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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 07:46

Bd Voltaire

 

Le 20 octobre 2013

Marie
Delarue
Ecrivain, musicienne, plasticienne.

 

Imaginons ce que sera demain, quand vous lirez Boulevard Voltaire, à l’heure où Leonarda et sa famille seront de retour d’un Kosovo où ils n’avaient jamais mis les pieds. Parce qu’on va nous les ramener, c’est sûr.

7 h 15 – La presse se bouscule, on se bat presque à coups de téléobjectifs pour entrevoir le Falcon 900 qui vient de se poser.
7 h 20 – L’avion s’immobilise, on approche l’échelle.
7 h 23 – Enfin la porte s’ouvre. Leonarda apparaît en contre-jour tandis que le soleil des droits de l’homme monte à l’horizon au-dessus des banlieues.
7 h 24 – Apercevant la jeune fille, le Premier ministre remet en place sa mèche qui volette au vent frais du matin.
7 h 27 – La famille Dibrani pose enfin le pied sur le sol français, cette terre tant aimée.
7 h 28 – Les yeux encore gonflés de sommeil, Valérie Trierweiler, juste rentrée d’Afrique du Sud, s’avance un bouquet à la main.
7 h 29 – Le Premier ministre, la larme à l’œil et des trémolos dans la voix, redit alors au monde ébahi les valeurs de la gauche qui sont aussi celles de la France : accueil pour tous et tolérance à tous les étages.
7 h 30 – Valérie embrasse l’adolescente qu’on a épilée et maquillée dans l’avion.
7 h 31 – Un comité de lycéens conduit par la FIDL entonne « C’est la lutteu finââââleu, groupons nous et demain, l’Internationaaaaaleu sera le genre humain ».
7 h 38 – La famille Dibrani se dirige avec le Premier ministre et la compagne du Président vers les salons privés du Bourget où va leur être servi un copieux petit déjeuner à la française.
7 h 43 – Les lycéens, qui ont pris place dans un autocar mis à leur disposition par Harlem Désir, premier secrétaire du Parti socialiste, retournent vers la capitale et les barricades qu’ils ont dressées à l’entrée des lycées.
8 h 00 – Leonarda prend place sur un canapé moelleux et s’adresse à la presse internationale convoquée pour l’occasion.
8 h 37 – Leonarda et les siens s’engouffrent enfin dans la limousine du ministère de l’Intérieur qui va les conduire à l’hôtel Le Meurice où ils pourront prendre un repos bien mérité.
13 h 00 – Leonarda, relookée par Cristina Cordula, est l’invitée de Jean-Pierre Pernaut sur le plateau de TF1.
13 h 12 – La jeune fille ayant fait part de son désir de devenir avocat, Me Berton lui offre en direct ses services et lui promet un stage dans son cabinet.

Si ça ne se passe pas exactement comme cela, ce sera presque cela.

En effet, dès jeudi, Harlem Désir annonçait connaître les résultats de l’enquête sur la « rafle » de Leonarda dont les résultats devaient être rendus vendredi soir au gouvernement. Aurait-il bénéficié des fuites du ministère ? Plus rapide encore, le gouvernement a déjà annoncé une réforme des directives : on va « sanctuariser l’école ». Et tant pis si les Dibrani ne sont pas kosovars mais italiens, tant pis s’ils n’ont jamais été menacés par quiconque et si le père est un parasite qui tabasse sa femme et ses enfants. Tant pis aussi si les deux tiers des Français sont contre leur retour…

Comme disait autrefois un visionnaire dont j’ai oublié le nom : « La France vote des lois au nom des grands principes qu’elle refuse d’appliquer au nom des grands sentiments. » Et la France en crèvera.

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 23:19

 

COMMUNIQUE DE PRESSE
de Jacques MYARD
Député de la Nation
Maire de Maisons-Laffitte
Président du Cercle Nation et République


 

Le 19 OCTOBRE 2013


A/S : L'AFFAIRE LÉONARDA : UNE DOUBLE FAUTE !

L'annonce faite par le Président de la Répubblique de permettre à la jeune Léonarda de pouvoir revenir en France si elle le souhaite , mais seule est proprement incroyable !

C'est une double faute !

