Les comptes des annexes 8 et 10 sont structurellement déficitaires et pèsent lourd dans le bilan total du régime d’assurance-chômage. D’une manière générale, les intermittents représentent 1 % des salariés affiliés de tout le régime, 3,5 % des effectifs indemnisés et 6 % des dépenses. Les allocations versées en 2009 se sont montées à 1,3 milliard pour 223 millions de cotisations. Résultat ? Un déficit structurel et régulier de plus d’un milliard chaque année. En 2009, c’était un peu moins que le déficit global de l’Unedic et cela devrait représenter un quart de celui de 2013.
Ce sont donc les allocations des 16 millions de salariés du privé qui financent le régime de 100 000 intermittents et, à travers eux, une partie de l’industrie de la culture en France. En outre, la lutte contre les fraudes dans le secteur est défaillante.