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Olivier Auguste et Marc Landré : En ne remplaçant depuis 2007 qu'un fonctionnaire sur deux partant en retraite, Nicolas Sarkozy aura au total supprimé pas moins de 150.000 postes dans la fonction publique d'Etat en cinq ans. Toute la question est maintenant de savoir si cette politique malthusienne doit être poursuivie après l'élection présidentielle. "Nous devons le faire avec détermination. Mais aussi avec sang-froid, raisonnablement, sans nous laisser gagner par la fébrilité et les emballements des marchés", a ainsi promis le chef de l'Etat, de plus en plus candidat à sa propre succession, à Toulon le 1er décembre. Le son de cloche est évidemment différent dans le camp d'en face, même si François Hollande s'est bien gardé de promettre, pendant les primaires, de revenir en arrière. Tout juste le candidat socialiste a-t-il annoncé le recrutement de 60.000 professeurs … gagé sur des suppressions de postes équivalentes dans d'autres corps. Manière de reconnaître, sans le dire, que le nombre de fonctionnaires est aujourd'hui suffisant pour remplir les missions de service public assignées aux agents de l'Etat… Plusieurs raisons concourent à poursuivre, voire à intensifier, cette politique dite du "un sur deux" et les socialistes n'auront d'autre choix que de s'y résoudre si jamais ils accèdent aux responsabilités dans cinq mois. Premièrement, la France est loin d'être sous-administrée. Selon une étude récente du Centre d'analyse stratégique (CAS), l'Hexagone compte en effet 90 fonctionnaires pour 1000 habitants, soit près du double de l'Allemagne. Autre preuve : l'évolution des effectifs, ces dernières décennies, dans les trois fonctions publiques est tout sauf marginale. Si la progression du nombre de fonctionnaires de l'Etat n'a été que de l'ordre de 15% (malgré, pourtant, deux lois de décentralisation et des gains de productivité liés à l'informatisation et à la dématérialisation des procédures) en 40 ans, elle a explosé dans le secteur hospitalier et les collectivités territoriales en dépassant respectivement 50% et 70%. Si bien que la France compte aujourd'hui 1,5 million de fonctionnaires de plus qu'avant l'élection de François Mitterrand en 1981. Deuxièmement, le coût pour les finances publiques est conséquent et risque de devenir même difficilement soutenable dans les années à venir. Pour bien comprendre les enjeux, focalisons-nous sur la seule fonction publique d'Etat dont la masse salariale (traitements et pensions de retraite) représente aujourd'hui 40% des dépenses du budget hors charge de la dette (près de 120 milliards d'euros par an). Recruter un fonctionnaire coûte donc cher : 35.000 euros par an, en moyenne. Une facture salée dont l'Etat devra s'acquitter pendant 70 ans (40 ans d'activité et 30 ans de retraite). Soit l'équivalent, sur la durée, d'un chèque de 2,5 millions d'euros par tête. On comprend donc qu'un responsable public réfléchisse à deux fois avant de signer au bas de la lettre de recrutement… Les 150.000 postes supprimés par Nicolas Sarkozy en cinq ans généreront sur 70 ans une économie de plus de 350 milliards d'euros. Eu égard à la situation des finances et à la nécessité de retrouver une trajectoire budgétaire équilibrée, continuer à pratiquer le "un sur deux" est donc non seulement une exigence économique mais aussi une obligation morale envers les générations futures. Il faudrait même aller plus loin. Non pas en affichant un taux encore plus strict - par exemple, ne remplacer qu'un fonctionnaire sur trois ou quatre partant en retraite - mais en l'étendant à la fonction publique territoriale dont la croissance anarchiste des effectifs ces dernières décennies pèse aujourd'hui - et pèsera encore longtemps - dans les comptes de l'Etat. |
| Le Figaro |
Jean-Thomas Lesueur : «Les collectivités sont accros à la dépense»
Par Sophie RoquellePublié le 15/10/2011
Le délégué général de l'Institut Thomas-More, un think tank libéral et européen, prône la fin de la culture de la dépense dans les collectivités et, au-delà, une révolution territoriale : moins d'élus, mieux formés, plus autonomes. Pas des «guichets dépenses», mais de «vrais patrons sur le terrain». Un programme pour 2012 ?
Le Figaro Magazine - La crise de la dette oblige l'Etat à des révisions budgétaires drastiques. Va-t-elle imposer aussi aux collectivités locales un effort massif?
