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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 09:26

    
Le 1 décembre 2013
      BD Voltaire
Dominique Jamet
       
         

Son accès de franchise s’explique-t-il par le dépit de ne pas voir reconnu son rôle personnel ou par le seul souci de rétablir la vérité historique ? Quoi qu’il en soit, alors que sort sur les écrans un film qui célèbre le trentième anniversaire de la grande marche pour l’égalité et contre le racisme, Julien Dray – qui sait de quoi il parle – vend la mèche et rappelle que ce mouvement n’était pas tout à fait aussi libre ni pur de toute attache qu’on voudrait le faire croire aujourd’hui. Encore ne s’agissait-il que de coups de pouce et de coups de main. Le prodigieux succès de SOS Racisme, un an plus tard, doit beaucoup – sinon tout – au soutien idéologique et logistique du Parti socialiste – Georgina Dufoix et Françoise Gaspard –, à l’appui matériel et financier de l’Élysée – Jean-Louis Bianco –, au génie publicitaire et aux relations de Jacques Pilhan, et bien sûr à l’autorisation et à la caution de François Mitterrand. La carrière de l’homme à la petite main jaune, Harlem Désir, et d’un certain nombre de ses « potes », dont Julien Dray lui-même, ne relève pas exactement de la génération spontanée.

Les revendications parfaitement normales de ceux qu’on appelait les Beurs, ces Français, fils d’immigrés, qui attendaient de la société française qu’elle leur fît une place et qu’elle les aidât à l’occuper, la générosité instinctive et naïve de toute une jeunesse qui leur emboîtait le pas, tout cela était télécommandé, manipulé, canalisé, récupéré enfin par une machine de propagande et de communication bien rodée, parfaitement cynique et redoutablement efficace.

On eut l’occasion de le vérifier dès le 3 décembre 1983 lorsque la marche des Beurs regroupa au poteau d’arrivée – Paris – cent mille accompagnateurs. La mobilisation fut plus forte encore en 1990 lorsque, rassemblant dans une atmosphère d’union sacrée tous les partis politiques derrière le président de la République et le chef de l’opposition d’alors, des centaines de milliers de moutons indignés et panurgiques marchèrent de la République à la Bastille pour protester contre la profanation de tombes juives au cimetière de Carpentras, répugnant forfait attribué d’office – au faciès – au Front national.

Ils n’étaient que 25.000 ce samedi dans les rues de Paris, selon les organisateurs, et 4.000 selon la police dont les chiffres, en l’occurrence, semblent plus dignes de foi, à arpenter le pavé pour barrer la route au racisme. Ce n’était pas faute que les médias, les partis et les associations spécialisées eussent fait du battage autour de cette manifestation et qu’ils eussent depuis des jours crié au retour de la bête immonde.

L’échec de la mobilisation escomptée s’explique, me semble-t-il, par trois causes essentielles.

Il n’échappe plus guère au public que les motivations du MRAP, de la LICRA, de la Ligue des droits de l’homme et de ce qu’il reste de SOS Racisme sont moins humanitaires que communautaires, que ces associations ne défendent pas tant des libertés que des lobbies, que les causes censées être les plus nobles sont leur fonds de commerce et leur gagne-pain et que plus généralement elles ne sont que les supplétifs et les mercenaires du Parti socialiste et de ses alliés de gauche.

Le Parti socialiste, quant à lui, est perçu à juste titre, aussi bien par la jeunesse des banlieues que dans les beaux quartiers, comme un parti de notables, d’élus et de fonctionnaires salariés, déconnecté du monde réel et de ses difficultés, un syndicat d’intérêts à peine plus crédible que l’UMP – c’est dire. Pourquoi irait-on se mobiliser à l’appel du terne apparatchik qui tient boutique rue de Solférino et volerait-on au secours d’un ministre qui est tout sauf une victime ?

