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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 07:30

 

Boulevard Voltaire

 

Le 9 août 2013

François
Delaître
Artisan.

 

Un maire qui menace de se suicider pour protester contre les installations sauvages de nomades sur sa commune : a priori, la nouvelle pourrait prêter à sourire, tant la réaction semble disproportionnée. Cet été, d’autres maires moins extravagants, ou peut-être simplement moins désespérés, ont manifesté leur ras-le-bol en fermant leurs mairies ou en démissionnant. D’autres encore, plus médiatisés, comme Christian Estrosi à Nice, ont joué les grandes gueules et les gros bras, mais rouler les mécaniques n’a pas plus réglé le problème des occupations illégales de terrains par les « gens du voyage ».

Depuis près de 25 ans qu’il est maire de son petit village du Cher, Paul Renaudat a eu plus d’une occasion de constater son impuissance. Entre « rave parties » et déferlements réguliers de nomades, sa commune a eu son lot d’infortune, et chaque fois la même situation conflictuelle : le maire subit sans moyens d’agir, et se retrouve en porte-à-faux entre la population du village qui lui reproche son laxisme et le tient responsable des atteintes à sa tranquillité, et ces visiteurs qui lui imposent leurs conditions de séjour, laissant parfois derrière eux dégradations et charges impayées.

Les lois successives organisant, depuis plus de vingt ans, les conditions d’accueil dans les communes de plus de 5.000 habitants n’ont manifestement pas changé grand-chose aux habitudes des nomades, qui continuent à s’installer où bon leur semble. Le coût des aires d’accueil s’avère parfois exorbitant pour la collectivité (10 millions d’euros devraient ainsi être dépensés pour 60 malheureuses places à Paris, soit plus de 160.000 euros la place), et toujours, la vache à lait sédentaire est invitée à payer sans meugler.

 

La réaction de Paul Renaudat, toute absurde qu’elle peut paraître au premier abord, révèle d’abord l’absurdité, voire l’indécence des positions défendues par les législateurs qui, ayant oublié depuis longtemps la notion d’intérêt général, s’entêtent à ne plus défendre que des intérêts très particuliers de minorités au détriment du plus grand nombre des Français. Si la question n’est évidemment pas, ici, de contraindre les nomades à la sédentarisation, peut-on s’interroger sur l’obligation qui est faite à la collectivité d’assumer le coût de leur mode de vie ?

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 07:24

 

 

Boulevard Voltaire
Joris
Karl
Journaliste.

 

Quand même un centriste tout mou commence à se révolter, c’est que le grabuge n’est pas loin ! Oui, l’heure est grave, car l’ancien ministre Jean Arthuis a osé un pied dans le Rubicon. Le diable n’est pas encore à le franchir, mais il est sur la bonne voie. Car le sénateur président du conseil général de Mayenne s’est senti obligé de signer un arrêté pour dire stop… à la venue des « mineurs étrangers isolés » dans son département. Des petits jeunes qui débarquent comme ça d’on ne sait où et qui se retrouvent en France, eldorado mondial des délinquants sans papiers. « L’histoire qu’ils nous racontent en général est celle d’un jeune subsaharien, accompagné par un adulte, abandonné à la sortie de l’aérogare, et à qui l’on conseille le département de la Mayenne », raconte, dans L’Express, Jean Arthuis, le très européiste ancien ministre.

Selon lui, « Quand il n’y a plus de place, il n’y a plus de place. Et Mme Taubira est bien placée pour le savoir, on l’a bien vu avec ce qui s’est passé à Chartres […] La situation est simple : il y a cinq ans, on avait cinq mineurs étrangers isolés en Mayenne. Aujourd’hui, nous en avons 55.»

Arthuis, qui s’y connaît (ce fut un des ministres chargés de nous faire passer à l’euro), a fait les comptes : son département doit débourser environ 150 euros par jour pour un mineur étranger isolé, et avec l’augmentation des demandes d’accueil, la charge atteint 2 millions d’euros par an pour le département qui accueille 57 mineurs étrangers isolés en plus des 700 jeunes pris en charge au titre de l’aide sociale ! Bien sûr, la Mayenne ne prend qu’une petite part de cette immigration sauvage, sans rapport avec la vague qui déferle sur le 93 (800 mineurs isolés étrangers en mai dernier). Et on ne vous parle pas de Mayotte ou de la Guyane pour ne pas gâcher votre journée…

Arthuis a donc dérapé. Et il est illico convoqué le 20 août au ministère de la Justice pour s’expliquer. « L’État ne saurait accepter » la liberté prise par la Mayenne avec ses obligations, ont mis en garde Manuel Valls et Christiane Taubira. « Le préfet a demandé le retrait de cet acte illégal. À défaut, il sera déféré devant la juridiction administrative », ont avancé les deux ministres.