Jean-Thomas Lesueur - Il le faut absolument ! La France danse sur le volcan de l'endettement public * et un effort de baisse des dépenses, bien plus important que celui qui est réalisé, devrait être entrepris tant au niveau de l'Etat que des collectivités.
La crise rend criant l'épuisement de nos modèles : modèle politique, social, d'organisation. On le voit bien au niveau de notre Etat providence et de notre système de redistribution. Mais on le voit aussi dans notre système d'organisation des collectivités, qui est devenu aussi illisible, coûteux et inefficace que notre Etat providence. Il y a un parallélisme des formes en la matière. Les responsables politiques, nationaux comme locaux, partagent cette responsabilité historique. Quarante ans sans réformes sérieuses, ça se paye un jour...
La France a pourtant connu plusieurs vagues de décentralisation, dont la dernière est en cours...
Certes, l'Etat a décentralisé, mais malgré lui. Il n'a jamais fait sa mue mentale et psychologique, si j'ose dire... L'Etat n'a jamais fait le choix de la subsidiarité et reste fondamentalement dirigiste et centralisateur. Il « lâche » des prérogatives et de la capacité financière aux collectivités, mais il ne bâtit pas avec elles une nouvelle organisation. Il n'y a pas eu de décentralisation sereine et sincère.
Près de trente ans après les lois Defferre, la France n'a donc toujours pas fait sa mutation territoriale. Elle est suradministrée mais sous-organisée. Les dernières réformes - taxe professionnelle et réforme territoriale de 2010 - ont manqué à la fois de clarté, d'ambition et de confiance. Résultat : elles ne sont ni performantes ni limpides. La réforme de la taxe professionnelle n'a pas été comprise. La réforme territoriale a complexifié le système - les élus locaux, rétifs au changement, ont leur part de responsabilité. Qui fait quoi? Qui est responsable de quoi? Voilà deux questions auxquelles on ne peut plus répondre facilement...
Pourtant, les élus locaux jouissent sur le papier d'une autonomie assez grande...
Ce n'est plus très vrai, surtout depuis la loi de 2010. Les Régions et les départements ont perdu presque toute leur autonomie fiscale. Et sur pas mal de secteurs de la vie de tous les jours, ils et elles n'ont pas ou peu de marges de manœuvre : en matière d'éducation, les départements ont la charge des collèges, et les Régions, celle des lycées, mais ils n'ont pas leur mot à dire sur les enseignants ni sur les programmes; ils distribuent les minimas sociaux, mais c'est l'Etat qui en fixe le montant et les conditions d'attribution... Fondamentalement, ce sont davantage des guichets ou des organismes payeurs que des acteurs de plein exercice.
Est-ce souhaitable quand on voit comment les élus locaux se sont fait avoir dans l'affaire des emprunts toxiques?
Il y a probablement un problème de compétences des élus dans cette affaire. Une collectivité, ça se dirige en bon père de famille, pas en banquier d'affaires ! La question de la formation des élus doit enfin être sérieusement posée. Mais l'élu est responsable devant les citoyens des décisions qu'il prend. S'ils veulent le sanctionner, qu'ils le fassent. C'est le jeu de la démocratie locale. Et puis, des problèmes d'incompétence, il y en a dans les ministères et les administrations centrales aussi, non?
Nous sommes le pays au monde qui a le plus grand nombre d'élus locaux. N'y a-t-il pas aussi des économies à faire de ce côté-là?
C'est un point délicat. La France compte en effet autour de 600.000 élus ! Mais n'allons pas dire que ce sont tous des profiteurs. Le plus grand nombre, élu dans des petites communes rurales, est majoritairement bénévole ou touche des indemnités modestes. Ces élus représentent aussi le dernier lien social.
Le problème, ce sont les coûts induits, en locaux, en personnel, etc. Le vrai sujet est donc le système lui-même, le mille-feuille incompréhensible qu'il constitue, les « fromages » et les doublons qu'il crée et les tabous qu'il entretient. Il faudrait s'attaquer enfin au premier d'entre eux : celui des 36 000 communes... Tant pis si cela heurte ou déplaît, mais il faut les réduire ou les amener à se regrouper - comme l'Italie vient de l'entreprendre. De même, la réforme de 2010 n'a pas réellement tranché dans le débat sur le niveau administratif à faire sauter. Pour nous, c'est le département qui doit disparaître. Tout ce qui concerne la vie des gens - le social, l'école, etc. - pourrait être piloté au niveau de la commune ou de l'intercommunalité, et tout ce qui est stratégique - l'enseignement secondaire et supérieur, le développement économique, la politique environnementale, etc. - à l'échelle de la Région.
