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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 23:19

 Serviteur zélé du Président, M VALLS est démasqué ! Les Français ne seront plus dupes.

 

manuel.jpg

 

 

 

Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, a défendu mardi devant l'Assemblée l'action des forces de l'ordre dimanche 24 mars lors de la manifestation contre le mariage pour tous.
| AFP / Eric Feferberg

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 19:11

 

 

 

Regardez une carte de l’Afrique tropicale au nord de l’équateur : le gradient climatique est orienté dans le sens nord/sud. L'on

passe ainsi progressivement du désert au Sahel, puis à la savane sèche à une saison des pluies, puis à la savane humide à

pluviosité bimodale et ensuite à la forêt subéquatoriale. En conséquence, les zones climatiques homogènes sont orientées

dans le sens est/ouest, en bandes superposées. Cette même stratification commande le peuplement humain, d’un bout à l’autre

de la masse continentale. A mesure que l’on descend du désert vers l’équateur, les races blanches (ou à peu prés) araboberbères

cèdent la place aux races dites nilotiques (Peulhs, Toubous, Ethiopiens), puis aux Soudano-Guinéens, puis aux

Bantous. L'islam au nord cède la place à l'animisme et au christianisme dans les régions plus humides. Les empires africains

traditionnels, comme les ethnies sur lesquelles ils se fondaient, étaient orientées dans le sens est/ouest, ce qui n’empêchait pas

les incursions des esclavagistes venus du nord. Par contre, vous observerez – surtout en bordure du Golfe de Guinée à l’ouest

du continent – que les états modernes sont disposés dans le sens nord/sud, avec l'exception relative du bloc Guinée/Libéria/

Sierra Leone où le gradient climatique est perturbé par le relief montagneux.

Les puissances coloniales européennes signataires du traité de Berlin s’étaient ainsi ménagé, à partir des zones côtières où

elles étaient implantées, des voies d’accès vers un arrière-pays mal connu mais que l’on croyait riche, d’où la forme de couloirs

souvent donnée à ces territoires hétérogènes. Les états modernes issus des indépendances ont maintenu ce découpage. Ils

sont donc peuplés d'ethnies différentes, généralement antagonistes, que seule la présence coloniale pouvait fédérer en

ensembles cohérents tels l’AOF et l’AEF. Les tensions politiques actuelles résultent de cette situation géopolitique devenue

absurde. Qui se souvient encore du double pogrom de 1989 qui fit des milliers de victimes parmi les Mauritaniens blancs du

Sénégal, au sud du fleuve, et les Noirs de Mauritanie au nord ? L’instabilité règne, du Sénégal à l’ouest au Soudan à l'est, en

passant par la Côte d'Ivoire, le Niger, la Nigeria, le Tchad et actuellement le Mali. Les troubles se localisent toujours sur les

lignes de clivage climatique, ethnique et culturel, entre Blancs et Noirs, entre éleveurs et agriculteurs, entre peuples de la

savane et peuples forestiers, entre islamisés et christianisés ou animistes. Il est symptomatique de constater que la Mauritanie,

à population très majoritairement arabo-berbère, exposée pourtant au péril islamiste, ne s’est pas jointe à la coalition francoafricaine

en guerre dans l’Azawad qui borde son territoire. Par ailleurs, plusieurs centaines de soldats « maliens » formés par

les USA ont rallié les rebelles nordistes en 2012 (1) : La solidarité ethnique, de toute évidence, dicte ces comportements.

Il n’y aura pas de stabilité dans cette région de l’Afrique sans un redécoupage politique respectueux des frontières naturelles

(2). Le nord du Mali (Azawad) à majorité arabo-berbère n’acceptera jamais la domination du sud à population négroïde, qui fut

son terrain de razzia et son réservoir d’esclaves. Les Touareg, qui nomadisaient sur une partie de l’Azawad et également au

Niger, en Algérie, en Libye et au Burkina Faso, avaient adressé une requête au général De Gaulle en 1960 lui demandant de

reconnaître leur identité et de leur accorder un territoire :

 

