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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 15:06

En 2014, la facture fiscale pour les ménages va encore augmenter et ceci parce que les dépenses publiques vont encore augmenter, explique Christian Saint-Étienne jeudi sur BFM Business.

Tout ce que dit Moscovici depuis des mois est du pipeau absolu, affirme l’économiste. Si on veut refaire de la France un pays optimiste et attractif, il faut recréer un écosystème entrepreunarial qui donne envie de venir en France.

Or actuellement, 40% des jeunes Français veulent quitter la France !

 

 Si nous étions dans un pays normal,

 

 il faudrait sonner le tocsin…  

 

 

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 07:44

 

 

Le 20 septembre 2013

Bd Voltaire
Gabrielle
Cluzel
Ecrivain, journaliste.
Son blog.

« J’ai l’impression que les Roms harcèlent beaucoup les Parisiens », vient de déclarer Nathalie Kosciusko-Morizet sur l’antenne de i>Télé. Pas vraiment un scoop. Pas besoin d’être sorti de Polytechnique pour trouver ça. Pour qui brigue la mairie de Paris, c’est même le minimum. Pourquoi pas aussi : « J’ai l’impression qu’il y a souvent des embouteillages sur le périphérique… » Dans la vraie vie, c’est-à-dire pour beaucoup de gens, c’est même un peu plus qu’une impression. Pour ceux, par exemple, qui cherchent désespérément leur portefeuille depuis la dernière fois qu’ils sont allés dans le métro ou autour d’un musée parisien. Ils appellent ça une réalité.

Impression pour NKM, réalité pour les Parisiens, objet de scandale pour la gauche. Manuel Valls crie à la « stigmatisation », et Danièle Simonnet, candidate du Front de gauche à la mairie de Paris, dénonce chez la candidate UMP un « discours d’appel à la haine ».

Parce qu’avec la gauche, pas de traitement de faveur : quiconque appellera à la stigmatisation et à la haine sera puni. Même la réalité. Au garde-à-vous comme tout le monde. Si la réalité croit qu’elle va faire le mariole, on va la faire taire et la mettre au pas. C’est même une spécialité socialiste : tordre le cou à la réalité.

Sauf dérogation exceptionnelle, naturellement. Quand un petit camarade, comme Martine Aubry, maire de Lille et présidente de la communauté urbaine, se trouve être en situation délicate. Entamé en juillet dernier, « le démantèlement complet du camp rom de Lille-Sud a eu lieu mercredi matin, entre 7 h 30 et 8 h ; une trentaine de policiers se sont déployés sur le site, assistés de dépanneuses, de bulldozers et de camions de nettoyage. L’opération s’est déroulée en moins de deux heures », nous explique La Voix du Nord. Mais sans stigmatisation, et avec beaucoup d’amour, on s’en doute. Les bulldozers sont très réputés pour leur côté affectueux. Et d’ailleurs, c’est pour le bien des Roms, les lieux étaient si insalubres. Allez, gros baisers de Martine. Ciao, ciao.

La dame a refilé gentiment le bébé encombrant aux communes voisines, quelque part entre Lille et Roubaix. Des péquenots, des culs terreux qui, eux, n’ont pas le prétexte de la construction d’un grand centre commercial sur leurs terres pour se débarrasser du problème. Là-bas, pas de stigmatisation, mais l’amour qui commence quand même à flancher… Avec, depuis plusieurs semaines, la hausse exponentielle des plaintes.

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 07:33

 

 

Le 20 septembre 2013

Bd Voltaire
Dominique
Jamet
Journaliste et écrivain.
Il a présidé la Bibliothèque de France et a publié plus d'une vingtaine de romans et d'essais.

 

.......

Deux ans et demi après le début de la guerre civile syrienne, on apprenait hier qu’à l’issue de combats acharnés qui auraient fait plus d’une centaine de morts et de disparus dans les rangs de l’Armée syrienne libre, les forces de l’EIIL (État islamique en Irak et au Levant), une filiale dont Al-Qaïda est la maison mère, s’étaient emparées de la ville d’Azaz, dans le nord du pays, et s’apprêtaient à prendre le contrôle du poste-frontière avec la Turquie jusqu’ici tenu par leurs adversaires révolutionnaires.

C’est aujourd’hui, selon une enquête menée par l’ONU, à 58 % des quelque 150.000 rebelles recensés que se monte l’effectif des salafistes et djihadistes, parmi lesquels une forte proportion de volontaires internationaux, engagés dans la lutte à mort contre le régime de Bachar el-Assad. Ils sont les combattants de loin les mieux armés, les plus actifs et les plus féroces du camp rebelle, où la composante démocratique, représentée par l’ASL, ne pèse plus que 15 % du total. Le reste, des bandes et des bandits. Telle est la vérité.

Tandis qu’à Genève notre ministre des Affaires étrangères essaie vainement de convaincre son collègue russe qu’il faut « punir » Bachar el-Assad, coupable de vouloir maintenir à tout prix une dictature laïque sur son pays, Al-Qaïda, censée depuis douze ans être l’ennemi mortel de l’Occident et de notre civilisation, assoit sa domination sur une « révolution » que soutiennent à fond les régimes les plus obscurantistes de la planète et dont nous persistons à être assez aveugles pour souhaiter le triomphe.

Poussons jusqu’au bout cette logique folle. Bien loin de gêner leur recrutement, aidons à la composition, à l’armement, à l’entraînement et à l’envoi sur le front des Brigades internationales qui y lèveront haut les drapeaux de l’islamisme, et retirons du front malien les soldats qui font encore obstacle à la mainmise de l’AQMI sur le Sahel.

