qui nous protège. Mais c'est un baril de poudre près d'un brasier.

Vous n'êtes pas tendre pour la haute fonction publique, vous qui avez fait l'Ena…

La France souffre d'une boursouflure du système politico-administratif français dans ses rapports avec les corporations. Le noyau du système dirigeant est une sorte de duopole qui comprend élus à vie et hauts fonctionnaires. Ils s'appuient sur une administration dilatée et gouvernent par des accords avec les corporations et les cadres des grandes entreprises. Mais les dirigeants de ces deux dernières sont plus solidement installés que les politiciens, ce qui finit par fragiliser l'Etat. On retrouve ici un trait commun à tous les régimes français depuis plus de deux siècles: il est difficile de concilier gouvernement centralisé, régime économique libéral et parlementarisme de circonscriptions. S'y substitue donc un dialogue direct entre pouvoir exécutif et corporations qui finit par être paralysant car il n'existe pas d'arbitre légitime à leurs inévitables désaccords. C'est ce qui explique, au fond, les déboires actuels de Hollande qui affronte le stade terminal de cette évolution délétère.

Bruxelles: bouc émissaire de nos difficultés ou vrai coupable?

Les deux, forcément! L'Etat s'est servi du prétexte européen pour tenter de résister à certaines pressions corporatistes et a trouvé des subventions allemandes repeintes aux couleurs de l'Europe pour faciliter les délicates mutations du monde rural français. Par la suite, le marché financier européen a permis d'obtenir des financements plus abondants et de s'endetter à moindre coût. Mais le prix à payer était la monnaie unique. Sinon les marchés auraient continué à attaquer le franc, la peseta et le lire en faisant monter le mark. Aujourd'hui, l'euro agit comme un noeud coulant autour de l'économie française. Toute réforme de structure «vertueuse» est rendue vaine par la montée du taux de change de l'euro qu'elle entraîne. En effet, les marchés en espèrent un redressement budgétaire dans la zone euro, qui contraste avec la situation américaine, anglaise ou japonaise. Nous sommes entrés dans l'euro avec un taux de change du franc surévalué. Les Allemands, qui d'ailleurs jouent des délocalisations en Europe de l'Est pour améliorer leur compétitivité, ont pu dès le départ accroître la productivité de leur industrie. Depuis plus de dix ans, ils progressent surtout aux dépens des économies sud européennes, notamment celle de la France. Cette situation est perverse et sans issue.

Vous imaginez trois scénarios pour l'avenir proche. Le premier: Hollande est un nouveau Louis XVI. Que pourrait-il se passer?

C'est un scénario tout à fait plausible. Face à l'échec quasi assuré des mesures de redressement budgétaire, entre autre en raison de la persistance d'un euro surévalué qui déprime l'activité, Hollande, tôt ou tard, sera sommé de mettre en oeuvre de vraies mesures d'austérité. Il ne le voudra ni ne le pourra car un nombre croissant de députés socialistes préfèreront «tomber à gauche», comme on disait sous la Quatrième République. Du reste, Hollande se dira que sa seule chance d'être réélu est une cohabitation. Comme le niveau atteint par le Front national conduira à de nombreuses triangulaires, la victoire de l'UMP sera étriquée. Si la droite est maligne d'ailleurs, elle refusera de constituer un gouvernement tant qu'Hollande n'aura pas démissionné. Bref, on sera en pleine crise de régime avec un budget en capilotade. Rien ne s'opposera plus à une remontée des taux d'intérêt et une spirale de troubles politiques, économiques et sociaux. Les prétextes à une explosion ne manqueront pas: regardez déjà du côté de la SNCF, des banlieues ou des intermittents.

Rêvons un peu: un de Gaulle se présente. Quelle feuille de route lui donnez-vous?

Terminer ce qui a été commencé en 1958 et 1962 avec les moyens nouveaux dont dispose la démocratie. S'appuyer sur un recours régulier au référendum, diminuer drastiquement le nombre d'élus et surtout empêcher que quelqu'un vive toute sa vie de politique. Réformer la chose publique pour réduire le poids de l'Etat, libéraliser au maximum le fonctionnement de l'économie et, dans l'immédiat, taper du poing sur la table pour que l'euro se déprécie d'au moins 40 % faute de quoi tout ceci ne sera pas possible. Si nos partenaires refusent, il faudra quitter l'euro, quelle qu'en soit la difficulté. C'est une question de survie. Ou alors, préparez-vous à la guerre civile: je ne pense pas que Marine Le Pen soit en mesure de faire face à cette situation avec un programme inspiré de celui du parti communiste des années 1970 et alors qu'une part très importante de la population est prête à l'affronter durement.

Le scénario catastrophe: un régime autoritaire, fût-il éclairé, à savoir un nouveau Napoléon III. En quoi cette hypothèse n'est pas à exclure?

La nature politique a horreur du vide. Il faut bien que la société fonctionne et les esprits me semblent d'ailleurs, aujourd'hui, étrangement en attente d'une reprise en main ferme par le pouvoir. Ce n'est pas étranger au succès qu'avait connu Sarkozy en 2007. La France est restée frustrée de ce candidat dont le mandat semble avoir bifurqué, un quart d'heure et cinquante mètres de marche après son élection, d'une procession gaullienne sur les Champs Elysées à un pot entre amis au Fouquet's.

    Serge Federbusch

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    23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 07:04

    ledauphiné.com

    La soirée de liesse des supporters algériens s’est terminée par une opération de maintien de l’ordre cette nuit.

