Monseigneur di Falco ouvre sa chronique en soulignant à deux reprises une phrase entendue "ici ou là" affichant que "l'Église n'a pas à se mêler de l'organisation de la société". La réaction de l'évêque de Gap et d'Embrun reste sans équivoque, il ne comprend pas et espère grâce à cette déclaration "reconquérir les coeurs" de celles et ceux qui, à la suite de sa dernière chronique, le traitent "d'agent payé par l'islam" ou de ceux qui se révoltent face à des drapeaux de la France remplacés par ceux de la Manif pour tous. "Mais de qui donc parlez-vous quand vous dites l'Église ? Comment l'avertir pour lui dire de se taire ?" questionne alors l'évêque.
Monseigneur di Falco se penche sur la définition de l'Église et ouvre les pages d'un dictionnaire dans lequel il "pense tenir une piste". Il est écrit que l'Église est "l'assemblée de citoyens et l'assemblée de tous ceux ayant la foi en Jésus-Christ". Selon cette définition, la phrase prétendant que l'Église ne doit pas se mêler de la société revient à dire que les citoyens croyant en Jésus-Christ n'ont pas à se mêler de la société ! Une phrase contradictoire qui remet en question la démocratie française en prétendant supprimer le droit de vote de celles et ceux qui appartiennent à l'Église. "Les citoyens français qui ont la foi en Jésus-Christ ne devraient-ils pas participer aux élections ?" ajoute monseigneur di Falco