Si d’aventure notre politique suicidaire aboutissait à la victoire d’Al-Qaïda en Syrie, croit-on qu’Al-Qaïda aurait scrupule à utiliser les missiles, les chars, les avions et les armes de destruction massive qu’elle y trouverait ? Avant qu’Al-Qaïda fasse main basse sur la Syrie, il est encore temps de revenir à la raison.

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 15:01
"Un appel à la prudence sur la question syrienne". Tribune publiée dans le New York Times, le 11 septembre 2013, par le Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine.

 

 

Les récents événements entourant la Syrie m'ont poussé à m'adresser directement au peuple américain et à ses dirigeants politiques. Il est important de le faire en ces temps de communication insuffisante entre nos sociétés. 
 

Les relations entre nous sont passées par différentes étapes. Nous étions les uns contre les autres pendant la guerre froide. Mais nous avons aussi été des alliés, à une époque, et nous vaincu les nazis ensemble. L'organisation internationale universelle - l'Organisation des Nations Unies - a ensuite été mise en place pour empêcher qu'une telle dévastation ne se reproduise jamais. 

 

Les fondateurs de l'Organisation des Nations Unies ont compris que les décisions concernant la guerre et la paix ne devaient se produire que par consensus, et avec le consentement de l'Amérique, le veto par les membres permanents du Conseil de sécurité a été inscrit dans la Charte des Nations Unies. La profonde sagesse de ce point a étayé la stabilité des relations internationales pendant des décennies. 

 

Personne ne veut que l'Organisation des Nations Unies subisse le sort de la Société des Nations, qui s'est effondrée parce qu'il lui manquait un véritable levier. Cela serait possible si les pays influents contournent les Nations Unies et entreprennent une action militaire sans l'autorisation du Conseil de sécurité. 

 

L'attaque potentielle des États-Unis contre la Syrie, malgré la forte opposition de nombreux pays et des principaux responsables politiques et religieux, y compris le pape, se traduira par davantage de victimes innocentes et une escalade, la propagation potentielle du conflit au-delà des frontières de la Syrie. Une attaque augmenterait la violence et déclencherait une nouvelle vague de terrorisme. Elle pourrait saper les efforts multilatéraux visant à résoudre le problème nucléaire iranien et le conflit israélo-palestinien et déstabiliser davantage le Moyen-Orient etl' Afrique du Nord. Elle pourrait détruire l'équilibre de l'ensemble du système du droit et de l'ordre international. 

 

Le Syrie n'est pas témoin d'une lutte pour la démocratie, mais d'un conflit armé entre le gouvernement et l'opposition, dans un pays multireligieux. Il y a peu de champions de la démocratie en Syrie . Mais il y a plus qu'assez de combattants d'Al Quaïda et d'extrémistes de tous bords qui luttent contre le gouvernement. Le Département d'Etat des Etats-Unis a désignéd'emblée le Front Al Nusra et l'Etat islamique d'Irak et le Levant, combattant avec l'opposition, comme des organisations terroristes. Ce conflit interne, alimentée par les armes étrangères fournies à l'opposition, est l'un des plus sanglants dans le monde. 

 

Des mercenaires des pays arabes combattent là-bas, et des centaines de militants en provenance des pays occidentaux et même de Russie, sont l'objet de notre profonde inquiétude. Ne pourraient-ils pas retourner dans nos pays avec l'expérience acquise en Syrie? Après tout, après les combats en Libye, les extrémistes sont passés au Mali. Ceci nous menace tous. 

 

Dès le début, la Russie a prôné un dialogue pacifique permettant aux Syriens d'élaborer un plan de compromis pour leur propre avenir. Nous ne protégeons pas le gouvernement syrien, mais le droit international. Nous devons utiliser le Conseil de sécurité des Nations Unies et croyons que la préservation de l'ordre public dans le monde complexe et turbulent d'aujourd'hui est l'une des rares façons d'empêcher les relations internationales de sombrer dans le chaos. La loi est toujours la loi, et nous devons la suivre que nous le voulions ou non. Selon le droit international actuel, la force n'est autorisé qu'en cas de légitime défense ou par la décision du Conseil de sécurité. Tout le reste est inacceptable en vertu de la Charte des Nations Unies et constituerait un acte d'agression

 

Personne ne doute que le gaz toxique a été utilisé en Syrie. Mais il y a tout lieu de croire qu'il n'a pas été utilisé par l'armée syrienne, mais par les forces de l'opposition, afin de provoquer l'intervention de leurs puissants protecteurs étrangers, qui seraient du côté des fondamentalistes. Les rapports selon lesquels les militants (rebelles) prépareraient une nouvelle attaque - cette fois contre Israël - ne peuvent pas être ignorés. 

 

Il est alarmant de constater que l'intervention militaire dans les conflits internes dans les pays étrangers est devenue monnaie courante aux États-Unis. Est-ce dans l'intérêt à long terme de l'Amérique? J'en doute. Des millions de personnes dans le monde voient de plus en plus l'Amérique non pas comme un modèle de démocratie, mais comme s'appuyant uniquement sur la force brute, bricolant des coalitions réunies sous le slogan «vous êtes avec nous ou contre nous». 

 

Mais la force s'est révélée inefficace et inutile. L'Afghanistan est sous le choc, et personne ne peut dire ce qui se passera après que les forces internationales se seront retirées. La Libye est divisée en tribus et en clans. En Irak, la guerre civile se poursuit, avec des dizaines de morts chaque jour. Aux États-Unis, beaucoup de gens établissent une analogie entre l'Irak et la Syrie, et se demandent pourquoi leur gouvernement veut répéter les erreurs récentes. 

Peu importe comment les frappes cibleront, ou les armes sophistiquées employées, les victimes civiles sont inévitables, y compris les personnes âgées et les enfants, que les frappes sont censées protéger. 