    Vers minuit et demi, un groupe d’individus situé au sein des supporters a commencé à caillasser les policiers sur le cours Jean-Jaurès. Ces derniers ont répliqué par des gaz lacrymogènes pour disperser la foule, mais des heurts se sont poursuivis entre forces de l’ordre et fauteurs de troubles sur tout le cours Jean-Jaurès. Des poubelles ont été incendiées devant le Mc Donalds, ainsi que plus au sud sur le cours de la Libération, dans l’espoir semble-t-il de tendre des guet-apens aux sapeurs-pompiers et aux policiers.

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    23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 06:55

    Bd Voltaire

    Gabriel Robin

     

    C’est un signe majeur de déclin, mais qui se préoccupe de la fuite de nos compatriotes ? L’émigration des jeunes français diplômés ou travailleurs manuels n’est, pour l’instant, que peu commentée ou étudiée. C’est aussi le signe que l’attachement à la patrie est moindre qu’auparavant. Et puis, quitter la France n’était pas un choix courant il y a 20 ans, car il était difficile d’espérer de meilleures conditions de vie ailleurs. Ce n’est désormais plus le cas.

    Selon une étude de la Fondation pour l’innovation politique, intitulée « Trop d’émigrés ? Regards sur ceux qui partent de France », ce phénomène n’est pas suffisamment pris en compte dans l’étude des flux migratoires trop centrée sur l’immigration. Il n’existe pas de chiffres précis sur le nombre de Français expatriés, mais on estime leur nombre à 2 millions. Parmi eux, beaucoup de scientifiques et de commerciaux, mais aussi des travailleurs des métiers de bouche. À l’heure de l’« iconomie » (conceptualisé par Jean-Michel Quatrepoint, ce néologisme désigne la troisième révolution industrielle due à l’informatisation), et du « cerveau main-d’œuvre », la France ne peut pas se permettre ces départs de talents essentiels. Nous sommes déjà en retard, et savoir que 40 % des meilleurs chercheurs français en économie travaillent outre-Atlantique est un déchirement pour tous les patriotes sincères.

    Trois types d’émigrés ont été définis par la FIP : l’émigré patrimonial qui cherche à payer moins d’impôts tel l’animateur Arthur parti en Belgique, l’émigré économique qui est généralement un entrepreneur pensant trouver un écosystème plus favorable à l’étranger, et l’émigré « désabusé » qui cherche à trouver un emploi à la hauteur de ses qualifications hors de la France et est généralement un jeune diplômé. Le rapport envisage principalement des mesures fiscales pour pallier ce problème. Soit, il y a effectivement des ajustements fiscaux à prendre dans notre pays. Mais est-ce le seul problème ? Je ne le crois pas.

    Oui, la France doit garder ses talents et ses compatriotes plus fortunés. Et pour cela, il s’agit avant tout de réveiller le sentiment français et l’amour de la patrie. Bien sûr, notre monde ouvert est attirant, l’on peut faire fortune au Brésil en profitant des plages de Copacabana ou triompher à Los Angeles plus facilement qu’en France. Mais il ne faut plus que la réussite individuelle soit le seul horizon des individus, il faut redonner du sens à la réussite collective de la nation. Et pour cela, la patrie doit aimer ses enfants, en leur montrant que la réussite ici est possible.

    Inversons les flux migratoires ! Il faut retenir les émigrés français en leur permettant de s’accomplir dans leur pays. C’est une des clés de notre avenir.

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    Published by voxpop - dans La France en résistance
    22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 08:03

    Bd Voltaire

    Saviez-vous que même en grève, un train peut en cacher un autre ?  Et même mieux, qu’un ballon de foot peut cacher un palais de justice ?

    On en a la preuve en ce moment avec le procès de la Caisse centrale d’activités sociales d’EDF-GDF, impliquant son ancien directeur, une douzaine d’autres personnes ejusdem farinae, la CGT, sa Fédération des mines et de l’énergie, L’Humanité, la Voix ouvrière, une sénatrice. Ce joli monde doit répondre d’abus de confiance, recel et complicité au préjudice de la CCAS, le tout au profit de diverses têtes de l’hydre communiste ou organismes commensaux. « Je te passe Marcel, tu me payes de la pub’ dans mon journal, tu me rends Mohamed, et je te refile six gros bras pour les séquestrations de patrons… » Et chez ces damnés de la terre, on ne joue pas avec des billets de Monopoly : 400 millions d’euros de budget annuel !

    Contrairement à la règle commune qui veut que les fonds pour les œuvres sociales des entreprises soit prélevées sur la masse salariale (1,59 % par exemple pour la fonction publique hospitalière), c’est sur le chiffre d’affaires des ventes de gaz et d’électricité que le CCAS lui, prélève 1%. A côté de ça, l’Euromillion, c’est une  tombola de collège !

    Notez qu’il aura quand même fallu douze ans pour qu’un juge opiniâtre arrive à mettre ces braves gens dans un box d’accusés. Les mauvais esprits penseront peut-être que des magistrats du syndicat du murs des c…, ou de sociétés d’admiration mutuelle, ont balancé quelques seaux de graviers dans les rouages de la justice ; alors qu’il ne peut évidemment s’agir que de ses lenteurs habituelles.

