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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 08:06

 

 

Le 16 octobre 2013

Bd Voltaire
Nicolas
Gauthier
Journaliste, écrivain.
Nicolas Gauthier est auteur avec Philippe Randa des Acteurs de la comédie politique.

Et un drame de plus. Une jeune écolière kosovare qui vient de se faire expulser de sa classe de troisième, à Levier, dans le Doubs. Un drame, oui. Une fillette arrachée à son pupitre (en l’occurrence, le car de sa sortie scolaire), promise à retourner dans son pays d’origine.

Mais il n’y a pas que Margot pour pleurer dans sa chaumière, le Front de gauche sort aussi les mouchoirs. Et badaboum et tralalère, toujours le même discours en forme de moulin à prières qui dénonce « la lepénisation des esprits ayant décidément pris ses quartiers place Beauvau ». Quelle imagination dans la dialectique…

Ce fait divers, pour éminemment déplorable qu’il soit, n’en est pas moins emblématique. Et nous rappelle ce vieux sujet de philo à l’occasion duquel il était demandé aux élèves ce qu’il valait mieux pour l’ordre public : un désordre ou une injustice ?

À l’époque, les profs devant lesquels les élèves se levaient encore dès qu’ils arrivaient en classe avaient souvent l’affaire Dreyfus en ligne de mire. Et ces deux points de vue a priori contradictoires : mettre l’officier innocent en prison, injustice censée nous préserver d’un désordre. Ou le libérer, sachant que la justice devait prévaloir sur l’ordre. Pas de chance, on eut les deux : injustice et désordre, sachant que l’une mène fatalement à l’autre, et inversement.

Le désordre ? Cette politique d’immigration devenue folle. L’injustice ? Celle qui frappe cette gamine. Mais il y a encore une autre injustice, injustice d’autant plus grande qu’elle frappe non point des réfugiés kosovars, mais des Français, tenus de cohabiter avec des populations de plus en plus envahissantes. Jusqu’à ressentir ce sentiment délétère consistant à se considérer comme minoritaires dans une patrie où, nonobstant, ils sont encore majoritaires. Se sentir étranger en son propre pays, quoi de pire…

Fameuse « peur de l’autre », célèbre « repli frileux », dira-t-on. Comme dans ces rédactions dont les journalistes évitent généralement de frayer avec le commun, France d’en bas, France des pavillons, France qui était même peut-être autrefois celle de leurs lecteurs.

Alors oui, ce qui vient d’advenir à la petite Leonarda peut évidemment prêter à la compassion. Qu’il nous soit néanmoins permis de contenir nos larmes pour des causes qui nous sont autrement plus proches. Et, une fois encore, de réserver nos flèches aux véritables coupables de ces maux : en un mot comme en cent, rien ne sert de taper sur les opprimés, si l’on ne conduit pas les oppresseurs à la potence.

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 07:57
Le 16 octobre 2013
Bd Voltaire
Xavier
Raufer
Docteur en géopolitique et criminologue
Il enseigne dans les universités Panthéon-Assas (Paris II), George Mason (Washington DC) et Université de Sciences politiques et de droit (Pékin).

D’abord ceci : la Grande-Bretagne n’est pas un sinistre goulag, mais la « mère des démocraties » et un impeccable État de droit. Ensuite, nous vivons en Europe et dans la mondialisation : tout phénomène social majeur affectant un pays voisin et ami devrait attirer l’attention et susciter les commentaires.

Or, le gouvernement et les médias aux ordres camouflent l’accablant fait suivant : de 2006 à 2012, la Grande-Bretagne a fait du Taubira pur sucre, vidé ses prisons et recouru à ces peines alternatives mêmes dont Mme Taubira et ses gourous vantent obstinément la magistrale efficacité. Mais six ans plus tard, l’échec est tel que, du ministre de la Justice à la Chambre des communes, travaillistes inclus, tous dénoncent le scandale et exigent le retour d’une politique pénale ferme et des incarcérations réelles et subies.

Le Taubira britannique, c’est le député David Hanson qui, en 2008, déclare : « La prison n’est pas la meilleure solution… Des peines alternatives diminueraient le risque de récidive et, donc, la criminalité. » – la vulgate habituelle de la « culture de l’excuse », serinée par les idéologues entourant Mme Taubira.

