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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 07:31

Bd Voltaire

 

Le 25 septembre 2013

Dominique
Jamet
Journaliste et écrivain.
Il a présidé la Bibliothèque de France et a publié plus d'une vingtaine de romans et d'essais.

« Ces populations ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres, et qui sont évidemment en confrontation… avec les populations locales [les Français NDLR]… Il est illusoire de penser qu’on règlera le problème des populations roms à travers l’insertion… Les Roms ont vocation à retourner en Roumanie ou en Bulgarie. »

Il n’en fallait pas plus pour déchaîner le hourvari habituel de ces organisations « humanitaires », de ces associations et de ces partis « de gauche » dont l’esprit embrumé et le cœur lourd interposent constamment un voile de bons sentiments et d’indignations pieuses entre le réel et la perception du réel.

Ce n’est pourtant pas Marine Le Pen, la fille du diable, qui a tenu ces propos de bon sens qu’est prête à signer des deux mains l’immense majorité de la « population locale ». Et pas davantage Brice Hortefeux, ancien ministre de l’Immigration, puis de l’Intérieur et depuis toujours homme à tout faire de Nicolas Sarkozy. Non, c’est Manuel Valls, actuel locataire de la place Beauvau, né espagnol et naturalisé français d’assez fraîche date pour se rappeler d’où il vient, savoir qui il est et ce qu’il a choisi d’être. Seule une minorité d’élus socialistes a désapprouvé sans excès la prise de position de celui de leurs dirigeants qui s’avère, quelles que soient ses arrière-pensées, et largement à cause de ces arrière-pensées aussi visibles que le nez au milieu de la figure, le plus sensible aux préoccupations, aux craintes et aux demandes de la « population locale ».

Il y a un peu plus d’un an, dans la perspective de l’élection présidentielle qui le contraint à rassembler derrière son candidat l’ensemble des voix de gauche, le P.S. n’avait pas de mots assez durs pour dénoncer la « stigmatisation » de la communauté rom par la droite au cœur de pierre. À l’approche des municipales de mars 2014, et toujours pour des raisons électorales, les maires socialistes oublient la doctrine pour revenir à la réalité et ne sont pas les derniers à réclamer le démantèlement des campements sauvages qui envahissent leurs communes, inquiètent ou exaspèrent leurs administrés et constituent un enjeu politique majeur dans la campagne déjà en cours.

Fantasme raciste aux relents nauséabonds ou rejet justifié d’hôtes indésirables ? Ne tournons pas autour du pot. Le problème très réel que posent les Roms à la France n’est pas inhérent à leurs gènes, il n’est pas la conséquence d’une nature rom qui serait foncièrement mauvaise, mais il est lié à leur culture, ou plutôt à leur absence de culture, à leur éducation ou plutôt à leur absence d’éducation, à leurs difficultés d’adaptation à notre société et à l’allergie que développe cette société à leur égard.

Sous ce rapport, les chiffres parlent un langage clair et simple. On nous dit qu’il y a 20.000 Roms en France. Pour nous en tenir à la capitale, les statistiques disponibles nous apprennent que, l’an dernier, près de 8.000 ressortissants roumains (la distinction entre Roumains roms et non-roms n’est pas faite) ont été arrêtés dans la capitale et que 10 % des délinquants mineurs y sont d’origine roumaine ou bulgare.

De cette considérable surreprésentation, la France n’est en aucun cas et d’aucune manière responsable. Nous n’avons pas à battre notre coulpe pour des fautes qui ne sont pas nôtres. Si ces populations non éduquées, non insérées, marginalisées et maltraitées dans leurs propres pays ne viennent chez nous que pour y grossir les effectifs de la mendicité, de la prostitution, du chapardage, du vol, du gangstérisme, cela tient au racisme, à l’impéritie et à l’incurie d’États et de gouvernements qui ont été trop facilement admis à l’intérieur de l’Union européenne sans répondre aux critères originellement exigés. Entre 2007 et 2013, l’Union a mis à la disposition de Bucarest et de Sofia la somme appréciable de 17 milliards et demi d’euros destinés à la promotion sociale des Roms bulgares et roumains. La Bulgarie n’a utilisé que 12 % et la Roumanie 6 % de cette aide.

La France n’a pas actuellement les moyens, les Français n’ont ni la capacité ni l’envie d’ajouter ce problème à tous ceux qui pèsent sur ce pays et ses habitants. Nous n’avons rien contre les Roms en tant qu’individus. Nous avons tout contre les Roms en tant que collectivité délinquante. Dans ce domaine, comme dans bien d’autres, le minimum que nous sommes en droit d’attendre du gouvernement de la France est qu’il fasse la politique de l’intérêt national. La France n’a pas vocation à accueillir toute la misère de l’Est. Elle en prend déjà largement sa part.