Cela induirait-il des économies? La loi sur l'intercommunalité était censée réduire les coûts. Douze ans plus tard, la réalité est plutôt inverse...
C'est une question de volonté et de courage politique. Si on avait fait le choix clair de privilégier la Région, c'eût été 1 500 élus en moins... Vous verrez que, dans certains cas, des hôtels de Région récemment bâtis s'avéreront trop petits. Que fera-t-on? De nouveaux bâtiments à 200 millions?...
Je le redis : c'est le plan d'ensemble qu'il faut revoir. On dépense en haut, on dépense en bas. Qui se pose la question de l'efficacité de la dépense ? « Je dépense, donc j'existe », pourrait être la devise de tous les élus, qui souvent répondent ainsi à une demande des Français eux-mêmes. C'est cette mentalité qu'il faut casser. Les collectivités qui dépensent toujours plus en frais de personnel, en frais de représentation ou de communication, doivent se faire taper sur les doigts - à commencer par les électeurs. Mais pour le gros de leurs dépenses, celles attachées à leurs compétences, elles n'ont souvent pas la main sur le contenu des politiques. J'ajoute qu'il ne me semble pas que l'Etat ait des leçons à donner en matière de gestion financière...
L'Etat ne fait-il pas des efforts pour réduire le nombre de fonctionnaires depuis quelques années?
Pas à la mesure des transferts de personnel qu'il a opérés vers les collectivités locales. L'Etat s'est délesté de 128.000 postes de TOS (personnel non enseignant de l'Education nationale, ndlr) entre 2004 et 2011. Avec les 150.000 postes supprimés dans le cadre du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux depuis 2007, cela devrait porter la baisse des effectifs à près de 280.000. Cela n'a pas été le cas.
Pour autant, les collectivités ne devraient-elles pas appliquer la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite?
Bien sûr que si. Et de fait, elles ne le font pas ! C'est vrai qu'en 2010, elles ont recruté 36 000 agents quand l'Etat en faisait partir 34.000. C'est totalement irresponsable, et la petite guérilla sur les transferts de postes, que mènent les patrons d'exécutifs locaux de gauche contre le gouvernement, est lamentable.
C'est pourquoi, au degré d'urgence où nous en sommes en matière de dépense publique, ne pourrait-on pas envisager une solution « à l'italienne », c'est-à-dire une réduction autoritaire de l'Etat de la dotation globale de fonctionnement versée aux collectivités et qui représente près de 30 % de leurs budget? La baisse prévue est de plus de 3 milliards d'euros en Italie d'ici à 2013. La Suède l'a fait dès 2004 et David Cameron l'a également annoncé au Royaume-Uni. En France, la dotation est gelée pour 2011 et pour 2012. Dans la situation actuelle, c'est insuffisant. Les collectivités sont accros à la dépense : il faut commencer le sevrage. Ce n'est pas très satisfaisant en termes de gouvernance, mais l'irresponsabilité généralisée ne laisse guère le choix...
Peut-on réduire encore les moyens des collectivités sans faire le «big bang» des territoires?
Non. Le système est usé jusqu'à la corde. 2012 devrait être le rendez-vous de la remise à plat complète du système. Mais qui en parle? Qui fait des propositions sérieuses? Qui, par exemple, se demande si un système de type fédéral, faisant enfin respirer les territoires, ne pourrait être pertinent? On nous répond:« Mais en France, vous n'y pensez pas ! » Pourquoi n'y penserait-on pas?... Regardons nos voisins européens, y compris historiquement plutôt centralisateurs, et demandons-nous si nous ne devrions pas à notre tour faire notre révolution mentale.
Il est temps de mettre en place une organisation avec des niveaux de décision clairs, avec des élus locaux moins nombreux mais puissants et responsables. Bref, des vrais patrons qui pilotent sur le terrain, infiniment plus présents qu'ils ne le sont aujourd'hui sur leurs dossiers. Cela suppose de mettre enfin un terme au cumul des mandats. Cela implique aussi des élus réellement formés, une culture de la responsabilité, un contrat clair et sincère entre l'Etat et les collectivités. Cela exige de dire quelle organisation politique on veut donner au pays. C'est-à-dire, au fond, de savoir quelle France on veut...
