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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 08:49

Bd Voltaire

Charlotte D'Ornellas

 

Intégration et assimilation sont des échecs. Même le rapport Tuot, resservi sans les mesures « scandaleuses » en une feuille de route pour l’intégration, l’admettait.

Du coup, le projet, c’est d’intégrer la France aux étrangers, quitte à ce qu’elle y perde son âme…

Cette semaine, au Blanc Mesnil, un CAP Vente nous en a fourni une parfaite illustration : ils ont adapté « Roméo et Juliette » et la tragédie de William Shakespeare est devenue « Mamadou et Juliette »… Respirez.
Ces étrangers refusent d’intégrer la culture européenne ? Adaptons donc cette culture à l’étranger ! Quel exemple peut illustrer plus clairement que c’est la mort de la France dont il s’agit, in fine ?

Jeudi, Vincent Peillon affirmait vouloir renforcer l’apprentissage de la langue arabe : « Cette offre est l’avenir de l’Europe et de la France (…) les développements sont en grande partie de l’autre côté de la Méditerranée, c’est là qu’une jeunesse et une croissance attendent ».

Oui hein, penser l’avenir de la France avec le jeunesse française, quelle idée !

Les grands dindons de la farce sont les Français de souche, évidemment. D’ailleurs, après avoir été racistes a priori, ils n’existent plus : en parler c’est « une extrême violence » pour Cécile Duflot !

Revenons à la genèse de sa colère. L’autre soir, Alain Finkielkraut débattait avec Manuel Valls à Des paroles et des actes et précisait, bon prince : « Il y a aussi en France une place pour les Français de souche, il ne faut pas complètement les oublier ». Que n’avait-il pas dit ! Naïma Charaï, élue PS, décide aussitôt de saisir le CSA, inquiète que l’on dise que « certains Français seraient oubliés ou d’autres privilégiés en raison de leurs origines ».

Alors, interdiction de parler de « Français de souche », mais « Français d’origine ceci ou cela » aucun problème, puisque Manuel Valls venait précisément de dire que David Pujadas, Alain Kinkielkraut et lui-même avaient des « origines étrangères » et que c’était « tout à l’honneur de la France »… ce qui ne semble choquer personne !

Faut-il préciser à madame Charaï que si le don de la civilisation veut être fait à l’étranger (et non l’inverse), il faut premièrement des « gardiens » de cette civilisation qui ne sont autres que ses héritiers naturels ?
Les Français ne rejettent pas « l’autre », ils refusent que « l’autre » menace leur identité par le nombre et le refus évident d’intégration. En fait, les Français aimeraient bien rester Français (comme ils aimeraient par ailleurs rester hommes ou femmes)… Où est le crime ?

La réponse du gouvernement est claire : réussir l’intégration, c’est désintégrer la France. Le meilleur moyen d’obtenir la libanisation, puis la guerre…

Une autre solution a été évoquée par Eric Zemmour dans l’émission Ça se dispute : « La seule façon de faire des avancées sur l’intégration, c’est d’arrêter l’immigration et même d’engager le retour massif de nombreux étrangers ». Pour que seul reste le petit nombre d’étrangers qui désire, et pourra alors s’intégrer et devenir Français, ce que les français accepteront, ils n’ont plus à le prouver.

C’est d’ailleurs exactement le constat que faisait Christiane Taubira lorsqu’elle déclarait en 2006 que le nombre d’immigrés clandestins expulsés de Guyane (7.500 sur 50.000) était « dérisoire », avant d’ajouter « Nous sommes à un tournant identitaire. Les Guyanais de souche sont devenus minoritaires sur leur propre terre »…

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 17:42
Arnaud Montebourg est inutile au gouvernement,

tout comme

J Vincent Placé n'est pas plus utile au Sénat et même pas exemplaire lui !

 

Le député radical Olivier Falorni estime que le député EELV donne une image d'élu au-dessus des lois. "Quand on est un homme politique, on paie ces pv. Les élus ont encore un devoir supplémentaire d'exemplarité, Jean-Vincent Placé, comme les autres", ajoute-t-il.