Enfin, si aucune personne de bonne foi ne peut nier qu’il existe dans ce pays, sur notre sol, comme partout, mais tellement moins qu’ailleurs, des discriminations, de scandaleuses inégalités, ni que le racisme affleure ici et là, attisé par la crise, la surreprésentation des étrangers dans la délinquance et l’absence de contrôle des frontières, comment qualifier autrement que comme une grossière imposture, une énorme ficelle, une manœuvre cousue de fil rose la campagne lancée et orchestrée depuis un mois par un tas de mauvais bergers qui hurlent au retour du grand méchant loup au prétexte qu’une sotte, une petite fille et un hebdomadaire moribond ont odieusement insulté Christiane Taubira ? La machine à décerveler les purs, les naïfs et les gogos ne fonctionne plus. Le fascisme ne passera pas ? Le fantasme n’est pas passé.

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 09:18

neocons
Le 1 décembre 2013
Messieurs du Point, vous avez raison, je suis un vrai néo-con et hélas je ne suis pas tout seul ; nous sommes même une majorité dans ce pays !
       
         

Je ne remercierai jamais assez Le Point pour sa couverture sur les « Néocons ». Grâce à lui, après des années d’errements, je sais comment me définir.

Moi qui, lors de dîners interminables, quand fromages et rouge de Touraine libéraient la parole, ne savais comment me présenter.

Moi qui hésitais entre me dire patriote, populiste, nationaliste ou solidariste, tout en me demandant si ces mots en « iste » reflétaient bien la colère qui m’habitait chaque jour un peu plus.

Moi qui participais poliment à la Manif pour tous en ne voulant d’aucune manière déranger le bon ordonnancement des forces de l’ordre.

Moi qui m’excusais presque devant des fac-similés d’Alexis Corbière d’avoir eu un grand-père mort pour la France pendant la Grande Guerre. Je viens enfin de réaliser ce que j’étais vraiment grâce à cet hebdomadaire : un « néo-con » sans le savoir.

Et pourtant en réfléchissant, cette expression m’allait comme Manuel Valls aux antifas. D’ailleurs, pour être honnête, ce n’était pas le début du mot conservateur qu’il fallait privilégier chez moi mais le mot lui-même, cette insulte de trois lettres que l’on entend si souvent dans mon Sud-Ouest natal.

Car comment justifier, même si je n’ai pas voté pour lui, que M. Hollande soit président de la République et non uniquement du conseil général de Corrèze ?

Comment interpréter le fait que les partis de gauche comme de droite fassent depuis trop longtemps la même politique d’abaissement de notre pays sans que je sois capable de leur dire basta, à la revoyure, cela suffit ?

Comment définir le fait que depuis dix ans je pèse mes mots, moi l’ancienne grande gueule de la gendarmerie alors que l’histoire des pandores risque de s’achever ?

Comment expliquer que j’ai tenté vainement de produire un long-métrage sur Camerone, le fait d’armes de la Légion (bien évidemment, je n’ai jamais trouvé les subsides nécessaires) alors que Jamel Debbouze peut, d’un claquement de doigts, trouver les sommes utiles à des films crachant sur l’armée et ces beaufs de Français.

Comment enfin expliquer que j’ai préféré déménager hors de quartiers « sensibles » et quitter la ligne 13 plutôt que d’apprendre à ma fille à résister aux sarcasmes et aux insultes des « jeunes » dans le métro ?

Certes, messieurs du Point, vous avez raison, je suis un vrai néo-con et hélas je ne suis pas tout seul ; nous sommes même une majorité dans ce pays !

Mais attention, car nous sommes de la race de ces cons qui, exaspérés par les politiciens, excédés par la classe boboïsée, peuvent redevenir intelligents. Oui, ras le bol d’être un gentil, ras le bol de subir en attendant d’être jeté comme un préservatif dans les poubelles du progrès et du mondialisme. Vous avez voulu ironiser sur nous, nous les invisibles, les silencieux, les résignés ; vous n’avez fait que nous réveiller après un sommeil de plus de deux cents ans !

Méfiez-vous : si 2014 est dans quelques jours, 1789 est peut-être pour demain… Aussi, c’est avec fierté que je reprendrai ces deux termes méprisants. Vous nous avez donné, sans le vouloir, notre nouvel étendard !

Oui, nous sommes cette multitude de « petits Blancs », comme le dit Aymeric Patricot, qui subissons mais, attention, plus pour longtemps car prenez garde que le prochain dîner de cons ne vous reste en travers du gosier !

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 07:54

 

 

ENFIN !