Par Sophie Roquelle
«Les collectivités sont accros à la dépense»
La crise rend criant l'épuisement de nos modèles : modèle politique, social, d'organisation. On le voit bien au niveau de notre Etat providence et de notre système de redistribution. Mais on le voit aussi dans notre système d'organisation des collectivités, qui est devenu aussi illisible, coûteux et inefficace que notre Etat providence.
Qui fait quoi? Qui est responsable de quoi? Voilà deux questions auxquelles on ne peut plus répondre facilement...
La France compte autour de 600.000 élus
Le vrai sujet est donc le système lui-même, le mille-feuille incompréhensible qu'il constitue, les « fromages » et les doublons qu'il crée et les tabous qu'il entretient. Il faudrait s'attaquer enfin au premier d'entre eux : celui des 36 000 communes...
Qui se pose la question de l'efficacité de la dépense ? « Je dépense, donc j'existe », pourrait être la devise de tous les élus
en 2010, elles ont recruté 36 000 agents quand l'Etat en faisait partir 34.000. C'est totalement irresponsable,
Il est temps de mettre en place une organisation avec des niveaux de décision clairs, avec des élus locaux moins nombreux mais puissants et responsables, de mettre enfin un terme au cumul des mandats.
L’Etat obligé de voler au secours de François Hollande !
Ça va mal en Corrèze, le département géré par François Hollande... Avec une dette d’environ 333 millions d’euros, soit 101,9% du budget du département, la Corrèze détient le triste record du département de France le plus endetté (1329 euros / habitant !!!). L’Etat va donc venir en aide à ce département en apportant une aide exceptionnelle de 11,5 millions d’euros !
Il est grand temps de savoir quelle France nous voulons..
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L'argent caché des syndicats
Ils touchent 4 milliards par an de la collectivité pour 8 % de syndiqués.
Subventions à gogo, permanents par milliers, gabegie...
la collectivité fait chaque année un chèque de 4 milliards d'euros pour financer l'activité syndicale.
Presque l'équivalent du budget de l'Enseignement supérieur...
Quoi qu'en dise M. Thibault, l'essentiel de la richesse de la CGT et des autres syndicats de salariés provient des moyens humains - détachements, décharges horaires, etc. - mis à leur disposition par les entreprises et surtout par l'Etat. Ces petites mains se comptent par dizaines de milliers dans la fonction publique. Ou plutôt, elles ne se comptent pas. Car en la matière, l'unité de mesure, c'est l'estimation. Le doigt mouillé.
au ministère de la Fonction publique, on reconnaît qu'environ 17.000 agents (en postes équivalents temps plein) seraient mis à la disposition des syndicats dans la fonction publique. Dont près de 1200 à l'Éducation nationale.
Les moyens humains offerts aux syndicats par l'État représenteraient une enveloppe minimale de 1,3 milliard d'euros

Appels d’offres douteux, doubles facturations, dépenses somptuaires… la Cour des comptes, qui a publié un rapport accablant sur le CE de la RATP, demande l’ouverture d’une enquête pénale.
FRAUDE : Les syndicats de la RATP écrivent l’une des pages les plus sombres de leur histoire. Après le scandale de proxénétisme et de fraude dévoilé en interne à la fin de l’été, un rapport accablant de la Cour des comptes, rendu public hier, souligne des « problèmes de surfacturations, voire de doubles facturations, des dépenses somptuaires, une absence de comptabilité sérieuse, des gestions opaques des centres de vacances ou de restauration collective » .
Audit accablant pour des élus du comité des oeuvres sociales de Montreuil
MONTREUIL (AFP) - La maire de Montreuil (Seine-Saint-Denis), Dominique Voynet, a annoncé vendredi avoir transmis à la Chambre régionale des comptes un audit relevant des dépenses abusives d'élus CGT du comité des oeuvres sociales (COS) de la ville, des accusations démenties par le syndicat.
"Cet audit nous a montré des éléments qui nous paraissent préoccupants", a-t-elle ajouté, regrettant que l'argent du COS ne soit pas utilisé "au plus près des besoins des agents de la collectivité, en tenant compte des priorités d'action sociale".