    Mais le hasard fait quand même bien les choses : c’est au moment précis où le monde médiatique a les yeux braqués sur un Brésil que le procès a été ordonnancé. Quel bol, non ? Et la fine fleur du social de se presser à la barre comme témoins de moralité, tel le professeur Lyon-Caen (je pense que c’est Lyon qui va gagner 2-0), auteur d’un récent Code du travail dans lequel les constipés chroniques trouveront soulagement à se plonger. Pour excuser le bonneteau financier en direction du syndicat, l’éminent juriste a évoqué « la lourde charge qui pèse sur les confédérations, leurs responsabilité sociales et la faiblesse de leurs ressources ». On en pleurerait.

    Mais ce n’est pas sur ce coup-là que les fabricants de bracelets électroniques se paieront des Ferrari : le procureur (cf. supra sur les mauvais esprits) a demandé ici 6 mois, là 18 mois, le tout avec sursis bien sûr, plus quelques poignées d’euros. On parie que le jugement sera rendu le 15 août ?

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    Published by voxpop - dans La France en résistance
    21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 15:51

    Nouvelles de France

    L’affaire Bygmalion n’en finit plus d’occuper les colonnes des journaux. Ce qui, au départ, était une histoire de collusions et de petits contrats entre amis s’est rapidement mué en gros détournement entre mafieux de la politique. Et il y a d’autant plus d’articles que cette affaire mouille directement des éléphants de l’UMP, jusqu’à l’ex-président Sarkozy. C’est un feu d’artifice. Maintenant, ne cache-t-il pas une autre affaire, au moins aussi gênante dans ce qu’elle implique ?

    On me dira que c’est assez improbable compte tenu de l’ampleur des allégations soulevées par différents organes de presse, à commencer par l’inénarrable Mediapart qu’on voit pointer son nez à chaque fois qu’il est question de s’en prendre à Nicolas Sarkozy. Si, de mon côté, je trouve tout cela particulièrement amusant (n’ayant jamais eu le moindre doute sur la capacité naturelle de tous les politiciens, parvenus à un certain niveau, à empiler malhonnêteté sur malversations, magouilles et tromperies), je ne peux m’empêcher de noter la constance étonnante de cet organe à s’en prendre spécifiquement à l’ancien chef d’État au point que, de loin, on pourrait y voir une vendetta personnelle.

    Compte tenu des faits rapportés, qu’une enquête — judiciaire cette fois-ci — permettra de confirmer, il apparaît évident que cet acharnement n’est en rien déplacé. Tant qu’à faire, si on peut s’éviter un nouveau quinquennat d’effervescence inutile, c’est toujours bon à prendre. On regrette cependant que, symétriquement, les mêmes énergies ne soient pas dépensées pour faire jaillir toute la lumière (à commencer par la lumière médiatique, parfois nécessaire à la révélation de l’ampleur des corruptions) sur une autre affaire, qui le mérite amplement.

    Parce que pendant que la presse s’empare largement du sujet Bygmalion et qu’elle détaille, force graphiques à l’appui, les petits et gros arrangements avec la légalité de l’UMP, on ne voit malheureusement guère d’articles aussi fouillés, aussi documentés et aussi généreusement illustrés par la fine fleur du journalisme d’investigation lorsqu’il s’agit de relater le procès qui a actuellement lieu, pour les malversations du Comité d’Entreprise d’EDF/GDF, qui implique (excusez du peu) la CGT et l’Humanité (oui, le débris journalistique qui ne survit que grâce au capitalisme).

    Vous n’en avez pas entendu parler ? C’est normal. Par un hasard extrêmement curieux pour une presse française qui déclenche la jalousie partout dans le monde pour sa pertinence, rares sont les articles détaillant ce qui se passe exactement, alors qu’en réalité le procès n’est que l’aboutissement de dix longues années d’enquêtes, de procédures et de révélations. Et au final, seize personnes, la CGT, le PCF ainsi que la société du journal L’Humanité sont jugés depuis le 5 juin dernier pour abus de confiance, recel ou complicité, pour avoir détourné des fonds provenant du Comité d’entreprise d’EDF-GDF, la Caisse centrale des activités sociales (CCAS). Ces détournements auraient servi à financer des prestations à la Fête de l’Humanité, des emplois fictifs au bénéfice de la CGT et de la Fédération des mines et de l’énergie (FNME-CGT) ou encore des périodiques proches du PCF et de la CGT.

    Oh, bien sûr, on trouvera bien quelques dépêches ici ou là, un article du Figaro ou du Parisien, ainsi que quelques articles de la presse étrangère francophone, mais pour les Unes de Libération, Le Monde, Médiapart ou même des précités, il faudra repasser.

    Il faudra donc lire chaque petite phrase pour tenter de comprendre les enjeux, et découvrir que, selon l’accusation, une association de formation financée par la CCAS aurait, par exemple, filmé des spectacles lors de la fête de l’Humanité pendant plusieurs années pour un coût totalisant les 1,2 million d’euros, ou qu’une employée rémunérée par la même CCAS aurait en réalité travaillé pour la fédération communiste des Hauts-de-Seine.

    La CGTIci, le fait que tous ces accusés soient franchement orientés à gauche, que la presse soit reconnue comme majoritairement à gauche, que des artistes (subventionnés ou salariés) soient impliqués, que des syndicats qu’on retrouve actuellement dans les grèves les plus amusantes du moment, toutes ces similitudes avec des comportements mafieux et des associations habituelles de malfaiteurs existants ou ayant existé ne sont que des coïncidences fortuites et aucun animal n’a été blessé dans la réalisation de ces magouilles fermez le ban et n’en parlons pas.