 

Un homme politique sensé qui ose envisager


la fin de l'emploi à vie des fonctionnaires


Cette ineptie, cette injustice insupportable.


Ce privilège inestimable et injustifié


dont bénéficient plus de 5 millions de


fonctionnaires.


 

 

 

Cliquer sur le lien

 

Edité par M.V.
le 01 décembre 2013 à 20h42 , mis à jour le 01 décembre 2013 à 20h47.
Temps de lecture
 3min

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  Invité sur France 5, Xavier Bertrand a déclaré vouloir remettre en cause "l'emploi à vie" dans la Fonction publique pour certanes catégories de fonctionnaires.

Le député et ancien ministre UMP Xavier Bertrand s'est prononcé dimanche pour un système où "celui qui rentrera dans la fonction publique n'aura pas forcément l'emploi à vie". "Le statut de la fonction publique ne sera plus garanti à l'avenir aux nouveaux entrants", à part dans les services publics qui remplissent les "missions régaliennes de l'Etat", a proposé, lors de l'émission C Politique sur France 5, Xavier Bertrand, qui a réaffirmé sa volonté d'être candidat à la primaire UMP pour la présidentielle de 2017. "Les policiers, les magistrats doivent garder ce statut. Les agents administratifs dans les différents ministères doivent-ils garder ce statut? Je ne le pense pas" a lancé Xavier Bertrand, qui a été ministre du Travail de 2007 à 2009.

Selon lui, "du jour où vous n'avez plus l'emploi à vie, vous faites une économie immédiate sur les engagements de l'Etat", sur les retraites des fonctionnaires et les pensions de réversion versées à son conjoint. Le maire de Saint-Quentin (Aisne) a donné l'exemple d'infirmières à qui on donnerait le choix de renoncer à leur statut de fonctionnaire pour gagner plus. Xavier Bertrand a aussi qualifié de "totalement artificielle" la baisse du nombre de chômeurs annoncée jeudi, en regrettant que "le chômage de longue durée et le chômage des seniors explosent". "Le gouvernement est en train de siphonner les crédits pour l'apprentissage" pour financer les emplois aidés, essentiels selon Xavier Bertrand dans cette dernière évolution des chiffres du chômage.

Considérant qu'il est impossible "d'inverser la courbe du chômage avec une croissance aussi faible", Xavier Bertrand a envisagé des évolutions majeures du code du travail: une simplification des licenciements pour pouvoir "se séparer d'un salarié plus rapidement, plus facilement", avec des garanties pour le salarié. Sur ce point, l'ancien ministre a regretté qu'en France on ne fasse "pas confiance aux patrons". Il a également demandé une baisse "massive" des charges pour les entreprises, et l'accompagnement des chômeurs, pour "sortir du système où celui qui ne veut pas travailler peut dire non, et il ne se passe rien pour lui".

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 08:12

 

France - 30 Novembre -  2      

Les Français sont 76% à juger certaine ou probable une explosion sociale dans les prochains mois, un chiffre en hausse.

Les Français sont 76% à juger certaine ou probable une explosion sociale dans les prochains mois dans le contexte actuel "marqué par un chômage très élevé et une impopularité record du couple exécutif", selon un sondage Ifop à paraître dans Dimanche Ouest-France.

Dans un climat social tendu où les mouvements de protestations de multiplient, "jamais cette anticipation n'avait été aussi importante puisque nous atteignions 64% en janvier 1998, 66% en avril 2009 et 70% en avril dernier", selon ce sondage.

En hausse

Par rapport à avril dernier, le pourcentage de ceux qui pensent "que nous assisterons certainement à une explosion sociale dans les prochains mois progresse de 8 points pour s'établir à 27% et ceci constitue un signe supplémentaire que la situation sociale est très tendue dans le pays", précise-t-on de même source.

La certitude de la survenue d'une "déflagration sociale" est la plus répandue parmi les 35-49 ans (32% à en être certains et 48% a l'estimer probable, soit 80% au total) et la tranche d'âge à y croire le moins sont les 18-24 ans qui sont quand même 70% à estimer cette explosion sociale certaine ou probable.

"On n'observe pas dans cette enquête de spécificités régionales, comme si c'était la majeure partie de la société qui s'attendait désormais à un mouvement social d'ampleur", note l'institut.