 

 

"Il est impuissant, plutôt inutile en réalité." Le sénateur écologiste Jean-Vincent Placé n'a pas mâché ses mots en évoquant le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg.

Jean-Vincent Placé, le chef de file des sénateurs écologistes, a estimé qu'Arnaud Montebourg était un ministre "inutile", jugeant que le gouvernement n'avait pas développé une politique industrielle tournée vers l'innovation et l'avenir, ce dimanche 16 février.

"Il est impuissant, plutôt inutile en réalité. Pouvez-vous citer une réussite industrielle depuis 18 mois ? Nous continuons malheureusement les mêmes politiques que sous Sarkozy", a-t-il déclaré au Forum Radio J. Le ministre du Redressement productif court, selon lui, après "des économies qui sont plutôt tournées vers le passé, alors qu'il y a de belles économies d'avenir qui pourraient être créatrices d'emplois pour la France, et cela Arnaud Montebourg le rate".

 

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 17:20
Ce sondage ne surprendra personne !

 

Une grande majorité de Français a une mauvaise opinion de la ministre écologiste Cécile Duflot d'après un sondage, et 57% des sondés estiment qu'elle a été "une mauvaise première secrétaire nationale" d'EELV.

La ministre écologiste Cécile Duflot est très impopulaire, selon un sondage BVA réalisé pour Le Parisien / Aujourd’hui en France publié dimanche 1er décembre qui indique que presque les trois-quarts des Français (74%) ont une mauvaise opinion d'elle, contre seulement 23% en ayant une bonne opinion. Une majorité de Français (54% contre 44%) est maintenant favorable à ce que les Verts quittent le gouvernement, comme en octobre dernier (56%) alors qu'ils y étaient opposés en septembre dernier (à 50%) et en décembre 2012 (à 55%).

47% des sympathisants de gauche ont une mauvaise opinion d'elle

Presque tous les sympathisants de droite ont une mauvaise opinion de Cécile Duflot (92%), mais aussi presque la moitié des sympathisants de gauche (47%, contre seulement 51% de bonnes opinions). 3% des sondés ne se prononcent pas. La ministre du Logement est la personnalité politique la moins populaire parmi les 12 testées par BVA et dont Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, occupe la première place.

Les Français sont également très sévères sur son bilan au gouvernement puisque 69% des sondés trouvent qu'elle est "une mauvaise ministre" (contre 26%) et 69% des personnes interrogées trouvent qu'elle "est un handicap" pour le gouvernement alors que 26% pensent qu'elle est "un atout". 5% des sondés ne se prononcent pas. En décembre 2012, 48% pensaient qu'elle était un "atout" et 48% un "handicap".

"Mauvaise première secrétaire nationale" d'EELV

57% des sondés (contre 38%) considèrent aussi que Cécile Duflot a été "une mauvaise première secrétaire nationale" d'EELV et le même pourcentage (57%) "un handicap" plutôt qu'un atout pour EELV (contre 37%).

La ministre écologiste a une image personnelle très mauvaise :

ils sont une majorité à la trouver "trop perso" (63% contre 25%),

"arriviste" (60% contre 28%), "bobo" (58%, contre 29%),

"incontrôlable" (55% contre 32%),

"trop politicienne" (54% contre 34%),

"arrogante" (52% contre 36%)

et "sectaire" (51% contre 36%),

alors qu'ils ne sont qu'une minorité à penser qu'elle "sait où elle va" (36% contre 51%) et à la trouver "sincère" (32% contre 57%), "sympathique" (31% contre 57%), "compétente" (30% contre 57%), "proche des gens" (24% contre 63%) et "charismatique" (17% contre 69%).

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 08:00

Bd Voltaire

C. Vanneste

 

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Le département est une création de la Révolution. L’objectif était de mettre de l’égalité entre des provinces trop disparates et de la proximité entre les administrations et les citoyens. La distance entre le chef-lieu et les limites du département ne devait pas excéder une journée de cheval.

L’évolution démographique et économique a, cependant, réintroduit de grandes disparités entre les départements : par exemple, entre le Nord et la Lozère (respectivement 2,5 millions d’habitants contre 77.000 et 2,7 milliards d’euros de budget contre 144 millions). Pour maintenir une certaine égalité et renforcer la proximité, on en a donc créé de nouveaux, notamment en les multipliant autour de Paris, qui est à la fois une commune et un département, comme les collectivités locales d’outre-mer sont pour la majorité d’entre elles à la fois département et région.

