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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 19:23

 

                                                                                    Le 11 octobre 2012

 

Communiqué

 

Non à la proposition du groupe socialiste du Sénat d’officialiser

le 19 mars 1962 comme date de la fin de la guerre d’Algérie.

 

Le Sénat, sous la pression du groupe socialiste, a décidé d’inscrire, le 25 octobre prochain, à son ordre du jour, une proposition de loi officialisant le 19 mars 1962 comme date officielle de commémoration de la fin de la guerre d’Algérie.

 

En décidant d’imposer une date rejetée par la grande majorité des associations d’anciens combattants et par l’ensemble de la communauté des Français d’Algérie, Pieds-Noirs et Harkis confondus, le groupe socialiste du Sénat a choisi délibérément de diviser la communauté nationale et d’aviver les blessures de milliers de familles de victimes assassinées par le FLN après le 19 mars 1962.

 

Comment accepter, en effet, que la Nation puisse commémorer chaque 19 mars dignement, le souvenir de tous les Français, civils et militaires, qui ont perdu leur vie pendant la guerre d’Algérie, quand on sait que 80 % des victimes civiles ont été assassinés après les Accords d’Evian ?

 

En affichant, ainsi, son mépris pour la douleur de milliers de familles de Harkis et de Pieds-Noirs le groupe sénatorial socialiste a fait le choix, plutôt que de la concertation, de la provocation à l’égard de toute une communauté pour laquelle, 50 ans après le drame de l’exode, les blessures restent intactes.

 

Le Cercle Algérianiste demande au Président de la République, François Hollande, ainsi qu’au président du Sénat, Jean-Pierre Bel, de prendre toute la mesure du trouble et de la colère que cette proposition occasionne ainsi que des conséquences qui pourraient découler de l’adoption d’une date aussi inique pour la mémoire nationale, et l’unité de la Nation.

 

Il demande instamment au Président du Sénat, en guise d’apaisement, de faire retirer de l’ordre du jour cette proposition de loi, aussi inacceptable qu’insultante pour des centaines de milliers de nos compatriotes.

 

Thierry Rolando

Président national du Cercle Algérianiste

 

 

 

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 19:10

 

 




COMMUNIQUE DE PRESSE
de Jacques MYARD
Député UMP
Président du Cercle Nation et République

 
Le 11 octobre 2012
 

A/S : AME ou la démagogie socialiste en action


Les Socialistes viennent de rejeter la proposition de loi de notre collègue Dominique Tian sur l’aide médicale de l’Etat (AME) qui visait à rétablir un ticket modérateur et un guichet unique afin de réduire les abus et rationaliser les demandes d’AME. 


Les Socialistes sont en plein aveuglement idéologique et porteront une responsabilité majeure dans la montée de la xénophobie dans notre pays.

L’AME, ouverte aux étrangers en situation irrégulière qui n’ont pas droit au dispositif de la CMU ni à la couverture de base de la Sécurité sociale, est le système le plus généreux au monde !

En refusant de réintroduire un ticket modérateur de 30 euros et en refusant la demande d’accord préalable à la Sécurité sociale pour des soins de ville coûteux, les Socialistes accordent plus de droits aux étrangers en situation illégale qu’aux Français, actifs ou retraités, et qu’aux étrangers en situation régulière qui ne sont pas remboursés à 100% !

Ce système va donc amplifier l’appel d’air des candidats à l’AME et risque d’encourager les filières de passeurs clandestins : venez-vous faire soigner en France, c’est gratuit !


Au moment où le gouvernement socialiste demande à tous des sacrifices, sa démagogie va nourrir la xénophobie et faire le lit des extrémismes. 

Comment justifier que des étrangers en situation irrégulière aient plus de droits que tous Français, actifs ou retraités ! 
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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 08:28

 

 

  • 12 oct. 2012
  • Le Figaro
  • IVAN RIOUFOL RIO irioufol@lef irioufol@lefigaro.fr

 

Cela fait des années que des représentants de la communauté juive mettent en garde contre la montée de la judéophobie dans les cités, annonciatrice de rejets anti-Français. Eh bien ! Nous y voilà. L’opinion médiatique découvre, abasourdie, ce qui se sait et s’écrit dans l’indifférence des « antiracistes » depuis près de vingt ans : oui, il existe un islamisme de France ; oui, il est porteur d’un nouvel antisémitisme ; oui, il peut dériver vers le terrorisme ; oui, il a des liens avec le grand banditisme. Cette réalité a été confirmée avec le défèrement, hier, de sept suspects, tous indigènes et majoritairement convertis, qui projetaient des attentats antijuifs dans leur djihad contre la France. S’il existe un risque de néofascisme, il germe dans les ghettos qui contestent l’autorité de l’État.

Cette réalité ne peut plus être occultée, au motif qu’elle ne concernerait que quelques milliers de fanatiques. Ils prennent de l’ampleur et leur idéologie suprémaciste insulte la république. Ceux qui, au PS, voient le retour de la « peste brune » dans la tentation d’une partie de l’opposition de se droitiser restent muets devant l’appétit islamiste pour la guerre civile. Bruno Le Maire (UMP) se trompe aussi quand il assure : « Comparer islamisme et nazisme n’a pas de sens. » Citons le grand mufti de Jérusalem Haj Amin al-Husseini, allié d’Adolf Hitler : « Les principes de l’islam et ceux du nazisme présentent de remarquables ressemblances, en particulier dans l’affirmation de la valeur du combat et de la fraternité des armes, dans la prééminence du chef, dans l’idéal de l’ordre (…) » (1).