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 07:48

Bd Voltaire

 

Le 24 septembre 2013

Dominique
Jamet
Journaliste et écrivain.
Il a présidé la Bibliothèque de France et a publié plus d'une vingtaine de romans et d'essais.

 

 

À quatre jeunes et sympathiques Tziganes cités en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Toulouse pour avoir dérobé à la Société des autoroutes du Sud la bagatelle de cinquante-trois kilos de cuivre, M. Hervé Barrié, juge de son état, ne pouvant apparemment contenir son exaspération, n’a pas hésité à lancer : « Pensez-vous que nous allons vous laisser piller la France ? Ne pensez-vous pas que la France en a assez des vols commis par les Roms ? » Puis, dans la foulée, et dépassant les réquisitions du parquet, il les a condamnés chacun à un an de prison et solidairement à 41.000 euros d’amende en réparation du préjudice commis. Ce juge aurait-il des préjugés ?

Il faut le croire, puisque les sections locales du Syndicat de la magistrature, du Syndicat des avocats et de la Ligue des droits de l’homme ont condamné des propos « intolérables » (« nauséabond » devait être retenu ailleurs) qui « stigmatisaient » les prévenus à raison de leurs origines ethniques en tendant à suggérer – incroyable mais vrai – que leur communauté avait une propension marquée pour la délinquance.

Lesdites associations tiennent certainement à la disposition de M. Barrié un discours type qu’on aurait eu plaisir à entendre de la bouche du magistrat et qui lui aurait valu un avancement aussi rapide et mérité que les sanctions que madame le garde des Sceaux ne saurait tarder à prendre contre cet ennemi du genre roumain.

« Messieurs, aurait dit le juge, votre présence dans ce prétoire où j’ai eu le plaisir, je dirai même l’honneur, d’accueillir avant vous, dans des circonstances semblables, nombre de vos compatriotes, me donne l’occasion de vous dire à quel point vous contribuez, dans la mesure de vos capacités et de vos compétences, à l’enrichissement mutuel qui naît du contact entre civilisations.

Je me fais, j’en suis sûr, l’interprète de l’immense majorité de notre population qui se réjouit de voir revivre sur notre sol des activités traditionnelles que l’on croyait appartenir au temps révolu où nos frustes paysans se défiaient de ceux qu’ils appelaient les Romanichels, qu’ils accusaient, le croiriez-vous, de voler les poules et les petits enfants.

Si la France, comme vous le savez, traverse une crise économique et financière, elle n’en demeure pas moins, par rapport à votre terre natale, un véritable pays de Cocagne, où abondent les métaux précieux. L’or y brille au cou des femmes, il suffit de se baisser ou au contraire de grimper pour extraire le cuivre de sa gangue. Rien n’est plus facile que de crocheter la portière de nos automobiles de luxe qui attendent sur leur parking le moment de prendre le chemin du Danube. Nos éleveurs de bétail et de volailles ne savent que faire de leur production. Ils vous seront reconnaissants de les débarrasser gratuitement de leur surplus.

Vous n’êtes encore que les pionniers, l’avant-garde de la foule chantante et bigarrée qui déferlera sur toute l’Europe dès le début de l’an prochain lorsque seront levées les dernières restrictions à la libre circulation à l’intérieur de l’espace Schengen. Ni l’espace ni les emplois ne manqueront aux Roms, je vous le confirme et je vous demande de faire savoir par tous les moyens à vos parents et vos amis restés là-bas qu’ils pourront bientôt en toute quiétude procéder aux indispensables regroupements familiaux et s’installer sur les terrains que les municipalités mettront à leur disposition.

Je ne crois pas, pour ma part, à l’exemplarité de la prison, et à des punitions archaïques qui ne font qu’encourager à la récidive. Aussi permettez-moi de vous offrir comme un cadeau de bienvenue ces modestes bracelets électroniques qui permettront aux uns et aux autres de garder le contact entamé aujourd’hui. Vous constaterez qu’ils sont partiellement composés de cuivre. Cette attention qu’a inspirée la délicatesse vous ira droit au cœur. »

De tels propos, j’en suis sûr, auraient reçu la bénédiction de la Ligue des droits du Rom et du Bohémien.

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 07:43

 

Bd Voltaire

 

Le 24 septembre 2013

Gabrielle
Cluzel
Ecrivain, journaliste.
Son blog.

