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Luchini. Invité lundi soir de l’émission « C a vous » sur France 5, Fabrice Luchini s’est livré à une attaque en règle du gouvernement. Le couple exécutif n’a pas échappé à ses critiques mordantes. A contrario, l’acteur a fait part de son estime pour l’ancien président Nicolas Sarkozy.
D’emblée, le ton est donné : « Vous savez, moi, je ne déteste pas du tout Nicolas Sarkozy. Je le connais pas mal. Non mais, pour les acteurs, quand tu disais ça il y a quelques années, t’étais comme un pote à Goering. Tu vois ce que je veux dire ? Donc là je le dis maintenant, il n’est plus aux affaires ». Les propos sont décapants. Rompant avec le politiquement correct, il dénonce en filigrane l’omerta qui règne dans les milieux culturels parisiens.
Puis il s’est laissé aller à décrypter la situation politique et à brosser le portrait du couple exécutif. Hollande est le premier servi : « Moi je les aime beaucoup les hommes politiques. Hollande, je l’aime beaucoup aussi. Mais il ne tient plus la baraque. J’ai l’impression que la baraque n’est plus tenue du tout ».
Faisant référence à la réforme fiscale lancée par le Premier ministre, Luchini déclare : « L’impulsion de Ayrault sur les impôts n’était pas mauvaise. Mais faut que ça se fasse un peu avec le Parlement. Mais pas des initiatives comme ça. C’est une des plus grandes réformes. Pourquoi il fait ça à l’Américaine ? ». Et de poursuivre : « On dirait que c’est plus tenu, la turne (nldr : maison). Faut que ça soit repris en main ».
Puis il dresse un portrait au vitriol de Jean-Marc Ayrault : « Jean-Marc Ayrault, on sent bien que c’est un brave homme. On ne sent pas le pervers, on ne sent pas le touzard (ndlr : partousard). On voit bien que Jean-Marc Ayrault il se fait pas des turlutes avec DSK, avec des cochonnes…Tu vois ce que je veux dire, il n’a pas de caméscope pendant qu’il y a une femme sur lui… » déclame-t-il sans achever sa phrase. « Il est pas comme ça, Jean-Marc Ayrault. On sent qu’il n’a pas niqué le fisc. Il ne doit pas gagner beaucoup d’argent (…) On sent que ce n’est pas quelqu’un de pervers. C’est un brave homme et un honnête homme ». Et de finir par : « Mais il n’a pas écrit le Voyage au bout de la nuit, c’est ça le problème ».