La mollesse des moralistes vis-à-vis de l’islam radical est un scandale permanent, au vu de la mise en péril du « vivre ensemble » dont ils se disent les gardiens. Jean-Louis Borloo n’incite pas davantage à la vigilance quand il se contente de remarquer « les progrès considérables de l’intégration républicaine en France » . Cette réalité partielle, réjouissante en effet, ne peut faire oublier les refus de s’intégrer qui s’accumulent. Les polémiques nées des remarques de Jean-François Copé constatant un racisme anti-Blancs dans les banlieues et décrivant, à travers l’épisode d’un pain au chocolat arraché des mains d’un enfant, la pression collective pour faire respecter le ramadan reviennent à nier les repliements identitaires. Ils peuvent aller jusqu’à l’abandon de l’usage du français dans des familles, qui voient l’école comme un obstacle à la préservation de leur culture.

C’est cela qu’il faut décrire, sans craindre de choquer une indéfendable pensée raciste et sexiste excusée par les avocats des minorités. Ceux qui assurent, à droite comme à gauche, qu’il faut faire attention aux mots voudraient en fait que rien ne soit dit pour ne pas stigmatiser les musulmans. Or c’est les mépriser de les croire solidaires des nazillons dont la haine de l’Autre puise dans une culture sommaire et un antisionisme instrumentalisé par l’extrême gauche. Les effarouchés, qui disent redouter l’amalgame entre islam et islamisme, entretiennent eux-mêmes la confusion en refusant de nommer les dérives radicales. Ils font le lit d’un totalitarisme qu’ils prétendent combattre en s’en prenant sottement à ceux qui le dénoncent. Leur démarche est absurde. Flagrant délit d’imposture

Une fois de plus, l’«antiracisme » est pris en flagrant délit d’imposture avec la mise au jour de ce gangsterrorisme soudé depuis des années dans la guerre sainte contre les mécréants. Alain Jakubowicz, président de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), décrit « l’islamisme idéologique » comme s’inscrivant « dans la lignée de l’extrême droite » . Mais ce faisant, il nie la spécificité de l’antijudaïsme coranique et de ses explicites appels au meurtre, repris dans la charte du Hamas. Surtout, il refuse l’autocritique sur son propre choix politique de n’attaquer qu’à droite, sans avoir jamais eu la même intransigeance pour l’extrême gauche et ses soutiens aux mouvements « antisionistes », réceptacles de la détestation de l’Occident. Ce deux poids deux mesures affaiblit l’indignation tardive de ceux qui ne voient que d’un oeil.

Cet aplatissement devant les victimes présumées de la société, partagé par SOS-Racisme et le Mrap, a pareillement conduit ces organisations à faire la sourde oreille devant la violence verbale de certains rappeurs contre la France et les « faces de craie ». Personne n’a voulu entendre le chanteur de rap Doc Gynéco qui, en 2007, mettait en garde : « Le rap s’est aujourd’hui islamisé (…) Il est un peu le bras armé du djihad. » Or le djihadiste Jérémie Félix Louis-Sidney, tué samedi après avoir fait feu contre la police, était de ces rappeurs qui appellent à la guerre sous l’oeil attendri des défenseurs des « jeunes » et de la « création artistique ». Culpabiliser encore

Tout est bon pour obscurcir la réalité et culpabiliser ceux qui estiment parfois devenir étrangers dans leur propre pays. Le Parisien a publié, mercredi, une étude de l’Insee « qui tord le cou aux clichés » sur l’intégration : il en ressort que 90 % des enfants ou petits-enfants d’immigrés affirment se sentir français. C’est oublier une enquête de l’Ifop de février sur « Le regard des Européens sur l’islam » : elle fait ressortir une commune perception de l’échec de l’intégration des musulmans. Les plus critiques sont les Néerlandais (77 %), suivis des Allemands (75 %), des Français (68 %), des Britanniques (65 %). Or ces rappels des différences culturelles, jugées primordiales par les sondés, seraient constitutifs d’un nouveau racisme, selon le sociologue Michel Wieviorka. Faudrait-il donc renoncer à exiger des nouveaux venus qu’ils épousent les règles du pays d’accueil ? Et quoi encore ? Préserver la démocratie

La France est en droit de défendre ses valeurs, sans craindre ces antiracistes qui se déshonorent. En cela, la Droite forte (UMP) a raison de vouloir soumettre aux imams une « charte républicaine des musulmans de France » et d’affirmer dans la Constitution la « tradition chrétienne » de la République laïque. C’est la démocratie qui est à préserver. 

blog.lefigaro.fr/rioufol

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 07:50
France/Monde - Faits divers

L'église chrétienne pourrait devenir une mosquée

12/10/2012 05:30

L’église Saint-Éloi de Vierzon (Cher) est à vendre. Plusieurs acquéreurs pourraient être intéressés, dont la communauté maghrébine musulmane.

