Les Français allaient voter pour Hollande et contre Sarkozy. Mais, en même temps, ils préféraient de très loin voir et écouter Sarkozy plutôt que Hollande. Sarkozy les intéressait
Entre le peuple français et Nicolas Sarkozy, c’est une drôle d’histoire de rejet et de fascination. Avec son nom d’immigré, son ascendance hongroise et un peu de sang juif, Sarkozy tombe comme un météore dans une Ve République qui a été gaulliste et qui a été socialiste. Incarnation de la jeunesse, de l’ambition impétueuse et de la modernité, bousculant adversaires et partisans avec un culot d’enfer, menant tambour battant sa carrière et ses campagnes, il est un mélange de fils de famille, de titi parisien et de quelque chose comme une ombre de Bonaparte.
Bonaparte a des éclipses. De temps en temps, le fils de famille se laisse aller et heurte les consciences de gauche –et parfois de droite; de temps en temps, le titi parisien perce sous le chef de l’état et heurte les sentiments conservateurs de droite– et parfois de gauche. Il lui arrive de se tromper. Ses premières années au pouvoir suprême sont globalement ratées, sa popularité s’effrite et se renverse brutalement en impopularité, les attaques contre sa personne deviennent un sport national. On l’accuse d’aimer les riches et de se moquer des pauvres, des chômeurs, des étrangers. Il a contre lui les intellectuels, les enseignants, les syndicats, quelques associations, la majeure partie des médias, Saint-germain-des-prés, les dîners parisiens et les humoristes. Ça fait pas mal de monde.
La campagne présidentielle s’ouvre pour lui sous les auspices les plus désastreux. La droite ne l’aime plus beaucoup et la gauche le déteste. La gauche -et une bonne partie de la droite- a trouvé son héros, couronné de fleurs sans la moindre réserve: Dominique Strauss-kahn. Tout le monde est pour Strauss-kahn. D’abord parce qu’il va chasser Sarkozy que personne ne peut plus voir, ensuite parce qu’il est intelligent, séduisant, très aimable, bien sous tout rapport et formidablement à la mode. La droite est pour StraussKahn parce qu’il est économiste, influent, patron du FMI. La gauche est pour Strauss-kahn parce qu’il est de gauche. Un abîme de sondages sépare Dominique de Nicolas. L’un est au-dessus de 60%, l’autre est autour et plutôt au-dessous de 25%. Un an avant la présidentielle, l’affaire, comme on dit, est pliée.
Àl’automne 2011, au terme de primaires très brillantes qui plongent la majorité dans une morosité accablante, François Hollande, par défaut, se substitue à Strauss-kahn. Il est, lui aussi –peut-être un peu moins, mais enfin lui aussi -, intelligent et aimable. Il est même, comment dire? Plus sûr moralement que Dominique. Il se maintient en tout cas longtemps au niveau très élevé où se situait StraussKahn. De méchantes langues de son propre camp répètent que la personne du candidat n’a pas la moindre importance et que le premier venu, un mulet, une chaise -nous l’avons tous lu et entendu- réussirait à se faire élire contre le Sarkozy si détesté. Et entre Hollande et Sarkozy, les sondages s’obstinent à mettre 20 points d’écart. Le retard du président-challenger sur le candidat socialiste est irrattrapable. La seule question qui se pose est de savoir si Nicolas Sarkozy figurera au second tour ou s’il sera éliminé dès le premier par Marine Le Pen.
Le doute n’est pas venu des sondages qui bougeaient assez peu. Il est venu des audiences qui étaient foudroyantes. Il suffisait au réprouvé de passer à la radio ou à la télévision pour faire exploser les compteurs. Les Français n’aimaient pas Sarkozy, mais Sarkozy les fascinait. Les romans commencent souvent comme ça. Et l’élection présidentielle au suffrage universel direct n’est peut-être rien d’autre qu’une sorte de grand roman populaire, sentimental et politique, aux dimensions gigantesques, où se croisent et s’affrontent des destins.