Parmi les chiens de garde de l’invasion migratoire, l’association d’extrême gauche France terre d’asile a cru bon de montrer les crocs : « M. Arthuis se distingue par une prise de position à l’encontre des valeurs républicaines et humanistes qu’il revendique par ailleurs». Pierre Henry, le président de FTA, enfonce le clou : « C’est un buzz politique de la pire espèce fait sur le dos des enfants, tout en amalgames. J’interroge M. Arthuis sur la définition du mot salaud donnée par le philosophe André Comte-Sponville : « Ce n’est pas donné à tout le monde d’être un salaud : c’est celui qui fait du mal à autrui pour son bien à soi. »

Jean Arthuis, salaud de la République ou politicien soudain atteint de lucidité ?

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 21:55

 

 Rédigé par la Mission laïcité du Haut Conseil à l'intégration, il conclut à une montée du communautarisme.

L'interdiction du port du voile à l'université fera-t-il l'objet d'une loi à venir? C'est en tout cas l'une des préconisations d'un rapport rendu en avril par la Mission laïcité du Haut Conseil à l'intégration (HCI), dont Le Monde a révélé l'existence. Un rapport dont l'Observatoire de la laïcité, installé en avril par François Hollande - se substituant de fait à la Mission - se serait bien passé. «Ce rapport n'engage que la Mission laïcité qui n'a plus de fonction officielle depuis quelques mois», assène Jean-Louis Bianco, président de l'Observatoire.

Parmi les douze propositions de ce rapport dédié à «l'expression religieuse et la laïcité dans les établissements publics de l'enseignement supérieur», est effectivement suggérée l'adoption d'une loi interdisant «dans les salles de cours, lieu et situation d'enseignement et de recherche des établissements publics d'enseignement supérieur, les signes et tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse». Loi qui serait une extension du texte de 2004 en vigueur dans le second degré. À l'université, qui accueille des publics majeurs, seul le voile intégral est pour l'heure prohibé, conformément à la loi de 2010.

Des frictions à gauche

Le sujet est des plus sensibles, comme en attestent les réactions suscitées par cette fuite. Dalil Boubakeur, président du Conseil français du culte musulman, y voit une «nouvelle stigmatisation de l'islam». «Nous avons suffisamment de lois», poursuit-il. «La liberté d'expression reconnaît aux étudiants le droit d'exprimer leurs convictions religieuses à l'intérieur des universités», réagit de son côté Abdallah Zekri, le président de l'Observatoire contre l'islamophobie, qui rappelle que le Conseil d'État avait en 1996 jugé illégal un arrêté du président de l'université Lille-II interdisant l'accès de bâtiments aux jeunes femmes voilées.

 

Mais le rapport de la Mission laïcité ne se limite pas au voile. Sur la base d'auditions de professeurs et présidents d'universités, il conclut à «une montée de revendications identitaires et communautaristes». Actes de prosélytisme, récusation de la mixité tant au niveau des étudiants que des enseignants, «actions souterraines» sous couvert d'associations culturelles, contestation du contenu des enseignements, critiques des théories darwiniennes par des «courants chrétiens évangéliques ou néobaptistes», rejet des écrits de Voltaire, Pascal ou Camus… Autant d'éléments suscitant le «malaise d'un nombre croissant d'enseignants», conclut le rapport qui, selon Le Monde, serait largement basé sur des conclusions de la Conférence des présidents d'universités (CPU).

«Faux», répond Jean-Loup Salzmann, le président de la CPU qui dit avoir eu de nombreux échanges avec une mission qu'il qualifie d'«autiste». Il réfute toute idée de «montée du communautarisme ou de l'intolérance à l'université», concédant «des incidents comme partout», comme cette étudiante voilée brièvement exclue d'un cours à l'université de Nantes, en janvier dernier.