V ierzon, quartier calme, ancienne église à vendre, 170.000 € L'annonce mise en ligne et affichée dans plusieurs agences de la deuxième ville du Cher a été plutôt très remarquée. « Nous venons de la publier, confie le père Alain Krauth, curé de Vierzon, et nous sommes déjà très sollicités. » Il faut dire que la nature de l'immeuble à vendre n'est pas vraiment habituelle. Une église construite dans les années 1950 et dans laquelle, des offices ont lieu régulièrement tels des messes ou cérémonies d'obsèques. Oui, mais voilà, cette église construite après 1905, demeurait – comme trois autres lieux de culte vierzonnais – à la charge financière du diocèse de Bourges. Lourd, très lourd… « Cette idée de nous séparer de cette église ne s'est pas faite du jour au lendemain. Nous en avons parlé avec nos paroissiens, une réunion a été organisée, un questionnaire envoyé… » De longues démarches qui ont donc abouti à cette mise en vente au début de ce mois d'octobre.

Un lieu de culte restant lieu de culte

Plusieurs personnes, voire des groupes, se sont dits intéressés par ce lieu de culte désacralisé. Parmi eux, « des représentants du culte maghrébin musulman qui rassemble les communautés marocaine et algérienne. C'est une simple approche,insiste notre interlocuteur, et pour l'instant, rien n'est signé. » Une perspective qui réjouit certains chrétiens « satisfaits de savoir que ce lieu de culte demeurera un lieu de culte » ; alors que d'autres se disent « plutôt attristés d'envisager cette mutation ».D'autres enfin, ont beaucoup de mal à concevoir qu'une église devienne une mosquée.« Mais nous n'en sommes pas encore là », ponctue le père Alain Krauth, puisque nous n'avons toujours pas d'offre d'achat, « seulement des contacts qui pourraient aboutir prochainement ».

Jean-Luc Pavot
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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 23:09

Les Français sont toujours très friands de savoir ce que les autres "grandes nations" pensent de leur pays. Un reportage sur Paris et l'immigration en France, diffusé mercredi 10 octobre sur Rossiya, la première chaîne publique russe, parmi les plus regardées du pays, comblera au-delà de toute espérance les plus masochistes d'entre eux (vidéo ci-dessous, en russe, non sous-titrée).

Le sujet débute à Barbès. Joueurs de bonneteau, vendeurs à la sauvette, SDF basané et mal peigné sous une tente de fortune, magasins de fripes. Le Bernard de La Villardière russe se promène, face caméra, le long d'un boulevard, au milieu d'une population d'origine essentiellement africaine et maghrébine. "Rencontrer des Européens ici est pratiquement impossible. [...] La majorité des migrants en Europe habite en France", affirme-t-il. "Quelques-unes des ruelles parisiennes rappellent un bazar oriental", insiste-t-il.

Le ton est donné. Les façades sont délabrées, le vent charrie des déchets de plastique sur les trottoirs. On est à deux pas de Montmartre, précise le présentateur, mais loin, bien loin de la carte postale véhiculée depuis des décennies sur la "plus belle ville du monde". Les clichés sont ici d'une tout autre nature.

Tous les maux supposés de la France et de l'immigration défilent à l'écran. Olivier Decrock, du Parti radical de gauche (PRG), évoque ces jeunes qui hissent des lits sur le toits des immeubles pour les jeter sur la police ou caillasser les pompier. Face à la caméra, un jeune d'origine africaine frappe violemment du poing contre le véhicule du journaliste, qui démarre en trombe. Des policiers contrôlent des papiers d'identité. Un boucher explique que les boucheries traditionnelles sont en voie de disparition. Le journaliste rend ensuite visite à Marine Le Pen, qui détaille ses solutions pour la France tout en rendant hommage à la clairvoyance de Vladimir Poutine, pour qui elle n'a jamais caché son admiration. "Comme l'a dit Vladimir Poutine, dans vingt ans, la France sera la colonie de ses colonies", déclare-t-elle, selon la traduction de ses propos en russe.

Le reportage se conclut sur les notes surannées d'un accordéon musette sur des images de véhicules incendiés. Retour plateau : les visages des intervenants sont médusés. On imagine aisément la teneur du débat qui va suivre.

      Le Monde

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 22:47

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a annoncé, jeudi 11 octobre, une plainte pour diffamation contre Jean-François Copé en raison de ses propos sur le"pain au chocolat", jugeant qu'ils alimentaient "l'islamophobie". Candidat à la présidence de l'UMP, Jean-François Copé avait évoqué lors d'un meeting à Draguignan le cas d'un jeune garçon qui se serait fait "arracher son pain au chocolat par des voyous" au motif "qu'on ne mange pas au ramadan".

 

Abdallah Zekri, président de l'observatoire national contre l'islamophobie au CFCM a expliqué avoir décidé cette initiative pour protester contre ces "propos et discours diffamatoires à l'égard de tous les Français de confession musulmane". L'avocate mandatée par le CFCM, Me Khadija Aoudia, a indiqué avoir déposé plainte jeudi en fin de journée à Nîmes.

"Nous avons ressenti l'histoire du petit pain au chocolat de M. Copé comme une atteinte à la dignité des Français musulmans et donc une atteinte aux valeurs républicaines", selon M. Zekri. Il juge que "M. Copé se moque des valeurs républicaines qui honorent notre pays" et estime que le secrétaire général de l'UMP "nous conte l'histoire d'un pain au chocolat volé pour conserver son poste".

Selon le texte de la plainte transmis à l'AFP, les "propos stigmatisant" de Jean-François Copé "portent nécessairement atteinte à l'honneur et à la dignité de la communauté musulmane".