Plus ressenti aux extrêmes

Le risque d'explosion sociale est nettement plus ressenti aux extrêmes, avec 84% de réponses positives chez les sympathisants LO ou NPA et 89% parmi les proches du FN (dont 51% sont certains que ce scénario va se produire), mais aussi dans l'électorat de droite avec 85% de réponse positive à l'UMP et même 89% à l'UDI.

Mais seulement 56% des sympathisants socialistes jugent probable ou certaine une telle issue. Un chiffre en évolution de cinq points par rapport à avril dernier alors que dans le reste de la gauche il a beaucoup plus progressé avec +14 points au Front de Gauche (78% croient aujourd'hui à une explosion sociale dans les prochains mois) et +19 points chez Europe Ecologie/Les Verts (68% désormais à y croire).

Ce sondage a été réalisé du 22 au 27 novembre 2013 par questionnaire auto-administré en ligne sur un échantillon de 2.874 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 22:58

Posted On 30 nov 2013By : Gaïa

 

Le tribunal administratif de Grenoble a enjoint le centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) de servir des repas hallal à ses détenus musulmans au nom de la liberté d’exercer sa religion, a-t-on appris ce mercredi. «C’est une décision très importante, la première fois qu’une juridiction administrative condamne un établissement pénitentiaire à servir des plats hallal aux détenus», a réagi Me Alexandre Ciaudo, du cabinet DGK Avocats.

 En mars dernier, le client de Me Ciaudo, Adrien K., avait demandé au directeur de la prison de permettre aux détenus musulmans de disposer de menus composés de viandes hallal. Le directeur avait refusé de donner suite à cette requête. Adrien K. avait alors saisi le juge administratif. Dans une décision rendue le 7 novembre 2013, la juridiction enjoint le directeur du centre pénitentiaire de proposer «régulièrement» des menus composés de viandes hallal «dans un délai de trois mois». Le tribunal souligne que le principe de laïcité «impose que la République garantisse le libre exercice des cultes» et qu’il ne fait donc «pas obstacle à ce que les détenus de confession musulmane se voient proposer des menus comportant des viandes respectant les rites confessionnels de l’islam». «Pas de surcoût prohibitif pour l’établissement» En refusant de proposer des menus hallal, le directeur de la prison méconnaît en outre les dispositions de l’article 9 de la convention européenne des droits de l’homme qui garantit le libre exercice des cultes, a estimé le tribunal. La distribution de repas hallal n’entraînerait par ailleurs «pas de surcoût prohibitif pour l’établissement» et ne présenterait pas non plus «de difficulté technique particulière», a souligné la juridiction. La direction du centre pénitentiaire n’a pas souhaité faire de commentaire. «C’est une décision qu’on va faire connaître», s’est félicité Nicolas Ferran, responsable juridique de l’Observatoire International des Prisons (OIP). Selon lui, si l’administration pénitentiaire n’applique pas cette décision, «elle risque de se retrouver confrontée à une vague de contentieux».

© Gaïa pour www.Dreuz.info -

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 22:35
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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 17:36

 

 

Par Ivan Rioufol le 27 novembre 2013 13h32

Bonne nouvelle : des juges ont décidé de riposter à l’offensive islamiste observable dans les cités. La Cour d’appel de Paris, suivant les arguments du procureur général François Falletti, a confirmé ce mercredi, sous la présidence de Jacques Degrandi, le licenciement pour faute grave de Fatima Afif, qui avait été licenciée en 2008 de la crèche privée (mais subventionnée par l’Etat pour sa mission d’intérêt général) Baby-Loup, à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines). Elle avait décidé un beau jour de porter le voile durant son travail, contrevenant à l’exigence de neutralité du règlement intérieur. Commentant cette décision, l’avocat de l’ancienne employée a fustigé "cette espèce de populisme qu’exprime" une partie de la haute magistrature, ce "courant des pensée qui se sent atteint dans ses racines par la montée du fait religieux". Les accusations d’islamophobie et de racisme devraient suivre, par ceux qui n’acceptent aucune critique sur les comportements publics que veulent imposer les fondamentalistes. Comme le rappelle le couplet d’une chanson qui accompagne la sortie, ce jour également, du film "La Marche", qui retrace la marche des Beurs de 1983 : "D’t’façons y’a pas plus ringard que le raciste/ Ces théoristes veulent faire taire l’islam / (…)". Le texte réclame aussi "un autodafé pour ces chiens de Charlie Hebdo", coupable d’avoir critiqué l’islamisme...

