Le Point.fr - Publié le 02/02/2014 à 12:29 - Modifié le 02/02/2014 à 14:53
Le mouvement anti-mariage gay s'est élancé de la capitale contre la "familiphobie". La formule prendra-t-elle aussi bien que l'an dernier ?
Un peu moins d'un an après les grandes manifestations qui avaient entouré l'adoption de la loi Taubira sur le mariage gay et une semaine après la mobilisation fourre-tout de Jour de colère, les manifestants de Manif pour tous défilent dimanche depuis 13 heures dans les rues de Paris et de Lyon. Au risque de mettre à cran le gouvernement socialiste, lassé de devoir faire face à ce mouvement de contestation qui n'en finit plus et inquiet des éventuels débordements que pourrait susciter cette nouvelle manifestation.
Les récentes polémiques autour de l'amendement sur la loi Veil et de la "théorie du genre" ont exacerbé les tensions. La Manif pour tous surfe aussi sur le rejet du rapport Lunacek, sur lequel les députés européens doivent se prononcer à partir de lundi. Des associations étrangères partenaires du collectif français appellent d'ailleurs à manifester ce même jour (à Madrid, Rome, Varsovie...), permettant à la Manif pour tous de revendiquer l'organisation de "la première Manif européenne". Le Point.fr vous propose de vivre en live le déroulement de la Manif pour tous à Paris.
14 h 30. Henri Guaino est finalement venu manifester, discrètement, en milieu de cortège, plutôt qu'en tête avec les autres élus. Le député UMP accuse le gouvernement socialiste de "pratiquer la politique de la provocation et d'attiser toutes les divisions".
14 h 15. Douze militants du mouvement étudiant d'extrême droite GUD (Groupe union défense) ont été arrêtés à Paris alors qu'ils s'apprêtaient à rejoindre le cortège de la Manif pour tous, indique un porte-parole de la préfecture de police de Paris. "Ils ont été conduits au commissariat à des fins de vérification d'identité", déclare cette source, confirmant une information du Monde.
14 h 5. Sur le parcours, on remarque des initiatives plus ou moins étranges. Des "Gavroche" reprennent le chant de la comédie musicale Les misérables, et on a même droit à une "zone de silence" (plus de slogans, plus de chants, plus de bruit) à l'approche des Invalides et du ministère des Affaires étrangères.
14 heures. "En 2017, il faudra revoir cette loi du mariage pour tous, il faudra en même temps préciser dans le préambule qu'il n'y a pas de droit à l'enfant", confie au Point.fr Claude Goasguen.
13 h 55. Le dispositif de sécurité entourant la Manif pour tous est impressionnant. On dénombre plus de 1 500 policiers tout au long du parcours.
13 h 50. Parallèlement à la mobilisation française, l'association espagnole HazteOir organise une manifestation à Madrid. Beaucoup moins de monde qu'à Paris, mais le but, disent les organisateurs, est de faire un geste pour montrer que l'Espagne est "solidaire" de la Manif pour tous.
13 h 35. "Nous sommes de retour", hurlent les animateurs alors que le cortège est parti depuis une vingtaine de minutes. "Est-ce que vous êtes prêts à défendre le droit de l'enfant, et non pas le droit à l'enfant ?" demandent-ils.
13 h 30. Un organisateur assure que deux huissiers mandatés par la Manif pour tous sont présents sur le cortège.
13 h 25. Dans une ambiance bon enfant, les manifestants brandissent des pancartes où sont inscrits leurs départements ou villes d'origine : Dordogne, Bretagne, Parthenay, Normandie, Marcq-en-Baroeul, Nîmes. Sur une banderole, on peut lire : "Famille : éducation, solidarité, dignité". Les premiers slogans fusent : "Hollande, ta loi, on n'en veut pas !" ou "Peillon, démission !"
13 h 20. Le cortège vient de partir. Les forces de l'ordre sont présentes en force tout au long du parcours, notamment aux abords de l'Assemblée nationale. Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a averti qu'il ne tolérerait "aucun débordement".
13 h 15. Comme à son habitude, Marion Maréchal Le Pen, députée FN, a fait le déplacement, accompagnée de Wallerand de Saint-Just, le candidat FN à la mairie de Paris. Du côté de l'UMP, on aperçoit l'inimitable Christine Boutin et plusieurs dizaines d'élus du parti. On compte notamment Claude Goasguen (maire du 16e arrondissement et député de Paris), Philippe Goujon (maire du 15e arrondissement de Paris), Philippe Gosselin (député de la Manche et maire ).
13 heures. Le cortège parisien de la Manif pour tous est prêt à s'élancer sous le soleil de la place de l'École militaire déjà bien remplie. "On est toujours là, on ne lâche rien", scandent des milliers de manifestants. Le point de dispersion est prévu à la place Denfert-Rochereau.