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 23:03

 

L'école, malade d'un insoignable égalitarisme

Par Ivan Rioufol le 10 octobre 2012 12h15 

 

La gauche, au service des syndicats d’enseignants qui se sont appropriés la gestion de l’Education nationale, ne peut mener à terme la nécessaire refondation de l’école. Il est en effet illusoire d’attendre de responsables toujours en place qu’ils corrigent eux-mêmes les désastres qu’ils ont produits, singulièrement depuis quarante ans. C’est pourquoi il n’y a rien à attendre de la réforme scolaire esquissée mardi par François Hollande. Si le retour à la semaine de 4 jours et demi et l’allégement des horaires pour les plus jeunes font partie des projets utiles, l’emprise de l’idéologie égalitariste sur le discours présidentiel rend illusoire toute réaction face au décervelage des élèves, causé par l’échec de la transmission du savoir et par l’illettrisme. Plus que jamais, l’Education nationale donne le sentiment de vivre dans un monde clos, imperméable au désarroi des familles qui observent l’emprise de la déculturation et de la crétinisation des esprits. Il était révélateur, ce mercredi, d’entendre sur les radios les incompréhensions d’auditeurs devant la décision de Hollande d’avaliser les certitudes des pédagogues, sociologues et autres experts du vide, qui invitent à en finir avec "les notes sanction", les devoirs à la maison, les redoublements…

Ce refus dogmatique de toute différenciation, ce rejet idéologique de l’élitisme, sont à la source des maux dont souffre l’école publique, qui ne cesse de dégringoler dans les classements internationaux et qui se laisse gagner, dans les cités abandonnées, par l’insécurité et la violence. Les fossoyeurs de la culture générale, qui ne raisonnent qu’en fonction du plus petit dénominateur commun, refusent ainsi les devoirs à la maison
 car ils y voient une source de discrimination, certaines familles étant culturellement plus aptes que d’autres à soutenir leurs enfants. La louable recherche de l’égalité est tombée dans le sectarisme du nivellement qui fait du système français, qui fut jadis exemplaire, un épouvantail méritant que les familles lui tournent le dos. Il n’y a rien à attendre d’une école publique qui s’enfonce toujours plus dans ses erreurs, avec la prétention de socialiser plus que d’éduquer, au nom d’une morale laïque qui se mord la queue. Devant tant d’incompétences, les initiatives privées sont plus que jamais attendues. Qu’en pensez-vous ?
   
 
Je signale, sur l’illettrisme, un livre d’Evelyne Tschirhart : Des élèves malades de l’école, Editions de Paris.

Quelque commentaires

ZENOBIE | 10 octobre 2012 12h51 | Répondre

Pour ce qui est des devoirs à la maison, le fait qu'il n'y en aura plus ne va pénaliser que ceux qui sont en difficulté sociale.
Les profs(entre autre) pourront continuer d'aider leur(s) petit(s), les gens à l'aise, de payer des cours particuliers aux leurs... et les autres qu'ils aillent se faire voir ailleurs .C'est L.A.M.E.N.T.A.B.L.E.!
 ………

Parigoth | 10 octobre 2012 13h02 | Répondre

Egalitarisme.

Le principe d'égalité ne s'applique qu'aux droits, sans plus.
Vouloir pallier les inégalités existant entre tous les hommes (poids, taille, intelligence, couleur de yeux, que sais-je), chose par ailleurs piquante dans un monde qui exalte
 les différences est aussi illusoire que grotesque de la part du monde politique, qui prétend là de façon déplacée corriger le dessein divin.

L'école est faite pour enseigner, rien d'autre.
Les recettes sont connue depuis Charlemagne (pour faire simple) et même avant.
…….

Cet égalitarisme prétentieux et dogmatique tourne en fait au véritable terrorisme, au nivellement par le bas, au « je ne veux voir qu'une tête », au « vous serez tous des crétins, mais des crétins égaux ».

 

Tea Party | 10 octobre 2012 13h11 | Répondre

Un peu de pragmatisme, au-delà des analyses : qui n’a pas eu un prof grandement défaillant pour lui, ses enfants ?

Pour le dernier en date, mon fils en 1ere et terminale S, a eu la ‘’chance’’ d’ avoir un prof de maths ! ‘’ qui parlait dans sa barbe’’ parfaitement inaudible, nul au possible, qui ne supportait que ses méthodes, mêmes si le résultat final était bon.

Nous avons tout fait, du principal, jusqu’au rectorat, d’accord avec nous ! mais même devant l’évidence, rien ne put être fait.

De par son ancienneté, il avait droit à choisir ses classes, et bien sûr en tant qu’enseignant syndiqué pour ceux qui aiment les pléonasmes, il était indéboulonnable, quelques soit sa ‘’ puissance de travail’’ son nombre de jours de congé maladie, sa compétence ! et bien sur avait son salaire qui grimpait en conséquence.

Le résultat ? : tous les élèves qui avaient des parents pouvant payer des cours particuliers le firent. Les autres, ceux défendu becs et ongles par la gauche ! eurent leurs enfants qui ont foiré leur bac, voire leur future vie, pour une grande partie.

Que c’est beau les dogmes, qui in fine, pénalisent gravement et avant tout, les gens qu’ils veulent ‘’égalitariser’’ leurs chouchous !!!

