Le gouvernement de Bachar el-Assad, aujourd’hui maillon faible de la résistance et, pour cela, cible privilégiée des islamistes, n’avait naturellement pas été invité à la conférence de Paris. C’est seulement après que la capitale syrienne sera tombée aux mains des assassins cagoulés de Daech que M. Hollande et M. Fabius reconnaîtront éventuellement l’erreur criminelle de diagnostic et de politique qu’ils partagent obstinément avec Bernard-Henri Lévy. De même étaient interdits d’entrée au club la Russie, sur liste noire comme on sait, et l’Iran, pays sans lesquels la Syrie et l’Irak seraient déjà tombés aux mains du calife al-Baghdadi. En revanche y siégeaient de droit les représentants de la Turquie, qui laisse passer, ou même fait passer combattants, armes et munitions à destination du Front Al-Nosra, de l’Armée de la conquête et donc de Daech. De même les monarchies sunnites qui ont déclaré officiellement la guerre à leurs coreligionnaires terroristes mais dont les vrais ennemis sont les chiites sous influence iranienne.
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