Monseigneur di Falco revient cette semaine sur un droit fondamental : la liberté d'expression. Les croyants, toutes religions confondues, traversent une époque où, au nom de la laïcité, leur parole est restreinte. "Mêlez-vous de ce qui vous regarde", "votre regard est biaisé de par votre religion", voilà le genre de commentaires auquel monseigneur di Falco doit régulièrement faire face. Cette liberté, qui fait référence à l'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, doit-elle être bafouée au nom de la laïcité ? "Cette liberté d'expression n'est-elle réservée qu'aux non-croyants ?" s'interroge l'évêque.
Un rappel chiffré : il existe près de six milliards de croyants. Notre boulanger, notre banquier, notre voisin "fréquentent l'Église" ou le maire que nous avons élu "s'est peut-être marié à l'église". La personne croyante posséderait alors moins le droit d'émettre son avis sur des sujets tels que "le mariage, l'euthanasie, le racisme". Le pape François, dans un de ses écrits, souligne la place de la religion dans l'opinion publique. Il serait paradoxal de la laisser au seul espace privé. La religion "transmet ses valeurs" et cela n'aurait pas de sens si elle ne cherchait pas à "laisser quelque chose de meilleur après notre passage". Alors les croyants doivent-ils vraiment "trier" leurs propos en fonction de la confession religieuse de leur interlocuteur ?
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