Selon les informations révélées vendredi par le Parisien, sur un budget total passé en trois ans de 801.000 euros à 1,11 million, les frais de vacances ont fortement progressé pour représenter 90% du budget en 2011 (un million contre près de 103.500 euros pour les activités culturelles et sportives et 7.913 euros pour les aides sociales).
Des élus CGT bénéficieraient par ailleurs d'avantages conséquents et voyageraient à peu de frais, selon l'audit. En deux ans, quatre d'entre eux sont partis en vacances avec leurs familles, pour un montant de 153.024 d'euros. Et un élu s'est offert à lui seul de très nombreux séjours ( Egypte, Thaïlande, Kenya...), pour pas moins de 44.000 euros.
institut-thomas-more :
Rapporté à son PIB, la France « consomme » 163 milliards d'euros de plus de dépenses publiques par an que l'Allemagne.
>>> voir la totalité de la publication
L’opposition du Sénat, a rendu caduque la volonté du gouvernement d’imposer l’équilibre budgétaire
Dans la Constitution.
Si nous perdons le triple AAA elle en sera en grande partie responsable !
Analyse comparative de la dépense publique en France et en Allemagne
Alors que le thème de la « convergence franco-allemande » est sur les lèvres d'un grand nombres de responsables politiques français, l'Institut Thomas More publie aujourd'hui sa nouvelle Note de Benchmarking, consacrée à une analyse comparative approfondie de la dépense publique en France et en Allemagne. Explosif !
Rapporté à son PIB, la France « consomme » 163 milliards d'euros de plus
de dépenses publiques par an que l'Allemagne.
Tel est le point de départ, spectaculaire, de la présente étude.
Intrigués par le refrain de la « convergence franco-allemande » que font entendre depuis plusieurs mois les responsables politiques français – convergence fiscale, voire sociale, dans l'esprit de la plupart d'entre eux –, nous avons voulu les prendre au mot. « Convergence franco-allemande », chiche... Mais si l'on commençait par la « convergence budgétaire » ? Et si nous faisions converger d'abord la remise en ordre de nos finances publiques ? N'est-ce pas cela que le « modèle allemand » a de meilleur à nous apporter ?
Partant du constat qu'on vient d'indiquer – 163 milliards d'euros de dépenses publiques en plus –, nous ne prétendons pas affirmer que la France peut – et doit – couper, en suivant aveuglement le « modèle » allemand, 163 milliards de ses dépenses... Mais dans la mesure où on ne peut raisonnablement affirmer que l'État allemand rend à ses concitoyens un service significativement moins bon que l'État français, il nous est apparu qu'il était possible d'identifier secteur par secteur des poches d'économies substantielles. C'est l'objet des pages qu'on va lire.
Pour se faire, nous avons explorer 5 thèmes (santé, protection vieillesse, éducation, logement et fonction publique). Voici la synthèse de nos conclusions :
| > Santé |
| 1. Avec le même niveau de dépenses publiques que le système allemand, le système de santé français coûterait environ 23,7 milliards d’euros en moins 2. A lui seul, le secteur hospitalier représente plus de 18 milliards d'euros de potentiel d'économies 3. En 2007, le solde de l'Assurance Maladie allemande était positif de 1,7 milliards d’euros alors qu’en France le déficit était de 6,4 milliards 4. Pour un niveau de qualité de soins comparable |
| > Protection vieillesse |
| 1. Rapporté à la population totale, 21,3% de seniors de plus en Allemagne mais un coût de 1,4% de PIB en moins 2. 20% de seniors en moins au travail et des retraites supérieures de près de 50% 3. Une politique française qui privilégie davantage ses retraités que l'Allemagne |
| > Éducation : primaire et secondaire |
| 1. Si la France ramenait sa dépense publique par élève au niveau allemand, cela représenterait une économie de 8,2 milliards d’euros 2. Mais on compte 30,9 milliards d'euros en plus en France de dépenses hors personnel enseignant 3. Des écoles primaires françaises plus petites, beaucoup plus nombreuses : plus de 3 milliards d'euros d'économies potentielles 4. Sur la base des standards allemands, pas moins de 7,6 milliards d’euros d'économies potentielles dans les collèges et les lycées français 5. Tout cela pour une performance légèrement plus médiocre que celle du système scolaire allemand |
| > Logement |
| 1. Une croissance de la population et des ménages français beaucoup plus forte qu'en Allemagne 2. Un parc de logements français inférieur au parc allemand : près de 720 000 logements manquants 3. Des coûts du logement en France bien supérieurs aux coûts allemands 4. Un « mal-logement » qui devient de plus en plus problématique en France 5. Des résultats médiocres malgré une incroyable disproportion de moyens mis en œuvre |
| > Fonction publique |
| 1. Rapporté à la population totale, on compte 24% de fonctionnaires de plus en France qu’en Allemagne 2. Rapporté à la population active, il y a 44% de fonctionnaires de plus en France qu’en Allemagne 3. Ce sureffectif produit un surcoût de plus de 30 milliards d’euros |
institut-thomas-more
La seule subvention de fonctionnement du comité d’entreprise représentait 113 euros par agent
FRAUDE : Les syndicats de la RATP écrivent l’une des pages les plus sombres de leur histoire. Après le scandale de proxénétisme et de fraude dévoilé en interne à la fin de l’été, un rapport accablant de la Cour des comptes, rendu public hier, souligne des « problèmes de surfacturations, voire de doubles facturations, des dépenses somptuaires, une absence de comptabilité sérieuse, des gestions opaques des centres de vacances ou de restauration collective » .