Il ne faut pas être grand devin pour comprendre que le but de la manœuvre était la multiplication des lieux et des moyens de pouvoir, ainsi que de ceux qui le détiennent. La France est le pays qui comprend le plus grand nombre d’élus par rapport à sa population : 600.000, soit un pour 108 habitants, un record mondial qui accompagne celui du nombre des agents publics (5,5 millions). Les collectivités locales ont recruté 800.000 fonctionnaires supplémentaires en 15 ans. Ils sont, en France, 90 pour 1.000 habitants contre 50 en Allemagne, et quatre fois plus qu’aux USA en proportion de la population. Ces deux grandes démocraties fédérales, où l’autorité est davantage partagée, sont-elles moins bien gouvernées et administrées ?

La plupart des pays ont procédé à des regroupements communaux. La France a empilé des réformes qui ont introduit de nouvelles feuilles dans le gâteau des élus. En apparence, on veut la rationalisation du territoire et, en réalité, on crée un étage supplémentaire, de nouveaux fonctionnaires, de nouveaux locaux et de nouveaux mandats si discrets qu’ils permettent de sauvegarder de précieux cumuls que la loi autorise au-delà des deux mandats pour ces sièges peu visibles et qui ne dépendent pas du vote direct des citoyens. La France a toujours 36.000 communes, mais elle compte maintenant 15.000 syndicats intercommunaux et près de 2.500 établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre, c’est-à-dire de structures générant dépenses et impôts supplémentaires.

Le président du conseil général de Corrèze, le plus endetté de France, ne veut évidemment pas toucher aux départements depuis qu’il habite l’Élysée. Il évoque la réduction du nombre des régions, une mesure désorganisatrice et peu économe, tandis que Jean-Marc Ayrault souhaite regrouper les petits et riches départements de la couronne parisienne – un retour sur le passé… Il est plus que temps de trancher le nœud gordien. Il faut supprimer la structure désuète du département et transférer ses compétences à la région. Cela n’enlèvera rien à la proximité, notamment si l’on privilégie l’élection uninominale. En revanche, les doublons seront évités, et les frais de fonctionnement nettement diminués. Les compétences de la région par rapport à celles de la commune et à celles de l’État doivent être clairement définies afin d’éviter les empiétements et les hors-sujet qui nourrissent les ego des politiciens mais affament les contribuables. Les fusions de communes doivent être encouragées. Là encore, l’élection uninominale par secteur peut sauvegarder la proximité.

La pratique du référendum décisionnel, y compris fiscal, doit être instaurée afin de redonner du sens à la citoyenneté et du pouvoir au citoyen. Une telle réforme est-elle possible ? Le seul obstacle auquel elle se heurte réside dans le syndicat de défense des intérêts de la profession politique. Il faut donc seulement de la raison, du courage, de la volonté… et peut-être une votation à la suisse – mais pas à l’alsacienne – pour en décider.

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 07:56

Bd Voltaire

P. Bilger

[...] Pour la torture d’un petit chaton heureusement en vie, un an d’emprisonnement. Pour un humain, avec ce tarif, il faudrait rétablir la peine de mort! Les bêtes, l’apitoiement sur elles, l’absurdité les concernant parfois révèlent que notre monde est franchement déboussolé. Les mêmes que les animaux émeuvent demeurent froids devant des crimes autrement plus atroces. Parce que les victimes y auraient mis du leur. Le petit chaton sert de cœur à une société qui n’en a plus vraiment pour l’essentiel, de refuge mièvre pour un monde lassé une seconde par sa brutalité.

......

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 23:05
Publié le 15-02-2014 à 21h33 Mis à jour à 21h39

Selon un sondage Sud Ouest Dimanche, un tiers des Français font confiance à Pôle emploi pour les informer sur les possibilités d'emploi, mais à peine 10% pour leur trouver du travail.

