À 105 jours du premier tour de l’élection présidentielle, le président candidat (26 %) talonne François Hollande (28 %), qui démarre l’année en tête. Mais l’avance du candidat socialiste fond comme neige au soleil. Tous les scénarios semblent possibles à l’orée d’une campagne imprévisible qui se déroule sur fond de crise économique, de débâcle financière et d’un pessimisme record chez les Français. Dans ce contexte, l’Élysée parie déjà que les courbes entre Nicolas Sarkozy et François Hollande « se croiseront, selon un conseiller, au début du mois de février".
N. SARKOZY :
«Ce sera l'histoire d'une présidentielle où tout semblait perdu et où tout renaît.»
Rien ne paraît ébranler Sarkozy. Tous ses visiteurs ressortent bluffés de son bureau. Impressionnés par l'insolent moral qu'il affiche. Son calme et son apparente sérénité. Sa résistance physique, aussi. «C'est un boulot de tous les jours, une heure de sport par jour!», explique Sarkozy, d'un air de défi. À un interlocuteur qui lui demandait récemment: «Mais comment fais-tu pour tenir?», il a répondu:
«Je fais ce que j'aime. J'ai une vie simple, calme. Je suis tous les soirs chez moi. Je ne suis pas blasé. J'ai l'impression d'avoir 22 ans! J'aime profondément la vie. Je pense être le premier président à ne pas avoir abdiqué le droit au bonheur. En soi, c'est très structurant.»
Voir ci-après le sondage