 

Le monde réagit en demandant: si on ne peut pas compter sur le droit international, alors il faut trouver d'autres façons d'assurer sa sécurité. Ainsi, un nombre croissant de pays cherchent à acquérir des armes de destruction massive. Ce qui est logique: si vous avez la bombe, personne ne va vous toucher. Nous sommes partis de la nécessité de renforcer la non-prolifération, alors qu'en réalité cela s'érode. 

Nous devons cesser d'utiliser le langage de la force et reprendre le chemin du règlement diplomatique et politique civilisé. 

 

Une nouvelle possibilité d'éviter une action militaire a émergé dans les derniers jours. Les Etats-Unis, la Russie et tous les membres de la communauté internationale doivent tirer parti de la volonté du gouvernement syrien de mettre son arsenal chimique sous contrôle international pour destruction ultérieure. A en juger par les déclarations du président Obama , les Etats-Unis voient cela comme une alternative à l'action militaire. 

 

Je me réjouis de l'intérêt du président à poursuivre le dialogue avec la Russie sur la Syrie. Nous devons travailler ensemble pour maintenir cet espoir vivant, comme convenu au Groupe des 8 réuni à Lough Erne en Irlande du Nord en Juin, et réorienter le débat vers les négociations. 

 

Si nous pouvons éviter la force contre la Syrie, cela permettra d'améliorer l'atmosphère dans les affaires internationales et de renforcer la confiance mutuelle. Ce sera notre réussite commune et ouvrira la porte à la coopération sur d'autres questions cruciales. 

 

Ma relation professionnelle et personnelle avec le président Obama est marquée par la confiance croissante. J'apprécie cela. J'ai étudié attentivement son discours à la nation mardi. Et je serais plutôt en désaccord avec ce qu'il a dit sur l'exceptionnalisme américain, affirmant que la politique des États-Unis est «ce qui rend l'Amérique différente. C'est ce qui nous rend exceptionnels». Il est extrêmement dangereux d'encourager les gens à se considérer comme exceptionnels, quelle que soit la motivation. Il y a de grands pays et les petits pays, des riches et des pauvres, ceux qui ont de longues traditions démocratiques et ceux cherchent encore leur chemin vers la démocratie. Leurs politiques diffèrent, aussi. Nous sommes tous différents, mais quand nous demandons la bénédiction du Seigneur, nous ne devons pas oublier que Dieu nous a créés égaux. 

 

 

Vladimir V. Poutine, président de la Fédération de Russie.
Traduction assurée par le site Benoit&Moi que nous remercions : http://benoit-et-moi.fr/2013-III/actualites/la-lettre-de-poutine-aux-americains.html

 

Vendredi 13 Septembre 2013

 

ProRussia.tv

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 07:26

 

 

Le 19 septembre 2013

Bd Voltaire
Dominique
Jamet
Journaliste et écrivain.
Il a présidé la Bibliothèque de France et a publié plus d'une vingtaine de romans et d'essais.

« Il avait besoin d’argent », plaide son père. « Il était fou des deux-roues », se rappelle sa jeune sœur, dont le beau visage, découvert l’autre jour à la télévision, et les larmes ne pouvaient que serrer le cœur. « Il avait changé en bien », croit savoir sa compagne, qui attend pour le début de l’an prochain un enfant de lui.

C’est sous des traits aimables que ses proches décrivent Anthony Asli, ce gangster débutant, âgé de dix-neuf ans, qui a perdu la vie la semaine dernière à Nice, le jour de son premier hold-up. Et l’envoyé spécial du Monde sur la Côte d’Azur de renchérir, sans avoir l’excuse de l’amour paternel, fraternel ou conjugal, qui rend aveugle. Commentant une photo du mort, « il avait un visage de poupon pas tout à fait grandi », écrit-il. « Joufflu, enjoué, à dix-neuf ans, il n’en paraissait pas seize. » Un « gamin », en somme, un « petit », tel que le voient encore ses parents.

C’est un portrait moins flatteur qui résulte du casier judiciaire d’Anthony Asli, quatorze fois condamné pour vols, puis vols aggravés (le premier commis dès l’âge de douze ans) et qui, pour son malheur, avait décidé le 11 septembre dernier de changer de niveau et de passer au grand banditisme, avec sans doute l’intention et l’excuse de payer la layette du petit à naître…

Ce n’est pas sous son profil le plus avenant que ce matin-là, à huit heures quarante-cinq, heure d’ouverture de la bijouterie, Anthony Asli est apparu à Stéphane Turk, mais dans un rôle de voyou classique, ganté, casqué, armé. Menacé, frappé à coups de crosse de fusil, dévalisé sous ses propres yeux, ce commerçant de soixante-sept ans, déjà plusieurs fois attaqué, n’avait certes pas prémédité, au contraire de ce visiteur, un tel début de matinée, et pas davantage le geste réflexe et fatal qui lui vaut aujourd’hui, inculpé d’homicide volontaire, de porter comme un repris de justice un bracelet électronique – le même, peut-être, dont Anthony Asli avait été dispensé depuis la fin du mois d’août.

Libération s’étonne et s’indigne que, dans un mouvement de masse dont on ne discute plus l’authenticité et la spontanéité, plus d’un million et demi d’internautes, entre le voyou et l’honnête homme, aient opté pour celui-ci contre celui-là. C’est ce que le quotidien, fidèle à son tropisme taubiresque, ose appeler « le réseau de la haine » ! Le fait nous semble seulement démontrer que le bon sens reste en France mieux partagé que la déraison.