Même message du côté de Jean-Louis Bianco. «Jusqu'ici, nous n'avons pas évoqué l'éventualité d'interdiction du voile à l'université», explique le président de l'observatoire qui lors d'un rapport d'étape remis le 25 juin à François Hollande expliquait que la France n'avait «pas de problème avec sa laïcité». «La loi ne règle pas tous les problèmes», expliquait-il.

Des propos que l'ensemble des membres de l'observatoire ne partagent pas forcément, à l'instar de Patrick Kessel, ex-membre de la Mission laïcité et ancien grand maître du Grand Orient de France. «Contrairement à Jean-Louis Bianco, François Hollande avait estimé que la loi doit intervenir», avait-il réagi. Il faut dire que le sujet de la laïcité suscite des frictions au sein de la gauche, où certains n'hésitent pas à qualifier d'«islamophobes» ou de «maximalistes» les membres de feu la Mission laïcité.

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 21:26

Huit Français sur dix se disent en effet opposés au port du voile ou du foulard islamique dans les salles de cours des universités, selon un sondage Ifop pour Le Figaro*. «Une opposition comparable au niveau de ce que nous avons déjà pu observer sur cette théma­tique», commente Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion publique à l'Ifop. En octobre 2012, dans un contexte brûlant de publication des caricatures de Mahomet dans Charlie Hebdo, ils se déclaraient opposés à 89 % au port du voile dans les écoles pu­bliques. Une quasi-unanimité, saluant, de fait, la loi du 15 mars 2004 interdisant le port de signes et de tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse. Quant à leur refus de voir le voile porté dans la rue, il atteint les 63 %. «L'université se situe à mi-chemin entre l'école et la rue», observe Jérôme Fourquet.

 

Les attentes de l'opinion sont claires

La question de la nécessité de légiférer se pose également dans l'entreprise privée. Là encore, les attentes de l'opinion sont claires. En mars 2013, alors que la Cour de cassation annulait le licenciement pour port du voile d'une salariée de la crèche Baby Loup dans les Yvelines, 84 % des sondés interrogés par l'Ifop se disaient opposés au port du voile dans des lieux privés accueillant du public. Un dossier sur lequel Manuel Valls avait aussi fait entendre sa voix, plaidant dans l'Hémicycle pour une «initiative législative»,«s'il y a un vide juridique à combler». Harlem Désir, le premier secrétaire du PS, se disait alors favorable à l'extension de l'interdiction du voile dans les établissements privés assurant une mission de service public. À droite, le député UMP Éric Ciotti a présenté en juin une proposition de loi permettant aux entreprises d'inscrire dans leur règlement intérieur le principe de neutralité. Car, sur le sujet de la laïcité, la gauche, en proie à différents courants sur le sujet, semble bien désormais jouer l'apaisement.

Après la publication, en début de semaine dans Le Monde, du rapport du HCI, l'Observatoire de la laïcité, l'organisme qui lui a succédé et qui a été installé en avril par François Hollande, s'est largement tenu à l'écart de ces préconisations, par le biais de son président, le socialiste Jean-Louis Bianco. En juin dernier, il déclarait que «la loi ne règle pas tous les problèmes». Alors que la promesse de campagne de François Hollande visant à inscrire la loi de 1905 sur la séparation de l'Église et de l'État dans la Constitution semble tombée dans l'oubli, la gauche va-t-elle légiférer sur la question laïque? Rien n'est moins sûr. Pourtant, près de 70 % de ses sympathisants se disent aujourd'hui opposés au port du voile dans les salles de cours universitaires, quand ils sont respectivement 91 % et 95 % du côté des sympathisants UMP et FN

sondage-voile.jpg 

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*Sondage réalisé en ligne, les 6 et 7 août 2013.

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 23:20

La chronique de Natacha Polony

 
Le Figaro

Dieu, mais que Marianne était jolie, quand elle marchait dans les rues de Paris…» Oui, Marianne était jolie, quand elle incarnait la France dans son unité, descendante de La Liberté guidant le peuple de Delacroix. Une Marianne qui mêlait les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité qui rassemblent les Français au-delà de leurs convictions politiques avec cette féminité qui nous rappelle que l'esprit français repose sur  un commerce apaisé entre les sexes, héritage de l'amour courtois et  de la galanterie, qui fait que les femmes ont toujours eu en France une place  que les pays latins d'un côté, les pays anglo-saxons de l'autre, leur déniaient.