Le Figaro vient de le révéler : conséquence du braquage du bijoutier de Nice, les représentants d’associations de commerçants ont décidé de s’inviter dans le débat sur la pénibilité du travail. Dans un courrier qu’ils vont adresser à Jean-Marc Ayrault, ils demandent que soient reconnues les souffrances et l’angoisse générale d’une profession qui est l’objet d’agressions permanentes, afin de permettre aux commerçants de gagner les trimestres supplémentaires nécessaires pour un départ précoce à la retraite. Les bijoutiers ne seraient pas les seuls concernés, mais aussi les buralistes, les supérettes, les boulangeries, les stations-service et tous les commerces de détail qui brassent des espèces jusque tard dans la soirée et sont devenus des cibles privilégiées depuis que les établissements bancaires sont devenus ultra-sécurisés.

Comme si, en somme, le braquage était devenu une nuisance contre laquelle on ne peut rien, la délinquance une substance nocive à laquelle certains corps de métier sont inéluctablement exposés. Les petites frappes sont comme la nuit, les espaces confinés et les charges lourdes : un critère de pénibilité de l’emploi que le droit du travail, et à travers lui la société française, doit compenser dans un esprit d’équité sociale.

Sauf que, si l’on ne peut rien contre la course du soleil, si l’on ne peut guère mettre au régime Dukan les pensionnaires de maisons de retraite impotents qui donnent des tours de rein aux aides-soignants chaque fois qu’ils passent du lit au fauteuil, et que les conducteurs du métro, jusqu’à preuve du contraire et sauf peut-être sur la ligne 6, n’ont pas tellement vocation à respirer le grand air, on peut peut-être essayer d’éradiquer la délinquance ? Mais non, chacun a l’air de hausser les épaules, et de considérer cela comme une catastrophe naturelle, une sorte d’inondation que l’on ne peut que constater avec fatalisme en étalant des serpillières pour éponger. D’où l’étonnement candide du frère de feu le braqueur de Nice : mais pourquoi le bijoutier s’est-il défendu alors qu’il lui suffisait d’attendre benoîtement d’être indemnisé par son assurance ? C’est la procédure normale : le commerçant donne sa caisse, le braqueur se barre, l’assurance rembourse, les primes augmentent et la société trinque.

Pourquoi ne ferait-on pas de même avec les retraites ? Avec les retraites des commerçants, mais aussi avec celles des profs, ce ne serait que justice. Les incivilités se multiplient, les trafics de drogue aussi, le prof devient très vite un flic, mais n’en valide pas pour autant les trimestres pour la retraite. Vous trouvez peut-être ça normal ? Les cours de morale laïque, c’est bien, mais c’est comme les vitres anti-effraction des bijoutiers, ça fait plaisir mais ne sert globalement pas à grand-chose, alors que la perspective de prendre une retraite anticipée…

En plus des commerçants et des profs, il y a bien sûr aussi, cela va sans dire, les urgentistes, les médecins de garde, les chauffeurs de bus, les vigiles, les pompiers, les hôtesses d’accueil de tous poils, les contrôleurs de la SNCF… et par extension tous les corps de métier victimes d’agressions verbales ou physiques récurrentes très pénibles à porter.

Quand, dans notre pays, il ne restera plus que des délinquants et des jeunes retraités, il sera bien temps d’aviser, n’est-ce pas ?

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 07:14

Triste constat !


 

 

 

Le 23 septembre 2013

Bd Voltaire
Gabrielle
Cluzel
Ecrivain, journaliste.
Son blog.

Il y a Fillon qui, entre un candidat FN et un candidat PS, recommande de voter « pour le moins sectaire », il y a NKM qui continue d’affirmer urbi et orbi qu’en cas de duel FN-PS, elle ralliera sans hésiter le candidat socialiste, et il y a Copé, toujours adepte en la matière du « ni-ni » mais qui dans son discours, lors de son passage à Meyzieu, dans la banlieue de Lyon, a fait un copier-coller, comme l’a noté avec justesse Libération, des récentes déclarations de Marine Le Pen concernant les Roms, le traité de Schengen, la justice ou encore l’Aide médicale d’État (AME).

Évidemment, on peut considérer que toutes ces choses-là ne sont que queues de cerises. L’immigration, la justice, l’insécurité ? Des vétilles aussi insignifiantes que l’aménagement des espaces verts ou l’échelonnement des grandes vacances. On ne va pas non plus se fâcher pour ça. Le PS plutôt que le FN ? Ah, ça, les goûts et les couleurs… NKM préfère le tiramisu au crumble, Copé ne raffole, à dire vrai, ni de l’un ni de l’autre, et pour Fillon, cela dépend des restaurants. Cela n’a jamais empêché personne de rester bons amis.