    On pourra aussi s’attarder quelque peu sur les déclarations hallucinantes de l’ancien président d’EDF, François Roussely, du juriste Antoine Lyon-Caen et celles de l’historien du syndicalisme et des mouvements sociaux, Michel Dreyfus, qui, convoqués à la barre, ont cru nécessaire de rappeler l’historique de la Caisse pour expliquer ces errements dont on commence à peine à mesurer l’ampleur.

    « La CCAS n’est pas un comité d’entreprise, même si le législateur a essayé ces dernières années d’insérer cette institution originale dans le cadre général des entreprises privées. »

     

    Eh non. En fait, c’est un gros tuyau. D’un côté, on met l’argent récupéré des Français lorsqu’ils paient leurs factures de gaz ou d’électricité, et de l’autre, on récupère des journaux communistes, des syndicalistes communistes, des emplois dans des fédérations communistes qui, tous, participent à la bonne introduction du communisme, du collectivisme et de la doxa socialiste dans l’esprit des Français, pour leur plus grand bien. Ce serait, effectivement, dommage d’appeler ça un Comité d’Entreprise alors que c’est beaucoup plus !

    « La CCAS c’est une institution de notre République qui lui a fourni des ressources exceptionnelles (son budget est alimenté par 1% du produit des ventes de gaz et d’électricité) à une époque où le facteur travail était aussi considéré que le facteur capital .»

     

    Eh oui, la CCAS, ce n’est pas une association permettant d’acheter du loisir pour les salariés d’EDF et de GDF. C’est aussi une institution de la République, qui, même si elle n’est ni démocratique, ni de service public, rend un fier service au syndicalisme et à tout ce qui gravite autour en lui fournissant … des moyens, tiens pardi ! C’est beau comme une facture Bygmalion.

    Bref : il semblerait que les montants, pourtant copieux (on dépasse le million rien que pour la partie « Fête de l’Humanité ») ne justifient pas pour les médias de s’intéresser à l’affaire. Du reste, on se souvient que tout ce qui avait entouré, en son temps, la sortie duRapport Perruchot avait été soigneusement évité par la presse (largement tenue coite par le Syndicat du Livre CGT – coïncidence toujours). De la même façon, les malversations répétées rapportées tant par le Canard enchaîné que par la Cour des Comptes au sujet des syndicats font généralement peu de vagues ; au-delà du petit article dans l’un ou l’autre quotidien, chaque scandale, même de nature très scabreuse, ne déclenche tout au plus qu’une petite bordée de titres timides avant que l’actualité (politique, sociale) reprenne le dessus bien sagement.

    Le fait que cette affaire-ci mouille, encore une fois, des gros syndicats, des groupuscules gauchistes bien introduits et des grosses sociétés anciennement nationalisées et encore bien acoquinée avec l’Etat de nos jours semble agir comme un repoussoir magique à toute médiatisation. Ainsi, comme le remarque Contribuables Associés, le Comité d’entreprise de la SNCF nage dans une certaine opulence qui lui permet de venir en aide à la CGT dans des proportions qu’on pourrait qualifier de louches. Là encore, verra-t-on Mediapart sortir du bois et agiter ses enregistrements exclusifs sur les internets pour enfin démasquer les fraudeurs de ce syndicat ? Le Monde ou Libé vont-ils mener l’enquête ?

    N’y comptez pas.

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    Published by voxpop - dans La France en résistance
    21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 15:39
    20 juin 2014 par les4v

     

    Une semaine finalement assez normale en Hollandie, faite de résultats économiques désastreux et de copinages mafieux. Une bonne nouvelle, dans le classement des meilleurs dirigeants de la planète, pépère est en tête… à condition de regarder la feuille à l’envers !

     

    On coule, suite. Une fois de plus, la Cour des Comptes balance sévère : les chiffres données par le gouvernement sont bidons. Elle a publié son rapport d’étape sur le budget annuel et elle envoie du lourd. En clair, les engagements du gouvernement seront loin d’être tenus ! Et le déficit a de grandes probabilité de « tomber » à 4% du PIB cette année, contre 3,5 attendus… Et contre 3% promis en 2013 !!! En clair, les très célèbres 50 milliards d’économie sur les dépenses de l’état sont là aussi bidons ! La cour des Comptes est formelle : Sur les 50 attendus, il en manque 30 ! 20 milliards sont en effet des orientations décidées et actées mais le reste est encore plus que flou : en effet, dans es documents officiels, il manque plus de 13 milliards dans la réduction des dépenses de l’État, 8,5 dans celle des collectivités locales et 7,9 dans celle de la Sécurité sociale. D’autant plus que ces 2 derniers postes ne dépendent pas directement de l’état ! Autrement dit, si les collectivités locales ont recours à l’impôt ou à l’endettement, les économies ne se feront pas. Comme en 2013, d’ailleurs, puisque les collectivités, malgré un gel des dotations de l’État, ont augmenté leurs dépenses de personnel de 2,5 à 7 % en 2013. Et puis la CDC n’oublie pas de souligner que la prévision de croissance de Bercy est très optimiste, à 1%, et qu’il est très probable que les rentrées fiscales ne seront pas au niveau attendu. On la rappelle : fin 2103, il manquait presque 12 milliards… Bref, on le dit et on se répète, mais le sérieux budgétaire et le socialisme, c’est tout sauf compatible…

     

    Les recettes de la CDC. Didier Migaud, ancien socialiste, n’y va pas par 4 chemins pour essayer de rentrer dans les clous budgétaires de ce que le gouvernement a lui-même promis : geler (pour de vrai) le salaire des fonctionnaires, en baisser les effectifs et augmenter leur temps de travail. C’est du bon sens, étayé par des études répétées sur la question : « Plusieurs enquêtes menées récemment par la Cour montrent que la durée effective de travail est assez souvent inférieure à la durée légale et qu’il serait nécessaire de ramener la première au niveau de la deuxième. » A force de le crier, quelqu’un va bien finir par l’entendre…

     

    http://www.les4verites.com/societe/chronique-hebdomadaire-de-la-hollandie?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+les4verites+%28les+4+v%C3%A9rit%C3%A9s%29

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    Published by voxpop - dans La France en résistance
    21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 15:12

     

     

    FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Dans son dernier livre, Al-Qaïda en France, Samuel Laurent raconte comment l'organisation terroriste s'est implanté en France. Le consultant international redoute un ou plusieurs attentats de grande ampleur dans notre pays.