En premier lieu F.Hollande propose rien que moins aux parents de cette adolescente de l'abandonner , voilà une étrange conception de la famille . C'est l'humanisme à la sauce socialiste !

Mais il est possible qu'il s'agisse d'une décision en deux temps , d'un jeu de billard : devant le refus de l'adolescente de revenir seule , il faudra se rendre à l'évidence et alors autoriser le retour de toute la famille ou de la mère et de la fille .

Et là est la deuxième faute , plus grave encore . La France donne un message catastrophique au monde et à tous les candidats à l'immigration illégale , c'est un encouragement , un appel à entrer librement en France .

" Oyez Oyez futurs clandestins , soyez sans craintes mettez vos enfants à l'école et vous serez assurés de rester en France ! "

C'est là l'irresponsabilté gouvernementale incarnée et totale , c'est une politique de gribouille .

Gouverner F. Hollande c'est avant toute chose le courage d'appliquer les lois et d' assumer les décisions prises en application , à défaut c'est la chienlit !

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 23:06
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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 22:56
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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 09:12

Bd Voltaire

 

Le 19 octobre 2013

Gabrielle
Cluzel
Ecrivain, journaliste.
.

 

Le Conseil constitutionnel a dit non. Non à l’objection de conscience des maires pour la loi dite du mariage pour tous. Une fois de plus, les mendiants de la démocratie que sont les opposants au mariage gay, ceux qui depuis des mois viennent poliment frapper de porte en porte, d’instance en instance, se sont fait jeter comme des malpropres. Passez votre chemin, on ne vous fera pas seulement l’aumône d’une miette.

On ne lâche rien, scandaient l’an passé les manifestants. Mais c’est en fait le camp d’en face qui ne lâche rien, comme un chien enragé auquel il ne suffit pas d’avoir tué sa proie, mais qui veut encore la mettre en pièces. On vous a mis à terre, on vous a piétiné ? Allez hop, prenez encore ce coup de taloche.

Car enfin, quelle importance, pour ceux qui ont eu gain de cause, d’être marié par Pierre, Paul ou Jacques ? Quelle sorte de plaisir – sauf un plaisir sadique — vont-ils tirer à échanger leurs consentements devant un maire réfractaire, portant gueule d’enterrement et flingue virtuel sur la tempe ? À moins que la circulaire Valls ne précise également l’obligation de faire risette aux mariés et ne sanctionne les poignées de main point assez chaleureuses ?

Car enfin, pourquoi ne pas jouer in fine au grand seigneur, donner à tout cela un vague vernis démocratique, comme un cache-sexe pour un an de combat déloyal ? « Tenez mon brave, voici votre objection de conscience, prenez-la donc sous le bras et déguerpissez… »

Car enfin, au lendemain du tweet emphatique de Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, opposant la loi aux valeurs avec lesquelles on ne saurait transiger sans perdre son âme, comment oser sérieusement opposer une telle fin de non-recevoir ?

Mais quelle sorte de sagesse anime donc les Sages du Conseil constitutionnel ? La sagesse de donner des gages, pour garder son séant bien au chaud, sans doute. Avec, dans la tête, cette sage recommandation de Roselyne Bachelot à Nathalie Kosciusko-Morizet : « Être gay-friendly, ce n’est pas une condition suffisante, mais c’est une condition nécessaire. » 1

La sagesse de ne pas ouvrir la moindre issue de secours dans un dispositif soigneusement étanche. Imaginez qu’ils se bousculent pour s’engouffrer ? Que l’objection de conscience ne soit pas la tocade de quelques maires excités, comme on tend à nous le faire croire, mais tourne à la pandémie ? Oui, que l’on ait détecté « un risque » en haut lieu est plus que probable. Et explique l’inexplicable.

Alors les mendiants, humbles et infatigables, plus à un camouflet près, vont reprendre leur bâton de pèlerin. Demander à rencontrer François Hollande, et poser un recours auprès de la Cour européenne des droits de l’homme. S’il reste un gisement de démocratie quelque part, ils se font fort de le débusquer.

 

 Les autres ne lâchent rien, mais eux ne lâcheront pas tout,

on peut en être certain.

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 09:01

Bd Voltaire

 

Le 18 octobre 2013

Dominique
Jamet
Journaliste et écrivain.
Il a présidé la Bibliothèque de France et a publié plus d'une vingtaine de romans et d'essais.