Tiens au fait, mon fils maintenant en FAC sur le continent américain, travailla il y a quinze jour, un dimanche, tous ses profs étaient là ! et lundi dernier même chose. Ha !! oui, j’allais oublier !!!! ce jour était férié !!!! tout le monde était au travail pour rattraper le retard sur le programme.

Triplez, quintuplez le nombre de profs, (rassurez-vous, Peillon, va y arriver) tant que ceux si, travailleront aussi peu, ne pourrons pas être jugés et payés en fonction de leur compétence, rien absolument rien ne changera, et l’état de nullité absolue de notre enseignement sera défaillante.

 

Hervé LE GALL | 10 octobre 2012 13h49 | Répondre

Fils d'enseignant, je ne puis que confirmer ce que mes parents sentaient venir à la fin des années 60 - début des années 70, à savoir la crétinisation annoncée de la population. De ce fait, ils ont toujours inculqué à leurs petits enfants l'enseignement du Français et du calcul selon les méthodes "anciennes", qui ont fait leurs preuves depuis longtemps. Ils étaient horrifiés de voir les méthodes "modernes", qui ne sont rien d'autres que des moyens de bloquer l'intelligence et ne reconnaissent pas le fait que, si les hommes sont égaux en droits, ils ne sont pas au niveau capacités intellectuelles ou manuelles. Et c'est bien ce courant soixanthuitard qui domine à présent et qui est la cause de l'illettrisme et du niveau incroyablement bas de notre éducation. Questionnez des jeunes de 15 ans, vous verrez le niveau de méconnaissances générales sur la France, la langue, l'Histoire, le Monde en général !

barakat | 10 octobre 2012 14h12 | Répondre

Ah les devoirs !
Le mot "devoir" est pourtant très clair. Il renvoie à la responsabilité individuelle et à l'effort personnel.
Les supprimer, c'est donc dédouaner l'élève de l'apprentissage de sa responsabilité, de son effort personnel.
L'élève, n'aura plus que des Droits, pour des lendemain qui déchanteront.

A noter qu'un devoir fait dans le cadre de l'école n'en est plus un, c'est un travail dirigé (ou contrôlé). Si les mots ont encore un sens du moins.
Mais ce qui me choque le plus, c'est en quoi l'Etat - qui plus est, le Président de la République - a-t'il à se mêler de cela. N'y a-t'il pas assez de spécialistes, de pédagogues, d'enseignants à l'Education Nationale pour mettre au point des programmes d'étude et des méthodes d'enseignement et de les mettre en application eux-mêmes.

Les devoirs à la maison sont justement une des causes de réussite scolaire : les parents s'intéressent, encouragent, montrent à l'enfant que le travail scolaire est important, contrôlent ce que l'enfant apprend. Cela responsabilise les parents. 
Pareil pour les notes. Les parents peuvent par exemple détecter un problème grâce à un décrochage dans les résultats scolaires. L'enfant peut aussi constater par lui-même qu'en faisant des efforts, ses notes progressent. Si les notes stagnent, on comprend aussi que les efforts ne sont peut-être pas suffisants ou ne vont pas dans le bon sens.

Ce qui est fou dans tout ceci, c'est que les bons élèves passent une fois de plus à la trappe. Il y a de nombreux enfants qui ont faim de savoir et le fait de tout tirer vers le bas pour égaliser est terriblement frustrant pour ces élèves avides de savoir. Ils sont plus nombreux qu'on imagine car on en parle jamais. Par exemple, mon fils en terminale S participe volontairement le mercredi après-midi à des cours de math d'approfondissement, c'est-à-dire pour les BONS élèves, organisés par bénévolement par un professeur jeune retraité. Tout ça dans un lycée public. Et là, je dis MERCI et BRAVO !

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 21:58

Classé dans: France,Les dossiers,Terrorisme,VIDEOS | 

Le procureur de Paris a annoncé mercredi la prolongation de la garde à vue de 12 islamistes arrêtés samedi, après que du matériel pour fabriquer des explosifs ait été découvert, avec des armes, au domicile du musulman où se trouvait la liste de centres communautaires juifs, et le nom d’un responsable de la communauté.

Les terroristes appréhendés étaient prêts à passer à l’acte, a expliqué le procureur François Molins, après la perquisition, qui a duré une partie de la nuit, à Torcy, en Seine-et-Marne dans les parking de l’immeuble d’un des islamistes.

Pour cette, raison, la menace terroriste de cette nuit a été prise très au sérieux, et près de 400 habitants de la Tour Kennedy de Loos-lez-Lille, le plus haut immeuble d’habitation de la métropole lilloise, ont été évacués entre 22h15 et 1h40.

En cause, la menace de vengeance par un membre de la famille d’un islamiste arrêté ce week-end, qui a affirmé, dans une lettre anonyme, avoir posé une bombe dans la Tour Kennedy.

Fausse alerte, les habitants de l’immeuble, situé dans le territoire occupé des Oliveaux à Loos-Lez-Lille, ont été autorisés à regagner leur domicile après trois heures d’angoise.


La lettre anonyme a été confiée à la police scientifique pour rechercher des traces d’ADN.

« J’ai descendu 27 étages quatre à quatre », explique Isabelle, 45 ans, assise près d’un homme qui tient son enfant endormi dans ses bras. « On dormait tous quand ils sont venus nous chercher. Nous, on a pris l’ascenseur. J’espère que ça ne durera pas toute la nuit. Mais il faut faire avec. De toutes façons, on n’a pas le choix, non? »

Marie-Christine, Pascale et Marie-Pierre, côte à côte, en chemise de nuit et robe de chambre, sont moins sereines. Toutes trois sont folles d’inquiétude : elles ont oublié leurs animaux.