Marianne, aujourd'hui, a un nouveau visage qui apparaît sur les timbres que nous sommes tous amenés à utiliser.  Il est d'ailleurs affiché depuis quelques jours dans tous les bureaux de poste. C'est le visage d'une jeune femme blonde avec des fleurs dans  les cheveux.  il s'agit d'un portrait d'Inna Shevchenko, la jeune Ukrainienne  chef de file des Femen.

 

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 Mais le fait de choisir une Femen comme visage pour Marianne,  qui est censée symboliser  la République, la capacité  de la communauté nationale à décider de son destin, prouve que personne, chef de l'État en tête, n'a plus  en considération le caractère essentiel de l'unité nationale. Mettre en avant  un personnage qui clive à ce point  le pays, notamment en insultant une part de ses habitants, c'est ne pas voir que la France souffre déjà gravement de ces diverses fractures idéologiques qui se creusent et qui font s'affronter des pans entiers de la société.

Moi président, nous avait promis François Hollande, on ne dresserait plus les Français les uns  contre les autres. La Marianne  qu'il a contribué à afficher  dans tous les bureaux de poste  de France a eu cette déclaration  sur Twitter, qui résume assez bien  la haine et le mépris de certains pour ceux qui ne pensent pas comme eux,  et qui ont le mauvais goût de ne pas être du côté de la modernité triomphante: «Désormais, tous les homophobes, extrémistes et fascistes devront lécher mon cul pour envoyer  une lettre!»Étant entendu que sont homophobes, extrémistes et fascistes les Français qui ont exprimé non seulement leur opposition, mais même leur simple réticence, au mariage pour tous. Marianne n'est plus la France, parce que la France n'est plus  la France, mais un amas d'individus sans valeurs communes.

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 23:09

La chronique de Natacha Polony

Le Figaro

Une association d'automobilistes a pris d'assaut, ce jeudi,  la gare de péage  de Saint-Arnoult- en-Yvelines et bloqué entièrement la circulation pendant plusieurs heures, détruit des équipements et lancé des explosifs. Pourquoi? Parce qu'un conducteur avait été contrôlé par la police  pour excès de vitesse et avait mal pris  de se voir verbaliser. L'association parle aux micros de harcèlement, explique que le contrôle a été violent, que les policiers se sont comportés comme des cow-boys et qu'elle évacuera le péage quand les renforts venus pour ramener le calme  seront retirés car ils constituent  une provocation.

Cette histoire, bien sûr,  est une fiction. Toute ressemblance avec des faits réels ne serait pourtant pas fortuite. Parce qu'il n'y a aucune raison que ce qui nous ferait bondir  de la part d'un groupe de citoyens,  en l'occurrence des automobilistes, puisse être jugé acceptable, ou même simplement compréhensible,  quand il s'agit d'une autre catégorie  de citoyens. Mais les événements  de Trappes ont prouvé que, pour certains, cette perception à géométrie variable n'est nullement dérangeante.

Car le scénario décrit est rigoureusement celui qu'on a vu s'afficher dans les médias. Tout d'abord, un individu, une femme convertie à l'islam, enfreint la loi  en toute connaissance de cause.  Elle et son mari peuvent ensuite prétendre avoir été maltraités  par les policiers: aucune preuve  ne vient étayer leurs dires. Mais  c'est pourtant la thèse qui sera reprise en boucle par certains habitants  du quartier et de gentilles associations toujours promptes à défendre les droits des individus qui refusent la règle commune.

Pire, on entend au micro des journalistes des jeunes gens expliquer, sous couvert d'anonymat, que s'«ils veulent le retour au calme», «ils n'ont qu'à retirer les CRS qu'ils ont positionnés depuis quelques jours». Et là, on est comme pris de vertige. Les CRS  ne sont là que parce que des voyous brûlent des voitures et ont attaqué  un commissariat. Mais dans l'idée  de ces citoyens modèles, ils n'ont pas  à venir rétablir l'ordre et rappeler la loi républicaine. Ils ne sont pas chez eux.

La logique est claire, assumée: on est dans une lutte pour le territoire. Il est des lieux, en République française, où la loi n'a pas à s'appliquer, où la police n'a pas à pénétrer, parce qu'il lui sera répondu par la violence. L'attitude supposée insultante des forces  de l'ordre n'y est qu'un prétexte:  leur seule présence est en fait considérée comme une façon d'empiéter sur les prérogatives  des «propriétaires» des lieux.  Il est des territoires qui sont perdus pour la République.