Dès 2007, application brutale de la doctrine : dès lors, sur environ un demi-million de malfaiteurs condamnés (Angleterre + Pays de Galles) pour violences, crimes sexuels, cambriolages, vols à main armée, vols, trafics de stupéfiants, etc., seuls 40.000 sont incarcérés, les autres libérés moyennant une peine alternative (« community sentencing »). Sur 168.000 primo-condamnés, 95,7 % échappent ainsi à la prison. Seuls 20 % des auteurs de vols à main armée et de vols avec violence sont incarcérés.

Or, récemment, l’ONG « Centre for Crime Prevention » fait déclassifier les chiffres pertinents du ministère britannique de la Justice : ce qu’ils révèlent est accablant. Le « community sentencing » échoue complètement à protéger les citoyens britanniques et à prévenir la récidive des criminels – son objet même.

• 35 % des adultes condamnés à une peine alternative récidivent l’année même de leur condamnation. De 2007 à 2012, 123.675 infractions sont ainsi commises par 37.833 malfaiteurs, peu après leur condamnation. Des délits, voire des crimes, auraient bien sûr été évités si leurs auteurs avaient été incarcérés, au lieu de rôder dans les rues avec, au pire, un vague bracelet à la cheville.

• Preuve de l’échec, les condamnés « alternatifs » finissent quand même le plus souvent en prison : 76 % des 107.688 malfaiteurs incarcérés en 2011 et 2012 avaient précédemment « subi » un « community sentencing » et les deux tiers de ceux-ci au moins deux de ces pseudo-condamnations.

Cela, Mme Taubira et ses thuriféraires médiatiques nous le cachent. Est-ce normal ? Est-ce honnête ?

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 07:44

Bd Voltaire

 

Le 15 octobre 2013
Joris
Karl
Journaliste.

Le dimanche 13 octobre 2013 restera peut-être dans l’histoire politique comme la date du basculement : le FN net vainqueur d’une coalition « républicaine » à Brignoles, mais surtout la première élection du tiers-monde à Marseille, dans ce qu’il va bien falloir appeler l’ex-France.

Samia Ghali (25 %), l’idole des quartiers nord, devance Patrick Mennucci (20 %) alors que la ministre déléguée en charge des Personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti (19 %), pourtant favorite des sondages, est éjectée dès le premier tour !

Outre que Samia Ghali, adoubée depuis des mois par le système médiatique, l’emporte nettement, c’est l’étrange ambiance qui a régné tout au long du scrutin qui frappe les observateurs. On savait que Marseille se détachait peu à peu culturellement, démographiquement de la France, mais cette élection nous confirme que le processus de tiers-mondisation est plus avancé que prévu.

Alors que les résultats étaient encore loin d’être connus, la ministre candidate Carlotti fit un discours stupéfiant devant les caméras : « Comme tout le monde a pu le constater, nous avons assisté au cours de cette journée à un fonctionnement à plein régime du clientélisme. Personne n’avait vu jusqu’à présent ce système fonctionner avec une telle puissance, avec un tel sentiment d’impunité, à la vue de tous, avec des dizaines de minibus qui sillonnent la ville, avec des échanges d’argent, des intimidations, le tout avec une organisation que je qualifierai de paramilitaire. »

Incontestablement, les incidents se sont multipliés dans toute la ville : on parle d’un bureau, dans le XIIIe arrondissement, où tous les noms (500 à 700 personnes) ont disparu des listes d’émargement ! De son côté, René Stefanini, membre de la Haute Autorité des primaires, raconte qu’une liste de 5.000 électeurs comportait… 5.000 erreurs, « ce qui a empêché tous les électeurs de cette liste de voter ». Libération explique pourtant que « les organisateurs ont tenté de se protéger un peu des mœurs marseillaises en choisissant des présidents de bureaux de vote venus d’ailleurs. Inconvénient : ils ne sont pas habitués au climat local et se laissent parfois impressionner lorsque le ton monte. Ainsi, la présidente du bureau 49 (celui où les dates de naissance étaient fausses) laisse tomber assez vite. Elle n’en peut plus d’entendre tout le monde hurler autour d’elle. Elle démissionne, il faut faire venir en urgence un “président volant”. »

Sur i>TELE, les images des minibus et voitures conduits par les militants — avec l’affiche « Je vote Samia Ghali » plaquée sur le pare-brise —, qui venaient chercher les électeurs dans les cités, donnaient une couleur plutôt exotique à cette primaire.