Dans le cas contraire, les trois lettres UMP ont vocation immédiate, je le crains, à disparaître du vocabulaire. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est le Larousse : « Nom : mot ou groupe de mots servant à nommer une catégorie d’êtres ou de choses, à le distinguer d’autres catégories. » Qu’on nous le dise, qu’est-ce qui distingue de façon claire et précise l’UMP ? Quelle ligne exacte la définit ? À moins qu’on trouve à recaser l’acronyme dans le dictionnaire des synonymes, à la rubrique « bordel » : « Lieu où règne le désordre, la confusion. »

L’UMP ressemble à un de ces vieux ménages bourgeois qui ne partage plus rien et qui fait chambre à part mais qui ne veut surtout pas divorcer car il faudrait vendre la maison et risquer de se retrouver dans un deux-pièces. Alors, on continue à donner le change aux enfants et aller ensemble aux mariages. Jusqu’à ce que tout pète.

Juppé donne le bras à la rombière NKM au chignon hiératique, mais louche vers la femme du 6e étage… tout en jurant ses grands dieux qu’on ne le prendra jamais à frayer avec une créature aussi triviale et que, pour le cheveu blond platine trouvé sur le revers de son costard, il peut tout expliquer.

Quant à NKM, elle continue, parce qu’il le faut bien, à professer du bout des lèvres une foi de droite. De temps à autre, elle concède un « J’ai l’impression que les Roms harcèlent les Parisiens », qui ressemble à ces génuflexions obliques esquissées par les dévots pressés de Flaubert, mais on sent qu’elle brûle d’aller s’encanailler ailleurs.

Vient un jour où il faut en finir avec l’hypocrisie des mariages arrangés. À quoi bon continuer ensemble si on ne partage plus rien, sinon des intérêts matériels ? Peut-être faut-il se rendre à l’évidence : à l’UMP pas d’autre issue que le divorce pour tous

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 08:28

 

 

Le 23 septembre 2013

Bd Voltaire
Dominique
Jamet
Journaliste et écrivain.
Il a présidé la Bibliothèque de France et a publié plus d'une vingtaine de romans et d'essais.

« La France entre dans l’Histoire… » Depuis vendredi après-midi et jusqu’à hier, la formule est revenue en boucle sur toutes les radios et dans les journaux télévisés dont elle a fait l’ouverture. Qu’est-ce à dire, et quel Henri Guaino africain ou politiquement correct, reprenant de volée le fameux et controversé discours de Sarkozy à Dakar, osait-il suggérer par là-même que notre pays était resté jusqu’ici à l’écart de l’évolution générale de l’humanité et qu’il sortait seulement de son enclavement et de son immobilité ?

À mieux prêter l’oreille, il ne s’agissait pas de cela, mais de la victoire, déjà « historique », remportée par l’équipe de France contre l’équipe espagnole en demi-finale de la coupe d’Europe de basket, et de la finale, encore plus « historique », s’il est possible, qui l’opposait à l’équipe de basket lituanienne. Dès lors, où donner de la tête en cette soirée de dimanche, partagés que nous étions – que dis-je déchirés, que dis-je écartelés – entre l’événement historique de Ljubljana et le « choc des titans », puisque c’est ainsi que Le Parisien annonçait, en toute sobriété, non pas la déclaration de guerre des États-Unis à la Chine, mais le match de foot vedette de la Ligue 1, au Parc des Princes, entre l’AS Monaco et le PSG ?

 

 

Vous n’en avez pas assez, à la longue, vous n’êtes pas excédés, à la fin,

 

 

 par cette ridicule et envahissante inflation de l’actualité sportive et par l’incroyable inversion de la courbe des valeurs qu’elle traduit et qu’elle aggrave ? Trouvez-vous normal, vraiment, que des hommes et des organismes dont le métier est de nous informer donnent systématiquement la première place aux matches plus ou moins truqués qui opposent des millionnaires blasés et commentent avec des frémissements dans la voix la rencontre historique, forcément historique, entre Bécon-les-Bruyères et Trifouilly-les-Oies ? Puis annoncent d’une voix blasée et avec la plus grande indifférence qu’un attentat a fait cinquante-six morts à Bagdad, un autre une trentaine au Pakistan, que le carnage se poursuit à Nairobi, que le typhon a fait plus de cent cinquante victimes au Chili, que l’Allemagne reconduit Angela Merkel, que la Syrie a fourni la liste de ses armes chimiques, et autres broutilles qui n’auront pas l’honneur d’entrer dans l’Histoire telle qu’elle se parle aujourd’hui.