Pascal Rauber serait pourtant en droit d’en douter. Ce concessionnaire moto âgé de cinquante ans, établi à Saint-Julien-sur-Sarthe, village tranquille du département de l’Orne, a été victime depuis 1988 de cinquante-quatre cambriolages ou tentatives de cambriolage, plus de deux par an, le dernier remontant à dix jours. Surprenant lors du cinquante-troisième, le 26 juin dernier, les deux malfaiteurs, fous des deux-roues, sans doute, qui venaient de lui rendre visite, il a tiré sur eux, avec une carabine chargée de petit plomb, alors qu’ils tentaient de l’écraser, et ils ont été arrêtés à la sortie de l’hôpital où ils étaient venus faire panser leurs bobos. Ce pourquoi, bien loin d’être félicité par la gendarmerie, visité par le préfet, décoré par Manuel Valls, M. Rauber, mis en examen pour violences avec arme, est désormais sous contrôle judiciaire, et contraint de demander une autorisation administrative lorsqu’il désire franchir les frontières du département. Cet homme est dangereux. Dame, un récidiviste !

Vous me direz que de ces cinquante-quatre cambriolages il n’est pas l’auteur mais la victime. Nul ne le conteste, mais par les temps qui courent, ce pourrait bien être une circonstance aggravante…

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 08:02

resistance

 

Le 16 septembre 2013

Bd Voltaire
Christian
Vanneste
Homme politique.
Ancien député UMP et Président du Rassemblement pour la France.

À force de marcher sur la tête, la France s’habitue à voir les choses à l’envers.

 

 Les centaines de milliers de soutiens au bijoutier de Nice indiquent toutefois que le bon sens, si cher à notre philosophe national, René Descartes, n’est pas mort. Il faut en effet remettre notre pays sur ses pieds, dans le bon sens et dans le bon droit, celui où les voleurs sont en prison et les honnêtes citoyens en sécurité. En écrivant cette dernière phrase, j’entends les gloussements des bobos-gauchos lecteurs de Libé et du Nouvel Obs, et adorateurs de tous ceux qui, à force de déconstruire, ont fait de la France un champ de ruines intellectuelles et morales.

La sécurité est avant tout l’affaire de l’État, et c’est la principale exigence des citoyens envers lui. Cela implique deux conséquences : la première réside dans le fait que la sûreté des citoyens, c’est-à-dire la première de leurs libertés, est un devoir auquel l’État ne peut en aucun cas faillir. La seconde implique que les citoyens étant protégés ne se protègent pas eux-mêmes, notamment par la détention et l’usage d’armes.

Or, notre cher pays s’est habitué à tout faire à l’envers. L’État, sans vergogne, dévoile des statistiques sur l’augmentation de la délinquance en prétendant faire de son mieux. La sécurité n’est plus qu’une possibilité statistique. Après tout, si vous habitez un quartier « sensible », vous êtes libre de le quitter. En revanche, n’allez pas croire que le fait que l’État n’assurant pas « toute » la sécurité, vous ayez le droit de faire le reste. Attention. L’État sera intraitable avec l’honnête citoyen qui aura eu l’impudence de se défendre lui-même. Ce sera d’autant plus facile que les malfaiteurs ont tendance à se dissimuler, tandis que le citoyen honnête possède une identité et une adresse qui vont permettre à l’ « ordre » de la Justice républicaine de régner sans partage.

Voilà pourquoi, au bout de cette inversion du bon sens, on trouve normal qu’un bijoutier, qui ne s’est pas laissé voler et battre sans réagir, se retrouve mis en examen et soumis à l’infamant bracelet électronique, qu’un policier soit condamné à six mois de prison, et qu’un homme courageux soit mort à Marignane en accomplissant un geste vraiment citoyen, tenter de défendre la sécurité lorsque l’État se révèle incapable de le faire.

Le bon sens nous appelle à comprendre l’ordre des causes et des effets. Dans ces trois cas, la cause première est l’acte délinquant ou criminel. Si vous ôtez l’attaque d’une bijouterie, d’un bar-tabac ou le fait de circuler sans casque sur un deux-roues interdit de voie publique et mal entretenu, aucun de ces faits ne se serait produit. Le tir du bijoutier, frappé, humilié, excédé, le geste héroïque de Marignane, les 64 km/h du policier et l’accident n’auraient aucune existence. Mais le fait de punir ou de laisser punir ceux qui sont du côté de l’ordre est évidemment un appel au désordre, totalement irresponsable, d’institutions qui perdent la conscience même de leur finalité.

Mais l’État de droit, les droits de l’homme me dira-t-on ? Parlons-en : les quatre droits fondamentaux sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression. Comment ne pas voir que le bijoutier de Nice, dont la liberté est aujourd’hui limitée, n’avait cependant fait que défendre sa propriété, qu’assurer sa sûreté ? Comment ne pas voir que sa mise en examen légitime le discours de la délinquance selon lequel un vol n’est pas grave puisqu’il y a des assureurs. Lorsqu’une société se délite à ce point, il faut se souvenir du quatrième droit : la résistance à l’oppression !

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 15:33
Général Dominique DELAWARDE
 

Ce courrier a pour but de donner les raisons précises de mes doutes quant à l’opportunité d’une intervention en répondant à quelques questions simples. Il s’agit aussi de donner matière à réfléchir à ceux qui veulent vraiment étudier le problème sans se contenter des logorrhées verbales bien pensantes et des affirmations péremptoires des hommes politiques de tous bords.

