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Quand Leïla Slimani donne une leçon d'humanité à un ancien combattant
Dans une tribune parue, samedi, dans Le Monde, Leïla Slimani a rappelé son existence, deux ans après avoir obtenu le prix Goncourt pour son roman Chanson douce. On commençait à l'oublier un pe...
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L’écrivain connaît l’ancien combattant, elle vous le dit. Personnellement ? Non, bien sûr, il y a des tables un peu trop poisseuses autour desquelles on ne s’assoit pas. Il lui suffit de le reconnaître. Avec son béret rouge, ses gants blancs et son drapeau tricolore, cet homme a le visage du mal. Il est la figure décomplexée de la haine. Debout devant l’ossuaire de Douaumont, il incarne cette vieille France que le milieu parisien exècre et dont il faut vite tourner la page. Slimani déplore « qu’on résume les gens au vocable sans-papiers », mais elle n’hésite pas à réduire cet ancien combattant à une voix obscure et indifférenciée. Une voix qu’il faudrait faire taire. Seulement voilà, il y a des voix qui ne se taisent pas. Et qui ne se laissent pas illusionner par les berceuses médiatiques des écrivains de salon que des circonstances favorables ont artificiellement promus.