ENFIN ! Les Français s'expriment
ils n'acceptent plus les dérives du service public !
Est-ce une conséquence directe du ras-le-bol fiscal exprimé dans les précédentes enquêtes d'opinion ? Du ras-le-bol fiscal à la crise sociale, il n’y a qu’un pas. Un petit pas en passe d’être franchi, malgré ce qu’en laisse paraître le gouvernement. Prompt à dédramatiser la situation en la minimisant, l’exécutif a pourtant des raisons d’être soucieux.
Une majorité de Français (61%)
estime nécessaire de faire des économies sur les dépenses publiques
et donc de ne plus relever les impôts
quitte à fermer certains services publics
selon un sondage Ifop pour Le Figaro à paraître ce mardi.
A la proposition «il est nécessaire de faire des économies budgétaires compte tenu de l'ampleur des déficits publics et de la dette, quitte à fermer certains services publics», 61% des personnes interrogées répondent oui, tandis que 39% jugent «nécessaire de garder les services publics à proximité des usagers sur l'ensemble du territoire quitte à augmenter les impôts».
Six Français sur dix estiment aussi que
l'Etat peut faire aussi bien avec moins d'agents
et qu'«il serait possible d'avoir des services publics de qualité
tout en réduisant le nombre de fonctionnaires
32% des Français répondent non et 8% ne se prononcent pas.
Le niveau des impôts jugé excessif ou élevé
Pour 54% des personnes interrogées,
«le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite»
est une "bonne mesure"
46% pensent le contraire.
Interrogés sur le montant des impôts et taxes,
45% des Français qualifient d'«excessif»,
43% d'«élevé»,
10% de «plutôt acceptable» et 2% de «très acceptable».
Invités à juger la France dans la compétition économique mondiale,
73% d'entre eux jugent qu'elle est «mal placée»,
27% pensant l'inverse.
Le sondage a été réalisé par questionnaire en ligne du 22 au 28 novembre auprès d'un échantillon de 2.973 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).
LeParisien.fr