On croit cauchemarder. Mais non, ce dimanche, Marseille, en pleine clochardisation électorale, a semble-t-il entamé le processus qui l’amènera au vote ethnique pur et simple.

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 22:40
Un médecin dénonce les graves dérives de l’AME et les abus excessifs d’étrangers

« Les patients d’origine maghrébine, algérienne en particulier, coûtent 100 à 150 millions d’euros/an au CHU de Marseille.« 

 

 

commentaires

  • Bernard MARIE  

    Je confirme les propos tenus par Didier LEGEAIS. Etant moi même médecin en hôpital

    en région parisienne et en clientèle privée

    L'augmentation des AME et CMU est effrayante et inquiétante pour nous qui finançons l'assurance maladie. Il en est de même pour la branche famille où notre générosité n'est plus à démontrer (bon pour acquérir la TV, le réfrigérateur, prime de Noël pour les musulmans) et j'en passe STOP de la solidarité mondiale à la seule charge des français qui travaillent et cotisent

 

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 18:53
 General Motors noue des contacts à Téhéran. Au détriment de Peugeot et Renault, paralysés par les sanctions.

Anticipant un dégel entre Washington et Téhéran, les entreprises américaines ont discrètement repris pied en Iran, vaste marché de 80 millions de consommateurs, riche en gaz et en pétrole. «La plupart des secteurs de l'économie américaine, y compris des sociétés cotées au Nasdaq, ont envoyé ces derniers mois des émissaires en Iran», affirme un industriel français, familier de la République islamique. Ces missi dominici utilisent souvent un passeport suisse, Berne représentant les intérêts américains depuis la rupture des relations diplomatiques en 1980 entre les deux pays.

La filière automobile iranienne est particulièrement courtisée par General Motors. Le géant américain est entré en contact avec Iran Khodro, qui travaillait jusqu'en 2012 avec Peugeot pour fabriquer des modèles 206 et 405 que le groupe français a cessé de livrer à l'Iran à cause des sanctions occidentales imposées à Téhéran pour ses ambitions nucléaires. «Depuis au moins six mois que les émissaires de General Motors se rendent en Iran, ils n'en sont plus au simple repérage du marché», avertit l'industriel, «mais plutôt à l'ébauche du contrat de reprise des activités de GM», qui était solidement implanté du temps du chah.

Pour sensibiliser les Iraniens à son retour, la multinationale de Detroit s'est même offert une campagne de publicité l'an dernier dans plusieurs journaux iraniens, via un grand cabinet d'avocats internationaux. Depuis, GM est même allé jusqu'à exporter cet été en Iran des modèles Camaro, via l'Azerbaïdjan. «Un premier lot pour tester la réaction du marché», note le concurrent français. Cette initiative ne viole pas l'Executive Order Act 13645 signé le 3 juin dernier par Barack Obama. Ce décret présidentiel sanctionne toute entité étrangère qui vend ou fournit des pièces ou des services au secteur automobile iranien mais ne proscrit pas la fourniture de véhicules.

Renault y étant le principal opérateur étranger avec 90 000 voitures produites en 2012, le décret américain visait clairement la France. D'autant que le 16 juillet, le puissant lobby United Against Nuclear Iran n'a pas hésité à adresser à Carlos Ghosn, le patron de Renault, une sommation de se retirer d'Iran sous peine de sanctions américaines.

À travers «l'Executive order d'Obama, c'est un véritable nettoyage du marché automobile iranien qui se prépare pour faire place nette aux industriels américains avant un deal politique entre Téhéran et Washington», regrette un sous-traitant français, qui dénonce le peu de réponse que ce décret a suscité de la part des autorités à Paris. «Nous avons pourtant joué le jeu des sanctions américaines contre l'Iran ces dernières années», renchérit un diplomate au Quai d'Orsay. Paris est même allé parfois au-delà des exigences de Washington, comme le souligna un télégramme diplomatique de l'ambassade des États-Unis à Paris révélé par WikiLeaks et intitulé «La France à la pointe du glaive» contre l'Iran.

