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Manifestation du 24 novembre : honte, certes, mais pour qui ?
Le président de la République a exprimé sa " honte " par un tweet dans la soirée du 24 novembre. Honte, certes, pourquoi pas, à la suite des violences, des affrontements et de cette atmosphèr...
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« Honte » peut-être, mais le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur, pour ce qui les concerne, peuvent-ils se féliciter de l’image qu’ils ont donnée et de la posture qu’ils ont adoptée ?
Celui-ci, alors que le quinquennat, s’il n’oblige pas le Président à se mêler de tout et n’importe quoi, du futile, de l’insignifiant comme du grave, devrait avoir au moins pour conséquence de le mettre en première ligne, sans qu’il se réfugie derrière la forteresse élyséenne, et de le placer au chevet du pays quand celui-ci, fiévreux, profondément malade, a besoin de la sollicitude énergique de son chef, s’est campé dans une attitude de retrait et de distance. Quand on refuse l’entremise des corps intermédiaires et qu’à l’évidence, le gouvernement est dépassé par une effervescence tendue à laquelle il s’obstine à donner d’impossibles remèdes techniques alors qu’il s’agit d’une crise de foi républicaine, le Président aurait dû, vite, par un dialogue constructif et par lui-même apaisant, venir au cœur de la mêlée pour en dégager d’authentiques solutions.