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L'échec, la clé du succès dont l'État nous prive
Le principal argument en faveur de la privatisation n'est pas la réussite du privé, mais son échec. Par Baptiste Créteur. Les entreprises privées peuvent être de grandes réussites. Il y a le...
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Au terme d’une longue agonie ou à la surprise générale, les entreprises privées peuvent disparaître – laissant la place à des concurrents qui, pour réussir, devront faire mieux.
C’est de cela qu’est fait le progrès. La concurrence nous permet de choisir et bénéficier du meilleur produit, du meilleur service, de la meilleure gestion, de la meilleure organisation… C’est vrai sur le long terme, mais c’est un phénomène observable à l’oeil nu : les pionniers de la téléphonie ont été remplacés en quelques années à peine, des start-ups prometteuses ont fermé boutique quelques mois après leur lancement
Le problème de l’État, c’est qu’il échoue rarement. Ça ne veut pas dire qu’il fait mieux que le privé, loin de là ; ça veut simplement dire que quand il sous-performe, il peut continuer à vivre comme un zombie aussi longtemps qu’il pourra se nourrir de l’argent du contribuable, de sa sueur et de son sang. Il peut se planter aussi longtemps qu’il veut ; il n’a pas de concurrents, ses ressources ne sont limitées que par sa capacité à pomper celles des autres.
Pire : l’État peut aussi maintenir en activité des entreprises privées qui auraient dû échouer. Il peut maintenir sous perfusion des industries entières qui n’auront alors aucune incitation à s’améliorer, financer et subventionner des projets voués à l’échec, acheter des produits qui sont loin d’être les meilleurs disponibles sur leur marché, les acheter bien trop cher…
La médiocrité adossée à la puissance publique peut durer indéfiniment et handicaper durablement l’économie, qui traîne comme un boulet le poids de l’inefficience non corrigée. Sans la possibilité d’échouer, sans crainte de la concurrence, il y a peu d’incitation à s’améliorer.
Il y a aussi peu d’incitation à améliorer la qualité de service globale, au-delà des activités principales de l’entreprise.