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Nouailhac - Les nababs de l'Assemblée nationale
C'est un ancien salarié du Palais-Bourbon, Paul Jossé, qui le révèle dans une enquête explosive et très documentée pour l'Iref, l'Institut de recherches économiques et fiscales. Mais, contr...
Considérons les trois catégories principales de ces salariés de l'Assemblée : les agents de base (ils étaient 398 dans la grille au 1er septembre 2017), les agents de maîtrise ou cadres intermédiaires appelés « assistants de direction et de gestion » (au nombre de 206) et enfin les 175 hauts fonctionnaires dits « administrateurs ». Les agents ont gagné en 2017 entre 6 465 et 9 449 euros net mensuel, les assistants de direction entre 6 838 et 10 507 euros et les administrateurs entre 7 920 et 18 736 euros – soit jusqu'à 224 832 euros par an. L'agent débutant est donc à 77 580 euros net par an tandis qu'un administrateur du sommet de la hiérarchie vogue allègrement à 224 832 euros. Et ils sont 1 132 au total à être ainsi claquemurés dans la naphtaline de leurs privilèges d'un autre temps !
La Cour des comptes justement avait relevé que 104 des 150 plus hautes rémunérations de Bercy concernaient des cadres supérieurs de la Direction générale des finances publiques (DGFP), lesquels touchaient en moyenne 202 456 euros net par an (16 870 par mois). Les directeurs de l'administration à l'Assemblée nationale qui sont au plafond seraient donc à 224 832 euros net par an (18 736 par mois), record battu ! Pour gagner une telle somme en net dans le privé, il faut pouvoir disposer d'un salaire annuel brut de l'ordre de 300 000 euros ! Rappelons que les ministres du gouvernement Philippe sont à 120 000 euros brut par an et le président et son Premier ministre, à 180 000 !