Ancien chef du bureau "Situation-Renseignement-Guerre électronique" de l’État Major Interarmées de Planification Opérationnelle en région parisienne, ayant servi près de deux années au Proche Orient, dont 14 mois en qualité de chef du bureau renseignement de la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban, ayant fait une bonne douzaine de séjours au Moyen Orient (Qatar, Emirats, Koweit), ayant enfin servi trois années aux États Unis en qualité d’officier de liaison auprès de l’Enseignement militaire supérieur américain, je crois connaître mieux que le citoyen moyen, voire que certains experts autoproclamés, les problèmes du Proche et du Moyen Orient. Je me suis toujours tenu informé sur ce qui s’y passait et, par conséquent sur le sujet qui nous préoccupe aujourd’hui : une éventuelle intervention militaire en Syrie.

1 - Les preuves indubitables présentées par le premier ministre aux députés sont-elles convaincantes et crédibles ?

Quelles que soient ces preuves, ma réponse est non.

Les preuves peuvent évidemment être indubitables puisque personne n’a d’éléments concrets pour les mettre en doute. Mais elles peuvent être fausses. Je n’ai pas la mémoire courte et me souviens du général américain Colin Powell présentant aux Nations Unies, avec un aplomb incroyable, ses "fausses preuves indubitables" établie par la CIA sur l’existence d’armes de destruction massive en Irak pour justifier l’intervention militaire qui a suivi. Je sais qu’en France, phare de l’humanité, on ne ment jamais, mais tout de même...

Personnellement, j’ai la conviction intime que nous sommes en présence d’une nouvelle manipulation avec le massacre au gaz chimique de Damas et je vais tenter d’en convaincre le lecteur.

2 - A qui profite ce "massacre" au gaz ?

Certainement pas à Bachar El Assad qui n’aurait jamais pris le risque de franchir cette ligne rouge posée depuis longtemps par les américains et les franco-anglais. Il savait qu’une intervention occidentale suivrait toute utilisation de gaz et signifierait sa chute à courte échéance. Il savait que les Nations Unies étaient mandatées pour étudier l’utilisation des gaz en Syrie. Il possède un arsenal suffisant pour frapper ses adversaires sans faire appel au gaz. Aurait-il pris un tel risque, à un tel moment pour tuer seulement quelques centaines d’adversaires en banlieue de Damas, capitale du pays, à une relative proximité des délégations diplomatiques étrangère ? Cette affirmation absurde ne tient pas la route.

Ce "massacre" dont nul ne connaît l’ampleur réelle profite donc aux deux autres parties en cause dans cette affaire.

D’abord aux opposants de Bachar El Assad qui, si intervention il y a, ont toutes les chances de gagner rapidement leur combat et de prendre le pouvoir en Syrie.
Ensuite aux américains et aux franco anglais qui souhaitent depuis longtemps affaiblir le Hezbollah libanais mais surtout l’Iran (cible principale en raison du nucléaire) en supprimant leur allié de toujours : la Syrie de Bachar El Assad.

2 - Y a-t-il eu d’autres précédents dans ce genre de manipulation ?

La réponse est oui.

Il y a eu TIMISOARA (décembre 1989) où les médias du monde entier ont repris pendant près de six semaines la fausse information d’un "massacre" de 4 600 personnes pour aider à faire tomber Ceaușescu. En fait les opposants avaient déterré quelques cadavres des cimetières de la ville, les avaient entourés de fils de fer barbelés et avaient tourné des images horribles visant à faire pleurer les téléspectateurs occidentaux. Ils ont ensuite, sur la foi de ces images manipulées, avancé le chiffre énorme de 4 632 victimes qui n’existaient pas mais que personne n’a osé mettre en doute. Leur coup était joué et gagné puisqu’il a entraîné la chute de Ceaușescu.

Après coup les médias et les politiques occidentaux ont eu le bon goût de s’excuser pour leur erreur et ont avoué qu’ils avaient été manipulés... mais l’objectif était atteint.
Il y a eu deux autres manipulations de ce type en Bosnie et au Kosovo lorsque j’étais en fonction. Elles ont été réalisées avec succès et l’opinion et les médias n’en ont jamais connu les tenants et les aboutissants.

3- Comment une telle manipulation avec utilisation de gaz aurait elle pû être réalisée par l’opposition ?

C’est assez simple à réaliser…

L’opposition prend quelques familles entières (hommes, femmes, enfants, vieillards) soupçonnées d’être pro- Bachar et capturées lors des combats. Elle utilise du gaz prélevés sur les stocks de l’Armée Syrienne par du personnel déserteur. Elle gaze et filme les derniers instants horribles, puis, en appelle à l’ONU et aux américains. Le tour est joué. Pour faire bonne mesure, vous rajoutez quelques témoins de votre camp pour raconter l’horreur, vous avancez le chiffre de 1 700 morts, chiffre invérifiable (comme celui de TIMISOARA) et vous envoyez les images les plus horribles.

La manipulation est servie...

Le renseignement français prétend que les rebelles n’ont pas les savoir-faire pour mettre en œuvre les gaz. C’est oublier un peu vite que les rebelles sont soutenus et conseillés par des services spéciaux étrangers qui, eux, ont toutes les connaissances nécessaires.

4- Pourquoi les Allemands, les Canadiens et même les député britanniques doutent-ils du bien-fondé de l’intervention militaire.

Ces trois pays se doutent bien qu’il y a très probablement une manipulation. Ils ont eux aussi des services de renseignement et un minimum de bon sens. Ils ne veulent pas engager la vie de leurs soldats sur des preuves qui pourraient bien s’avérer "bidon", analysent les conséquences d’une telle intervention. Ils préfèrent s’occuper du rétablissement de leur économie en crise et de la sécurité à l’intérieur de leur frontière avant d’aller jouer, à crédit comme le fait la France, les justiciers dans le reste du monde.

Par ailleurs, il ne peut échapper à personne que les gaz sont volatils et que l’utilisation de Gaz dans une zone urbanisée comme Damas très majoritairement et densément peuplée par les partisans de Bachar El Assad pourrait se retourner contre ses auteurs au moindre coup de vent...