La fumisterie de l’Observatoire de la laïcité est mise au jour avec cette décision. Elle contredit  la déclaration de son président, Jean-Louis Bianco, qui avait assuré, le 25 juin : "La France n’a pas de problème avec sa laïcité". En réalité, comme le rappelle la pédopsychiatre et psychanalyste Caroline Eliacheff, qui a enquêté sur Baby-Loup (1), le "lobby islamique" est particulièrement actif et rencontre peu de résistance, y compris dans ses intimidations et ses menaces. L’auteur raconte comment, après le licenciement de Fatima Afif, rien n’aura été épargné à Natalia Baleato, fondatrice de la crèche en 1991, et à son équipe : appels téléphoniques avec menaces de mort, voitures dégradées, insultes accompagnées de gestes d’égorgement. Tel père qualifie les professionnelles de "menteuses", "connasses",  "racistes", "Françaises de merde". Commentaire de Caroline Eliacheff : "Les coups de boutoir de ceux qui veulent imposer à tous leur ordre social et la lâcheté, l’aveuglement voire le cynisme de ceux qui sont censés défendre les valeurs de la république auront eu raison de cet îlot héroïque de résistance". Le 31 décembre, en effet, Baby-Loup déménagera à Conflans-sainte-Honorine…

Ce sursaut de la justice réveillera-t-il les vigilances assoupies ? "Ce qui s’est passé à Chanteloup-les-Vignes est révélateur de la redoutable capacité de nuisance des discours fondamentalistes", écrit encore l’auteur, qui prend soin de rappeler que "défendre la neutralité dans les lieux d’accueil de la petite enfance n’est pas faire campagne contre l’islam mais contre les dérives se traduisant par une revendication agressive d’imposer un ordre différent". Alors que la gauche lance, à partir de ce soir, une série de manifestations, de marches et de galas contre le racisme et l’extrémisme de droite qui menaceraient la république, il reste à espérer que le "sursaut républicain" souhaité par Harlem Désir, le patron du PS, ne passe pas à côté, une fois de plus, du véritable danger que représente l’idéologie salafiste, ce totalitarisme toléré par les belles âmes. Il est, à vrai dire, peu probable de voir les socialistes en première ligne sur ce sujet de la laïcité, qu’ils ont abandonné au FN. En fin de matinée, le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), à qui je dois d’avoir été mis en examen pour avoir critiqué une de ses opérations de propagande, a qualifié la décision de la Cour de "scandale judiciaire". L’offensive continue.

(1) Comment le voile est tombé sur la crèche, Albin Michel

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 17:26

 

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S’entendent-ils parler, ces pompeux qui alertent sur la montée des haines et des intolérances ? Ils sont emplis de ce qu’ils dénoncent. À écouter ces prêcheurs, la France révoltée serait un "déferlement" de beaufs et de néonazis. La gauche, qui aime à dénoncer l’instrumentalisation des peurs par la droite, échafaude un scénario loufoque sur un retour aux années 1930 et à leurs tentations totalitaires. Ces alertes seraient utiles si elles étaient étayées par des faits. Mais rien de tel ne s’observe, sinon chez les professionnels du trucage. C’est, au contraire, un extrémiste de gauche, Abdelhakim Dekhar, convaincu d’un "complot fasciste", qui a tiré sur un photographe dans le hall de Libération. Les éructations du camp du Bien portent en elles ces passages à l’acte irrationnels. Sa "fraternité avec le monde" exclut les Français rebelles qu’il déteste.