« Les Français ne récolteront que des miettes »

Avec la directive Obama, les industriels français de l'automobile ont la désagréable impression de ne pas être payés en retour. D'autant que General Motors vient encore de pousser son avantage: le centre d'achats mondial de la multinationale a envoyé une circulaire à tous les sous-traitants et fournisseurs de l'industrie automobile iranienne les menaçant de sanctions s'ils ne respectaient pas le décret Obama. Une manière de rappeler à l'ordre les récalcitrants au moment où les échanges d'amabilités entre les présidents Barack Obama et Hassan Rohani laissent entrevoir l'ouverture d'une nouvelle ère entre les deux pays. Comme souvent, l'économie a devancé la diplomatie.

Très discrètement, des cabinets américains de chasseurs de têtes ont approché des binationaux en Iran, même sans vergogne le Franco-Iranien représentant Renault. Et des sociétés comme Boeing - grand rival d'Airbus pour le remplacement de la flotte vieillissante d'Iran Air - ainsi que Caterpillar ne se gênent plus dans leur approche de ce marché porteur. Bien avant le réchauffement irano-américain amorcé lors de l'Assemblée générale des Nations unies, les patrons américains avaient remarqué que le guide suprême et numéro un du régime l'ayatollah Ali Khamenei avait autorisé des «contacts directs» avec des représentants du «Grand Satan». Avant l'élection présidentielle du 14 juin, qui a vu la victoire du modéré Rohani, «une équipe de haut niveau des gardiens de la révolution a été priée de plancher sur une check-list d'entreprises américaines avec lesquelles il serait convenable de travailler», souligne un expert de l'Iran.

D'autres rappellent que derrière les interdits, ce sont bel et bien des Américains qui ont livré l'an dernier - via un homme politique chiite irakien - un scanner dernier cri à l'hôpital du conseiller diplomatique du guide, le Dr Ali Akbar Velayati. Comme si les États-Unis fermaient les yeux sur certaines transactions «politiques» qui ne violent pas l'arsenal des sanctions imposées à l'Iran.

Retour des Européens

Les entreprises américaines ne sont pas les seules à s'intéresser au juteux marché iranien. «Les Japonais et les Allemands envoient eux aussi depuis un an des délégations d'hommes d'affaires», constate le sous-traitant français, qui rappelle que Siemens achemine toujours ses produits en contrebande via la Turquie. Dans ce dernier pays, «tout ce qui passe vers l'Iran se fait via l'Halk Bank, la banque de l'AKP, le parti islamiste au pouvoir, qui est détenue à 60 % par l'État», précise-t-il. Alors que l'ambassade de France à Téhéran a fermé son poste d'expansion économique, l'Italie, elle, vient de doubler l'effectif de son équipe commerciale. Même le «Petit Satan» britannique, qui a fermé son ambassade fin 2011, a recruté les services d'une société d'études qui travaille en collaboration avec des consultants en Iran pour repérer les marchés les plus porteurs.

«Cela fait mal au cœur de voir que la France est à la traîne, déplore un industriel, habitué de l'Iran, qui regrette le zèle du ministère de l'Économie à réclamer toutes les factures de son entreprise avec l'Iran, l'an dernier, c'est-à-dire deux mètres cubes de paperasse. «Les Français devraient se rendre compte qu'en cas d'accord entre nous et les Amé­ricains, leurs entreprises ne récolteront que des ­miettes», sourit un ­diplomate iranien. Un constat qui a pu pousser l'Élysée et le Quai ­d'Orsay à adoucir leur position vis-à-vis de Téhéran, comme on l'a constaté avec la récente rencontre Hollande-Rohani à New York.

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 10:53

 

hubert

 

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 08:06

Bd Voltaire

 

Le 11 octobre 2013

Marie
Delarue
Ecrivain, musicienne, plasticienne.

La stratégie de communication de l’actuel gouvernement pourrait se résumer d’une phrase : « Tout pour ma gueule ».