La Cour s’est notamment intéressée à la mauvaise gestion du centre de vacances de Serre Chevalier où 7 millions d’euros ont été dépensés pour sa rénovation depuis 2006. Le centre est toujours fermé, quatre ans après la fin des travaux qui ne l’ont pas mis aux normes de sécurité. Pour réaliser ces travaux, les élus de la RATP ont fait appel à une PME de région parisienne qui n’avait jamais travaillé en montagne, dont les véhicules n’étaient pas équipés pour affronter les routes enneigées mais dont des cadres avaient des accointances avec des syndicalistes de l’entreprise publique…
Face à cette situation, les magistrats de la Rue Cambon en appellent à une enquête pénale. « Le procureur général près de la Cour des comptes a jugé bon de saisir le ministre de la Justice, estimant que certains faits étaient de nature à motiver l’ouverture d’une action pénale. » Le parquet de Paris a ouvert le 5 septembre une enquête préliminaire pour abus de confiance, après avoir été saisi par la Cour.
Ce rapport de la Cour des comptes est rendu public tout juste un an après un rapport interne réalisé par la direction de la RATP. Cette enquête avait alors dévoilé un « trafic » d’heures de « relèves », soit des heures réservées aux représentants du personnel pour leurs tâches syndicales. « En forçant le trait, on pourrait dire que tout se vend et tout s’achète sur le marché de la relève », indiquait déjà ce rapport.
S’intéressant au coût de cette gabegie, l’enquête interne détaillait alors que la seule subvention de fonctionnement du comité d’entreprise représentait 113 euros par agent. C’est moins qu’à La Poste (204 euros) mais davantage qu’à la SNCF (59 euros), Areva (101 euros) ou encore Orange (90 euros). À ce chiffre s’ajoute la subvention aux oeuvres sociales (sport, vacances, sorties) qui multiplie souvent par dix la manne financière mise à disposition des syndicats.
Ce rapport devrait relancer le débat sur la gestion des comités d’entreprise en France. Plusieurs d’entre eux sont dans la tourmente : celui D’EDF est régulièrement déficitaire depuis le scandale qui l’a secoué en 2004. Celui d’air France a fait l’objet en 2010 d’une enquête de la brigade financière et est actuellement géré par un mandataire du tribunal de Bobigny chargé de le faire échapper à la faillite. Enfin, le comité d’établissement du CCE de la SNCF a fait l’objet d’une enquête de la brigade financière. Curieusement, le rapport du député Nouveau Centre Nicolas Perruchot sur les dérives et sur le financement du paritarisme en France a été retoqué mercredi à l’assemblée et ne sera pas publié.




« Les islamistes modérés ». C’est ainsi que les médias internationaux, particulièrement français, désignent régulièrement Ennahda et le Parti Justice et Développement, respectivement vainqueurs des élections législatives Tunisiennes et Marocaines. Dans une interview accordée au Parisien, Jeannette Bougrab, secrétaire d’Etat à la Jeunesse juge « inquiétant » la venue au pouvoir de ces islamistes. Elle s’insurge également contre le terme même d’ « islamisme modéré » qu’elle qualifie d’inapproprié puisqu’il n’existe pas de « charia light ».