45 sapeurs-pompiers, une trentaine de policiers et une quinzaine d’urgentistes du Samu et les membres de la cellule médico-psychologique, qu’il convient de remercier pour leur mobilisation de tout instant au service de la sécurité des personnes, se sont occupé des évacués pendant la recherche de la bombe.

A 1h40, les chiens sortent de l’immeuble en frétillant de la queue : ils n’ont rien flairé.

Pour la première fois, des Français ont gouté à ce que vivent, depuis 2009, les habitants de la ville de Sdérot en Israël, qui des dizaines de fois ont dû, en pleine nuit, se précipiter dans les abris pour se protéger de la même menace : les terroristes musulmans.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

http://www.nordeclair.fr/info-locale/menace-islamiste-400-personnes-evacuees-cette-nuit-de-la-tour-kennedy-a-loos-ia0b0n76957

 
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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 15:59

Créé le 09-10-2012 à 19h54 - Mis à jour le 10-10-2012 à 15h18

ENQUETE Le relèvement récent du plafond ravive les questions sur l’utilisation des sommes versées sur ce placement unique au monde.




 

Qui dit mieux ? Tous les Français ou presque – 94,3 % de la population ! – détiennent un livret A. Ils y ont déjà mis à l’abri 220 milliards d’euros. Et bientôt beaucoup plus : depuis le 1er octobre, les épargnants peuvent y placer un maximum de 19.125 euros, contre 15.300 euros auparavant. Cette forme d’épargne réglementée, esi elle est une exception française, est surtout une passion française, écrit le haut fonctionnaire Pierre Duquesne dans le rapport qu’il a remis le 19 septembre au ministre de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici. Ce n’est pas saugrenu, puisqu’elle est un vieux produit connu des Français et servant à financer leur logement social." Mais pas seulement.

Les ressources placées sur le livret A sont collectées par les Caisses d’épargne, La Poste et les banques. Sur 100 euros, 65 sont conservés et gérés, pour le compte de l’Etat, par la Caisse des dépôts (CDC). A la fin de l’année dernière, cela représentait 141 milliards d’euros, auxquels il faut ajouter 43 milliards pour le livret de développement durable (LDD), affecté lui aussi à la "politique de la ville". Sur la base de ces dépôts, 118 milliards d’euros, soit 64 % du total, ont servi à financer du logement social.

Des placements calamiteux

Et le solde ? Une grande partie de l’argent est placée… sur les marchés financiers. "Il est impossible d’employer tous les fonds pour des emplois à quarante ans comme le logement social, explique un expert de la CDC. Que se passerait-il si les épargnants exigeaient le rem-boursement de leurs livrets ? Il faut garder un volant de liquidités pour faire face à ce risque." Mais ce coussin financier, constitué par les placements en actions et obligations, est défraîchi. L’année dernière, la gestion du Fonds d’épargne de la CDC a été calamiteuse : une perte d’exploitation de 600 millions d’euros, due à 1,2 milliard de pertes sur les placements financiers ! Celle-ci provient notamment d’une dépréciation de titres souverains grecs… pour un montant de 450 millions. En 2008, la perte d’exploitation avait été de 1,65 milliard.

Comme pour toutes les banques, pourrait-on dire, la période n’est pas facile. "Le fonds d’épargne est très liquide, et ses ressources marginales supplémentaires sur le marché financier ont actuellement un très faible rendement, estime Pierre Duquesne. Le “modèle d’affaires” traditionnel du Fonds d’épargne n’est plus pertinent."

Des attributions invérifiables

L’une des solutions serait de permettre à la CDC de financer autre chose que le logement social avec le livret A, ce qu’elle fait déjà un peu (7,8 milliards d’euros aux collectivités locales et 5,3 milliards pour les PME via Oséo). "La CDC gère des fonds d’épargne pour le compte de l’Etat. Ceux-ci ont vocation à financer des investissements qui contribuent à l’intérêt général, rappelle le sénateur Jean Arthuis, membre de la commission de surveillance de la Caisse. Le financement des collectivités locales répond à cet objectif, ce qui permettrait de pallier la carence des concours bancaires." 

Autre solution : laisser davantage de ressources aux banquiers qui critiquent le relèvement du plafond. Selon Jean-Paul Chifflet, président de la Fédération bancaire française, celui-ci "revient à retirer des financements aux PME." Sur la collecte du livret A, les banquiers ne conservent en effet que 35 % des fonds en moyenne, soit 100 milliards d’euros en 2011. Tout le monde n’est pas logé à la même enseigne.

Un rapport comprenant une seule page

Les nouveaux entrants – ceux qui ne proposent des livrets A à leurs clients que depuis 2008 – en conservent davantage. Crédit agricoleBNP Paribas et Société générale gardent ainsi près de deux tiers des liquidités du livret A dans leurs comptes. Les réseaux "historiques" (Caisses d’épargne, La Banque postale) en rendent, eux, bien plus à la CDC : près de 80 % des fonds. D’ici à 2022, ce "taux de centralisation" sera unifié pour toutes les banques à 65 %. Seul le Crédit mutuel respecte aujourd’hui ce ratio.