Pour moi, l’histoire de France, c’est la bataille de Bouvines et le désastre de Crécy, c’est le massacre de la Saint-Barthélemy, c’est l’édit de Nantes, c’est le siège de La Rochelle, c’est la révolte des Camisards, c’est Fontenoy, c’est la Déclaration des droits de l’homme, c’est la nuit du 4 août, c’est Valmy, c’est la campagne d’Italie et la campagne d’Égypte, c’est Austerlitz et Waterloo, ce sont les Trois et les Trente Glorieuses, c’est Sedan, c’est Verdun, c’est le Front populaire, c’est la débâcle de 1940, c’est la Libération, c’est le « Je vous ai compris » du général de Gaulle, ce sont les châteaux de la Loire et le palais de Versailles, ce sont les funérailles de Victor Hugo et les fastes de l’Exposition universelle, c’est la tour Eiffel et ce sont les congés payés. Ce n’est pas, j’en suis désolé, le « choc des titans » entre le « PSG de Falcao » dont je me contrefiche et « l’AS Monaco de Cavani » dont je me contrefous.

Je veux bien admettre, en me forçant un peu, que les exploits d’Ibrahimović, les dribbles de Zidane, les coups de main de Thierry Henry et les descentes de Franck Ribéry ne sont indignes ni d’intérêt ni de considération. Quant à Tony Parker, outre qu’il est très adroit, je ne doute pas que ce soit un charmant garçon. Qu’ils ne m’en veuillent pas de ne pas les mettre sur le même pied que Jeanne d’Arc, Sully, Richelieu, Colbert, Louis XIV, Molière, Voltaire, Mirabeau, Danton, Napoléon, Pasteur, Jean Jaurès ou Jean Moulin. L’histoire du basket et l’histoire de France ne me semblent pas devoir être mises dans le même panier.

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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 07:53

 

 

Le 22 septembre 2013

Bd Voltaire
Christian
Vanneste
Homme politique.
Ancien député UMP et Président du Rassemblement pour la France.

La France est un pays socialiste du « genre » totalitaire. Formule d’une provocation « hénaurme », comme écrivait Flaubert ?

Soyons plutôt lucides. La France est gouvernée par des socialistes qui ne sont pas comme les sociaux-démocrates du nord de l’Europe, ni comme les travaillistes britanniques, ni même comme les socialistes des pays latins. Ils appliquent une politique fondée sur une idéologie mâtinée de clientélisme et de démagogie qui les conduit, au rebours de la plupart des autres pays comparables, à accompagner la décadence des mœurs assez générale par une déification de l’État et un alourdissement de son poids dans la société.

La France vient ainsi de doubler le Danemark et se retrouve donc en tête de tous les pays développés à économie « ouverte » pour la dépense publique avec 57,1 % du PIB. Du jamais vu ! Record aussi des prélèvements obligatoires : 46,3 %. La différence se traduit par une croissance vertigineuse de la dette qui dépasse les 95 % du PIB.

Cette « croissance », qui est bien la seule que nous connaissions, ne finance pas des investissements qui rendraient la France plus compétitive, mais le fonctionnement d’un État-providence, obèse et impotent, qui limite d’ailleurs de plus en plus son action « providentielle » au secteur public et à ses agents, comme il vient encore de le montrer à propos des retraites. Un État qui appauvrit, paralyse et décourage les Français pour s’engraisser, au nom d’une idéologie antiéconomique, et même antinationale, comme en témoigne sa politique en matière d’immigration et d’aide sociale aux immigrés illégaux : nous vivons dans un pays socialiste, non dans un pays gouverné depuis peu par des socialistes.

Il n’est pas, jusqu’aux exils volontaires, de faits qui n’introduisent une étrange ressemblance avec l’ancien bloc soviétique : 40 % des jeunes Français souhaiteraient construire leur avenir à l’étranger. Jacques Lesourne avait osé cette boutade : « La France, une URSS qui réussit. » On peut dire aujourd’hui : la dernière URSS à persister dans l’erreur.

Au moins pouvait-on penser qu’il nous restait nos valeurs démocratiques fondamentales, notre liberté et notre esprit voltairien, notre égalité, héritée de la nuit du 4 août. La seconde, qui cache souvent sous son masque de l’envie sociale, de la jalousie, l’emporte sur la première.