De plus en plus, la libanisation  de la France et sa fracturation  en des espaces privatisés deviennent une sorte d'évidence, un principe  de raisonnement. On est dans  le donnant-donnant. Police et voyous sont sur un pied d'égalité. En même temps, la puissance publique est réclamée, rappelée à l'ordre, même, car considérée comme ne remplissant pas ses obligations. Ce qui est certes vrai. Mais ceux qui se sont approprié l'espace sont ceux-là mêmes  qui induisent aussi le processus  de dégradation des quartiers  en détériorant les halls d'immeuble,  en agressant les chauffeurs de bus  qui osent leur demander de montrer leur titre de transport ou bien  en refusant l'application d'une loi  sur le voile intégral qui incarne  les valeurs de notre contrat social.

Il est d'ailleurs intéressant  de constater que l'idée selon laquelle, «après tout, les gens ont bien le droit  de s'habiller comme ils veulent» fut défendue cette semaine par la frange libertaire de la gauche et par un quotidien s'affirmant libéral comme L'Opinion. Libéraux et libertaires  se rejoignent une fois de plus  dans le refus d'une philosophie républicaine fondée sur le partage  d'un espace par une communauté nationale. Il n'y a que des individus, avec leurs droits en bandoulière.

Sur une radio nationale,  on pouvait entendre lundi ce délicieux commentaire d'une journaliste: «Retour au calme à Trappes: la police signale seulement deux ou trois tirs  de mortier…» Bienvenue  dans la République française.  Le ministre de l'Intérieur  peut bien rappeler à des habitants  qui l'interpellent que le respect  de la loi est inconditionnel,  tant que ce principe semblera à certains chaque jour moins évident, le pays  se fracturera.

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 22:53

La chronique de Natacha Polony.

Le Figaro 

L'horreur de l'accident de Brétigny n'avait pas encore fini d'ébranler le pays que déjà se faisaient jour d'autres dimensions de cet épouvantable drame. Les questions autour de l'enquête, qui se traduisent par les titres des journaux: «Le doute» en une du Journal du dimanche. Doute terrible. Doute autour du caractère volontaire ou non de l'accident, doute autour de la possibilité pour une pièce de dix kilos de se déplacer au cœur d'un système d'aiguillage. Des questions, mais aussi des rumeurs, des interrogations, des faits et leur extrapolation.

Avant les affirmations du Point, seuls quelques entrefilets dans les journaux ont fait état du «caillassage» des premiers secours arrivés sur les lieux. Des policiers et des pompiers pris à partie par des jeunes gens qui ne pouvaient ignorer la gravité de ce qui venait de se passer. Le phénomène n'a été pourtant ni confirmé ni commenté par les autorités. Pire, une fonctionnaire de police du syndicat Alliance raconte comment des victimes de l'accident, des gens qui étaient présents sur le quai ou dans les wagons accidentés, ont été détroussées par des délinquants qui prétextaient de leur porter secours. Pourtant, pas un mot, pas un commentaire de plus, pas un rapport pour établir les faits. Certains membres de syndicats de police réclament que l'on s'intéresse aux caméras vidéo de la gare, mais rien, à part un démenti officiel non étayé.

Étrange et pour le moins malheureuse discrétion du ministère de l'Intérieur. Car si ces faits étaient avérés, ils constitueraient non pas un simple épiphénomène, un malheureux incident à évacuer au plus vite, mais la révélation d'un état de décrépitude morale qui horrifie à juste titre les Français. Alors quoi? Nous en serions revenus aux détrousseurs de morts des guerres napoléoniennes, à ces paysans miséreux qui achevaient les blessés sur les champs de bataille pour leur voler leurs maigres biens? On entend d'ici les nobles préventions des adeptes du black-out: il ne faut pas jeter d'huile sur le feu, ni «dresser les Français les uns contre les autres», ni «stigmatiser»… Le plus dangereux, une fois encore, ne serait pas les faits mais les pensées et les mots. Le plus dangereux, ce serait la réprobation morale de ceux qui respectent la loi et entendent maintenir dans leur société des mœurs civilisées.Il y a bien plus grave. Le silence des médias et l'omerta du ministère de l'Intérieur nourrissent les pires fantasmes. Partout dans le pays, dans les discussions entre simples gens, sur les forums d'Internet, des hypothèses hasardeuses se font jour. Les jeunes délinquants auraient eux-mêmes placé l'éclisse au cœur de l'aiguillage pour faire dérailler le train et dépouiller les voyageurs. Rumeur pour l'instant infondée, aberrante, et qui rebute la raison. Nous n'aurions plus affaire à des détrousseurs mais à des naufrageurs, comme sur les côtes les plus reculées, dans des temps frustes et obscurs. À la négation même de la civilisation, qui repose sur l'empathie et le respect de la vie humaine.