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    Consultant international, Samuel Laurent est avant tout un homme de terrain. Il sillonne depuis des années les régions contrôlées par Al-Qaïda, et possède des contacts inégalés au sein de cette organisation. Il est l'auteur de Sahelistan (seuil, 2013). Son dernier livre, Al-Qaïda en France vient de paraître.


    Après l'affaire Merah et l'affaire Nemmouche, les médias et les spécialistes du terrorisme se focalisent sur le cas des loups solitaires. On pensait que les réseaux traditionnels d'Al-Qaïda étaient en voie de disparition. Or votre livre révèle l'existence d'une organisation terroriste qui se serait implantée sur le sol français. Quelle est la nature et l'ampleur de la menace?

    Samuel Laurent: Les «spécialistes» du terrorisme considèrent les mouvances radicales comme un objet d'étude totalement virtuel, qu'ils ne côtoient jamais de l'intérieur. Cela explique leur incapacité à appréhender la psyché de ces jeunes combattants, ainsi qu'à comprendre, en temps réel, les aspirations et les objectifs de ces organisations. Qu'il s'agisse d'Al Qaida ou d'autres groupes partageant la même idéologie. Mon approche se fonde exclusivement sur le terrain. Comme je le raconte dans mon livre, je suis allé rencontrer les cadres d'Al Qaida en Syrie, sous les bombes de Bachar Al Assad ainsi que les jeunes français partis combattre dans les brigades jihadistes. Au terme de cette enquête, je peux affirmer deux choses:

    Le loup solitaire n'existe plus. C'est un vestige de «l'époque» afghane, qui occulte les profonds changements survenus dans les mouvements islamistes radicaux depuis le début de la guerre en Syrie, et l'engouement des jeunes européens pour le jihad. Nous ne sommes plus face à une poignée de combattant venus d'une terre lointaine, mais à des milliers de jeunes volontaires immergés dans une nébuleuse salafiste qui contrôle désormais une grande partie des «cités» européennes.

    « Le jihad ne s'arrêtera que quand le drapeau de l'Islam flottera sur le balcon de l'Elysée et de la Maison Blanche »

    Cheik Omar Bakri

    En Syrie comme dans notre pays, on leur apprend que le djihad ne connait aucune frontière, et que l'objectif à atteindre ne représente rien moins que l'avènement d'un califat islamique mondial, qui «tolérera» les chrétiens et les juifs, à condition qu'ils acceptent de vivre sous la Charia. Cheik Omar Bakri, une figure emblématique de l'Islam radical qui a endoctriné des dizaines de milliers d'européens, me confiait à Tripoli que «le jihad ne s'arrêtera que quand le drapeau de l'Islam flottera sur le balcon de l'Elysée et de la Maison Blanche». Un leitmotiv qu'on répète ensuite inlassablement à nos jeunes concitoyens, durant leur séjour sur le front. La Syrie, aux yeux des islamistes, ne représente qu'une étape. Pas une fin en soi.

    Doit-on redouter en France un attentat du type 11 septembre 2001?

    En Europe, des réseaux puissants et bien organisés, incitent les jeunes à partir et les accueillent à leur retour. Les jihadistes bénéficient de l'appui et du soutien de ces mouvements salafistes en France, en Angleterre, en Belgique, etc… Ils leur permettent de se déplacer , de vivre incognito, et de se procurer des armes lorsqu'ils décident de passer à l'action. Nemmouche en est l'illustration parfaite. Pour connaitre personnellement les membres de ces organisations, je puis vous affirmer que ces loups sont tout, sauf solitaires…

    Sans le moindre doute possible, un ou plusieurs attentats de grande ampleur sont désormais à craindre dans notre pays…

    En parallèle, Al Qaida utilise désormais le flux intarissable de volontaires français qui se déverse en Syrie pour créer des cellules dormantes à l'intérieur de l'hexagone, qui représente un danger infiniment bien plus grave que celui des hommes comme Nemmouche. Disciplinés, fanatisés à l'extrême, ces hommes proviennent de Jabhat Al Nosra, filiale directe d'Al Qaida en Syrie. Au terme d'une réimplantation longue et délicate qui leur permet d'échapper à la surveillance des services français, mais également d'endormir la méfiance de nos concitoyens, ces hommes se tiennent prêt à frapper des cibles de grande ampleur. Ils ne correspondent absolument pas au profil établis par nos services, puisqu'ils s'intègrent parfaitement dans notre société. Pas de barbes, pas de discours suspect, pas de prosélytisme. A l'inverse, ces hommes font tout pour apparaitre comme «modérés». Comme j'ai pu le vérifier lors de mon enquête, ils disposent d'un arsenal suffisant pour mener des opérations extrêmement meurtrières sur notre sol. L'enfouissement de ces hommes au cœur de la société française demande plusieurs années. Dès lors, impossible de prévoir quand ils frapperont. Mais sans le moindre doute possible, un ou plusieurs attentats de grande ampleur sont désormais à craindre dans notre pays…

    A l'heure actuelle, la DGSE & la DGSI ne disposent pas d'informations suffisamment concrètes pour les neutraliser.

