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Cessons de juger Poutine à l'aune de nos critères
Hélène Carrère d'Encausse est historienne, secrétaire perpétuel de l'Académie française et spécialiste de la Russie. Elle a publié récemment "Les Romanov: une dynastie sous le règne du s...
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Un envoi d'armes, notamment de la part des pays de l'Otan, ne peut qu'aggraver les relations avec la Russie....
Le mépris de l'Occident que les Russes ressentent heurte leur sentiment de fierté nationale. Et il peut pousser la Russie à se tourner davantage vers l'Asie....
pourquoi l'Occident n'en appelle-t-il pas à la Russie sur le dossier du Moyen-Orient qu'il n'est pas capable de régler seul. Pourquoi l'Occident combat-il sur deux fronts à la fois, celui de l'Ukraine et celui du Moyen-Orient? Ne serait-il pas plus simple de lâcher la pression sur le dossier ukrainien en assurant que l'Otan ne s'y étendra pas et demander à Poutine, alors rassuré, son aide au Moyen-Orient dans les dossiers syrien et iranien et contre l'extrémisme? Le président russe craint encore plus que nous l'islam radical. La Russie a à sa porte l'Afghanistan dont l'avenir, avec le retrait des forces militaires occidentales, est plus qu'inquiétant. En outre, le pays compte 20 millions de musulmans dans ses frontières, rassemblés dans de puissants petits États tels les Républiques tatare ou tchétchène qui ressentent leurs solidarités musulmanes. La contagion de l'extrémisme doit être envisagée.