Qu'un nombre croissant de gens puissent croire en ce retour des naufrageurs nous en dit beaucoup sur l'image qu'ils ont de la société française. Ces gens ont en mémoire les récents épisodes d'attaque de trains, cette ambiance de western qui ravage le lien social. Ils ont en tête le sentiment d'impunité de leurs auteurs. Et leur impunité réelle, puisque les peines prononcées leur ont semblé bien légères pour des faits à ce point symboliques. Les Français furent si frappés par ces événements qu'ils considèrent à présent que tout est possible, qu'ils vivent dans un pays où certains sont sans foi ni loi. Ces rumeurs ne sont pas le fait de gens craintifs ou haineux. Elles traduisent la colère, le dégoût et la défiance.

Mais Manuel Valls préfère, au lendemain des événements, expliquer qu'il n'a «pas le sentiment qu'il s'agisse d'un acte de malveillance». Étonnante formulation. Demande-t-on au ministre de l'Intérieur d'avoir des «sentiments»? Même ses intimes convictions ne nous intéressent pas. Ce que le ministre de l'Intérieur doit aux Français, c'est la vérité des faits, dans son horreur et dans sa crudité. C'est une enquête précise, et un récit exact des événements. Seul le silence et la dissimulation attisent les haines.

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 11:29

 

COMMUNIQUE DE PRESSEde Jacques MYARDDéputé UMP
Président du Cercle Nation et République


 

Le 6 AOÛT 2013


 
En demandant l'interdiction des signes religieux à l'université , le Haut Conseil à l'intégration a la lucidité et le courage de dénoncer des dérives qui menacent la cohésion et la paix universitaire fondements mêmes de l'excellence des études supérieures .

Il est en effet évident que le port du voile islamique suivi du refus de la mixité , justement pointés par les présidents d'université , constituent une démarche communautaire qui ne s'arrêtera pas à ces signes visibles et se poursuivra pour imposer des règles religieuses dans l'espace public contraires à la laïcité et à l'unité de la République .

De deux choses l'une :
-soit on met fermement un terme à ces dérives communautaristes , véritable poison de la société ,
-soit par laxisme et lacheté on joue un prétendu apaisement et demain on fera face à des actions de prosélytisme bien plus conséquentes qui conduiront à de serieux affrontements voire à la guerre civile !

L'heure n'est pas à rendre" la laicité aimable " comme l'affirment certains députés du PS en affirmant que la loi sur l'interdiction du voile intégral est inapplicable , SIC ! Elle n'est inapplicable que pour ceux qui ne veulent pas voir la réalité en face et fuient leurs responsabilités tel Ponce Pilate !

A ce titre les premières réactions de l'Observatoire sur la laïcité laissent perplexes et la politique du " pas de vagues " que certains de ses membres semblent vouloir adopter n'est pas de nature à conforter la nécessaire fermeté pour maintenir la cohésion nationale et le vouloir vivre ensemble !

