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Ivan Rioufol: "Macron, héritier du monde ancien"
CHRONIQUE - Le président français s'est rangé en Europe dans le camp des "progressistes", ceux qui croient incarner l'idéal commun, construit sur le grand mélangisme de l'homme remplaçable. M...
La principale faiblesse de l'UE est son impuissance à maîtriser l'immigration de peuplement. Et Orban n'a pas tort de s'en prendre ces jours-ci à Jean-Claude Juncker, qu'il associe au financier George Soros, promoteur de la société multiculturelle, dans une campagne d'affichage moqueuse, qui irrite Bruxelles. Le Parti populaire européen (PPE) menace même d'exclure le turbulent Hongrois. Reste que l'immigration est bien un des piliers de la Commission Juncker: elle se glorifie, au nom de la libre circulation, de «faire en sorte que l'Europe reste une destination attrayante pour les migrants dans un contexte de déclin démographique». Le choix irresponsable d'Angela Merkel, en 2015, d'accueillir plus d'un million d'immigrés moyen-orientaux en Allemagne s'est inscrit dans ce relativisme, incapable de concevoir le choc des cultures. Macron est l'héritier de cette philosophie pour les naïfs. Les invasions et les colonisations qu'elle autorise sont vécues par beaucoup comme des violences. Mais est décrété «haineux» celui qui s'en plaint.