« Puisque vous quittez le pays, rendez-nous notre bien tel que vous

nous l’avez arraché (…) nous ne voulons pas que les Noirs ni les Arabes nous dirigent (…) nous, les Touareg, nous voulons

nous diriger nous-mêmes »

 

(3). Ils ne reçurent aucune réponse et furent livrés à leurs nouveaux maîtres sans aucune

consultation populaire. N’acceptant ni l’autorité d’Alger (le FLN n’a eu aucun impact au Sahara pendant la guerre d’Algérie) ni

celle des états noirs nouvellement crées au sud, Les Touareg n’ont jamais reconnu les frontières qui morcellent leur territoire.

Ils ont été obligés, par milliers, de renoncer à leur mode de vie nomade, pour vivoter misérablement dans les zones urbaines. Il

en va de même pour les nomades arabes du nord-est. Dans ces conditions, l’autorité de « Bamako » ne trouve une certaine

légitimité que dans le sud sub-sahélien de l’Azawad, peuplé de sédentaires noirs et de semi-nomades peulhs ou songhaïs. Que

dirons-nous, demain, aux Touareg qui combattent aux cotés de nos troupes dans l’opération Serval, mais qui n’accepteront

jamais la présence de l’armée malienne chez eux ? Seront-ils les victimes d’une nouvelle trahison, s’il advenait que le Mali

retrouve ses frontières et prétende exercer, dans le nord, une souveraineté imposée par nos armes ? La même analyse

s’applique, avec des modalités locales diverses mais une grande constance sur le fond, dans tous les pays de la région où des

forces extérieures et notamment françaises ont eu à intervenir récemment, avec des résultats précaires. L’islamisme ne fait

qu’exploiter les incohérences d’une décolonisation bâclée, qui perdurent encore aujourd’hui et que nos gouvernants nient

obstinément.

Rjp.schilling@wanadoo.fr

(1) Valeurs actuelles, Claude Porsella, 21/03/13

(2) Voir à ce sujet les excellentes analyses de Bernard Lugan sur son blog « L’Afrique réelle ».

 

http://bernardlugan.blogspot.fr/

(3) Cité par Alain Sanders dans Présent du 28 février 2013

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 18:32

 

Quelle chance, nous avons échappé aux grenades !

Voir et écouter la vidéo l’entretien de M. VALLS sur RTL

http://www.leparisien.fr/societe/anti-mariage-gay-valls-annonce-98-interpellations-et-six-gardes-a-vue-25-03-2013-2669107.php

Une mauvaise foi évidente au service d’une ambition  éffrénée.

Pas de compassion, de mansuétude, d’humanité dans ses propos.

Les Français se souviendront.

Ils ne se laisseront plus abuser par ses envolées lyriques.

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 08:54

enfants-gazes

Sylvain
Banducci

Graphiste illustrateur.
Boulevard Voltaire

 

 

Je n’étais pas à la Manif pour tous, dimanche… Je n’en sais que ce que j’en ai lu et vu…

Je ne peux pas me prononcer sur le nombre de participants, bien que connaissant l’avenue de la Grande-Armée, et ayant vu les photos des manifestants qui y stationnaient, j’ai peine à croire qu’ils n’étaient que 300.000…

Non, ce qui m’a frappé, c’est autre chose : je me souviens d’autres manifs. Non autorisées, celles-là… Celles « organisées » par de jeunes racailles qui balançaient des cocktails Molotov sur les CRS, qui cassaient des vitrines, pillaient et détruisaient.

 

 

 

 

 

Je me souviens que lors de ces « événements », les forces de l’ordre avaient consigne de ne pas intervenir. De rester à distance. Bref, de capituler face à 50 ou 100 casseurs.

 

Hier, j’ai vu ces mêmes forces de l’ordre gazer et bousculer des gens, parfois âgés, parfois des enfants, qui ne lançaient aucun cocktail Molotov, ni briques, qui n’avaient pas les visages dissimulés par des cagoules, ne pillaient pas, ne détruisaient pas le mobilier urbain, ni ne brûlaient de voitures.