 

Ardente, courageuse, généreuse, spontanée, prompte à se lever contre l’injustice… Et nous qui, parfois, désespérions de la jeunesse de France ! Qu’on lui donne une grande cause à défendre et, comme aux jours les plus glorieux de notre histoire, comme en juillet 1830, comme en novembre 1940, comme en mai 1968, la voilà qui n’hésite pas à sécher les cours pour sécher les pleurs de Leonarda, la voilà qui bloque l’entrée des lycées et des collèges au nez et à la barbe des proviseurs, la voilà qui descend dans la rue, la voilà qui marche de la Nation à la Bastille, qui condamne les expulsions, qui dénonce l’oppression, qui brave la répression, qui demande la démission d’un ministre, qui proclame que « nous sommes tous des Khatchik et des Leonarda », qui exige que la France accueille sans plus tarder toute la misère du monde (ce qui ne signifie pas que chaque lycéen et chaque lycéenne soient prêts à partager leur chambre, leur salle de bains et leurs céréales du matin avec une famille arménienne ou une famille kosovare, ni même qu’ils renoncent à leurs vacances de la Toussaint pour maintenir la pression sur le gouvernement).

Leur générosité fût-elle plus théorique qu’effective et plus émotionnelle que réfléchie, il serait malvenu de railler ou de blâmer l’élan du cœur qui pousse des adolescents à se solidariser avec leurs camarades expulsés. Mais, sauf à céder aux facilités de la démagogie, on se doit de leur dire que cette générosité est dévoyée. Ce n’est pas parce qu’il était étranger, ce n’est pas parce qu’il était arménien, ce n’est pas parce que la France et M. Valls seraient racistes, xénophobes ou égoïstes, que le jeune Khatchik a été reconduit manu militari dans son pays d’origine, mais pour vol à l’étalage, qui n’est pas la meilleure façon de se faire admettre dans le pays qui vous donne l’hospitalité. Quant à la pauvre Leonarda, ce n’est pas à la République de lui rendre des comptes mais plutôt au père violent, voleur, menteur et imposteur qui est cause de son malheur.

Générosité dévoyée, donc, mais aussi générosité manipulée. Le Front de gauche, le NPA, Lutte ouvrière, tous les groupuscules d’extrême gauche et la gauche du PS se sont naturellement abattus comme des rapaces sur deux faits divers qu’ils ont racontés et travestis à leur manière dans l’intention de mieux les récupérer. Mais c’est surtout, comme on pouvait s’y attendre, la FIDL, l’UNL, SOS Racisme, l’UNEF, qui ont sauté sur l’occasion. Le passage par ces organisations est depuis des années, quasi institutionnellement, la première étape et le point de départ du cursus honorum des dirigeants socialistes de ce pays, et ce n’est pas Jean-Christophe Cambadélis, David Assouline, Harlem Désir ou Delphine Batho qui me démentiront. Les agitateurs d’aujourd’hui sont les cadres de demain, et nous pouvons dès aujourd’hui inscrire dans nos tablettes le nom d’Ivan Dementhon, ce jeune leader lycéen qui a promis que les manifestations reprendraient à la rentrée. Le malheur des uns est le tremplin des autres.

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 08:06

Bd Voltaire

 

Le 18 octobre 2013

Gabrielle
Cluzel
Ecrivain, journaliste.
Son blog.

Leonarda. Avec Fiona, le prénom féminin qui fait la une des médias. Et à écouter certains, on croirait que Valls et ses sbires sont allés l’enterrer, elle aussi, quelque part au fond de la forêt après l’avoir passée à tabac. Mais non, Leonarda va bien, elle répond même obligeamment aux questions, entourée de ses parents et de ses frères et sœurs, là-bas, dans son pays. Son pays, le Kosovo, pour lequel, rappelons-le, le contribuable et le militaire français ont payé ces dernières années un large tribut pour que ses habitants puissent y vivre en paix.

Quel est le problème, au fond ? Son mode d’expulsion, qui serait « infâme », « indigne », digne d’une « rafle » ? Mais que s’imagine-t-on ? Que ce genre d’opération se fait habituellement dans la joie et la bonne humeur ? Que les clandestins qui, par définition, n’ont aucune envie de repartir et qui ont déjà montré que, pour cela, ils étaient prêts à contrevenir à la loi, honorent bien volontiers les rendez-vous à l’aéroport que leur a fixé ce sympathique tour operator qu’est la police française ?

