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Éric Zemmour / Hapsatou Sy : petit détour par un cours de français dans une 3e de REP+
Loin des insultes, la polémique entre Éric Zemmour et Hapsatou Sy a eu le mérite d'attirer l'attention sur la fonction intégratrice des prénoms de tradition française. Il ne s'agit pas de con...
Conclusion : la littérature française jusqu’à la seconde moitié du XXe siècle est devenue incompréhensible à une grande partie des élèves issus de la diversité. Et il n’y a pas que leurs lacunes en vocabulaire, en syntaxe et en orthographe qui soient en cause. Il y a aussi leur bain culturel et onomastique, réduit et ethnocentré. L’une des voies d’accès privilégiées vers la littérature, la voie de l’empathie, aurait pu être celle de la communauté des prénoms avec les personnages et les auteurs. Mais le choix de la diversité coupe un peu plus ces élèves de la culture et de la littérature qui devraient être la leur. Dans ce sens, oui, le choix systématique de prénoms issus de la diversité est une injustice (en latin : une injuria, une injure) faite à la France et à sa littérature. Une façon de lui dire – pour rester policé : je ne te connais pas.