    Comment les services de renseignement ont-ils pu passer à côté de cette menace?

    Il est possible qu'ils disposent de pistes ou d'un faisceau d'informations qui attestent de leur présence. Cette semaine, Loic Gaillet parlait de djihadistes français entrainés par Al Qaida en Syrie pour revenir mener des attentats en France. L'information commence à remonter. De façon encore fractionné et incomplète. Mais nos services sont au courant.

    Cependant, connaitre l'existence de ces cellules ne suffit pas. A l'heure actuelle, la DGSE & la DGSI ne disposent pas d'informations suffisamment concrètes pour les neutraliser. Le travail qui aurait du être fait depuis des années, à savoir infiltrer les brigades salafistes à l'aide d'agents de la DGSE qu'on enverrait combattre dans ces groupes n'a jamais été entrepris. Ni en France, ni ailleurs. J'en ai eu confirmation par un agent britannique du MI5 l'année dernière. Il s'agit d'une guerre vitale pour la sécurité de notre Nation, mais d'une guerre «sale» et extrêmement dangereuse. Nos services refusent de faire courir des risques aussi élevés à leurs agents. Malgré l'importance de l'enjeu. Malheureusement, à terme, ce sont les français qui en paieront le prix…

    Les membres d'Al- Qaïda qui ont accepté de vous parler ont exigé de contrôler ce que vous écrirez. Comment êtes-vous sûr de ne pas être manipulé? Avez-vous pu confirmer la véracité de leurs témoignages?

    Lorsque vous traitez avec Al Qaida et les autres mouvements islamistes radicaux, il s'agit toujours d'une manipulation mutuelle et consentie. L'occident mène deux guerres contre cette organisation. Une guerre de terrain et une guerre de communication. Sur le terrain, nous perdons. Il suffit de comparer les régions et les pays passés sous son influence depuis une quinzaine d'années pour s'en convaincre. La guerre de la communication, en revanche, nous la gagnons. Elle consiste, comme dans tous les conflits, à réduire et à manipuler le message de l'adversaire. Pourtant, Al Qaida communique. Toujours pour servir ces intérêts.

    Après de longues négociations, je suis parvenu à me rendre dans une de leurs caches d'armes. Condition siné qua non à la publication de nos entretiens. Ce que j'y ai découvert est édifiant.

    Concernant la véracité de leur témoignage, il est malheureusement indiscutable. Comme je l'explique dans mon livre, au vu des mesures de sécurité qui entouraient nos rencontres, je n'ai eu qu'un interlocuteur en France. L'émir de cette cellule. Impossible d'apporter un quelconque crédit à son discours sans disposer de preuves pour étayer ses dires. Dès lors, après de longues négociations, je suis parvenu à me rendre dans une de leurs caches d'armes. Condition siné qua non à la publication de nos entretiens. Ce que j'y ai découvert est édifiant. Si le moindre délinquant peut avoir accès à une kalachnikov dans les milieux du banditisme français, ces hommes possèdent en revanche du matériel extrêmement sophistiqué, et très difficile à obtenir, même au travers des filières classiques du trafic d'arme international. Missiles anti-aériens, anti-char, mais également explosif, fusil de sniper et mortier. Suffisamment pour mener plusieurs attentats à grande échelle. J'ignore si ces hommes m'ont menti concernant le nombre d'agents dormants qui se réimplante actuellement en France (une trentaine, selon eux) mais les armes dont ils disposent constituent une garantie suffisante de leur crédibilité.

    Quel est l'intérêt pour eux de vous livrer des informations aussi capitales?

    Dans ce cas précis, l'objectif est évident. Il s'agit de dévoiler leur présence au cœur même de l'occident, alors que leur principal argument consiste à dénoncer l'ingérence de nos pays dans le monde musulman.

    En parlant comme ils l'ont fait, ces hommes cherchent également à influer sur la politique étrangère de la France, considérée comme fondamentalement hostile aux musulmans. L'Emir de cette cellule m'a confié qu'à l'époque du Mali, les agents n'étaient pas prêts. Mais si aujourd'hui, nos dirigeants se lançaient dans une nouvelle «guerre contre le terrorisme», contre Boko Haram au Nigéria par exemple, il est très probable que des attentats aie lieu dans les mois qui suivent sur le sol français. Mais il existe également une troisième raison qui a poussé ces hommes à me parler. Plus cynique. Lorsque notre pays sera frappé par une opération de grande ampleur, la réaction de nos concitoyens sera très prévisible. Puisque ces hommes s'étaient exprimés dans mon livre, comment est-il possible que les services de renseignements n'aient pas réussis à les contrer. Un formidable pied de nez à notre appareil sécuritaire, qui leur garantit un prestige accru au sein de la communauté islamiste radicale. Et auprès de certains musulmans français, enclin à une certaines sympathie pour leurs actions…

    En arrivant chez l'Emir d'Al Qaida à Selma, en Syrie, ses premiers mots on été : « donne-moi une bonne raison de ne pas t'arrêter après ce que la France a fait au Mali ? »

    Il est important de souligner que ces entretiens et ces informations permettent de comprendre en détail leurs objectifs et les réseaux qu'ils utilisent, en Syrie et en Somalie, mais qu'à aucun moment ils ne permettent de remonter jusqu'à eux ou d'entamer la cuirrasse de secret qui entoure cette organisation.