Mercredi soir, le PS s’est réuni en meeting autour de Christiane Taubira, promue résistante dans un pays gangrené par le racisme. Cette mise en scène, qui accompagne la sortie du film sur la Marche des beurs de 1983, est un amuse-gueule. La volonté du pouvoir de discréditer l’insurrection civique, coupable de s’affranchir de la pensée lisse, promet d’autres procès en déviationnisme. Ceux qui s’étaient opposés à la Constitution européenne en 2005, défendue par l’unanimisme officiel, avaient essuyé de semblables crachats. Les "bonnets rouges", qui ridiculisent les syndicats incapables de rivaliser dans la mobilisation des indignés, sont déjà qualifiés, au mieux, de poujadistes et de populistes par les Comités de salut public. Dans Le Monde, l’historien Daniel Lindenberg y voit "les héritiers de Maurras" et une "agitation fascisante". Ce n’est qu’un début.

Se réclamer de l’antiracisme suffit à justifier des atteintes à la dignité des personnes et à la démocratie.
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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 14:47

Allez comprendre. François Hollande, jeudi matin, paraît renvoyer aux calendes grecques son objectif d’inverser la courbe du chômage. Il a pourtant déjà entre les mains les chiffres du mois d’octobre, qui seront rendus publics quelques heures plus tard, faisant état d’une baisse du nombre de demandeurs d’emploi : 19 900 en moins.

Où sont les flonflons, la foule en liesse, les congratulations légitimes alors qu’il touche presque du doigt l’improbable objectif ? La gauche ne nous avait pas habitués à tant de réserve.

À moins que François Hollande ait le triomphe modeste du cancre qui a légèrement retouché sa copie avant de la faire signer par ses parents, du chef d’entreprise qui a un tout petit peu toiletté son bilan en transvasant adroitement quelques postes, avant la réunion des actionnaires. Que l’on évite, s’il vous plaît, merci, de s’appesantir sur le brillant résultat, de s’ébaubir en poussant des oh ! et des ah ! d’admiration, car à trop contempler les chiffres, on va finir par les regarder de près… et cela va devenir gênant. Allez, maintenant vous avez vu, enlevez vos pattes de là, on range tout dans le cartable. Ce n’est pas mal, c’est vrai. Mais il faut rester humble, rien n’est gagné.

Et pour cause. Seul le nombre de chômeurs de catégorie A a baissé, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas du tout travaillé durant le mois d’octobre, tandis que celui des chômeurs de catégorie B et C, ceux qui ont travaillé ne serait-ce que quelques heures ou quelques jours dans le mois, lui, continue d’augmenter. Si l’on rapproche cela des multiples radiations auxquelles procède Pôle emploi, on se retrouve dans la situation d’un hôpital qui, pour faire le compte de ses lits occupés, commencerait par tuer quelques malades et exclurait de son inventaire ceux qui ont réussi à se lever au moins une fois, ne serait-que pour se traîner jusqu’aux toilettes. Comme statistique épidémiologique, on fait mieux. Toutes catégories confondues, il y a en réalité 41.500 chômeurs en plus.

Le chômage des jeunes recule, ce serait au moins une bonne nouvelle. Sauf que ce sont eux, précisément, que soutiennent à bout de bras les emplois aidés, les « emplois d’avenir »… Louable, mais artificiel. Les témoignages concordent : chez Pôle emploi, aujourd’hui, n’arrivent pas tant des intérimaires en fin de contrat que des victimes de licenciements économiques. « On touche au dur de l’emploi. Ce sont les CDI qui sont détruits en France », affirme au Parisien Marion Cochard, analyste à l’Observatoire français des conjonctures économiques. Et les prévisions de croissance du PIB ne laissent espérer aucune relance de l’emploi privé, l’autre n’allant hélas pas sans l’une.

Alors, évidemment, on peut tirer la France de son lit de douleur. Faire descendre pour quelques jours, à force d’antalgiques, la fièvre du chômage. Lui mettre du rouge à lèvres et, en cachant les cathéters, la forcer à sourire pour la photo. Mais les autres symptômes sont là, qui n’abusent personne. Même pas François Hollande qui, s’étant lui-même enfermé dans sa rodomontade de courbe inversée avant la Saint-Sylvestre, voit déjà se profiler le spectre du père Noël et tâtonne à présent dans le noir pour trouver l’issue de secours.

Il est le « héros très discret » qui prend le parti de ne pas trop la ramener. C’est en effet plus prudent.