Après les violentes crises d’ego de ces dernières semaines – prurit des Montebourg et consorts, passes d’armes Valls-Taubira, puis Valls-Duflot –, le gros tout mou censé mener la barque a passé la godille à son Premier ministre. Moins gros mais tout aussi mou. Idéal sans doute pour une carrière de prof de CEG (Collège d’enseignement général) à l’Éducation nationale d’hier, mais un peu court pour la charge qui lui incombe. Il a donc vaguement tancé ses ministres, les priant de réfléchir et de demander la permission avant de parler. Consigne qu’à l’évidence il ne s’applique pas…

Invité de Jean-Pierre Elkabbach dans la matinale d’Europe 1 mercredi dernier, Jean-Marc Ayrault n’a pas résisté, lui aussi, à l’envie de se faire mousser. Interrogé sur le sort des deux journalistes de la station (Édouard Élias et Didier François) retenus en otages par les Syriens depuis le 6 juin dernier, il a « balancé ». Les journalistes otages ne sont pas deux mais quatre. Et de révéler les noms de Nicolas Hénin et Pierre Torrès, bien qu’il ait été convenu avec les familles de n’en pas parler.

Nicolas Hénin est le responsable du bureau de l’agence de presse Solas Films en Afrique et au Moyen-Orient depuis sept ans, correspondant du Point, d’Arte et de Radio France. Pierre Torrès est photographe et effectuait son deuxième séjour en Syrie quand ils ont été raflés. Leurs familles avaient jusqu’ici choisi de garder le silence et, en accord avec les autorités enquêtrices, devaient s’exprimer le week-end prochain au cours du Prix Bayeux qui récompense les correspondants de guerre.

Le Premier ministre, comme un grand, en a décidé autrement. Il a voulu faire « son intéressant », comme on disait autrefois dans les cours d’école, du temps où il était prof d’allemand. Au mépris de la parole donnée aux proches des otages, il a vendu la mèche, histoire de montrer à la nation comme on s’occupe bien de ses enfants.

Une fois de plus, c’est raté. Pire : c’est minable.

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 08:00
Le 11 octobre 2013
Bd Voltaire
Redah
Karzan
Fonctionnaire international

Atatürk doit se retourner dans le mausolée où son corps repose depuis 1953. Le père de la République de Turquie voit en effet son travail mis à sac depuis des années par le Premier ministre Erdoğan et ses partisans de l’AKP. L’agenda politique de l’exécutif turc est clair comme de l’eau de roche, et pourtant aucune voix forte ne vient remettre en cause les avancées islamistes d’un pays qui se veut le chantre de la modernité en Asie mineure.

Un agenda clair mais pour s’éviter de trop nombreuses critiques, la Turquie place des paravents et surfe avec un certain succès sur le soft power. Quoi de mieux, en effet, que de mettre devant des yeux étrangers l’image d’une Turquie moderne, libre et ouverte sur le monde ? Les séries télévisées turques jouent ce rôle avec succès depuis des années auprès d’un large public arabe épris de liberté. En un mot, la liberté par procuration. C’est aussi ce qui attend les Turcs eux-mêmes, car à deux pas des studios télé, les islamistes sont à la manœuvre. Erdoğan a pour projet de faire de l’islam la seule et unique référence culturelle et politique qui doit gouverner les normes sociales en Turquie.

Les attaques contre la laïcité ne sont pas nouvelles. L’embrigadement islamiste de la jeunesse a été et reste un objectif du pouvoir. Mais n’est-ce pas une chose louable quand cela est la seule solution pour éviter une « jeunesse droguée » ? Argument culotté auquel il fallait penser ! Le dernier coup, et pas des moindres, donné par les islamistes turcs est la fin du principe de laïcité dans la fonction publique. Les femmes ont désormais le droit de porter le foulard dans les institutions publiques. Cela n’est pas vrai dans tous les corps publics (police, armée, justice sont pour le moment épargnées), mais le ver est dans le fruit et ce dernier ne devrait pas tarder à pourrir.

Les choses sont quelque peu différentes en France. Hollande n’est pas un islamiste (même s’il les aide allègrement en Syrie) et la laïcité lui tient très à cœur, en tout cas en paroles. La réalité est tout autre. Mettre un joli paravent pour les yeux du public – comme en Turquie – et en profiter pour renier les principes constitutifs de notre République. La laïcité est battue en brèche et rien n’est fait par le gouvernement pour répondre à ces attaques. Le foulard à l’université ? Les Français sont contre à une écrasante majorité. Peu importe la voix du peuple. Pour Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur, le port du foulard « n’est pas un sujet ». Fin du débat, les Français sont bafoués et la laïcité bien mal-en-point.