    La France est-elle plus exposée que d'autres pays européens? Si, oui pourquoi est-elle devenue une cible privilégiée?

    La France dispose d'un grand nombre de jeunes musulmans prêts à se radicaliser, souvent après un voyage en Syrie. Donc, le nombre de candidats au jihad issu de notre pays fait que la France devient tout naturellement une terre de prédilection pour implanter ce type de cellule. Il est possible que d'autres structures similaires existent chez nos voisins. Malheureusement, je ne possède pas d'informations à ce sujet.

    Mais surtout, notre pays demeure très actif, peut-être à tort, dans cette «guerre contre le terrorisme» qui ne connait plus de frontières. En arrivant chez l'Emir d'Al Qaida à Selma, en Syrie, ses premiers mots on été: «donne-moi une bonne raison de ne pas t'arrêter après ce que la France a fait au Mali?» Nous sommes perçus comme des acteurs importants dans la lutte contre l'islam radical à travers le monde. Et, à ce titre, comme des ennemis de premier ordre…

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    Published by voxpop - dans La France en résistance
    20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 06:56


    La situation budgétaire de la France demeure dans un état grave et les objectifs de réduction de la dette comme ceux de la maîtrise du budget ne seront pas tenus. Dans son dernier rapport, la Cour des Comptes met une nouvelle fois en exergue les mensonges et autres omissions de François Hollande et de son gouvernement.

    Sur les 50 milliards d'économies promis, 30 milliards ne sont toujours pas "documentés", c'est-à-dire ni argumentés, ni décidés alors que nous sommes déjà au milieu de l'année.

    Sur le reste, beaucoup d'économies sont incertaines, l'Etat ne contrôlant pas les dépenses des administrations dont plusieurs sont, comme à l'Education Nationale, dirigées par les syndicats et non par leur ministre. 

    Didier Migaud, le président de la Cour des Comptes évoque aussi le poste le plus important dans les possibilités d'économies : la réduction de l'effectif des fonctionnaires, en surnombre et sous-employés dans beaucoup d'administrations, ainsi que l'augmentation de la durée de leur temps de travail. Cependant, sur ce dernier point, il ne s'agit pas d'augmenter la durée légale du travail, excepté peut-être là où elle est anormalement courte comme au ministère de la Culture (24 h hebdomadaires !), mais d'augmenter la durée du travail effectif en réduisant entre autres choses l'absentéisme chronique dans la fonction publique et en augmentant la productivité souvent très faible (excepté hôpitaux, police, gendarmerie, justice, etc.).

    "La maîtrise de la masse salariale publique est incontournable pour permettre un freinage des dépenses publiques dans leur ensemble. Aussi convient-il d’envisager le recours au levier de la baisse des effectifs des administrations publiques, porteuse d’économies importantes et durables". (Rapport de la Cour des Comptes).

    C'est notamment le cas à la SNCF, en grève depuis plus d'une semaine, alors que son nouveau statut est en discussion depuis mardi à l'Assemblée nationale. La productivité y est moindre de 30 % et les salaires supérieurs de 35 % par rapport aux conditions salariales des entreprises de même nature en France et en Europe (transports publics et compagnies ferroviaires).

    Mais d'abord, peut-on dire que "la SNCF est en grève" ? Non car il ne s'agit que d'une petite fraction des employés, 14,1 % le chiffre est précis, mais dans ces 14 %, la moitié sont des conducteurs de trains qui, bien sûr, bloquent le reste.

    Ce serait le moment d'employer la méthode que le président Reagan utilisa lors de la grève des contrôleurs aériens aux Etats-Unis : tous furent licenciés et la plupart réembauchés aussitôt, mais sous un nouveau statut et à cette occasion triés en fonction de leur utilité pour le service public.

    Et si Guillaume Pepy faisait la même chose, avec l'appui de Valls, l'homme qui préside la France depuis son bureau de Premier ministre et se prétend capable de réformer notre fonction publique archaïque, conservatrice et vieillotte ? Tous les conducteurs et les contrôleurs licenciés, triés et repris en CDI avec un réaménagement de leurs conditions de travail et une amélioration contractuelle de leur salaire pour compenser la perte des primes et des durées de travail archaïques actuelles, comme la prime "de charbon", l'emploi garanti à vie et la retraite en moyenne à 52 ou 53 ans, quasiment au dernier salaire.

    On peut parier qu'aucun président ou ministre socialiste n'aura le courage de le faire. Aucun directeur de la SNCF non plus, par solidarité de classe avec la fonction publique. Ni Marine Le Pen, dont le silence actuel montre son embarras et la difficulté qu'elle éprouve à choisir entre les clients de la SNCF en colère et les syndicalistes qui lui ont apporté une part de sa victoire aux européennes : 41 % des ouvriers, 35 % des employés et presque 30 % des syndicalistes dont, selon L'Humanité consternée, 33 % des F.O., 27 % de SUD pourtant à l'extrême gauche, 22 % de la CGT qui reste le relais du PC, 17 % de la CFDT. Le FN reste tabou chez les cadres des syndicats, mais plus du tout à la base, que Marine veut séduire, pensant qu'il y a encore des voix à y prendre.