Quel que soit le montant conservé dans les banques, il doit être utilisé pour financer les PME. La loi les contraint à publier chaque année un rapport présentant l’emploi des ressources collectées au titre de ces livrets (A et LDD). En février, elles ont pour la première fois rendu leur copie. En fait de rapport, il s’agit d’une page unique. On y trouve le montant total des prêts aux PME qu’elles ont accordés dans l’année 2011 et non ceux financés grâce aux seuls fonds du livret A.

"Cette ressource est totalement fongible, juge Anatole de La Brosse, directeur général délégué de SIA Conseil. Impossible de la lier directement à un emploi, comme les autres ressources de la banque, cette obligation n’a donc pas de sens." Le rapport Duquesne dénonce néanmoins la "carence de lisibilité et de traçabilité" dont font preuve les banquiers.

Emprunt d’Etat déguisé

Trop de placements hasardeux à la CDC, pas de visibilité sur les emplois faits par les banques : la gestion des fonds du livret A aurait besoin d’un bon toilettage. Pas sûr que l’Etat s’y attelle, il trouve bien son compte dans l’affaire. Bercy prélève chaque année une dîme sur les fonds du livret A gérés par la CDC en rémunération de la "garantie publique" apportée aux capitaux placés. Depuis 1984, la CDC a ainsi versé 70 milliards d’euros à l’Etat. En 2011, malgré la mauvaise gestion du Fonds d’épargne, 963 millions sont partis dans ses caisses pour combler (un peu) le déficit public. "En période de disette, l’Etat pourrait être tenté de prélever encore davantage sur les fonds propres du Fonds d’épargne", craint Jean Arthuis.

L’épargnant, lui, ne sait pas que les pouvoirs publics piochent dans son bas de laine, qui, il est vrai, est défiscalisé. Dans ce système unique au monde règnent l’endogamie et les conflits d’intérêts. Il vaudrait mieux dire aux Français que le livret A est un emprunt d’Etat… perpétuel et à taux variable. C’est ainsi qu’il avait été conçu en 1818 par Louis XVIII, qui avait trouvé ce moyen pour solder les dettes des guerres napoléoniennes.

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 07:44

Les immigrés, les descendants d'immigrés et leurs enfants

Pascale Breuil-Genier, Catherine Borrel, Bertrand Lhommeau INSEE

En 2008, 8,4 % des personnes vivant en France sont immigrées. Deux immigrés sur dix vivent en France depuis quarante ans au moins et trois sur dix sont arrivés il y a moins de dix ans. Par ailleurs, les descendants directs d'immigrés représentent 11 % de la population en France métropolitaine ; la moitié ont entre 18 et 50 ans, et parmi eux, la moitié ont un seul parent immigré. La diversité des origines de la population se retrouve chaque année dans les naissances. En 2010, comme au début des années 1980, 16 % des nouveaux-nés ont une mère immigrée. Souvent, le père et la mère ont des histoires différentes. Ainsi, parmi les enfants nés entre 2006 et 2008 ayant un parent immigré, six sur dix ont un autre parent qui n'est pas immigré. Sur deux générations et en combinant les histoires des deux parents, les histoires familiales des enfants nés entre 2006 et 2008 sont donc variées : un enfant sur dix a deux parents immigrés, six sur dix ont deux parents qui ne sont ni immigrés ni descendants d'immigrés, et trois enfants sur dix ont des profils plus « mixtes ». Cette diversité apparaît encore plus nettement quand on tient compte des pays d'origine des parents ou grands-parents.

Les enfants d'immigrés

plus nombreux que leurs parents

 

Par Stéphane KovacsService infographie du FigaroMis à jour le 10/10/2012 à 07:34 | publié le 10/10/2012 à 07:14 

7 millions de personnes nées à l'étranger résident en France. 

INFOGRAPHIE - C'est une originalité française. Selon l'Insee, la France compte 5,3 millions d'immigrés et leurs descendants sont près de 6,7 millions. Cette «deuxième génération» est la plus nombreuse de l'UE.

C'est une position originale en Europe: en France, les descendants d'immigrés sont plus nombreux que les immigrés. Selon l'étude «Immigrés et descendants d'immigrés en France», publiée ce mercredi par l'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques), plus de 5,3 millions d'immigrés vivaient en France en 2008, les deux tiers natifs de pays hors UE. Leurs descendants sont près de 6,7 millions, soit 11% de la population. Au total, plus de 7 millions de personnes nées à l'étranger résident en France.


Cliquez sur l'aperçu pour agrandir l'infographie.

«Jusque dans les années 1970, l'immigration est surtout économique, plutôt masculine et reste principalement limitée à cinq origines (Algérie, Espagne, Italie, Maroc et Portugal), note Gérard Bouvier, chef de division au sein du département des statistiques, des études et de la documentation du Secrétariat général à l'immigration et à l'intégration. Puis, l'immigration change avec les motivations des immigrés: de plus en plus de femmes, et une immigration familiale qui signifie l'installation définitive en France, et qui favorise la constitution d'une population de descendants d'immigrés». Tandis que s'opère une diversification des origines, avec notamment une forte croissance de l'immigration d'origine africaine (hors Maghreb), turque et chinoise, la part des immigrés dans la population augmente à nouveau: elle représentait 8,4% en 2008.