Tocqueville disait justement que les Français préféraient l’égalité jusqu’à accepter l’esclavage. Nous vivons ce paradoxe. Nos jeunes se tournent vers la fonction publique. Les plus ambitieux se préparent à une carrière politique qui les obligera à toutes les contorsions de la courtisanerie en échange d’un peu de pouvoirs et de privilèges. Le prix de cette égalité en trompe-l’œil est l’abandon de la liberté, la soumission à la pensée unique en dehors de laquelle il n’est point de salut. Notre pays est dirigé par une oligarchie liée aux carrières publiques. Son extension au « pantouflage » dans les grandes entreprises accroît l’exception française. Le mépris de cette caste pour le populisme et sa peur du référendum d’initiative populaire qu’elle s’est ingéniée à rendre impossible montrent à quel point la France est éloignée d’une véritable démocratie.

Tocqueville avait annoncé un nouveau despotisme, « absolu, détaillé » qui « dirigerait l’industrie ». « Que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ? », ajoutait-il. Sa prophétie est réalisée. Nous vivons dans un État socialiste de « genre » totalitaire, pour l’instant encore, « mou ».

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 08:23

 

 

Le 21 septembre 2013

Bd Voltaire
Gabrielle
Cluzel
Ecrivain, journaliste.
Son blog.

François Hollande a ouvert la deuxième conférence environnementale. Il veut faire de la France « une nation, la nation, de l’excellence environnementale ». Clin d’œil aguicheur du côté des écolos. Pour regagner les faveurs de ses souteneurs atrabilaires, toujours le pied sur le pas de la porte pour quitter le gouvernement, il a enfilé tant bien que mal les bas résille de la contribution climat-énergie, les talons aiguilles de l’isolation thermique, le string de la sortie du nucléaire, et fait lourdement la pole dance du verdissement fiscal avec des mines de vieille chatte contrite. Contrite de les avoir fait cocus en abandonnant l’idée d’une taxe sur le diesel.

Faute de parvenir à séduire les écolos, ce grand coup de peinture verte, couleur camouflage, sur la politique fiscale aura au moins l’avantage d’enfumer — mais attention, sans émission de CO2 — les Français. Avec ces impôts green-friendly, c’est le bon air de la campagne qui va souffler sur votre portefeuille. Un racket organisé, certes, mais excellent pour la santé, ce qui annihile toute protestation possible. Comme un voleur de portable qui parviendrait à vous convaincre que, grâce à lui, vous échappez aux méfaits des ondes électromagnétiques.

François Hollande a confirmé la création d’une contribution climat-énergie dans la fiscalité à compter de l’an prochain, sans en préciser le taux, en assurant qu’elle serait compensée par des baisses de prélèvements obligatoires. Avec de telles garanties, tout le monde est vraiment rassuré. Rocard, lui, lorsqu’il a créé la CSG en 1990, parlait de son taux négligeable et de son caractère provisoire. Elle est aujourd’hui le premier impôt direct français, devant l’impôt sur le revenu.

L’avantage du verdissement de la fiscalité est qu’il vous ouvre des perspectives merveilleuses et une créativité sans fin en toute impunité : taxons gaiement les acheteurs de fruits pleins de pesticides pour les enjoindre à acheter bio, les amateurs de bains pour les convaincre de prendre des douches, les consommateurs de Pampers pour les contraindre aux couches lavables… Pour leur bien, rien que pour leur bien ! Ils n’auront donc le droit de l’ouvrir que pour nous dire merci.

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 08:02

 

 

Le 21 septembre 2013

Bd Voltaire
Christian
Vanneste
Homme politique.
Ancien député UMP et Président du Rassemblement pour la France.

 

Depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir, il est beaucoup question d’oiseaux que l’on plume : pigeons, moineaux, dindons, etc.

Sur BFMTV, c’est une vraie prouesse qu’accomplit Marisol Touraine, championne du monde de la langue de bois, capable d’énoncer les contre-vérités les plus criantes, sans quitter un ton péremptoire que Bourdin lui-même n’est pas parvenu à démonter. La méthode mérite l’analyse : d’abord, c’est « thème et variation », l’art de dire une chose sans la dire, mais de plusieurs façons. L’année prochaine, ce sera une « quasi-stabilité fiscale » ou une « légère » augmentation des prélèvements ou encore « un effort mesuré ».