Le faible niveau de confiance exprimé par les Français sur l'ensemble des missions de Pôle Emploi, est assez unanime, quel que soit l'âge, l'activité ou le lieu de résidence. (PHILIPPE HUGUEN/AFP) Le faible niveau de confiance exprimé par les Français sur l'ensemble des missions de Pôle Emploi, est assez unanime, quel que soit l'âge, l'activité ou le lieu de résidence. (PHILIPPE HUGUEN/AFP)
 

A la question, "auriez ou avez vous confiance dans Pôle Emploi pour vous procurer un travail ?", 10% des sondés répondent "oui", 77% "non", et 13% "ne savent pas", selon le sondage à paraître dans Sud Ouest Dimanche, qui trace un parallèle avec un sondage similaire en 1975 sur les missions de ce qui était alors l'ANPE (Agence nationale pour l'Emploi).

Dans une enquête réalisée par l'Ifop en 1975, deux ans après le premier choc pétrolier, 67% des Français faisaient alors confiance à l'ANPE pour leur procurer un travail, soit 57 points de plus qu'actuellement, rappelle l'institut.

L'aspect sur lequel Pôle Emploi conserve un crédit relatif auprès des Français est son aptitude à "les informer sur les possibilités d'emploi": 32% des personnes interrogées disent aujourd'hui lui faire confiance sur ce point (contre 55% qui ne lui font pas confiance).

Seuls 6 % des chômeurs font confiance à Pôle Emploi

Mais là encore, le recul est important, comparé aux 78% qui faisaient confiance à l'ANPE en 1975 sur cette mission d'information.

Enfin, un maigre 21% des Français font aujourd'hui confiance à Pôle Emploi pour les "conseiller dans leur orientation professionnelle" (contre 65% qui ne lui font pas confiance, et 14% qui ne savent pas). En 1975, les Français étaient 51% à faire confiance à l'orientation à l'ANPE sur l'orientation.

Le faible niveau de confiance exprimé par les Français sur l'ensemble des missions de Pôle Emploi, est assez unanime, quel que soit l'âge, l'activité ou le lieu de résidence, relève l'Ifop.

Mais les chômeurs, "les plus susceptibles d'avoir besoin de Pôle Emploi, se montrent les plus défiants": seuls 6% d'entre eux déclarent avoir confiance en Pôle Emploi pour leur trouver un travail (contre 12% des salariés du privé).

Le sondage a été réalisé du 12 au 14 février par questionnaire en ligne, sur un échantillon de 1.011 personnes, représentatif de la population de 18 ans, selon la méthode des quotas.

(Avec AFP)

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 15:22

Lefigaro

ERIC VERHAEGHE - Les intermittents ont appelé à des manifestations le 27 février après la proposition du Medef ce jeudi de supprimer leur régime. Mais pour l'ancien président de l'APEC, François Hollande n'aura de toute façon jamais le courage de s'attaquer à cette fortesse devenue inexpugnable.

Eric Verhaeghe a été président de l'APEC (Association pour l'emploi des cadres) entre 2004 et 2009. Il est également l'auteur de plusieurs ouvrages publiés chez Jacob-Duvernet:

 

La négociation chômage est évidemment l'occasion de monter (une fois de plus) en épingle la question des intermittents du spectacle, qui n'est pas forcément claire pour tout le monde.

● Alors récapitulons d'abord.

Les intermittents du spectacle ont droit à une indemnisation d'une durée très supérieure à leur temps de cotisation. Cette particularité s'explique pour des raisons simples: les intermittents travaillent au cachet, et non à la durée comme les salariés «normaux». Par exemple, la durée d'interprétation d'une pièce de théâtre ne peut se limiter au temps passé sur scène devant le public, qui donne droit au cachet. Il faut y ajouter le temps de répétition, d'apprentissage du texte, etc. Le cachet n'est pas un travail classique.

Tout l'enjeu consiste donc à savoir comment un cachet se convertit en temps salarial. Nous qui sommes férus d'exception culturelle, la question est intéressante, car elle nous oblige en quelque sorte à mesurer concrètement la valeur que nous accordons au temps culturel.

L'application du droit commun aux intermittents permettrait d'économiser entre 300 millions et 1 milliard par an.

