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Le " pas d'amalgame " serait-il signe d'une peur qui ne dit pas son nom ?
Il y a quelques jours, dans ces colonnes, Robert Ménard refusait d'accepter " qu'ils nous refassent le coup de Charlie une deuxième fois ". Le coup de Charlie, sans doute pas, mais le coup du " pas
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Alors, on s’interroge. Parce que s’il serait évidemment imbécile et diffamatoire de rendre l’ensemble des musulmans responsables des actes terroristes commis depuis janvier sur notre sol, est-il logique – une heure après avoir appris la mort de leur frère – de se précipiter rassurer la communauté musulmane de leur ville quand aussi funeste nouvelle devrait, pour le moins, commander exactement l’inverse – être rassuré par cette dernière ? Leurs « amis musulmans sont très mal », expliquent Clémentine et Anaïs. Plus qu’elles ? Un retournement de situation proprement renversant, le résultat de la propagande pavlovienne « pas d’amalgame »…
Et si semblable comportement, illogique, incongru, trouvait sa source dans une peur qui ne se dit pas ?