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 09:49

Gun Pointed
Le 29 novembre 2013
Bd Voltaire
Marie Delarue
Quand l’État est impuissant à assurer ses fonctions régaliennes, à commencer par la protection des citoyens, on se défend comme on peut.
       

Sézanne, à une consonne près, un nom qui teinte à l’oreille dans le chant des grillons. Rien à voir pourtant. Sézanne est une charmante petite ville de Champagne sur la route d’Épernay, un coin de France historique entre l’église Saint-Denis, imposante en ses contreforts, et le château (à vendre). C’est un bout de pays qui vit tranquille dans le souvenir des comtes de Champagne et des moines qui mirent en culture la région. Une vieille civilisation à distance raisonnable du tumulte des villes. Croit-on.

À Sézanne, le bijoutier a tué jeudi dernier le malfrat qui l’agressait. Un type « pas clair », a dit sa femme, entré dans le magasin ganté, le bonnet sur la tête, un sac plastique en main. Il s’en est pris d’abord à la bijoutière, puis au mari qui, précautionneux, s’était muni de son arme. Après avoir menacé la femme, le braqueur a pointé son pistolet sur la tête du bijoutier, le repoussant vers le fond de la boutique. Dans le corps-à-corps qui a suivi, le bijoutier a tiré à quatre reprises. Le malfrat a réussi à lui prendre son arme, est ressorti pour agoniser sur le bord du trottoir. Son complice en a profité pour aller voir ailleurs si l’on y respirait mieux.

Le procureur Christian de Rocquigny, l’homme « en charge » comme on dit depuis qu’on parle anglo-saxon, a l’air d’un homme très bien. Mesuré. Correct. Précis. « Le braqueur avait un pistolet gomme-cogne, mais pour le bijoutier, vous savez, c’était une arme létale. » Oui, Monsieur le procureur, on sait. « Son pistolet gomme-cogne était vide, mais ça, on ne le sait que maintenant, vous comprenez ? » Oui, Monsieur le procureur, on comprend.

Mais à qui parlez-vous comme cela, Monsieur le procureur ? Pour qui toutes ces précautions ? Qui voulez-vous convaincre ? Ceux qui, demain, le cul dans leur fauteuil moelleux sous les lambris ou les fesses calleuses sur leur chaise au sein d’une rédaction moribonde (Libé, si tu m’entends…) vont pousser des cris d’orfraie : « Quoi, comment, où va la France ? Après le racisme à front de bœuf, maintenant l’autodéfense, le fascisme est à nos portes, les Panzer nous menacent ! » Il y aura bien un Harlem Désir ou une Caroline Fourest pour nous assurer que le bijoutier était un militant d’extrême droite qui, le soir, se posait une moustache postiche et enfilait ses bottes et sa vareuse avant d’astiquer son Luger…

L’épouse du bijoutier en était à son cinquième braquage. Le deuxième dans cette boutique refaite à neuf voilà quatre mois : caméras, sas de sécurité. Ils avaient tout fait comme il faut. Le braqueur aussi : à 36 ans, dix condamnations à son actif dont deux devant les assises pour vol à main armée. Un vrai pro.

Interrogé sur BFMTV, le représentant de l’UDH (Union de la bijouterie-horlogerie) faisait part de son désarroi. Suite à l’affaire de Nice, en septembre dernier, une commission a été créée au ministère de l’Intérieur, chargée de réfléchir « avec les professionnels de la profession » – comme aurait dit Coluche – sur les moyens d’enrayer l’épidémie de braquage des commerces de bijouterie. Créée, et puis c’est tout. Depuis, rien. Pas de nouvelles. Les commissionnaires sont aux abonnés absents et les bijoutiers livrés à eux-mêmes.

Plus grave, dit le monsieur : la plupart de ceux qui ont été braqués ne sont plus assurés – impossible de payer les primes exorbitantes. Alors, quand l’État est impuissant à assurer ses fonctions régaliennes, à commencer par la protection des citoyens, on se défend comme on peut. Et s’il faut tirer dans le buffet pour défendre son bien, on tire.

Question subsidiaire : le braqueur a-t-il un nom ? Pour l’instant, hors son joli pedigree, on ne sait rien de l’individu. On s’en poserait presque des questions.

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J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.

J'ai plus envie de relativiser. >>>>