François Hollande, tellement naïf, voulait faire croire aux Français que tel Zorro il allait imposer à l'Europe ses idées au regard de la croissance. Pauvre François, pauvre de nous, Dieu nous garde de cet inconscient ! Hier Mario Draghi lui a gentillement demandé de retourner à sa place, en Corrèze, où il pourra donner libre cours à sa propension aux dépenses.
Mario Draghi a douché, hier, les espoirs de nouvelles interventions en faveur d'Etats de la zone euro... Il a indiqué qu'il appartient à ces derniers de poursuivre les efforts structurels pour se redresser.
La Banque centrale européenne (BCE) est restée de marbre face aux récents appels, notamment de France, en vue d'actionner de nouvelles mesures anticrise pour des pays en difficulté de la zone Euro. Tandis qu'une discussion sur ses taux directeurs n'a même pas eu lieu hier lors de la séance du Conseil des gouverneurs de l'institution, tenue pour l'occasion à Barcelone, son président, Mario Draghi, a plutôt appelé les Etats membres à s'occuper eux-mêmes de stimuler davantage la croissance de leur économie. La croissance doit être une priorité de la zone euro mais pas au détriment de la discipline budgétaire, a dit le banquier central en substance. Une manière aimable de renvoyer François Hollande dans ses cordes. Le candidat socialiste s'était réjoui, la semaine dernière, des propos de Mario Draghi, interprétés comme marquant un virage.
Programmes d'investissement
Plusieurs fois interrogé sur ses propos relatifs à ce « pacte de croissance » devant le Parlement européen, Mario Draghi a répété qu'il devrait compléter le pacte budgétaire déjà en marche. Il ne voit« absolument pas de contradiction entre pacte de croissance et pacte budgétaire ». « Arrêter le redressement des comptes publics ne serait pas d'une grande aide », a-t-il mis en garde. Ce dernier exclut en effet une relance par la dépense publique des Etats mais préconise de « faciliter les activités des entrepreneurs », jugeant que « la création de nouvelles entreprises et la création d'emplois sont cruciales ». Il faut « accroître la flexibilité, accroître la mobilité et, troisièmement, également accroître la justice sur le marché du travail », a-t-il ajouté.
En matière budgétaire, réduire les dépenses est toujours préférable à céder à la facilité en augmentant les impôts, a-t-il souligné.
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