La vérité, comme l’a reconnu Najat Belkacem elle-même, sur RTL, est que dans chacune de ces histoires il y a souffrance. Évidemment, puisque l’intéressée voulait rester. Du reste, après le cas Leonarda, commence déjà à poindre le cas Khatchik Khachatryan, pour lequel il y a déjà des manifestations devant le rectorat parisien, des lycées bloqués, et Daniel Vaillant qui en appelle à Manuel Valls. Cet Arménien de 19 ans est arrivé avec sa famille en 2011 et a été scolarisé dans un lycée professionnel du XVIIIe arrondissement. Identifié comme « sans-papier » lors d’une arrestation pour un vol commis aux Halles, il a été expulsé samedi.

Faut-il, lui aussi, le faire revenir, comme on le suggère, pour Leonarda, dans les rangs écolos et au gouvernement ? Mais, dans ce cas, dans un esprit de justice élémentaire, affrétons donc des paquebots, des avions, des ferries, et instituons donc « le retour pour tous ». Tous ceux que nous avons honteusement, rudement, maladroitement expulsés ces dernières années. Et tant que nous y sommes, pour économiser gas-oil et allers-retours fatigants, supprimons la notion même d’immigré clandestin : vive les « Papiers pour tous » ! Que l’accession à la nationalité française devienne celle d’un quai de métro un jour de grève des contrôleurs. Pour qu’il n’y ait plus jamais de Leonarda ni de Khatchik.

Évidemment, il y a la loi. Mais la loi, il paraît qu’on s’en bat l’œil. Ce n’est pas moi qui le dis mais le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone. « Il y a la loi. Mais il y a aussi des valeurs avec lesquelles la gauche ne saurait transiger. Sous peine de perdre son âme. » L’objection de conscience, quoi. Celle que l’on refuse obstinément aux maires, parce que, pas touche, ôtez de là vos sales pattes, c’est un joujou exclusivement de gauche. Un joujou chargé, en plus, avec des vraies balles… Pour la roulette russe. Parce que le coup des valeurs plus fortes que la loi risque de ne pas tomber dans l’oreille d’un sourd. Et pour certain segment spécialement chouchouté de l’électorat socialiste, de faire jurisprudence. Les valeurs de l’islam, par exemple ?

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 07:59

Bd Voltaire

 

Le 18 octobre 2013

Fabrice
Le Quintrec
Journaliste
Journaliste à Radio France, spécialiste en revue de presse, ancien attaché culturel au Japon.

La voix et la frimousse de Leonarda nous sont devenues familières ces dernières heures, grâce aux multiples interviews qu’elles a accordées à des médias bien disposés à son égard. Il y a de fortes chances qu’on la retrouve bientôt en famille sur le sol français. Au plus haut niveau de l’État, on a déjà amorcé une marche arrière : une enquête administrative est en cours, et s’il y a eu faute, a prévenu Jean-Marc Ayrault, la situation de la famille Dibrani sera « réexaminée en fonction de notre droit, de nos principes et de nos valeurs ». Si ce dénouement favorable se confirme pour elle, Leonarda aura raté une sortie scolaire mais gagné en notoriété ; son cas constituera une manière de jurisprudence.

Avec persévérance, un certain savoir-faire et sans doute quelques soutiens (qui se sont nettement amplifiés au cours des dernières heures), ces ressortissants rom du Kosovo se sont arrangés pour « durer » le plus longtemps possible sur le territoire national ; c’est ce qu’on appelle en football « jouer la montre » pour tenir un résultat. Tous les recours ayant été épuisés, un arrêté de reconduite à la frontière a été mis en œuvre. Peut-être des maladresses techniques ou psychologiques ont-elles été commises et, dans ce cas, le préfet du Doubs servira sans doute de fusible.