«Depuis les années 2000, les flux annuels d'immigration sont un peu plus faibles en France que dans les principaux pays européens, poursuit Gérard Bouvier. Cette relative faiblesse, combinée à l'ancienneté de l'immigration, place la France un peu en deçà de la plupart de ses voisins au regard des personnes nées à l'étranger». En revanche, la France figure parmi les pays où la «deuxième génération» est la plus présente, tant en proportion (13,5% des 25-54 ans) qu'en nombre.

Dans les zones frontalières, urbanisées et industrielles

La première caractéristique de cette «deuxième génération» est sa jeunesse. Les moins de 35 ans représentent plus de 40% des descendants d'immigrés adultes, contre un quart pour les «ni immigrés, ni descendants d'immigrés».

La moyenne 2005-2010 des premiers titres de séjour délivrés à des étrangers est de l'ordre de 190 000 par an. Hormis les étudiants (environ 60.000 en 2010), il s'agit de «migration familiale» (85.000), de migrants économiques (20.000) et d'environ 10.000 réfugiés. Parmi ces 190.000 nouveaux bénéficiaires de titres de séjour, quelque 100.000 personnes -des ressortissants de «pays tiers» s'installant durablement en France- signent un Contrat d'accueil et d'intégration (CAI). Ce contrat entre l'État et le nouvel arrivant, qui propose par exemple des formations linguistiques, est très majoritairement délivré au titre de la migration familiale (73%). Moins d'un titre sur dix est accordé pour motif professionnel.

Où s'installent ces immigrés? Principalement dans les zones frontalières et les régions urbanisées et industrielles. Quelque 43% des immigrés et 32% de leurs descendants résident en Ile-de-France, alors que la population francilienne ne représente que 18% de la population totale. La part des immigrés dans la population active est également supérieure à la moyenne (entre 10 et 20%) dans les régions du Sud-Est (Paca, Languedoc-Roussillon, Corse) et en Alsace.


L'Afrique en hausse

Du milieu des années 1970 au début des années 2000, souligne l'étude de l'Insee, la part des immigrés en France est restée proche de 7,5% de la population totale. Ce chiffre, stable avant de passer à 8,4% en 2008, cache pourtant de multiples évolutions.

Entre 1975 et 2008, la part des immigrés venus de l'ensemble de l'Europe a constamment diminué, passant de 66% à 38%. Une grande partie des travailleurs venus d'Espagne, d'Italie ou du Portugal sont rentrés chez eux. Depuis 1999, on note également une diversification des pays d'origine européens: le nombre de natifs du Royaume-Uni a augmenté de 73.000, de Serbie de 51.000 et de Russie de 40.000.

L'immigration en provenance du Maghreb s'est elle aussi considérablement développée. De 554.000 en 1975, le nombre d'Algériens a augmenté de 28%, pour atteindre 710.000 en 2008. L'immigration marocaine a presque triplé depuis 1975: les Marocains constituent désormais 12% de la population immigrée. Celle des autres pays d'Afrique est plus récente. Si elle ne représente aujourd'hui qu'un huitième de la population étrangère, elle a contribué à raison d'un quart à son accroissement depuis 1999. Il s'agit principalement de Camerounais, d'Ivoiriens et de ressortissants de la République démocratique du Congo.

En ce qui concerne l'Asie, l'immigration en provenance des pays autres que Cambodge, Laos et Vietnam -dont les ressortissants étaient arrivés pour l'essentiel à la fin des années 1970- a bondi de 51% entre 1999 et 2008. L'immigration d'origine asiatique est aujourd'hui principalement d'origine turque et chinoise. Le nombre de nouveaux arrivants natifs de Chine a plus que doublé depuis 1999, pour atteindre 80.000 en 2008.

 

 


Le poids de l'histoire

En 2008, 3,7 millions d'étrangers et 5,3 millions d'immigrés, selon la définition proposée par l'Insee dans son rapport ont été recensés en France. Quatre immigrés sur dix avaient déjà acquis la nationalité française.

L'étude porte également sur les descendants directs d'immigrés, ayant au moins un parent immigré. Fin 2008, parmi les plus de 18 ans résidant en France, 4,5 millions de personnes correspondent à cette définition. Parmi les enfants mineurs nés en France, 2,1 millions vivent dans une famille dont au moins un des parents est immigré. Au total, l'Insee estime donc à environ 6,7 millions de personnes le nombre de descendants directs d'immigrés nés en France, soit 11% de la population.

La part, dans l'Hexagone, des résidents nés à l'étranger est également d'environ 11%. Cela situe la France, comme d'autres grands pays européens (Allemagne ou Royaume-Uni), et les États-Unis, dans une position médiane. C'est bien moins que dans certains États comme l'Australie, le Canada, le Luxembourg ou encore la Suisse. Mais c'est beaucoup plus que dans bien des pays d'Amérique du Sud ou les géants asiatiques (Chine, Inde, Japon).

En Europe, les liens géographiques et historiques sont déterminants: la quasi-totalité des immigrés algériens, par exemple, se retrouvent en France, tandis que les Turcs ont choisi l'Allemagne. Le Royaume-Uni connaît un changement important: alors que ses habitants sont nombreux à être nés en Irlande, en Inde ou au Pakistan, on enregistre depuis 2004 des arrivées importantes de Polonais.

Entre 2004 et 2008, le flux annuel de personnes ayant migré pour s'installer dans un pays de l'Union européenne, qu'elles aient la nationalité d'un pays communautaire ou non, est d'environ 3,5 millions.

 

 

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