Leschiffres sont très clairs. Les Français étaient pour Hollande contre Sarkozy. Ils allaient voter pour Hollande et contre Sarkozy. Mais, en même temps, ils préféraient de très loin voir et écouter Sarkozy plutôt que Hollande. Sarkozy les intéressait. Peutêtre même, dans le drame que vit le monde, Sarkozy les amusait. Drôle et amusant dans le privé, Hollande ne les intéressait pas beaucoup et ne les amusait pas du tout. Les journaux, les imitateurs, les conversations avaient besoin de Sarkozy beaucoup plus que d’hollande. On finissait par se demander de quoi s’occuperait la presse après la défaite et la disparition du président. Ne parlons même pas des dirigeants étrangers -y compris ceux de la Chine communiste- qui n’avaient d’yeux que pour Sarkozy et qui infligeaient sarcasmes et camouflets à Hollande et à ses malheureux émissaires. Alors, que voulezvous? Toute une foule d’indécis, d’abstentionnistes, de gens de droite déçus, peut-être d’esprit de gauche déçus à leur tour par l’éternelle et unique ritournelle «Tout sauf Sarkozy!» agitée à la façon d’un grigri pour benêts sous le nez des gogos se sont mis à réfléchir.
Ce n’est pas la peine de traîner. Tâchons d’aller un peu vite. Au bout de quatre années d’insultes et d’injures qui présentaient le chef de l’état comme un escroc, un traître, un fasciste, dont le bilan n’était qu’un « fiasco », les Français se sont demandé si ce qu’on leur répétait à longueur de temps était la vérité.
Était-il vrai que le chômage frappe les Français plus cruellement que les autres Européens? Était-il vrai que les Français ont perdu plus de pouvoir d’achat que leurs voisins ? Était-il vrai que les libertés et le pluralisme étaient étouffés depuis cinq ans? N’avait-on pas le droit de soutenir que Sarkozy avait, à plusieurs reprises, sauvé l’euro et l’europe? Et les gouvernements de la Grèce et de l’espagne qui ont connu des difficultés dramatiques sans commune mesure avec celles de la France n’étaient-ils pas socialistes ?
Un doute rongeur fait son chemin. À quelques jours de la fin de l’hiver, l’image de François Hollande, dont le bilan ne peut pas être attaqué puisqu’il n’existe pas, s’effrite peu à peu. Il lutte encore avec une sorte de désespoir en promettant tout à tout-va et à tout le monde. Mais comment voulez-vous qu’on y croie? Tout à coup, l’avenir du candidat socialiste se révèle assez sombre et on se prend à éprouver à son égard plutôt un peu de pitié que de l’hostilité. Le pire, pour les Français sans doute, mais surtout pour lui-même, serait d’être élu. La cohérence dont il se réclame serait mise à dure épreuve par ses alliés Mélenchon et Joly dont les voix lui sont indispensables pour gagner mais qui, non contents de se détester entre eux, lui sont, l’un et l’autre, radicalement hostiles. Heureusement pour tout le monde, la perspective d’un succès commence lentement à s’éloigner. À la consternation sans doute de ses amis –mais aussi à leur secrète satisfaction. Car ce n’est pas de ses adversaires que François Hollande a le plus à craindre, mais de son propre camp. Non seulement JeanLuc Mélenchon, son ennemi déclaré, mais Martine Aubry, Laurent Fabius, Jack Lang, Dominique Strauss-kahn qui mettait encore en doute, il y a quelques jours, son «courage politique », n’ont jamais cessé, dans leur for intérieur et même en le soutenant, de le moquer, de se méfier de lui et parfois de le mépriser. Et de s’imaginer, à tort, qu’ils auraient fait mieux que lui.
En face de ce trouble, de ces contradictions et de ce gâchis, une force, une énergie, un élan. Loin des slogans tout faits et des incantations, personne n’est plus capable que Nicolas Sarkozy de reconnaître ses erreurs et de les corriger. Et personne n’est plus capable d’infléchir le destin. Il est l’homme des défaites annoncées transformées soudain en victoires.
Oh! rien n’est encore joué. Mais le doute a changé de camp. Le combat a changé d’âme. Vous entendez déjà une musique différente, des commentaires moins tranchés. Le moment n’est peut-être plus très loin où les murailles élevées par la détestation contre la fascination de l’action et de la supériorité vont finir par tomber.
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Dans une campagne présidentielle, mes chers amis, on n’a pas le droit de mentir.
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Le texte du discours :
http://e-regie.u-m-p.org/newsletter/discours-lyon.pdf
12 000 Militants
venus de l'Isère, La drôme, La Saône et Loire,....
avec une certitude " On va gagner, on va gagner !!!! "
Des jeunes par milliers !
Les français d'Algérie s'insurgent contre la tenue d'un colloque de la fédération de France du FLN
à NIMES le 10/03/2012
Contre le droit de vote des étrangers Défendons notre identité - Défendons notre nationalité
Pétition :
A la veille de sa visite à Nice consacrée aux pieds-noirs et harkis, Nicolas Sarkozy a accordé une interview exclusive au groupe Nice-Matin.
v Nicolas Sarkozy, vous êtes à Nice ce matin, quel message comptez-vous délivrer aux rapatriés et aux harkis ?