 

Deux poids, deux mesures ? Consignes lâches et inconséquentes de la préfecture qui laisse en paix les racailles et ordonne de cogner les simples citoyens ? Je n’en sais rien.

 

Tout ce que je sais, c’est qu’avec 100 « manifestants » armés, la police aurait été plus laxiste qu’avec 1,4 million de pères et mères de famille venus avec leurs mômes manifester pacifiquement contre un bouleversement sociétal majeur…

 

Sylvain Banducci, le 25 mars 2013
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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 08:36

les-hommes-de-valls

Jean-Pierre
Fabre Bernadac

Ancien officier de Gendarmerie.
Diplômé de criminologie et de criminalistique.

 

 

Boulevard Voltaire

J’ai été officier de gendarmerie, j’ai commandé un escadron et un groupe d’escadrons de gendarmerie mobile, je connais donc un peu le maintien de l’ordre. J’ai remarqué, lors de ces heures d’affrontements de la Manif pour tous, deux choses.

La foule a envahi l’Étoile, puis le début des Champs parce qu’un barrage, tenu par la sécurité de la Manif – des personnes bénévoles non formées et situées à la gauche du podium -, a craqué. Il faut dire que les policiers qui épaulaient ce barrage se sont trouvés pris entre deux groupes, l’un sur la Grande-Armée, l’autre sur l’avenue Foch où s’agglutinait une foule n’ayant pu se positionner ailleurs.

Pour les gens, touristes dans l’âme, c’était une aubaine. Aussi la foule s’est-elle lentement écoulée par cette brèche vers l’Étoile, puis vers le début des Champs-Élysées. Elle a été stoppée à hauteur de chez Cartier par des grilles dressées, derrière lesquelles se tenaient des gendarmes casqués. Comme elle n’a ensuite rencontré aucun obstacle jusqu’aux grilles, elle s’est vue, pimpante, descendre la plus belle avenue du monde. Pour cela, elle a tenté de basculer les grillages, entraînant l’intervention des militaires qui, après avoir répandu du gaz, ont chargé sur 10 mètres pour se déployer devant ces mêmes grilles, engendrant du même coup de brefs mais violents affrontements. Les gendarmes, en professionnels, se sont abstenus d’aller plus loin, mais le mal était fait. Enfants, adolescents ou personnes âgées, couples ou « activistes », tous ceux qui étaient présents dans un rayons de 100 mètres ont reçu une bonne giclée, histoire de dégager les sinus, moi le premier d’ailleurs, soutenu par Ivan Rioufol à mes cotés.

Ne pouvant franchir ce barrage d’acier, la foule a essayé de le contourner en coulissant par les trottoirs, d’où de nouveaux gazages. Subitement, nous étions dans « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » de Jean Yanne. Sauf que les gauchistes étaient remplacés par les hétérophiles (pour certains, haltérophiles aussi). Un pas en avant pour les CRS et une giclée de lacry, un pas en arrière et hurlement : « Libérez les Champs » et « Hollande démission » pour les autres. Sauf que les gens de la Manif n’avaient ni armes ni lacry. Pour donner plus de relief à ce concert, les ambulances de l’Ordre de Malte venaient sirènes hurlantes chercher les blessés.

Un son et lumière réussi dû à M. Valls.

Certes, de nombreux jeunes étaient présents, mais il est inadmissible de la part du ministre de l’Intérieur de parler d’un débordement du rassemblement C’est la pénétration place de l’Étoile qui a mis le feu aux poudres.

Je voudrais terminer sur un dernier point qui me tient à cœur. Il est scandaleux que les responsables de « la Manif pour tous », reprenant les mots des gens du gouvernement, aient parlé de débordement par des minorités et des gens d’extrême droite. Certes, il devait y avoir des gens du GUD ou d’autres mouvements proches ; mais le vieil homme qui était assis, haletant, essayant de reprendre sa respiration, n’était pas d’extrême droite ; la petite fille, les yeux rougis, pleurant dans les bras de sa mère, n’était pas non plus une ultra ; l’adolescente, ou le journaliste gisant par terre secouru par un CRS, encore moins ; et que dire de la touriste japonaise dont la face était aussi rouge et ronde que son drapeau. Non, ils étaient simplement là parce qu’ils voulaient la descendre, cette « putain » d’avenue.