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 08:37

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Le clientélisme, marque de fabrique du hollandisme en détresse, incite le chef de l’Etat à soutenir le communautarisme et, au prétexte de chercher l’ "apaisement", à multiplier les signes de soumission à l’islam politique. Une analyse (Ifop) du vote des Français musulmans fait ressortir que 86% d’entre eux ont donné leur voix à François Hollande au second tour de la présidentielle de 2012, contre 14% à Nicolas Sarkozy. Cette stratégie électoralement payante avait été élaborée par le groupe de réflexion socialiste Terra Nova, qui avait recommandé à la gauche d’abandonner le traditionnel électorat populaire au profit de la "nouvelle France", née de l’immigration extra-européenne. Quand, dans Le Figaro du 25 juillet, Jean-Louis Harrouel écrit : "Electoralement parlant, François Hollande est avant tout le président des musulmans. Ils se considèrent comme ses créanciers et attendaient de lui des mesures en faveur de l’islam qu’ils estiment ne pas être venues", l’universitaire met en garde, avec raison, contre la tentation de satisfaire toujours plus un électorat toujours plus insatisfait. C’est ainsi que le gouvernement s’apprête à lancer, vendredi, un nouveau programme d’aides en direction des "quartiers", tout en assurant (mollement il est vrai) que ces dépenses supplémentaires ne répondent pas aux récentes émeutes communautaristes de Trappes, nées de la verbalisation d’une femme en burqa. Mercredi, Hollande s’est rendu à Clichy-sous-Bois pour faire passer "un message de confiance" aux banlieues. En réalité, ce qui se met en place dans la torpeur de l’été est la capitulation de l’Etat socialiste devant un électorat encouragé à surenchérir dans ses revendications et dans sa posture victimaire. Les "mesures anti-discrimination" réservées aux cités ne bénéficieront ni à l’Ariège, ni à la Creuse, ni au Cantal, les départements classés parmi les plus pauvres de France. Hollande a fait le choix politique d’un favoritisme religieux et culturel qui viole l’unité nationale et qui est, de ce fait, dangereux.


Les contestations qui s’annoncent à la rentrée contre les filiations médicalisées ou la théorie du genre passent à côté de l’essentiel : le prix exorbitant qui va devoir être payé par la nation pour acheter la paix civile des cités en guerre contre la république. Cinquante milliards d’euros ont déjà été déversés par la droite et la gauche sur les banlieues "sensibles".Or les demandes sont multiples, dans la presse cet été, pour inciter l’Etat à investir toujours davantage dans les emplois subventionnés et la rénovation urbaine. Mardi, dans Libération, Naïm Charai, présidente de l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances, soutient par exemple : "Les quartiers ont besoin d’une aide extraordinaire (…) Nous devons investir massivement dans les quartiers". Mais se dessine, plus gravement, un renoncement de la république "apaisante" à s’imposer dans son autorité face aux provocations de l’islam radical, qui teste la résistance de l’Etat. Le malaise est palpable chez les socialistes confrontés à la loi contre la burqa, qu’ils furent nombreux à ne pas voter, à commencer par Hollande. Même Manuel Valls, apparemment le plus déterminé face à l’islamisme, concède que les contrôles policiers doivent se dérouler "avec discernement". Quant aux principes de l’assimilation et de l’intégration, qui ont structuré l’unité de la nation française, ils tendent à laisser place au nouveau concept de "l’inclusion", qui permet à la "nouvelle France", soutenue par le PS à la ramasse, de revendiquer sa propre identité, dans l’indifférence de celle du pays hôte ; ce qui s’appelle jouer avec le feu.

 

 


Des faits qui confortent l'inquiètude d'Ivan Rioufol 

 

 

 

 

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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 08:04
Dimanche 4 août 2013

 

Renaud
Camus
Ecrivain.
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Dimanche 4 août 2013, onze heures du matin. Je dois sous-estimer mon influence planétaire car, à peine avais-je un peu joué ici même, avant-avant-hier,  avec l’idée d’un divorce une bonne fois prononcé, entre le bloc arabo-musulman, ou disons globalement l’islam, d’une part, le reste du monde d’autre part, voilà que les États-Unis, hier, décident la fermeture de toutes leurs ambassades dans les pays du monde arabe — après quoi la France, la Grande-Bretagne, l’Europe et d’autres pays occidentaux prennent des mesures du même genre, sur un mode plus hésitant et moins spectaculaire, comme d’habitude.

Ah ah, donc on lit “Boulevard Voltaire” à la Maison-Blanche et au Département d’État, qui aurait pu en douter un instant ? Barack Obama et John Kerry s’offrent un petit Gabrielle Cluzel ou un Nicolas Gauthier de derrière les fagots au petit déjeuner et, quand il leur reste un donut à tremper dans leur café au lait, ils descendent jusqu’à moi. Ou bien ils sont abonnés à mon journal, je n’avais rien remarqué. Déjà je me fais traiter tous les jours de mégalomane, d’autolâtre et de surdimensionné de l’égo, que va-ce être après semblable révélation…

