8 mars 2011
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17:52
Par André Bellon, ancien Président de la Commission des Affaires Étrangères de l’Assemblée nationale
Intervention d'André Bellon lors du colloque « La République face aux communautarismes » organisé au Sénat le 24 novembre 2006.
La discrimination « positive » : un instrument contre la République.
André Bellon
La discrimination dite positive est une des plaies caractéristiques de notre époque confuse. D’abord parce qu’elle fait partie de la nouvelle novlangue qui dit tout et surtout son contraire. Une discrimination n’est pas positive ou négative : elle discrimine, c’est tout. Décider qu’elle est positive, c’est légitimer la discrimination. C’est aussi tenter de masquer la crise sociale par des artifices.
On peut avoir, en la matière, les meilleures intentions du monde ; le résultat n’en est pas moins là. On discrimine, on oppose les catégories entre elles. J’écoutais ce matin France Info : un statisticien expliquait que les catégories les plus discriminées à l’embauche étaient les hommes de plus de 38 ans et les mères de famille magrébines. Puis un commentaire revenait en boucle toute la journée ne parlant plus des hommes de plus de 38 ans, mais seulement des mères de famille magrébines. Voila une discrimination positive ; mais comment est-elle perçue ?
On peut avoir, en la matière, les meilleures intentions du monde ; le résultat n’en est pas moins là. On discrimine, on oppose les catégories entre elles. J’écoutais ce matin France Info : un statisticien expliquait que les catégories les plus discriminées à l’embauche étaient les hommes de plus de 38 ans et les mères de famille magrébines. Puis un commentaire revenait en boucle toute la journée ne parlant plus des hommes de plus de 38 ans, mais seulement des mères de famille magrébines. Voila une discrimination positive ; mais comment est-elle perçue ?
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