Cette utilisation de gaz dans la ville de Damas n’est tout simplement pas crédible. Il est vrai que "plus c’est énorme, plus ça passe", mais là, la ficelle est un peu grosse...

5- Quelles conséquences régionales et internationales en cas d’intervention militaire ?

Pour la Syrie même, une seule certitude. La chute de Bachar El Assad, chef d’état laïque, entraînera la débâcle et l’exil pour les populations chrétiennes et Alaouites dont la majorité aura soutenu Bachar El Assad pendant de très nombreuses années, voire pour de nombreux sunnites... donc, de nouveaux massacres et de nouvelles masses de réfugiés... Est-ce le but recherché ?

Pour les Israéliens, une Égypte et une Syrie affaiblies, divisées et dont les économies auront été ramenées 50 ans en arrière, ne représentent plus une menace sérieuse pour très longtemps. Une intervention américaine et franco-anglaise n’est pas une mauvaise affaire pour eux, au point de se demander si nous ne "travaillons" pas un peu à leur profit...

L’Iran étant la prochaine cible, connue de tous, il est probable que le prix du pétrole explosera assez vite à la suite de l’intervention entraînant de nouvelles difficultés pour nos économies déjà fragiles.

L’intervention aura un coût pour un pays déjà surendetté comme le notre. Ce coût sera évidemment supporté directement ou indirectement par le contribuable. A moins que le gouvernement ne réalise l’opération à budget de défense constant ce qui conduira à échelonner les dépenses d’équipement et à retarder, une fois de plus, la modernisation de nos forces.

6- Une telle participation française à une intervention relève-t-elle de l’ingérence humanitaire et/où du respect des conventions de Genève ?

Si tel était le cas, pourquoi la France n’a-t-elle pas proposé d’intervenir militairement lors du massacre de Gaza en Janvier 2009 (1300 morts, bien réels ceux là, dont 900 civils et 300 enfants) ? L’armée israélienne avait alors utilisé des bombes au phosphore interdites par les conventions de Genève...

Y aurait-il deux poids deux mesures ? Des massacres autorisés ou tolérés, et des massacres interdits ?

7- Autres éléments troublants en vrac

Le 6 Mai dernier, Madame Carla del Ponte, ancienne procureur au tribunal pénal international, membre de la commission indépendante mandatée par l’ONU pour enquêter sur l’utilisation de gaz en Syrie déclare que les rebelles (et non les forces du régime) ont utilisé du gaz sarin.

Toute vérité n’étant pas bonne à dire dans un monde onusien largement financé par les USA, la commission indépendante (peut être moins qu’on ne le croit) déclarera dès le lendemain que les preuves sont insuffisantes pour accuser formellement la rébellion d’utilisation de gaz...

Par ailleurs la mission d’observateurs de la Ligue arabe envoyée au début du conflit a publié un rapport très équilibré sur les violences en Syrie dès Janvier 2012. J’ai noté dans ce rapport :

28 – La mission a noté l’émission de faux rapports émanant de plusieurs parties faisant état de plusieurs attentats à la bombe et de violence dans certaines régions. Lorsque les observateurs se sont dirigés vers ces zones pour enquêter, les données recueillies montrent que ces rapports ne sont pas crédibles.

29 – La mission a noté également, se basant sur les documents et les rapports émanant des équipes sur le terrain, qu’il y a des exagérations médiatiques sur la nature et l’ampleur des accidents et des personnes tuées ou blessées à la suite des événements et des manifestations qui ont eu lieu dans certaines villes.

Cet excellent rapport établi par une commission majoritairement sunnite (donc plutôt anti-Bachar) n’était sans doute pas suffisamment anti-Bachar pour être évoqué par les médias occidentaux. Il mérite pourtant une lecture attentive. A ceux qui souhaitent s’informer au delà du prêt-à-penser politique Français, il suffit de taper sur Google : "rapport du chef de la mission des observateurs de la Ligue arabe en Syrie" et on obtient ce rapport dans sa version française.

En conclusion, vous aurez compris que je ne crois pas un instant que les "preuves indubitables" françaises, quelles qu’elles soient, puissent justifier, à ce jour, une intervention militaire de quelque niveau que ce soit. Je sais évidemment qu’une grande partie des forces rebelles est composée de mercenaires financés par le Qatar et l’Arabie Saoudite (sunnites) dans leur croisade contre les Alaouites et les chiites. Cette force rebelle soutenue par les américains et les franco-anglais n’est donc pas vraiment d’une Force Syrienne Libre.

Les Nations Unies rendront leur rapport dans quelques semaines tout au plus. Sera-t-il impartial ? Je l’espère. Mais je sais que les financements US sont vitaux pour l’ONU et qu’il lui est parfois difficile d’être vraiment indépendante.

Je voudrais terminer en disant que je ne suis pas un partisan de Bachar El Assad, loin s’en faut. Mais il est très probablement moins pire que celui qui pourrait prendre sa suite. La justification et les conséquences de nos actes doivent donc être examinées beaucoup plus sérieusement qu’elles ne le sont aujourd’hui.

Je constate enfin que la "communauté internationale", terme utilisée indûment par nos hommes politiques et repris par nos journalistes à longueur de journée, ne semble compter aujourd’hui que trois pays : les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France qui représentent à eux trois moins de 8% de la population mondiale.

Les positions de la Chine, de l’Inde, de la Russie, du Brésil, du Japon, de l’Allemagne sont presque totalement occultées des débats internationaux, y compris sur la Syrie, alors qu’ils constituent près de 60% de la population mondiale. Font-ils partie ou non de la communauté internationale ? Il y a, là aussi, matière à réflexion...