J
eannette Bougrab, Secrétaire d'Etat à la Jeunesse en France
Aux journalistes du quotidien français le Parisien venus recueillir ses impressions par rapport aux résultats des scrutins législatifs en Tunisie et au Maroc, Jeannette Bougrab a répondu qu’elle ne « soutiendrait jamais un parti islamiste… Jamais ». La ministre UMP s’est démarquée de la position officielle de la France, laquelle a félicité les dirigeants d’Ennahda en Tunisie et du PJD au Maroc. Jeannette Bougrab affiche ainsi clairement son opposition aux nouveaux gouvernements « islamistes ».
La ministre a précisé qu’elle réagissait en tant que citoyenne et femme française d’origine arabe. Née en France d'un père ouvrier et harki, Jeannette Bougrab âgée de 38 ans a mené une brillante carrière de juriste avant de s’engager en politique à l'UMP sous la présidence d'Alain Juppé. Décrite dans les médias comme proche de celui-ci, c’est en 2010 qu’elle est nommée secrétaire d'État à la Jeunesse et à la vie associative. Elle est rappelée à l’ordre en Janvier 2011, par le Premier ministre François Fillon après avoir tenu des propos selon lesquels Hosni Moubarak, ancien président devait quitter le pouvoir en Egypte.
Islam ou rien… Charia ou pas Charia
Pour cette ancienne présidente de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE), la notion même d'islamisme modéré est à rejeter. D’après son point de vue rapporté par les journalistes du Parisien, « une société régie par la charia, la loi canonique coranique implique nécessairement une restriction des droits et libertés ». « Toutes les interprétations théologiques, littérales ou fondamentales peuvent être faites », il n’empêche que le droit fondé sur la charia est nécessairement une restriction des libertés, notamment de la liberté de conscience ».
La ministre se revendique de droite et se dit partisane du Gaullisme social. Elle est en outre favorable au mariage homosexuel et voit dans l’apostasie interdite en Islam de même que le voile, des restrictions certaines des droits et libertés fondamentales pour une démocratie qui se respecte. Charia et état de droit sont-ils incompatibles ? Jeannette Bougrab répond par l’affirmative.
D'autres femmes s'insurgent !
« L’islam ne connaît aucune individualité, sa vision de l’humanité n’est pas adaptée à la modernité »
« La charia ne repose sur aucun des principes légaux issus des Lumières. Sans rejet de la charia et du principe de vengeance, tous les efforts pour intégrer les musulmans sont condamnés d’avance. »
Necla Kelek est une sociologue allemande d’origine turque, née à Istanbul en 1957.
«Il n’y a pas de cohabitation possible entre l’islam et l’Occident».
«Le multiculturalisme est une théorie inconsistante»
«Le Prophète a demandé la main d’une petite fille de 6 ans et le mariage a été consommé quand elle a eu 9 ans. C’est ce qu’on appelle un pédophile.»
«L’Occident a essayé différentes manières de convertir, assimiler et séduire les Musulmans vers la modernité. Aucune de ces approches n’a réussi. Pendant ce temps, notre vénération pour la raison fait de nous des proies faciles pour un prédateur sans pitié, malhonnête et extrêmement agressif.»
Ayaan Hirsi Ali Née en Somalie en 1969 Réfugiée aux Pays-Bas, elle adopte les valeurs libérales occidentales au point de devenir une jeune députée à La Haye et de s’affirmer athée.
« L’Occident doit cesser de se laisser endormir par l’idée du multiculturalisme.»
« Je ne ferai jamais le pèlerinage à La Mecque car on y interdit l’entrée aux juifs et aux chrétiens »
Née en Ouganda en 1968, au sein d’une famille musulmane, Irshad Manji est une écrivaine et journaliste canadienne.
« Il n’y a rien à garder du coran »
« L’islam est une torture contre les femmes »
« Les médias occidentaux et les intellectuels font preuve de lâcheté concernant l’islam et ses dogmes »
Taslima Nasreen est une écrivain née en 1962 dans une famille musulmane de Mymensingh, au Bangladesh. Elle a d’abord été gynécologue avant de se consacrer définitivement à l’écriture.
« Je connais l’Islam et pour moi cela signifie la mort et la douleur L’islam, fondamentalement, méprise l’être humain et la femme. »
Née en Iran en 1956, Mina Ahadi se voit exclue de l’université de Téhéran où elle étudiait la médecine aux premiers jours de la révolution islamique, parce qu’elle refuse de porter le tchador.