J.-P. Fabre Bernadac, le 25 mars 2013
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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 08:12

Le Président nous promet l'inversion de la courbe du chomage, incessament sous peu et embauche 2000 agents pour faire face à l'énorme flux des chômeurs ? Cherchez l'erreur, Moi Président .....


 

 

 

 

  • 26 mars 2013
  • Le Figaro
  • MARC LANDRÉ
Ayrault embauche 2 000 agents à Pôle emploi

Pour faire face à l’explosion du chômage depuis l’élection de François Hollande, le premier ministre renforce encore les effectifs de l’agence pour l’emploi. Le nombre de chômeurs devrait dépasser son record ce mardi.

SOCIAL On appelle ça un beau coup ! En déplacement lundi midi à Pantin, en Seine-Saint-Denis, le premier ministre a annoncé « la création de 2000 nouveaux emplois en contrat à durée indéterminée à Pôle emploi » . Et ce, après avoir déjà renforcé les effectifs de 2 000 personnes en juillet. « Ces créations d’emplois seront financées par un effort très important que fera l’État sur son propre budget et qui sera un effort partagé, mais principalement par l’État, avec Pôle emploi » , a précisé Jean-Marc Ayrault.

FRED DUFOUR/REUTERS Le ministre du Travail, Michel Sapin, et le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, lundi, lors d’une visite dans une agence de Pôle emploi à Pantin.

Ajoutés aux 2 000 redéploiements en cours en interne « vers l’accompagnement et le suivi des demandeurs d’emploi » , pas moins de 6000 agents supplémentaires seront « au contact direct » des chômeurs en septembre, a fait valoir le ministère du Travail. Soit une progression, en un an, de 20 % du nombre de conseillers qui feront face aux demandeurs d’emploi : 35000 au final, sur un total de 52000. « La situation de l’emploi appelle une forme de gravité, mais elle exige surtout un sursaut, un sursaut de tous » , a justifié le premier ministre.

Il faut dire qu’il y avait urgence à agir. Depuis l’élection de François Hollande en mai 2012, le nombre de chômeurs inscrits en catégorie A (sans aucune activité) a bondi de 241 700. Soit une moyenne de plus de 1 200 par jour, un rythme près de deux fois supérieur à celui constaté lors de la dernière année de mandat de Nicolas Sarkozy. Et surtout un premier bilan en neuf mois équivalent à un tiers de la hausse sur l’ensemble du quinquennat précédent. Pis, le record historique en France métropolitaine de janvier 1997 (à 3,195 millions) devrait être dépassé ce mardi avec la publication des chiffres des demandeurs d’emploi en fin de mois (DEFM) pour février 2013.

« Dans cette bataille, l’adversaire du gouvernement, c’est l’attentisme, la résignation », a martelé le premier ministre qui a rappelé les deux armes mises en oeuvre pour faire face au chômage de masse. Primo, les emplois d’avenir destinés aux jeunes sans qualification, dont 15000 (sur 100000 en 2013) auront été pourvus à la fin de la semaine. « Faisons-leur confiance, faitesleur confiance » , a exhorté JeanMarc Ayrault aux élus des collectivités locales et des responsables d’associations présents.

Véritable VRP des contrats de génération

Secundo, les contrats de génération qui viennent d’être votés et dont le gouvernement escompte la création d’un demi-million sur cinq ans et 80000 rien que cette année. « L’aide associée représente l’équivalent de 23 % du salaire brut d’un jeune au niveau du smic, a encore rappelé le premier ministre, en véritable VRP de la mesure. En la combinant avec le crédit d’impôt compétitivité et les allégements de cotisations sociales, l’embauche d’un jeune en CDI est aidée à hauteur de 60 % du salaire brut pour les PME. »

Mais avec une croissance atone jusqu’à mi 2014, les deux « outils » pro-emploi du gouvernement ne suffiront pas à inverser la courbe du chômage d’ici à la fin de l’année, comme ne cesse pas de le promettre François Hollande depuis l’été dernier. D’après l’assurance-chômage, Pôle emploi devrait voir pas moins de 150000 nouveaux chômeurs franchir les portes de ses agences d’ici à la fin de l’année…

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 22:41

  Pour tous les serviteurs zélés, aveugles et sourds

 

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 18:24

 

Il n'est pas de plus aveugle que celui qui ne veut pas voir !