Le problème de ce système tient tout entier aux dérives que tout le monde connaît.

D'un côté, les intermittents savent que leur indemnisation sera plus longue que leur durée de cotisation. Certains peuvent donc se contenter de quelques cachets chaque trimestre pour être indemnisés en continu, et faire de l'allocation chômage leur source de revenus la plus stable. La vie d'intermittent se déroule souvent dans un aller-retour permanent entre le cachet et le chômage.

D'un autre côté, les employeurs, c'est-à-dire, pour aller vite, les boîtes de production qui vivent d'aide ou de commande publiques, connaissent parfaitement ce système et demandent, dans la pratique, au système de chômage de les subventionner indirectement. En maintenant des artistes dans le statut d'intermittents au lieu de les recruter en bonne et due forme, elles utilisent l'assurance chômage pour préserver leurs marges de rentabilité.

Ce système de subvention discrète à la production audio-visuelle est évidemment très coûteux. Le patronat avance le chiffre d'1 milliard par an ainsi consacré par les entreprises à l'aide à la culture. Les défenseurs du système évaluent le surcoût à 300 millions. Autrement dit, l'application du droit commun aux intermittents permettrait d'économiser entre 300 millions et 1 milliard par an.

● Pourquoi ne pas le faire?

Deux raisons s'y opposent fortement.

Il faudrait expliquer au gratin médiatique parisien que les repas aux homards, le Champagne en perfusion et les week-ends au Martinez gentiment financés par le contribuable, c'est fini.

D'abord, une raison liée aux intermittents. Tout le monde se souvient du plateau du journal de TF1 envahi par les intermittents il y a quelques années. Les intermittents sont des militants, des communicants, et ils ont donc une capacité d'exister dans la presse qui n'est pas négligeable.

L'autre raison tient aux entreprises qui bénéficient de ce système. Il faudrait expliquer au gratin médiatique parisien que les repas aux homards, le Champagne en perfusion et les week-ends au Martinez gentiment financés par le contribuable, c'est fini. Voilà une annonce «shocking» qui risquerait de troubler le confort de quelques personnalités influentes et de nourrir assez rapidement un Hollande bashing beaucoup plus virulent.

Car, tout d'abord, soyons clairs: les fortunes qui se sont faites dans le domaine de la production audio-visuelle, et tout spécialement chez les présentateurs qui ont créé leur propre structure de production, provient largement de ce système d'intermittents. Par une manipulation intellectuelle et idéologique très réussie, ces quelques bénéficiaires sont parvenus à la sanctuariser au nom de l'exception culturelle française.

Cette forteresse est à peu près inexpugnable aujourd'hui, sauf à faire la transparence sur qui gagne quoi grâce à cette réglementation protectrice. Il faudrait un esprit courageux pour montrer comment l'exception culturelle est une arnaque qui protège quelques producteurs, et qui en tuent bien plus d'autres (ceux qui sont les «outsiders» au sens propre). Mais nous touchons là au sacro-saint esprit de coterie qui étouffe ce pays à petits feux.

    Eric Verhaeghe

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    15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 08:10
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    15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 08:03

    Bd Voltaire

    P. Bilger

     

    Veut-on vraiment, pour riposter au pire, une France de petits inquisiteurs 

     

    Un certain nombre de dérives préjudiciables à la démocratie [...] ont conduit un pouvoir à l’affichage ostensiblement éthique à favoriser une société d’inquisiteurs, une police de la pensée au quotidien. La proclamation exaltée d’une morale gouvernementale – et je ne parle pas que des réactions pour l’affaire Dieudonné, les manifestations de Jour de colère et celle du dimanche suivant, impressionnante et tranquille – non seulement n’a pas entravé la montée de paroles et d’actes racistes, mais les a d’une certaine manière favorisés. Tant dénoncer le pire, sans cesse et avec vigueur, paradoxalement le place au centre du débat républicain et promeut ce qu’il conviendrait d’étouffer par le silence et de combattre par l’action. La politique est l’art de vaincre ce que la parole ne tue pas mais souvent conforte.