Ce que je suis venu dire ici, à Nice, à quelques jours du 50e anniversaire de la signature des accords d'Evian qui ont mis un terme à un terrible conflit qui a duré sept ans et ouvert la voie à l'indépendance de l'Algérie, c'est que les rapatriés et les harkis ont été les acteurs mais aussi les victimes de cette période de notre histoire. Ils n'ont pas été les seules victimes, car la guerre d'Algérie a aussi meurtri les Algériens. Mais maintenant que le temps a fait son œuvre, nous devons regarder ce passé en face. Il fait partie de notre Histoire, rien ni personne ne pourra l'effacer. Après 1962, la France, qui sortait des guerres coloniales et entrait dans une nouvelle ère de prospérité économique, a voulu oublier cette période et avec elle ceux qu'elle avait blessés et sacrifiés. On a parqué les harkis dans des baraquements, on a demandé aux pieds-noirs de se faire oublier et de n'embarrasser personne de leurs souvenirs. Ce que je suis venu dire, ici à Nice, c'est que les harkis comme les rapatriés incarnent une partie de la mémoire de notre pays et que cette mémoire doit être connue et qu'elle a droit au respect.
Les rapatriés ont plusieurs fois dénoncé les promesses non tenues de 2007 pour la reconnaissance de la responsabilité de la France. Comment les rassurer cette fois ?
Je ne changerai pas un mot du discours que j'ai prononcé à Toulon le 7 février 2007. La décolonisation n'est pas un phénomène historique propre à la France. Il a touché toutes les puissances européennes qui avaient, au cours des siècles, construit des empires coloniaux. Cette décolonisation est même un des faits les plus marquants de la deuxième moitié du XXe siècle. La France fut une puissance coloniale, c'est un fait historique. Les rapatriés et les harkis ont été les victimes de la décolonisation. C'est aussi un fait historique ; chaque Français doit être conscient des souffrances qu'ils ont endurées. Mais où est la responsabilité de la France ? D'avoir été une puissance coloniale ou d'avoir accepté un processus de décolonisation en Algérie comme toutes les puissances coloniales ont, partout, été contraintes de le faire ? La France ne peut pas être coupable de tout et de son contraire. La France assume son Histoire, c'est tout.
En janvier dernier, vous affirmiez vous opposer à toute forme de repentance. Pourquoi ?
C'est exactement ce que je viens de vous expliquer. Les opérations militaires qui ont été menées par la France en Algérie qui, je le rappelle, appartenait alors au territoire national, ont été engagées par la République française et conduites sous l'autorité de gouvernements légitimes et démocratiquement élus. Il y a eu des abus. Des atrocités ont été commises de part et d'autre ( * ). Ces abus, ces atrocités ont été et doivent être condamnés, mais la France ne peut pas se repentir d'avoir conduit cette guerre.
Que dites-vous aux rapatriés tentés par le vote Front national ?
Exactement ce que je dis à tous les électeurs qui sont tentés par le vote Front national. Je connais les difficultés de leur vie, je connais leurs souffrances passées et présentes, parfois leurs désespérances mais le vote Front national est une impasse. Ce n'est pas le Front national qui les protégera de la crise, ce n'est pas le Front national qui créera de la croissance en sortant de l'Euro. Le Front National n'est pas un parti de gouvernement.
Voter pour le Front national, c'est affaiblir la France parce que c'est laisser le champ libre au Parti socialiste qui, croyez-moi, ne manquera pas, lui, d'entraîner la France sur le terrain de toutes les repentances.
( * ) En ce qui concerne les harkis, qui avaient le statuts de supplétifs de l’armée française, on évalue le nombre de leur morts, dans des conditions particulièrement atroces ( égorgements, ébouillantements, écorchage vivants, émasculations,…) à un chiffre officiel compris entre 60 et 70 000 victimes, massacrés sous les yeux de l’armée française dans les rangs de laquelle ils combattaient quelques semaines avant. Sans parler des populations d’origine algérienne qui s’étaient engagées aux côtés de la France et qui ont également été impitoyablement massacrés dans leurs douars, au fond de leur montagnes, sans que l’on puisse avancer un chiffre qui ferait sans doute horreur. La voix du combattant

… Ce matin , à l’écoute des radios, une image océane me vient à l’esprit: Nicolas Sarkozy, c’est la vague, puissante, sans cesse renouvelée qui apporte chaque jour son lot d’idées neuves et de propositions fortes. François Hollande, c’est le galet, roulé dans le ressac, qui tente d’exister. Différence avec le galet :Il s’use vite.