Il n'est pas de plus sourd que celui qui ne veut pas entendre !

Valls, Montebourg,.. tous solidaires dans la mauvaise foi, l'arrogance.

l'absence totale d'humanité, à l'image du Président de la république

 en rien ému parle matraquage du peuple par les forces de l'ordre.

 Son silence est assourdissant.

Ils ne se sont pas grandis. Le peuple n'oubliera pas.


 

Des familles bien élevées, mais fatiguées, voire excédées…

24-mars

Gabrielle
Cluzel

Ecrivain, journaliste.
Son blog.

 

Hier, entre le haut de l’avenue Foch, la place de l’Étoile et les Champs-Élysées, près d’une centaine d’enfants âgés de 0 à 14 ans — certains étaient encore dans des poussettes — ont été gazés par les forces de l’ordre.

Ils toussaient, crachaient, pleuraient, se frottaient les yeux sans comprendre ce qui leur arrivait. Certains CRS, à l’arrière ou sur les côtés, pris de pitié, ont même sorti de leur poche je ne sais quel antidote réservé à leur usage personnel pour calmer les irritations des plus désemparés. L’un d’entre eux a dû être pris en charge par les secours pour être ventilé.

C’est vrai que les ordres sont les ordres, et ceux qui ont été donnés obéissaient de toute évidence à l’intérêt supérieur du pays : ces enfants-là mettaient en danger la sécurité de l’État. Attention, le lancer de biberons et l’attaque de doudous, ça peut faire super mal. Ils ne sont pas vieux, et comme première expérience de l’exercice de la démocratie, ça se pose là.

Mais Harlem Désir a été catégorique, ceux qui ont été victimes des violences des forces de l’ordre n’étaient rien que des « nervis d’extrême droite ». Moi, je veux bien, mais c’est qu’alors ils les prennent au berceau. Ou à la maison de retraite. Car, sur la place de l’Étoile, devant le mur anti-émeutes des forces de l’ordre, j’ai vu une vieille dame à terre, aveuglée par les gaz lacrymogènes, qui a manqué se faire piétiner lorsque la foule paniquée a reflué.

Ou que ces « nervis d’extrême droite »-là étaient facétieux : car, pour faire un lien entre les « insultes » qu’ils proféraient à l’encontre des forces de l’ordre et les heures les plus sombres de notre histoire, il va falloir quand même se creuser la tête : « Les gendarmes à Saint-Tropez ! » scandaient les uns, «  CRS = tendresse ! » rigolaient les autres. Quand ils ne se mettaient pas à danser : « Deux pas en avant, trois pas en arrièèèèère, les mains sur le côtéééé, et recommencez ! ». Et je ne vous parle même pas des donzelles en escarpins dont le gaz lacrymogène faisait couler le rimmel. Sans rire, qu’est-ce qu’ils leur apprennent dans leurs camps d’entraînement ? Tout fout le camp, ma brave dame, les nervis d’extrême droite, ce n’est plus du tout ce que c’était.

Après le spectre de l’extrême droite, la leçon de morale du maître d’école : n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes ! N’avaient qu’à rester bien sagement parqués là où on leur avait dit ! Sauf que voilà, manque de bol, ceux qui ont été gazés avenue Foch — ouverte par les forces de l’ordre elles-mêmes pour cause d’affluence — étaient sur le parcours autorisé. Sauf que voilà, on s’était tué à lui dire, à la préfecture, que l’avenue de la Grande-Armée, cela n’allait pas suffire. Alors, forcément, l’étroitesse des lieux jointe à un public un tout petit peu agacé d’être pris, depuis cinq mois, pour l’homme invisible par le gouvernement, ça a fait craquer le wagon à bestiaux.