Peut-on toutefois s’étonner d’un laxisme coupable de la part de socialistes dirigés il n’y a pas longtemps encore par une Martine Aubry qui réservait des horaires spécifiques pour les femmes dans les piscines municipales de Lille ? Les principes d’égalité et de laïcité ont du plomb dans l’aile avec de tels personnages. Allez demander à Jean-Louis Bianco, grand ami de François Hollande, devenu président de l’Observatoire de la laïcité par la grâce présidentielle, si les choses tournent rond en ce moment. La réponse sera surprenante pour les moins avertis, car dans la joyeuse France hollandaise, le problème, c’est le peuple, rien d’autre.

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 08:25

Bd Voltaire

 

Le 21 juin 2013

 
François
Jourdier
Essayiste

Une dizaine de députés demandent l’abolition des privilèges dont bénéficient les parlementaires, en particulier en matière de retraite.

Au moment où l’on doit s’en prendre à l’ensemble des retraites des Français, ce me semble une saine réaction que malheureusement seuls 10 sur 577 députés ont l’honnêteté d’avoir. Les autres protestent de la dureté de leur sort.

À vrai dire, c’est à l’ensemble des personnels de l’Assemblée nationale qu’il conviendrait d’appliquer une révolution pour ramener leurs salaires à quelque chose de raisonnable.

Si j’en crois la fiche éditée par l’Assemblée nationale, les 1.351 fonctionnaires sont recrutés par concours et disposent d’un statut autonome fixé et mis en œuvre par le Bureau de l’Assemblée nationale, le Président et les Questeurs. Ils assurent des tâches d’assistance intellectuelle, administrative ou matérielle, utiles à l’accomplissement du mandat des 577 députés. On recense 181 secrétaires des services et 50 secrétaires administratifs, 168 administrateurs, conseillers, chefs de division, directeurs adjoints et directeurs. 21 secrétaires des débats et 38 rédacteurs des débats assurent les comptes rendus des travaux.

Le personnel de l’Assemblée nationale comprend également médecins et assistantes médicales, architectes, informaticiens et de nombreux corps techniques parmi lesquels les personnels des restaurants, les ouvriers d’entretien, tapissiers, ébénistes, électriciens, etc. Tous sont fonctionnaires : ne pourrait-on pas externaliser une partie de ces tâches ?

Bien sur, on insiste sur les servitudes auxquelles ces malheureux sont astreints : neutralité politique, totale disponibilité, totale discrétion professionnelle. Remarquons que les militaires sont soumis aux mêmes obligations.

Une chose est cependant soigneusement occultée : le salaire des personnels de l’Assemblée nationale.

L’Institut français pour la recherche sur les administrations publiques (IFRAP) a publié une étude en juin 2012. Le salaire moyen d’un agent est de plus de 7.700 € brut par mois. Ces revenus confortables proviennent du fait que les heures supplémentaires pour séances de nuit sont perçues, que l’agent soit présent où non. Résultat : un salaire de 2.200 € brut passe plutôt à 3.600 € net par mois, primes comprises. Pour le haut de l’échelle, les salaires tournent entre 15.000 et 18.000 €, dont environ 8.000 € de prime de séances de nuit.

À la Chambre des communes, un agent touche en moyenne 2.733 £, au Bundestag 4.390 €, à l’Assemblée nationale 7.777 €. Ajoutons que la France est le pays d’Europe où le député reçoit personnellement le plus d’indemnités différentes pour un montant le plus élevé : 162.146 € contre 139.644 € pour un député allemand et un maximum de 105.188 € pour leur homologue britannique.

Profitons du prochain 4 août pour abolir ces privilèges : ce sera un excellent exemple en plus d’une substantielle économie. On pourrait d’ailleurs diviser par deux le nombre des parlementaires sans conséquences graves.

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 08:03

 

 

Le 9 octobre 2013

Christian
Vanneste
Homme politique.
Ancien député UMP et Président du Rassemblement pour la France.

 

On a vu apparaître, en septembre dernier, les « Veilleurs du fisc » qui protestent deux jeudis par mois devant Bercy et qui se réuniront à nouveau ce soir devant le ministère des Finances. C’est le Rassemblement pour la France qui en a pris l’initiative ?