    [...] Ces démarches obsessionnellement assenées ont eu pour conséquence d’amplifier ce qu’elles prétendaient détruire. L’indignation suscitée chaque jour par telle ou telle transgression indécente ou illégale suffit largement à le démontrer. C’est donc que cette méthode violemment pédagogique, ces injonctions de maître à des citoyens infantilisés ne parviennent pas à éradiquer de la France d’aujourd’hui le fantasme abusif des années 30 mais surtout les comportements minoritaires, écrits, paroles et gestes qui sont véritablement à proscrire.

    Le caractère hystérique du débat public – à la fois pour « la bonne cause » et par posture politique – aggrave ce qui est à abolir, autant que le pourrait une République respectant la liberté d’expression et une justice qui n’oublierait pas l’État de droit. Mais il a aussi pour effet, ce qui est une conséquence au moins aussi dommageable que la pollution raciste et antisémite, d’avoir légitimé, en même temps que son expression paroxystique et en apparente cohérence avec elle, une France de petits inquisiteurs, de fouineurs médiocres, de tristes sentinelles montant la garde en permanence devant la pensée d’autrui et ce qu’elle pourrait exprimer non pas même de dangereux ou de sulfureux mais de non convenu et de singulier.

    [...] Plusieurs exemples des pratiques de ces justiciers à plein temps.

    Deux membres du Parti socialiste saisissent le CSA parce qu’Alain Finkielkraut, confronté à Manuel Valls, a osé faire allusion aux «Français de souche», et c’est intolérable ! La réplique n’a pas tardé !

    Patrick Cohen s’en prend vigoureusement à Daniel Schneidermann et Frédéric Taddeï. Pourquoi pas ? Mais était-il nécessaire de leur imputer, par pure et injuste polémique, d’avoir suscité une réaction antisémite à son encontre ?

    …] Frédéric Haziza, journaliste sur LCP et à Radio J, a été victime de propos antisémites et a écrit un livre sur l’extrême droite loué, comme un rituel, par les ministres l’évoquant. Ces données l’autorisent-elles à se camper en inlassable dénonciateur et en découvreur, chez les autres, d’un antisémitisme qui leur est étranger ? Ainsi, Éric Naulleau aurait fait le geste de la quenelle. Ainsi, Schneidermann serait « l’idiot utile des dieudonnistes ». Ainsi, Causeur et Élisabeth Lévy auraient interviewé Dieudonné de manière complaisante. Ainsi, j’aurais de « curieux raccourcis de Ilan Halimi à Alain Soral en passant par Heidegger et Céline » et, sur Twitter, au sujet de mon billet sur Soral qu’il suffit de lire pour porter un jugement honnête, il s’interroge : « Complaisance, compromission ou collaboration ? » Je réponds : analyse et liberté.

    [...] Ce monde que la gauche morale est en train de nous fabriquer devient irrespirable. Faut-il accepter, en courbant l’échine, d’hypocrites mises en cause, de piètres suspicions et de médiocres insinuations ? Va-t-il falloir demander, à Frédéric Haziza et à ceux lancés dans une quête éperdue et suspicieuse d’antisémites plus que de racistes d’ailleurs, la permission de penser, d’écrire et de parler ?

    Quel est le pire avenir ?

    Celui de comportements racistes et antisémites qui ponctuellement déchirent une société s’appuyant sur un pouvoir raisonnable et une justice efficace pour les réduire et les condamner ? Ou celui d’une société rendue folle par la multiplication, avec une bonne conscience totalitaire, de policiers de la pensée ?

    Veut-on vraiment, pour riposter au pire, une France de petits inquisiteurs ?

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    14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 13:43

    Lefigaro.fr

    Loi sur la famille, gel de l'avancement des fonctionnaires… Depuis le début de l'année, les dossiers sur lesquels l'exécutif tergiverse se multiplient.

    «Amateurisme». Le mot sort désormais de la bouche de responsables socialistes. Dans les rangs de la majorité, les langues se délient à l'approche des élections municipales. Certains, comme Malek Boutih ou Julien Dray, qui craignent une mauvaise surprise au soir du premier tour, le 23 mars, n'hésitent plus à critiquer ouvertement le gouvernement de Jean-Marc Ayrault. En cause? Les hésitations et reculs qui se multiplient depuis le début de l'année.