Général (2S) Dominique DELAWARDE, le 5 Septembre 2013

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 07:25

 

 

Le 15 septembre 2013

Bd Voltaire
Dominique
Jamet
Journaliste et écrivain.
Il a présidé la Bibliothèque de France et a publié plus d'une vingtaine de romans et d'essais.

La déception est grande en Arabie séoudite et au Qatar. Benjamin Netanyahou commence à se demander s’il pourra vraiment compter, le moment venu, sur Barack Obama pour réduire en poudre l’Iran. Un nommé Selim Idriss, général de brigade syrien qui, en juillet 2012, sentant le vent tourner, a viré sa cuti, déserté son pays et pris du galon en tant que chef d’État-major de l’Armée syrienne libre, a exprimé sa réprobation, et le ministre des Affaires étrangères français, tout en saluant poliment « l’avancée » faite sans lui, n’a pas caché son regret de devoir remettre son épée au fourreau. Mais rien n’atteint le niveau du désappointement constaté au palais de l’Élysée. Déjà, le lieutenant-colonel Hollande y avait fait son paquetage, endossé le treillis repassé de frais par sa compagne qui, ne dormant plus depuis le 21 août dernier, a du temps de reste pour ses tâches ménagères, et enroulé ses bandes molletières.

Les uns et les autres doivent pourtant s’incliner devant l’évidence. Nous n’irons pas donner le coup de main décisif aux djihadistes et autres coupeurs de têtes qui aspirent à faire flotter le drapeau noir sur la marmite proche-orientale. Nous ne « punirons » pas le dictateur en vertu des pouvoirs que nous nous sommes conférés et des droits que nous nous sommes arrogés. Nous n’aurons pas l’occasion de prouver une fois de plus la précision des frappes chirurgicales qui ne font que par erreur des dommages collatéraux. Apocalypse, c’est pas Now. Les chiens de guerre, pour cette fois, devront rester à la niche.

Le dossier syrien devenait vraiment trop explosif pour être abandonné aux boutefeux des deux camps qui s’affrontent plus ou moins ouvertement, par combattants interposés. Il n’était que temps que les gens sérieux réfrènent leurs ardeurs et trouvent un terrain d’entente. La solution trouvée à Genève par Serguei Lavrov et John Kerry est un compromis raisonnable à mi-chemin de l’intransigeance affichée jusqu’alors par Bachar el Assad et ses protecteurs, d’une part, et le jusqu’auboutisme de Paris, de Ryad et, dans une moindre mesure, de Washington. Damas s’est engagée à soumettre son arsenal chimique à l’inspection et au contrôle de l’ONU, préalables à son démantèlement, en échange de quoi les États-Unis renoncent à leur projet de bombardements ciblés. Mais quelle garantie le régime syrien offre-t-il de sa sincérité, dira-t-on ? Le point fort de l’accord est que de son application ou de sa non-application dépendent le prestige et la crédibilité de Vladimir Poutine, et non de Bachar el Assad. Ce n’est pas la Syrie, mais bel et bien le président russe, brillamment revenu dans le jeu, et son pays, qui seraient discrédités par la non-exécution du dispositif convenu.

Reste à calmer les susceptibilités du caniche britannique et surtout du toutou français, qui frétille de la queue, jappe d’impatience et s’afflige d’être traité avec tant de condescendance et si peu d’égards par son maître. Ce sera chose faite dès aujourd’hui, puisque John Kerry prendra la peine de commenter et d’expliquer à l’usage de David Cameron et de François Hollande les termes de l’accord qui s’est conclu sans eux. Notre bonne volonté débordante valait bien ce susucre.

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 07:20
À Singapour, c’est la peine de mort pour 500 g de cannabis !

 

Le 14 septembre 2013

Christian
Vanneste
Homme politique.
Ancien député UMP et Président du Rassemblement pour la France.

 

Il faut s’attaquer à la drogue « à bras le corps », a déclaré solennellement la ministre et néanmoins candidate à la mairie de Marseille Marie-Arlette Carlotti. Le vrai problème est que le monde est devenu une gigantesque passoire, et que l’Europe, les pays qui la composent au sein de l’Union européenne et de l’espace Schengen, ont les trous les plus larges. Le marché des armes est en tête, suivi de la drogue. Le pétrole n’arrive qu’en troisième position. Il n’échappe à personne que si le troisième est licite et organisé, le premier laisse une place au trafic et à la revente illicite et le second est totalement illégal. Le lien entre celui-ci et la circulation des personnes entre les deux rives de la Méditerranée n’est pas un secret non plus. En amont, il y a la délinquance destinée à se procurer de l’argent pour acheter les produits et en aval la violence dont le but est de contrôler le marché.

Les revenus issus de la drogue sont sans commune mesure avec ceux d’un travail honnête : par mois, à Marseille, c’est 4.800 euros pour un guetteur, 5.000 pour une « nourrice » qui la conserve, et 9.000 pour un dealer qui peut atteindre les 100.000 s’il est performant. Si les peines prévues sur le papier pour lutter contre la drogue sont lourdes, elles ne sont pas appliquées. Certes, l’organisation du trafic est punie de la réclusion à perpétuité, la participation expose à des peines de 20 ou 10 ans de prison, mais la « cession » de produits pour usage personnel tombe à 5 ans… Tiens, le seuil pour éviter la cellule selon notre ministre de la Justice…