Mais sérieusement, elle a quelque chose de rafraîchissant, cette mesure. Fermer les ambassades, rompre les ponts, prendre ses cliques et ses claques, c’est ouvrir les fenêtres. Oh là là, un peu d’air ! La France devrait fermer ses représentations diplomatiques à Trappes, à Creil, à Alger, à Brétigny-sur-Orge, à France Culture, à Vaulx-en-Velin, à Roubaix-Tourcoing ! Halal, piscines, niqab, Mohammed Merah, rupture du jeûne, al-Qaïda, place Taksim, place Tahrir, Tariq Ramadan, frères musulmans, grands frères, petits frères, le Mirail, Sissi face à son destin, espoirs issus de la diversité, djihad, souteneurs de murs, vitrines brisées, attaques de train, jeunes talents, mosquées, boulons, pompiers, grandes mosquées, caillassages, Hamas, Hezbollah, ascenseurs en panne, formes inédites de la criminalité, on n’en peut plus ! Vingt-quatre heures sur vingt-quatre de cette musique-là, c’est trop. J’aimais beaucoup l’islam quand j’en entendais parler deux fois par semaine et y pensais trois fois par mois, mais là…

J’exagère, il n’est pas toujours question de l’islam : quelquefois c’est du monde arabe — je sais bien que ce n’est pas du tout la même chose, il ne faut surtout pas confondre. C’est comme islam et islamisme : rien à voir. D’ailleurs il y a autant d’islams que d’ambassades américaines fermées, que de nuits du ramadan, que de voitures brûlées, que de façons de voir les choses. De quel islam voulez-vous parler ? Il est capital de ne pas généraliser. L’essentiel est de ne pas céder à l’amalgame, de ne pas blesser la sensibilité des sensibles, de ne pas donner à nos compatriotes musulmans l’impression qu’il n’y a rien pour nous en dehors du jambon (et encore, je me demande si nous n’allons pas, par délicatesse, lâcher le jambon, déjà mal vu dans les transports en commun et dangereux dans les lieux publics).

L’ennui est qu’on a de plus en plus l’impression qu’il n’y rien pour le monde en dehors de l’islam : rien pour l’actualité, rien pour l’histoire, rien même pour les horribles “variétés”, dernièrement. Je veux bien être traité d’obsédé — au point où j’en suis… — mais avouez que vous y mettez du vôtre : on jurerait qu’il n’y a de guerre sur la terre où cette religion (ou cette civilisation, on a du mal à opérer le départ entre ceci et cela) ne soit partie d’un côté ou de l’autre, et quelquefois les deux ; que le ministre de l’Intérieur et des Cultes n’est plus ministre que des affaires “communautaires” (diciamo) ; qu’il n’y a plus de faits-divers que les aventures de la diversité ; que terrorisme et religion de paix et d’amour sont des expressions aussi interchangeables en monnaie médiatique que jeunes et délinquants multirécivistes, quartiers populaires et territoires perdus de la République. Et toutes ces informations qui paraissent n’avoir plus, tendanciellement, qu’un seul sujet, l’islam, ses heurs et malheurs, ses conquêtes, ses menaces, son difficile aggiornamento,  sont déversées sur nous du soir au matin par des journalistes qui une fois sur deux mettent un point d’honneur, et pour cause, à prononcer les noms et les mots arabes comme s’il s’agissait déjà de l’idiome national : cette appréciable dextérité produisant toujours, au milieu de phrases encore françaises, l’effet de curieuses expectorations.

Pitié, Sensibles de tous les pays ! Aidez-nous à ne plus penser à vous !  Allez votre chemin et laissez-nous aller le nôtre. Redevenons bons amis, cessons de nous fréquenter. Je n’ai pas envie de devenir raciste, moi ! Avec la réputation qu’on me fait déjà, il ne manquerait plus que ça.

*

Nous avons un hôte qui dort dix-huit heures par jour. On ne l’aperçoit qu’aux repas, et encore, pas toujours. Je sais bien que nous sommes ennuyeux comme la pluie et qu’à côté de Plieux-les-Bains Châtel-Guyon c’est Ibiza, pour l’animation, mais tout de même, à partir de quand faut-il commencer à s’inquiéter ?

Il est vrai qu’on ne me voit pas trop non plus. Cependant la patrie peut être rassurée — je ne dors pas.

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Published by voxpop - dans La France en résistance

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J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

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