L’idée des Veilleurs du fisc est née d’une rencontre entre un chef d’entreprise exaspéré par la montée en complexité et en coût des prélèvements obligatoires sur son activité. Il se demandait quoi faire. Nous avons pensé que les « Veilleurs » expérimentés dans le cadre de la Manif pour tous étaient un bon moyen d’exprimer d’une façon pacifique un triple sentiment envers l’action gouvernementale. Il ne s’agit pas d’une protestation éphémère liée à une décision précise. C’est d’abord une action symbolique de défiance, qui peut se traduire par : « Désormais, nous vous avons à l’œil. » Ensuite, il y a dans la présence muette l’idée que la discussion est inutile avec des ministres qui n’écoutent pas et méprisent. Enfin, cette mise sous surveillance signifie encore : prendre date, attendre que le fruit tombe, le ministre ou sa politique.

Quelles sont les revendications des « Veilleurs du fisc » ?

La revendication est claire : la France n’en peut plus.

 

 Les chiffres sont un réquisitoire.

 Notre pays est premier ex æquo avec le Danemark pour la dépense publique, à 57 % du PIB ; ses prélèvements obligatoires atteignent un sommet à 46 %. Les Français, juste derrière les Belges cette fois, sont « libérés » fiscalement le 29 juillet, quand les Britanniques le sont dès le
13 mai. Le taux d’imposition moyen est de 56,6 % chez nous, de 53 % en Allemagne et de 42 % au Royaume-Uni. Le salarié français est le plus cher, mais les charges qui pèsent sur son travail sont plus lourdes que le pouvoir d’achat qu’il en tire : 26.583 €/23.276 €. Les entreprises sont ponctionnées lourdement et au travers d’une fiscalité complexe et mouvante. L’IS (impôt sur les sociétés) va finalement être augmenté pour fournir les 2,5 milliards manquant au budget, quand celui des Britanniques, déjà inférieur au nôtre, va encore baisser. En 2012, la taxation sur les bénéfices des sociétés était déjà de 37,1 % en France contre 24 % au Royaume-Uni et 31 % en Allemagne. Les impôts fonciers ont crû de 21 % en cinq ans. Tout cela réduit la consommation et l’investissement, décourage l’effort et fait naître un double sentiment de lassitude et d’injustice. On pense notamment à ceux dont les heures supplémentaires sont désormais fiscalisées. La politique fiscale est anti-économique et, contrairement à ce que dit le ministre, elle mine le pacte républicain. Elle doit être entièrement revue, simplifiée, incitatrice plutôt que pénalisante. L’équilibre budgétaire doit être atteint par des économies, non par des impôts.

Pour l’instant, les Veilleurs ne sont pas très nombreux : pensez-vous que ce moyen d’action puisse vraiment être efficace ?

Nous appelons évidemment tous ceux qui sont sensibilisés par cette question à y participer. Je pense notamment aux associations de contribuables, particulièrement compétentes et mobilisées. L’absence de toute véhémence et de toute violence est de nature à faire venir les gens. Bien sûr, nous souhaitons l’intérêt des médias. Une telle action n’a de sens que si elle est connue, et je remercie Boulevard Voltaire de s’y intéresser.

Le mouvement est inspiré de celui des « Veilleurs debout », issus de la Manif pour tous. Est-ce un mouvement appelé à se généraliser ? Allons-nous bientôt voir apparaître d’autres Veilleurs et sur quels thèmes ?

Il est assez rare qu’un exécutif soit aussi impopulaire. La raison en est pourtant simple. Depuis son arrivée, sans obtenir le moindre résultat dans les domaines qui préoccupent les Français, le chômage et la délinquance, il a imposé sans écoute ni concession des mesures clivantes, rejetées par une partie importante de la population, sinon par la majorité. C’était le mariage et l’adoption pour les homosexuels. Ce sera la loi qui, demain, permettra à des délinquants condamnés à 5 ans d’emprisonnement de ne pas être incarcérés. C’est la pluie de taxes et d’impôts qui tombe sur tous les Français, l’augmentation de la TVA par exemple, qui touche les plus modestes et dément cruellement les promesses électorales. Cette politique est inefficace par ses résultats et immorale par sa manière. La rupture de confiance, d’une gravité considérable en démocratie, s’est produite. La généralisation des Veilleurs ou des Sentinelles est un signal sans doute précurseur d’un mouvement. Les Veilleurs, on l’a vu, ça peut aussi marcher…

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RESISTANCE !

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J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.

J'ai plus envie de relativiser. >>>>