Je vous invite à lire quelques articles de son carnet de campagne :
Le mur médiatique,
Hollande l’incertain ;
.. A propos de la politique de défense de la France…
… la seule mesure évoquée en passant par le candidat pour compenser la création de 65 000 emplois de fonctionnaires supplémentaires dans l’éducation, la police et la justice, c’est de réduire les effectifs de nos armées. Quand on sait que la réforme en cours depuis 2008 est en train d’y supprimer 54 000 postes, on ne peut qu’être effrayé par l’état dans lequel le candidat socialiste - s’il était élu - mettrait l’armé française.
Carnet de campagne (4) ;
… A propos de la rénovation du métier d’enseignant …
… Une fois encore Nicolas Sarkozy fait bouger les lignes. En face , le candidat socialiste s’enferme dans le conservatisme et le passéisme : il se borne à promettre 60 000 emplois supplémentaires, sans rien changer à la condition enseignante… et sans dire jamais comment il les financera.
Je suis sûr que les yeux de nombreux enseignants vont s’ouvrir… Leur métier est l’un des plus beaux qui soient, puisque ils ont en charge notre avenir. Ils méritent considération et juste salaire. C’est ce que nous leur proposons.
http://www.al1jup.com/index.php
Le PS avait un candidat ; DSK. Les dirigeants, motus et bouche cousue, connaissaient ses penchants pervers. Las, le champion s’est discrédité tout seul, comme un grand. Alors le choix s’est porté sur François Hollande l’homme de paille idéal pour rassembler toutes les sensibilités de gauche : charmant, cultivé, sourire benêt, un peu mou, un peu flou, parfaitement connu pour sa gestion dispendieuse en Corrèze qu’il saura sans problème appliquer à la Nation. Oui mais il y a un hic évidemment ; à l’extérieur de l’hexagone le masque tombe, il n’est plus question de la Corrèze mais de la France, le champion qui n’a jamais été ministre n’est pas crédible. Tous les dirigeants du monde l’évitent, n’en veulent pas comme interlocuteur. Merci Messieurs d’avoir exprimé votre ressentiment avant notre élection présidentielle. Merci d’avoir définitivement ouvert les yeux à tous ceux qui étaient sur le point d’être pris dans les mailles du rêve proposé par ce beau parleur. Nous avions échappé au désastre DSK, vous nous évitez le naufrage Hollande. Merci
Donné largement gagnant de la prochaine présidentielle en France, François Hollande n'est pas considéré et accueilli comme tel à l'étranger. Les dirigeants du monde l'évitent.
Le déplacement aux États-Unis, envisagé un temps, a été annulé faute de rendez-vous avec Barack Obama. En Europe, c'est même la série noire. À Rome, en décembre, il n'a pas vu le président du Conseil, Mario Monti. À Londres, le 29 février, le candidat PS n'a pas été reçu par le premier ministre, David Cameron. Quant à la chancelière allemande, Angela Merkel, les contacts pris par l'équipe du candidat socialiste, qui s'attendait à être reçu par elle pendant la campagne (comme elle avait reçu Ségolène Royal en 2007), sont demeurés sans suite.
Vendredi et samedi, en Pologne, il tentera de convaincre le premier ministre, Donald Tusk, du bien-fondé de ses positions.
NON il ne s'agit pas d'un complot !
François Hollande n'est pas crédible !
Nul ne peut mettre en doute la pertinence de l'analyse qu'Antoine Sfeir nous délivre. Il ne peut cacher son amertume. Remerçions le de nous ouvrir les yeux avec ce discours qui n'est pas politiquement correct mais tellemnt édifiant. Il faut réagir, nous insurger. Le Quatar à l'évidence, avance masqué, pas francophile mais certainement proche des islamistes. Avons nous perdu toute lucidité, toute fierté ? Notre âme n'est pas à vendre. Cette ingérence dans nos banlieues est intolérable, il faut l'interdire immédiatement. Nous ne sommes pas dans la situation de la Grêce. Faisons au mieux avec nos moyens.
La Provence :
Trois questions à Antoine Sfeir, Directeur des Cahiers de l'Orient
CHOISIR
LA FRANCE
J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,
J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.
J'ai plus envie de relativiser. >>>>