On peut comprendre que les camarades de Leonarda se mobilisent en sa faveur, mais la France est quand même un pays bizarre : voilà des gens entrés illégalement sur le territoire national, en provenance d’un pays censé être une démocratie puisque plusieurs pays occidentaux ont fait, au printemps 1999, la guerre à l’ex-Yougoslavie de Milošević pour imposer l’existence d’un État indépendant kosovar contrôlé par les combattants de l’UÇK (il y aurait beaucoup à dire à leur sujet, mais là n’est pas mon propos) ; ce statut de clandestins ou de contrevenants confère, apparemment, des droits en matière de scolarisation et aussi de couverture médicale, il permet des recours et des manœuvres dilatoires. Et à partir du moment où un enfant « sans papiers » est scolarisé, il deviendrait, dans les faits, inexpulsable, ainsi que ses parents, frères et sœurs ! C’est une spécificité française. Allez expliquer ça à des Américains, Japonais ou Brésiliens, ils ouvriraient des yeux tout ronds.

Aux dernières nouvelles, le père de Leonarda aurait aussi ajouté, pour faire bonne mesure, quelques mensonges dans son dossier administratif afin de mieux abuser les autorités françaises. On ignore, pour l’instant, si cela lui vaudra un surcroît d’indulgence…

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 19:13
 

Cinq cents personnes se sont réunies le 16 octobre, à Bordeaux, pour assister au lancement d’un « Grenelle » visant à construire un projet alternatif au prochain projet de loi sur la famille.

 

 

17/10/13 - Mis à jour le 17/10/13 - 16 H 13

 

 « Nous allons faire ce que le gouvernement nous refuse depuis un an : un grand débat citoyen sur la famille ». Dans une ambiance digne d’un meeting politique, pendant deux heures, les différents porte-parole de « La Manif pour tous » (LMPT) ont justifié le lancement de leur « Grenelle de la famille » auprès de 500 personnes à l’Athénée municipal de Bordeaux, où il ne restait plus une seule place assise. 

Au cœur des inquiétudes, la loi Taubira sur le mariage pour tous, l’abaissement du quotient familial, mais aussi le prochain texte préparé par le ministère de la famille. Pour la présidente du mouvement, Ludovine de la Rochère, il est urgent d’agir pour défendre le modèle de plus en plus fragilisé d’une famille « classique » – un papa, une maman et des enfants –, car « c’est le lieu d’éducation, de solidarité et d’avenir ». 

Six thèmes à explorer

Ce Grenelle s’organise autour de six thèmes qui seront développés dans six grandes villes : le couple à Lyon, la filiation à Nantes, l’éducation à Lille, la lutte contre la paupérisation des familles à Paris, la solidarité intergénérationnelle à Marseille et la qualité de vie à Bordeaux. Des forums publics vont avoir lieu jusqu’à la fin décembre afin d’aboutir à la publication d’une première partie d’une proposition de loi « alternative » – les principes fondateurs – à la mi-janvier, en attendant le second volet – les mesures – en février. 

Dans chaque ville, des groupes de quarante personnes – vingt experts (représentants des associations, syndicats, professions libérales, voire parlementaires…) et vingt sympathisants – vont être constitués. 

Un site Internet va également être ouvert dans les prochains jours pour permettre à tout Français d’apporter sa contribution. Organisé, structuré dans les moindres détails, le mouvement veut montrer qu’il est dans une phase « d’opposition constructive » pour fédérer au maximum.

Peser sur les municipales

Les objectifs sont clairs : non seulement élaborer un texte pour faire contrepoint aux projets gouvernementaux, mais aussi peser sur les municipales en amenant les candidats à se positionner sur des sujets clés comme la PMA (procréation médicalement assistée) et la GPA (gestation pour autrui). Mercredi 16 octobre, plusieurs élus locaux étaient déjà là, comme Hugues Martin – qui va s’engager dans un groupe d’experts – adjoint au maire de Bordeaux, présent à « titre personnel » ou le secrétaire départemental du FN.

Des sympathisants impliqués

L’idée de ces groupes de travail séduit aussi des sympathisants désireux d’être utiles. « C’est très concret. Je vais y participer », confie Côme, 21 ans, étudiant en école de commerce. « C’est pratique, on peut contribuer depuis chez soi sur Internet », loue Katel, 22 ans, étudiante. Les sympathisants sont particulièrement déterminés, à l’image de Béatrice, 70 ans. « Je me battrai jusqu’au bout pour ne pas laisser une société délabrée par la théorie du genre à mes quatorze petits enfants », explique cette fervente catholique. « Nous sommes le plus grand mouvement populaire depuis mai 68 », a lancé à la salle Camel Bechikh, l’un des porte-parole de LMPT. « Nous sommes les gardiens d’un patrimoine. Soit nous nous engageons, soit nous sommes complices ». 

