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Réglementation concernant l’abattage des animaux de boucherie
La mise à mort des animaux d’élevage doit s’effectuer en abattoir. Abattre un animal en dehors d’un abattoir, expose son auteur à comparaître devant le tribunal correctionnel.
Tout responsable d’abattoir est tenu de prendre les précautions destinées à éviter toute excitation, douleur et souffrance aux animaux, pendant les opérations de déchargement, acheminement, hébergement, immobilisation, étourdissement, abattage et mise à mort.
Les conditions actuelles d’abattage en France
Le Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux précise que 51% des abattages pratiqués en France sont des abattages rituels, alors que les consommateurs musulmans et juifs ne représentent pas plus de 7% des consommateurs français. Et selon la chambre d’Agriculture d’Ile-de-France : "100% des animaux abattus en Ile-de-France le sont selon les traditions musulmanes et juives". 80 % des ovins sont égorgés sans étourdissement.
Pourtant la France est signataire de la Convention européenne sur la protection des animaux de boucherie, qui précise : "Les procédés d'étourdissements autorisés par les parties contractantes doivent plonger l'animal dans un état d'inconscience où il est maintenu jusqu'à l'abattage, lui épargnant en tout état de cause toute souffrance évitable".
Les raisons de cette généralisation de l'abattage sans étourdissement préalable sont essentiellement économiques. Elle permet aux abattoirs d'accéder à de nouveaux marchés, celui de la viande casher et halal, tout en écoulant les invendus sur le marché classique. Or, cet écoulement se fait sans étiquetage particulier. En l’absence d’étiquetage du mode d’abattage, le consommateur continuera donc à acheter à son insu de la viande provenant d’animaux égorgés en pleine conscience.
Pourtant l’étourdissement est compatible avec le culte musulman. La réversibilité de l’étourdissement des animaux d’abattoir a été établie, en décembre 2006, par l’Académie vétérinaire de France qui a remis un rapport, aux ministères de l’Agriculture et de l’Intérieur.
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