Après la leçon du maître d’école, le déni de réalité : la préfecture — ça sent le recuit — concède 300.000 manifestants du bout des lèvres quand nous étions évidemment plus d’un million, et pour Arnaud Montebourg, nous n’étions carrément qu’une « poignée d’opposants ». Pas gâté par la nature, le garçon. Avec des mains pareilles, je ne vois qu’une solution, les gants sur mesure.

Nonnes gazéesLe bras de fer avec les forces de l’ordre a duré jusque tard dans la soirée. Pas de vitrines brisées, pas de commerces pillés, pas de cocktails Motolov, pas de casseurs professionnels à capuche et foulards sur le nez, mais des familles décidées, forcées de venir expliquer, de façon ubuesque, pour la troisième fois, qu’on aurait beau retourner le problème dans tous les sens, un bébé ne naîtrait jamais que de l’union d’un père et d’une mère. Des familles bien élevées mais fatiguées, voire excédées d’être devenues le bouc émissaire si évident du gouvernement. L’accueil violent qui leur a été réservé ce soir n’a fait que consolider leur détermination forte et non violente. Mais dans les combats asymétriques, le plus fort n’est pas toujours celui que l’on croit. Et dire que le printemps vient à peine de commencer.

Gabrielle Cluzel, le 24 mars 2013
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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 08:55

A suivre ......


 

 

 

 

  • 25 mars 2013
  • Le Figaro

Christine Maugüé, qui remplace Christian Vigouroux comme directrice de cabinet de la ministre de la Justice Christiane Taubira, est une farouche opposante à l’adoption par les homosexuels. Cette conseillère d’État, militante socialiste (comme son mari, conseiller parlementaire de François Hollande), a en effet ardemment défendu, en 1996, la position du président du Conseil de Paris qui avait refusé à un professeur agrégé homosexuel l’agrément en vue d’une adoption, en raison de « ses choix de vie ». « Le droit de toute personne à avoir la vie sexuelle de son choix ne doit pas être confondu avec un hypothétique droit à l’enfant », écrivait-elle alors. Notant qu’il est

« très difficile » de savoir si un enfant privé d’un modèle d’altérité sexuelle risque d’être psychiquement perturbé, elle estimait aussi que « l’enfant adopté a d’autant plus besoin d’avoir un environnement familial stable et épanouissant qu’il a été privé de sa famille d’origine et a déjà un passé douloureux ».

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 08:45
  • 25 mars 2013
  • Le Figaro
  • Bernard Edelman* et Monette Vacquin*

Le philosophe et la psychanalyste* se demandent si l’individualisme tout-puissant et le déni de la loi de la nature sont un progrès pour la civilisation.

 

Années 1970 : comment faire l’amour

 

sans faire des enfants.

 

Années 1980 : comment faire des enfants

 

sans faire l’amour.

 

Aujourd’hui : comment faire des enfants

 

sans être de sexe différent

 

 

La question du mariage gay est mal posée : il ne s’agit pas de savoir si l’on est pour ou contre, il s’agit de savoir de quoi il est le symptôme. Faute de le penser en ces termes, on court le risque de s’enliser dans de vaines disputes éthiques alors que l’on se trouve devant l’un des nombreux signes d’une véritable mutation qui concerne la notion même de personne. Si depuis l’origine d’Homo sapiens l’homme n’a cessé de changer d’identité, de modifier sa socialité, il faut reconnaître qu’aujourd’hui ces modifications se sont accélérées de manière exponentielle. S’il fallait le dire d’un mot, grâce aux révolutions biologiques notamment, l’homme acquiert les moyens de se modifier jusqu’où il le désire, autant qu’il le désire, et de réaliser sa démesure.

Si l’on voulait donner un exemple « juridique » de cette démesure, on pourrait se référer à ce « nouvel homme des droits de l’homme » que construit jour après jour la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), en s’appuyant sur un concept fondateur : « l’autonomie personnelle ». Par là, elle entend la faculté pour tout individu de mener sa vie comme il l’entend, c’est-à-dire d’être son propre législateur.