 

NICOLAS CESAR (à Bordeaux)
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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 07:57

 Bd Voltaire

 

Le 17 octobre 2013

Nicolas
Gauthier
Journaliste, écrivain.
Nicolas Gauthier est auteur avec Philippe Randa des Acteurs de la comédie politique. .

 

Presque chaque jour que Dieu fait, un paysan se donne la mort. Il se pend dans sa grange ou se tire un coup de fusil en pleine tête. Acculé à la ruine, étranglé par les banques, également en proie à la détresse sexuelle, au désert sentimental – quelle fille sensée pour épouser un crève-la-faim ? –, le paysan français paupérisé, de plus en plus déclassé, maintenant se suicide ; c’est la profession la plus touchée par ce fléau, loin devant les professeurs et les policiers. Mais il le fait discrètement, sans faire de bruit. Comme s’il dérangeait.

Comme si cela ne suffisait pas, voilà qu’il est désormais la proie privilégiée des bandits de grand chemin. On lui siphonne ses tracteurs. Quand on ne les lui vole pas. On lui pique ses récoltes. On lui égorge ses bêtes. On lui vole son matériel. On lui dit aussi qu’il serait malvenu qu’il en vienne à se défendre.

Le phénomène est devenu si massif que même Le Figaro s’en rend compte ; c’est dire… Paroles de victimes : « Nous sommes face à une banalisation de ces vols, qui restent impunis. Dans le meilleur des cas, quand les voleurs sont arrêtés, ils sont relâchés le lendemain avec des risques de représailles, notamment de la communauté des gens du voyage. De plus en plus d’agriculteurs exaspérés parlent de se faire justice eux-mêmes. On n’entendait pas cela avant. »

Il est un fait que les chiffres sont éloquents : plus de 7.800 vols recensés par les gendarmes depuis le début de l’année. Et de braves gens qui, trimant dur, n’en peuvent plus. Alors, bien sûr, les képis tentent de multiplier les rondes de nuit, d’appeler les uns et les autres à se mobiliser sur Internet par SMS interposés. Mais, comment dire, ce bidule bidouillé à la va-vite a tout du sparadrap sur une jambe de bois. Entre un voyage aux Antilles et un raout marseillais, Manuel Valls devrait bientôt s’en aller visiter quelques fermes, emprunter ainsi les traces de son prédécesseur, Nicolas Sarkozy et son fameux Sarko-show itinérant.

En attendant, nos paysans disparaissent peu à peu du paysage. Hormis la FNSEA, ils ne pèsent rien en termes de lobbying politique. N’ont que peu de réseaux médiatiques. Et leur poids électoral n’est plus que peau de chagrin.

Rien d’étonnant alors, à ce que Le Figaro de ce mercredi 16 octobre pointe du doigt le rejet du monde rural vis-à-vis du pouvoir en place. François Hollande hué en pleine visite officielle, aux cris de « Démission ! » ou de « Le Pen ! ». En effet, nous y voilà… Des résultats frontistes qui, d’élection en élection, de partielle en partielle, doublent ou triplent. Pas forcément par engouement lepéniste, mais parce que, pour ceux qui se sentent dépossédés de tout, il faut bien se raccrocher à quelque chose…

Et puis, on oublie trop souvent ceci : ces gueux que l’on méprise sont aussi ceux qui nous nourrissent. Ceux qu’on implorait jadis, du temps de l’Occupation, quand une bourgeoise de la haute aurait bazardé ce qui lui restait de vertu contre six œufs et un saucisson.

D’ici là, faute de voir les pouvoirs publics venir à la rescousse de cette noble profession, il ne faudra pas non plus s’étonner que certains de ces gens de peu, mais gens de bien, nous la jouent façon Jean Gabin dans La Horse. Le fusil est un bon argument et l’avantage des cochons, c’est que cela bouffe de tout. Jusqu’au dernier os.

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J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.

J'ai plus envie de relativiser. >>>>