    » La loi sur la famille

    Regrettée par Anne Hidalgo ou le ministre Benoît Hamon, la reculade a eu du mal à passer au sein de la majorité. D'autant qu'elle intervient 24h après la Manif pour tous du 2 février: craignant de rouvrir le débat sur la procréation médicalement assistée (PMA), qui ne figure pourtant pas dans le projet de loi sur la famille en préparation, François Hollande choisit de reporter sine die son examen devant le Parlement. S'en suivent trois jours de vive tension, à l'issue desquels Jean-Marc Ayrault finit par approuver l'initiative des députés socialistes, qui ont annoncé leur intention de déposer des propositions de loi sur plusieurs points clés du texte. En l'espace d'une semaine, l'exécutif a donné l'impression d'avoir cédé à la fois la pression de la rue et à la fronde de son propre camp.

    » Le gel de l'avancement des fonctionnaires

    Le 5 février, plusieurs médias, dont Le Figaro, indiquent que le ministre de l'Éducation Vincent Peillon compte proposer le gel des avancements automatiques des enseignants, et au-delà, de l'ensemble des fonctionnaires. Démenti immédiat du ministère. Mais ce mercredi, le patron des députés socialistes Bruno Le Roux, assure sur LCP que le projet est «sur la table»: «Je sais que Bernard Cazeneuve (ministre du Budget, ndlr) envisage ces mesures». Colère de Jean-Marc Ayrault le lendemain, sur Europe 1: «Ce n'est pas vrai. Pourquoi annoncer de fausses nouvelles? On n'est pas dans le concours Lépine des économies. Je ne suis pas favorable à la baisse du pouvoir d'achat des fonctionnaires». Suite à quoi Bruno Le Roux est obligé de se rétracter dans les colonnes du Monde: «Je ne sais pas si cette question est à l'étude. On me dit qu'elle ne l'est pas et elle n'a pas à l'être»…

    » Le travail du dimanche

    Le 30 décembre, le gouvernement signe un décret autorisant les magasins de bricolage à ouvrir le dimanche jusqu'à l'été 2015, le temps de légiférer sur ce sujet sensible. Mais le Conseil d'État, saisi par les syndicats, suspend ce mercredi l'exécution du texte, dont il remet clairement en cause la légalité. Immédiatement, Matignon veut rassurer les professionnels en promettant une nouvelle mouture du décret «dans les plus brefs délais», laissant entendre qu'il ne suffit que de supprimer la limitation dans le temps du décret pour se mettre en conformité avec la décision du Conseil d'État. Mais le gouvernement devra probablement édulcorer sa position, car la plus haute juridiction administrative a également jugé que l'ouverture des magasins le dimanche est de nature à porter atteinte au droit au repos hebdomadaire, reconnu par la Constitution.

    » Les taxis

    S'ils sont peu nombreux, leur grogne est visible. Les 55.000 taxis de l'Hexagone sont en colère depuis 2013 contre ce qu'ils estiment être une concurrence déloyale, notamment à Paris: les véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC). Ces deniers ont tout du taxi, sauf la coûteuse licence, qui peut valoir jusqu'à 200.000 euros. À l'issue d'un premier mouvement d'humeur, à l'automne 2013, le gouvernement consent à établir un délai de 15 minutes entre la réservation de la course chez un VTC et la prise en charge du client. Les taxis, à demi satisfaits, maintiennent la pression et, le 13 janvier, une première manifestation donne lieu à des violences.

    Début février, les VTC font suspendre le décret des 15 minutes devant le Conseil d'Etat: les manifestations reprennent. Près de 800 taxis mènent une opération escargot à Roissy, 300 à Orly. La grève devient reconductible. Des actions spontanées conduites par quelques dizaines de voitures perturbent fortement la circulation de la capitale. Le mouvement ne faiblit pas, malgré les gardes à vue des chauffeurs perturbateurs. Le gouvernement, finalement, cède, et gèle les immatriculations des VTC pendant deux mois, soit la durée de la médiation engagée pour réconcilier et trouver un accord entre les deux parties prenantes.

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    J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

    J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.

    J'ai plus envie de relativiser. >>>>