    Pour le moment, le gouvernement tient bon face aux grévistes car il ne peut plus céder alors qu'il est en échec ou semi-échec partout : sur les Finances et l'économie, sur les intermittents où il y a aussi un tri à faire entre les vrais travailleurs intermittents et les profiteurs du système, notamment dans le service public, sur la loi de Cantat-Duflot sur le logement qui bloque tout notamment la construction de logements neufs, sur la loi pour une transition énergétique grandement absurde parce que trop idéologique, sur la sécurité dans les cités et les campagnes, et même sur sa propre communication qui s'avère catastrophique.

    Au fait, pourquoi cette grève de la SNCF ? L'objet de la loi en discussion est officiellement de "renforcer et moderniser le Service public". Bel objectif sur lequel tout le monde devrait être d'accord, surtout les syndicats.

    C'était déjà l'objectif annoncé par les technocrates qui nous gouvernent quand, en 1977, ils séparèrent SNCF en deux entités : SNCF qui gèrerait les transports et RFF, Réseau Ferré de France, qui gèrerait le réseau, les rails et les caténaires. Cela permettrait, disaient énarques et polytechniciens par la voix des politiques, de resserrer les coûts et résorber la dette. Et effectivement, la dette de la SNCF disparût aussitôt, transférée d'un coup de baguette magique comptable de SNCF à RFF qui naquit endetté jusqu'au cou, voyez comme le service public est bien géré !

    Ils n'oublièrent qu'un détail : doter RFF des moyens d'avoir son propre personnel sous statut privé, en CDI, et de le former à l'efficacité et à la productivité. Du coup RFF, cette coquille très endettée mais vide, dut louer son personnel à SNCF, au même conditions salariales, statutaires et syndicales d'inefficacité et de manque de productivité. Résultat : la catastrophe de Brétigny qui a permis une enquête montrant que le réseau est mal entretenu, 1/3, oui, 1/3 des boulons qui tiennent les rails sont dévissés, tordus, cassés parce que le personnel d'entretien occupé par les RTT, les réunions syndicales, les vacances, les retraites à 50 ans et l'absence d'encadrement - car ce dernier est terrorisé par les syndicats -, ne fait pas son travail.

    Un ami conducteur de TER m'a raconté qu'après une nuit bien arrosée dans son club de danse à Nantes où l'on fêtait un prix de danse, il avait conduit dès 6 heures du matin une rame se rendant de Nantes à, non pas Montaigu, mais les Sables d'Olonne, et s'étant endormi aux manettes avait zappé l'arrêt à une station, passant à toute allure sous les yeux des clients-voyageurs médusés, avant d'être arrêté par le système de sécurité automatique où on le trouva toujours endormi. Quelle sanction ? Aucune, il a simplement appelé avec son portable son délégué syndical qui est allé voir le directeur régional de réseau qui a arrangé l'affaire. Pourtant, un signal auquel il doit réagir sonne toutes les dix minutes dans sa cabine de pilotage, pour voir si le conducteur, que ce soit un TER ou un RER, est toujours éveillé et le reste. Dans le cas de mon ami, grosse fatigue et alcool… D'ailleurs les syndicats protestent contre ce signal de contrôle et d'alerte qui "stresse" parait-il les conducteurs et justifie disent-ils leurs gros salaires et les jours de repos compensatoire dont ils bénéficient.

    Une telle gestion a finalement produit 44 milliards de dette supplémentaire et elle s'accroît de 1,5 milliard par an. D'où l'idée des mêmes énarques et polytechniciens de ressouder SNCF et RFF en une seule entité, SNCF avec deux filiales SNCF-Réseaux qui gèrera les rails et SNCF-Mobilité qui gèrera le transport des voyageurs et des marchandises. Vous ne voyez pas la différence avec la situation précédente ? Pourtant il y en a une, celle qui est baptisée "renforcer et moderniser le service public" : SNCF aura le poids suffisant pour emprunter des milliards sur les marchés financiers ce qui lui permettra de continuer à s'endetter. Génial, non ?

    Mais CGT et SUD-Rail n'en veulent pas, ils veulent que l'Etat prenne en charge la dette de 44 milliards et la résorbe par l'impôt au moment où le même Etat cherche 50 milliards d'économies et le moyen de tenir sa promesse de réduire l'impôt. D'où le clash et le blocage.

    C'est que CGT et SUD ont compris que, s'ils gagnent, ils empêcheront la mise en œuvre de la concurrence qui a pour objectif d'obliger SNCF à se moderniser, à réguler sa charge salariale, à rendre son personnel productif comme il l'est dans toutes les compagnies ferroviaires européennes et même dans les filiales de la SNCF qui opèrent à l'étranger, et finalement à gagner de l'argent comme une entreprise doit le faire, et comme le font les compagnies de chemin de fer allemandes et italiennes par exemple, dont les tarifs ne sont pas plus élevés et le service meilleur qu'à la SNCF. Pour vérifier, faites donc un Paris-Milan ou Paris-Venise par la Cie italienne Thello.

    Ouais ! Mais si on ne peut plus dormir aux manettes et s'il faut serrer les boulons au soleil ou sous la pluie… Donc on emm… les clients, ces pauvres salariés qui eux doivent arriver à l'heure au boulot et y faire leurs 7 h 30 ou plus journalières, et on menace et on insulte les non-grévistes, ceux qui ont compris qu'il est impossible de revenir à la SNCF des années 50 et à ses cheminots qui harassés par le pelletage du charbon dans les tenders et le travail sur les plates-formes en plein air des locomotives à vapeur, 45 heures par semaine, avaient bien mérité leur retraite à 50 ans.

    Voir une video édifiante à ce sujet en cliquant sur le lien ci-dessous...
    http://bcove.me/n1q69afa

    Maurice D.

     

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