On imagine aisément le succès d’une telle proposition qui vient résonner sur les couches les plus archaïques de notre vie psychique. Pour le dire avec les mots de Freud, plus aucun principe de réalité ne vient borner le principe de plaisir. Il semble bien aujourd’hui que ce dogme triomphe dans tous les domaines. Le mariage homosexuel est le franchissement d’un nouveau seuil dont la portée symbolique est considérable : il est malhonnête de le penser sans le contextualiser, sans tenir compte des dimensions si éclairantes de l’histoire et de l’inconscient. Car que se passe-t-il dans le monde occidental, en matière de sexualité et de filiation, de sorte qu’une chatte n’y retrouverait pas ses petits ? Années 1970 : comment faire l’amour sans faire des enfants. Années 1980 : comment faire des enfants sans faire l’amour. Aujourd’hui : comment faire des enfants sans être de sexe différent.

Nous sommes exposés à l’absurdité suivante : nous allons être 9 milliards de personnes, la pauvreté ne cesse de s’accroître, une grossesse pour autrui coûte 80 000 euros, un gouvernement de gauche s’apprête à ouvrir la procréation médicale assistée (PMA) à des couples non stériles qui, s’ils désirent des enfants, peuvent les faire ! Ce que bien des homosexuels ont fait dans l’histoire, sans demander la permission à quiconque ni en faire un objet de revendication ! Idéologie, quand tu nous tiens !

Ce n’est pas ce que prétend être le mariage homosexuel qui fait problème, mais ce avec quoi il rompt. En nommant mariage ce qui ne l’a jamais été, nulle part, les tenants de cette proposition font coup double : rupture avec tout ce qui précède, et rupture avec la loi de la nature, qui fait que seuls un homme et une femme peuvent engendrer. Après « du passé faisons table rase », « adieu les parents » serait-il le nouveau slogan, enthousiasmant, de notre génération ? Non pas les parents réels, bien sûr… une représentation aussi vague que persécutante de la contrainte ! Que tout ceci se fasse au nom de l’amour parental est un tour de force en matière de défi. Dans cette affirmation de ne rien recevoir, et de ne rien devoir au passé, se reconnaît cette volonté d’autoengendrement qui fait le sujet technoconsommateur d’aujourd’hui. Reste à savoir ce qui sera transmis de ce « style », de cette façon de penser. Toute la question est là : comment allons nous penser demain, au moyen de quelles représentations, dans quel langage ? La promotion et la généralisation de la toute-puissance individuelle assortie de celle du déni sont-ils vraiment un progrès pour la civilisation ? Doit-on refuser un individualisme tout-puissant ou l’accepter comme un progrès ? Toutes les questions qu’on se pose aujourd’hui sur la mutation que subit notre identité supposent d’interroger notre démesure, le risque qu’elle nous fait courir de nous entraîner dans la tragédie, le fatum, comme disaient les anciens. Devons-nous accepter d’être les victimes de nous-mêmes ou trouver les moyens d’y échapper ? Les tribunaux français à cet égard ont inventé un contre-feu : la dignité. Porterait atteinte à l’intégrité même de l’humanité tout ce qui pourrait la mettre en danger, notamment l’individualisme tout-puissant.

C’est dans ce contexte que le Parlement devrait s’emparer de ce débat. Sans céder à des contorsions stratégico-politiques qui le rapprocheraient de cet extravagant article du Code civil québécois qui dispose que « lorsque les parents sont tous les deux de sexe féminin, les droits et obligations que la loi attribue au père, lorsque ceux-ci diffèrent de ceux de la mère, sont attribués à celle des deux mères qui n’a pas donné naissance à l’enfant » . Ou encore nomme le père « pourvoyeur de forces génétiques ». Des générations grandiront dans ces mots, qui seront-elles ? * Respectivement auteur de «Ni chose ni personne», Hermann, et de «Main basse sur les vivants», Fayard.

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J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.

J'ai plus envie de relativiser. >>>>