/https%3A%2F%2Fi.f1g.fr%2Fmedia%2Ffigaro%2F805x453_crop%2F2018%2F11%2F15%2FXVM2c46c31e-e900-11e8-9d7f-b1be9502c5c0.jpg)
Ivan Rioufol : "La nouvelle révolution française, acte I"
CHRONIQUE - L'égotisme de Macron n'a fait qu'exacerber les incompréhensions entre la France d'en haut et celle d'en bas. Une révolution démocratique, populaire, girondine se dessine. Quand on ...
Dans ce contexte, observer la propagande gouvernementale agiter le spectre de l'extrême droite et des années 1930 laisse voir le désarroi de la Macronie. Elle est prête à tous les coups bas. Le chef de l'État n'a pas jugé bon de commémorer, mardi, les attentats islamistes du 13 novembre 2015 à Paris. En revanche, le premier ministre a trouvé utile, vendredi, à l'occasion des 80 ans de la Nuit de cristal qui vit les nazis s'en prendre à des Juifs en Allemagne, de suggérer une continuité entre l'extrême droite et la montée actuelle de l'antisémitisme en France. Certes, la haine du Juif existe chez les plus abrutis de ces extrémistes-là. Mais le pouvoir sait que ce rejet s'épanouit majoritairement dans les cités musulmanes et à l'extrême gauche, convertie à l'islam révolutionnaire et à l'antisionisme. Les nations «populistes» que Macron étrille, à commencer par la Hongrie de Viktor Orban, entretiennent avec Israël des liens si étroits que les accuser de judéophobie relève du ridicule, sinon de la malhonnêteté.
Non, le chef de l'État n'est pas l'homme de paix qu'il prétend être. Le voir déployer tant d'agressivité contre une partie de ses concitoyens, coupables d'aimer leur nation, est la marque d'un pyromane. D'autant que si le président cogne sans retenue sur les «nationalistes», il ménage l'islamisme, qui est le vrai danger pour la France et l'Europe. Certes, dimanche, sous l'Arc de triomphe, il a évoqué «des idéologies nouvelles [qui] manipulent des religions»