Ensuite, la main sur le cœur, on passe à la justification éthique. La pression fiscale est concentrée pour assurer la protection sociale dans le cadre d’une politique visant à « rétablir les comptes publics, la croissance et l’emploi », objectifs dont on ne se rapproche nullement, mais la ministre n’en a cure. Elle en est déjà au mensonge chiffré, précis, sérieux en un mot : le budget 2014 comprendra 18 milliards d’efforts, dont 15 d’économies et 3 petits milliards de recettes supplémentaires, dont 2 produits par la chasse à la fraude. Il ne reste donc qu’un minuscule milliard à demander aux Français. Pensez donc : pour un salarié au SMIC, 2 euros par mois. Non, les vrais chiffres qui ne s’appuient pas sur une chasse incertaine, c’est 12, 5 milliards en plus pour 2014 !

Lorsqu’elle aborde plus spécifiquement les domaines de son ministère, Mme Touraine use de la même méthode. « Les comptes sont maîtrisés » signifie : le déficit est maintenu à 18 milliards, malgré 6 milliards d’économies réalisées sur le dos des patients, des médecins et des laboratoires. Les entreprises sont appelées à financer le compte « pénibilité », mais elles vont bénéficier du transfert du coût de la politique familiale. Celle-ci est la principale victime : 2,7 milliards pour les économies, 1 milliard pour l’allégement du coût du travail. Pas tout à fait, car l’État va prendre en charge une partie de la pénibilité et le financement de la politique familiale… L’État, semble dire la ministre, c’est-à-dire « MOI » : admirez ma générosité, mon sens du devoir… L’État, nos impôts, notre déficit et notre dette, c’est-à-dire nos impôts de demain, a-t-on envie de lui crier ! Mais elle proclame alors qu’elle est soumise à un devoir de vérité. Cette affirmation est tellement énorme qu’elle nous laisse pantois.

Mme Touraine est une artiste. L’art est un « mentir vrai », disait Aragon.

 

 Lorsqu’on lui pose la question du poids de l’Aide médicale d’État qui fait supporter à 100 % les soins des résidents illégaux tandis que les Français sont remboursés à 50 ou 60 %, la ministre montre son talent : longuement, elle ne répond pas à la question et nous prend… pour des buses.

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 07:54

 

 

Le 21 septembre 2013

Bd Voltaire
Nicolas
Gauthier
Journaliste, écrivain.
Nicolas Gauthier est auteur avec Philippe Randa des Acteurs de la comédie politique.
Quand, durant l’invasion de l’Afghanistan par l’URSS, les Américains ont formé des brigadistes musulmans, réactivant au passage ce djihad militaire, « petit djihad » depuis longtemps tombé en désuétude dans le monde islamique, ce fut plutôt bien joué à court terme. La preuve en est que les Soviétiques connurent leur premier Vietnam. À long terme, c’est une autre histoire : ces générations de combattants n’ayant connu que violence et guerre civile n’ont pas tardé à faire des petits. Rejetons plus ou moins légitimes, que l’on retrouve ensuite dans tous les combats du Caucase, aux marches de la Sainte Russie, au Maghreb et même en Afrique noire, soit au Mali.

En Syrie, la situation est pire encore. Même pas la peine de se renseigner auprès de discrètes sources diplomatiques, tout est dans la presse. Ainsi, des desperados venus du monde entier, Européens et Américains convertis, Arabes et Tchétchènes, sans même compter des Chinois, viennent grossir les rangs des rebelles au régime de Damas. Soit, tel que le rappelait Dominique Jamet ce vendredi dernier, 150.000 dingues naviguant entre grand banditisme et islam halluciné.

Et c’est le moment que choisit François Hollande pour annoncer officiellement qu’il va, dans un « cadre contrôlé », armer les rebelles syriens. Lesquels ? Les 15 % de « démocrates », bien sûr ! Et comment faire le tri entre ivraie et bon grain ? Personne ne le sait, et surtout pas lui. Et surtout pas nous qui, ayant fermé nos ambassades et consulats en Syrie, sommes désormais aveugles et sourds, les seuls renseignements nous parvenant encore étant issus des officines d’autres nations, pas forcément bienveillantes…

Plus dramatique encore, François Hollande se voit en chef de guerre au moment même où toutes les grandes puissances paraissent recouvrer leurs esprits. La Maison-Blanche est en retrait. La Turquie n’est pas loin de la marche arrière, qui après avoir hâtivement volé au secours de l’Armée syrienne libre, est en train de se rendre compte qu’elle n’avait pas forcément les moyens de mener à bien sa stratégie néo-ottomane, soit la reconquête des espaces d’influence d’antan. Ce d’autant plus que le président syrien Bachar el-Assad lui a fait savoir : « Continuez avec vos islamistes, et je vous lâche mes Kurdes… » Résultat ? Pour cause de combats entres soldats de l’ASL et mercenaires islamistes, la frontière a été fermée entre Syrie et Turquie. Ce qui signifie que Recep Erdoğan doit désormais en rabattre quant à ses ambitions premières.