« J’ai vécu le totalitarisme islamique et les barbaries religieuses sous tous leurs aspects.
Où sont ces intellectuels de salon complices de la barbarie islamique quand, en France, on force des fillettes à se murer dans une prison portative ?
Voiler les femmes, c’est diffuser la vision du monde islamiste »
Née en 1967 en Iran, Chahdortt Djavann grandit à Téhéran. En 2002, elle publie son premier roman, ‘Je viens d’ailleurs’ et raconte comment elle a gardé la tête haute.
« Je ne crois pas que l’islam puisse être réformé »
« Les musulmans doivent se demander ce qu’ils peuvent faire pour l’humanité, avant d’exiger que l’humanité les respecte »
« Je n’ai aucun espoir en l’islam. Quand une idée est corrompue, on ne peut la réformer »
Wafa Sultan a grandi en Syrie dans une famille musulmane. Sa vie bascule en 1979 : alors étudiante en médecine, elle assiste à l’université à l’assassinat de son professeur par des membres des Frère Musulmans.
« De nombreux Musulmans ne cherchent qu’une chose, islamiser l’Amérique et l’Occident, coûte que coûte ! »
« Je crois que le monde musulman a perdu son équilibre moral »
« Les appels à la prière étaient presque toujours suivis d’appels à détruire les juifs et les infidèles »
Arabe et musulmane, Nonie Darwish est née au Caire. Expatriée aux Etats Unis, elle est aujourd’hui journaliste, écrivain, et fondatrice de ArabsForIsrael.com.
« Qu’il existe des filles dans ce pays qui vivent sous des règles datant de mille ans est une question qu’il faut aborder. »
Née en 1969 au Burundi, Nyamko Sabuni arrive en Suède en 1981. Elle est élue députée au Riksdag en 2002. En 2006, elle est nommée ministre de l’Égalité, de l’Intégration, de la Démocratie. Elle a déjà dit souhaiter devenir Premier ministre. Elle est la première personnalité noire à accéder à un poste d’une telle importance dans ce pay
Dire la vérité aux Français, …
Ainsi, nous refuserons d'effacer nos frontières. Elles sont la condition de notre liberté, de notre démocratie, de notre solidarité.
Ainsi, nous défendrons notre identité, notre culture, notre langue, notre façon de vivre, notre modèle social.
Ainsi, nous n'accepterons pas une immigration incontrôlée qui ruinerait notre protection sociale, qui déstabiliserait notre société, perturberait notre façon de vivre, bousculerait nos valeurs. L'immigration est féconde si elle est maîtrisée pour que ceux que nous accueillons puissent être accueillis dans les meilleures conditions possibles, pour qu'ils prennent en partage notre histoire, nos valeurs, notre façon de vivre.
Régulariser tous les étrangers en situation irrégulière, c'est la certitude de créer un appel d'air incontrôlable.
Ce sont là Monsieur le Président autant de doléances qui seront incluses dans notre charte , dont nous vous adresserons copie en janvier 2012. L'heure est à l'action !
Un danger sans précédent attend la France...
Une étude menée pendant un an, notamment à Montfermeil, en Seine-Saint-Denis, révèle que les préceptes de l’islam remplacent de plus en plus les valeurs républicaines dans nos banlieues. Le maire de Montfermeil, Xavier Lemoine, réagit à ce constat en lançant un cri d’alarme.
Interview France Soir
L’étude de l’Institut Montaigne affirme que l’islam a pris le pouvoir dans nos banlieues. Partagez-vous cette analyse ?
Xavier Lemoine
Oui ! Je le dis depuis des années. L’islam s’est implanté dans nos quartiers. On en prend enfin conscience. Sauf que les remèdes avancés par l’Institut Montaigne – mettre plus d’argent dans les quartiers – ne sont pas les bons. De l’argent, depuis trente ans, on en a mis beaucoup dans les banlieues. Le problème, c’est que la République n’a eu aucune exigence vis-à-vis des populations accueillies. Installées en France, beaucoup d’entre elles continuent à vivre et à se comporter comme dans leurs pays d’origine, avec leurs langues et leurs coutumes, refusant nos valeurs, notre histoire et notre culture
Il faut nous
indigner !
"J’ai fait un rêve " de Sabine Aussenac
http://www.guilimaux.com/article-j-ai-fait-un-reve-44491430.html
CHOISIR
LA FRANCE
J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,
J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.
J'ai plus envie de relativiser. >>>>