Un producteur de télévision célèbre était, semble-t-il, habitué à dépenser 8.000 euros par mois pour sa cocaïne. Le parquet de Nanterre a requis contre ses fournisseurs une peine de 6 mois à 2 ans. Il paraît pourtant évident que les sanctions dans une affaire aussi publique auraient dû être exemplaires. Les « personnalités » qui, au travers de leur notoriété, notamment auprès des jeunes, ont, par leur comportement ou simplement par leurs propos, un effet d’entraînement, devraient d’ailleurs faire l’objet de poursuites et d’une répression sévère. Singapour applique la peine capitale pour la détention de 500 g de cannabis, 30 g de cocaïne ou 15 g d’héroïne. Ce pays classé en tête sur le plan économique, plaque tournante du commerce mondial, est particulièrement exposé. Il fait face au problème avec détermination. On peut sans doute regretter le recours à la peine de mort, mais elle est plus efficace que la remise en liberté…

Les deux ou trois cuillères de sel en provenance des contribuables ne vont pas changer le goût de la soupe marseillaise. Le problème du trafic de drogue, comme celui du terrorisme, ou de la délinquance en général est lié à l’absence de politique sérieuse de l’immigration, du droit de la nationalité et du contrôle des frontières. Que ceux qui souhaitent l’arrivée massive de nouveaux électeurs ne cherchent pas à le résoudre n’est pas une surprise. Que ceux qui ont beaucoup parlé et peu agi n’inspirent plus guère confiance n’est pas étonnant. À l’est de Singapour, un vent conservateur s’est levé sur le Pacifique, avec le retour de Shinzō Abe au Japon et la victoire récente de Tony Abbott en Australie. La France n’a jamais eu l’audace de gonfler ses voiles avec ce vent-là. Il est plus que temps !

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 07:49

Bd Voltaire

 

Le 14 septembre 2013

Renaud
Camus
Ecrivain.

Entretien réalisé par Emmanuelle Duverger.

Vous avez lancé mardi dernier le “Non au Changement de Peuple et de Civilisation”. Les premières réactions sont encourageantes. Une bonne surprise ?

Je ne peux pas dire que ce soit une surprise puisque ce qui me stupéfie depuis vingt ans c’est la passivité de nos concitoyens face à l’horreur de ce qui survient, le Grand Remplacement, le changement de peuple et de civilisation. Qu’ils réagissent enfin ce ne serait que normal. En revanche, qu’ils le fassent en tel nombre et si généreusement, c’est une surprise, oui, par rapport aux commentaires plutôt tièdes et parfois hostiles qu’on a pu lire dans “Boulevard Voltaire”. En somme il y a les lecteurs qui critiquent en écrivant et ceux, beaucoup plus nombreux, heureusement, qui approuvent en s’inscrivant. Mais ceux-là, que je remercie beaucoup de leur geste, feraient bien d’écrire aussi, de se manifester, de se rendre visibles, de transmettre mon appel pour augmenter notre nombre et rassurer ceux de nos compatriotes qui n’osent pas encore se déclarer, réinvestir leurs propres mots, en croire leurs yeux et agir en conséquence.

Quelles actions concrètes allez-vous proposer à ceux qui ont adhéré à votre appel ?

J’ai toujours dit que ce que nous pourrions faire dépendrait étroitement de notre force, c’est-à-dire de notre nombre, essentiellement, et de nos moyens. Nous avons déjà, en trois jours, largement dépassé les deux hypothèses basses que j’avais avancées, la veillée funèbre pour la patrie, si nous n’étions que dix, le think tank, si nous n’étions que cent. Nous sommes un élan, il nous faut devenir une puissance, et que cela se sache. Que chaque adhérent en convainque deux ou trois autres et ainsi de suite, qu’il fasse connaître mon appel, qu’il se rende, et notre mouvement, aussi visibles et audibles que possible. Dès les prochains jours nous aurons un site Internet opératoire, avec un forum public, un forum pour les adhérents. Nous pourrons nous compter, échanger nos idées, constituer des groupes un peu partout je l’espère, mettre sur pied une rencontre nationale, donner corps, forme, présence et visibilité à notre refus, à notre grand NON. Autant l’in-nocence malgré ses vertus est une notion longue et compliquée à faire entendre et partager, autant notre simple et clair Non au Changement de Peuple et de Civilisation est immédiatement intelligible et suscite les ralliements, comme si nos concitoyens l’attendaient depuis des lustres.

Vous deviez venir manifester dimanche à Paris à l’appel du Collectif pour la défense des libertés publiques. Cette manifestation a été interdite par la préfecture au motif que les antifas avaient annoncé une contre-manifestation. Même chose pour le Rassemblement organisé par Riposte Laïque à la même date pour défendre la liberté d’expression… Deviendrait-il difficile de manifester en France quand on n’est pas d’accord avec le gouvernement ?

Ce que les deux pouvoirs, le médiatique et le politique, ne supportent pas, c’est la vérité, la mise à nu du désastre qu’ils ont créé, la réalité de leur société prétendument multiculturelle et en fait déculturée, hébétée, hyperviolente, ingouvernable. Mais cette réalité craquèle tous les jours un peu davantage leur chape de mensonge, qui va éclater. Nous devons y aider par tous les moyens.

Le bijoutier de Nice, victime d’un braquage et qui a tué son agresseur, bénéficie d’un énorme soutien sur Facebook. Comment l’interprétez-vous ?

Comme un témoignage d’exaspération salutaire, bien sûr. Mais nous ne devons pas aspirer à la privatisation de la justice, pas plus qu’à la prolifération des prisons ou à la multiplication des caméras de surveillance. Ce ne sont pas des solutions, ce ne sont que des aspects du problème, des formes du réensauvagement de l’espèce, des retombées sinistres de la conquête coloniale en cours par le truchement des ventres, bien sûr, de l’immigration incessante, mais aussi de la nocence généralisée.

 

 Il faut renverser le sens de l’histoire,

 

 pas essayer de s’en accommoder comme on peut.

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