Du coup, qui se trouve être à même de tirer les marrons du feu ? La Russie au premier chef. Mais, pas loin derrière, l’Iran, son traditionnel allié, qui dispute à Ankara le leadership régional.

Tel qu’on le dit chez les chrétiens ou les musulmans, « la patience est d’essence divine, tandis que la précipitation est diabolique ». Ici, force est de constater que la Turquie a été plus vite que la musique, alors que l’Iran prend son temps. Et a fini par faire admettre au reste du monde que s’il faisait partie du problème syrien, il en était aussi l’incontournable élément d’une solution à long terme. D’où cette actuelle offensive tout azimut de Téhéran, en train de porter ses premiers fruits, et sur laquelle nous aurons tôt fait de revenir.

En attendant, tant de choses se passent et se bousculent qu’il est parfaitement navrant que notre Président en soit arrivé à les regarder passer, telle une vache le ferait d’un train.

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 19:20

26 Août 2013

Quand on a connu tout et le contraire de tout,
quand on a beaucoup vécu et qu’on est au soir de sa vie,
on est tenté de ne rien lui dire,
sachant qu’à chaque génération suffit sa peine,
sachant aussi que la recherche, le doute, les remises en cause
font partie de la noblesse de l’existence.

Pourtant, je ne veux pas me dérober,
et à ce jeune interlocuteur, je répondrai ceci,
en me souvenant de ce qu’écrivait un auteur contemporain :

«Il ne faut pas s’installer dans sa vérité
et vouloir l’asséner comme une certitude,
mais savoir l’offrir en tremblant comme un mystère».

A mon jeune interlocuteur,
je dirai donc que nous vivons une période difficile
où les bases de ce qu’on appelait la Morale
et qu’on appelle aujourd’hui l’Ethique,
sont remises constamment en cause,
en particulier dans les domaines du don de la vie,
de la manipulation de la vie,
de l’interruption de la vie.

Dans ces domaines,
de terribles questions nous attendent dans les décennies à venir.
Oui, nous vivons une période difficile
où l’individualisme systématique,
le profit à n’importe quel prix,
le matérialisme,
l’emportent sur les forces de l’esprit.

Oui, nous vivons une période difficile
où il est toujours question de droit et jamais de devoir
et où la responsabilité qui est l’once de tout destin,
tend à être occultée.

Mais je dirai à mon jeune interlocuteur que malgré tout cela,
il faut croire à la grandeur de l’aventure humaine.
Il faut savoir,
jusqu’au dernier jour,
jusqu’à la dernière heure,
rouler son propre rocher.
La vie est un combat
le métier d’homme est un rude métier.
Ceux qui vivent sont ceux qui se battent.

Il faut savoir
que rien n’est sûr,
que rien n’est facile,
que rien n’est donné,
que rien n’est gratuit.

Tout se conquiert, tout se mérite.

Si rien n’est sacrifié, rien n’est obtenu.

Je dirai à mon jeune interlocuteur
que pour ma très modeste part,
je crois que la vie est un don de Dieu
et qu’il faut savoir découvrir au-delà de ce qui apparaît 
comme l’absurdité du monde,
une signification à notre existence.

Je lui dirai
qu’il faut savoir trouver à travers les difficultés et les épreuves,
cette générosité,
cette noblesse,
cette miraculeuse et mystérieuse beauté éparse à travers le monde,
qu’il faut savoir découvrir ces étoiles,
qui nous guident où nous sommes plongés
au plus profond de la nuit
et le tremblement sacré des choses invisibles.

Je lui dirai
que tout homme est une exception,
qu’il a sa propre dignité
et qu’il faut savoir respecter cette dignité.

Je lui dirai
qu’envers et contre tous
il faut croire à son pays et en son avenir.

Enfin, je lui dirai
que de toutes les vertus,
la plus importante, parce qu’elle est la motrice de toutes les autres
et qu’elle est nécessaire à l’exercice des autres,
de toutes les vertus,
la plus importante me paraît être le courage, les courages,
et surtout celui dont on ne parle pas
et qui consiste à être fidèle à ses rêves de jeunesse.

Et pratiquer ce courage, ces courages,
c’est peut-être cela

«L’Honneur de Vivre» 

Hélie de Saint Marc

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