Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 09:11

Ce triste sire tentera certainement d'expliquer son propos ( comme chaque fois ) mais cette phrase prononcée spontanément en dit long sur son opinion à l'égard des femmes quant à leur capacité à assumer des responsabilités. Femmes indignez vous ! N'accordez pas votre confiance à ce candidat adepte du double langage.

 

François Hollande a déroulé vendredi ses propositions pour l’égalité des sexes, se prononçant pour 50 % de femmes au sein du gouvernement s’il était élu en mai. Mais ses propos sur la « responsabilité » de ses possibles ministres ont déjà fait grincer des dents.

 

Inspiré par François Mitterand

« J’ai décidé qu’il y aurait un ministère du Droit des femmes, rattaché au Premier ministre, dans le gouvernement que je formerais », a déclaré à la presse le candidat PS, après une prise de parole devant des personnalités féminines à son siège de campagne, six jours avant la journée du 8 mars.

Un portefeuille qu’avait occupé Yvette Roudy en 1981. Jusque-là tout va bien.

 

Scandaleux pour l’élue UMP

Mais lorsque le candidat socialiste évoque que ce serait « un bon principe que d’avoir autant d’hommes que de femmes dans un gouvernement », en précisant que « cela ne veut pas dire que les responsabilités seraient les mêmes »là déjà ça coince.Marie-Jo Zimmermann (UMP), présidente de la délégation des droits des femmes à l’Assemblée nationale, a d’ailleurs jugé « scandaleux » les propos de François Hollande, lui demandant de s’expliquer.

 

« Je ne comprends même pas que l’on puisse tenir des propos pareils en 2012. Si Yvette Roudy lit cela, elle va hurler et elle aura raison », a-t-elle poursuivi.

Pour elle, avec de telles déclarations, François Hollande a « réduit à néant tout ce qu’il a pu proposer » pour les femmes. « Il doit s’expliquer », a-t-elle conclu.

 

Si la polémique enfle, nul doute en effet que les autres propositions sur «le respect de la parit黫l’égalité salariale» ou «l’accès aux centres d’interruption volontaire de grossesse (IVG)», passeront inaperçues.

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans Politique
2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 23:39

 

Ce vendredi soir le ministre de l'Intérieur Claude Guéant lors d'un meeting près de Nancy affirme :

 

"Accepter le vote des étrangers, c'est la porte ouverte au communautarisme. Nous ne voulons pas que des conseillers municipaux étrangers rendent obligatoire la nourriture hallal dans les repas des cantines, ou réglementent les piscines à l'encontre des principes de mixité", a dit le ministre lors d'une réunion électorale à Velaine-en-Haye, près de Nancy.

"Les étrangers doivent accepter nos règles"
"Les étrangers doivent accepter nos règles, c'est à eux de s'adapter. Chacun comprend que si on reçoit moins d'immigrés, les choses se passeront mieux", a ajouté M. Guéant lors de cette réunion à laquelle assistaient environ 300 personnes.

"Il y a 5,8% d'étrangers en France alors que 13% des condamnations concernent les étrangers: il y a du bon sens à remettre dans la gestion des affaires publiques", a-t-il encore dit.

- M. Guéant a par ailleurs appelé à s'attaquer au "socle de déficits", "alors que les socialistes croient aux vertus de la dépense", a-t-il estimé.

Visant le candidat socialiste à la présidentielle François Hollande, par ailleurs président du Conseil général de Corrèze, le ministre a affirmé que "la Corrèze, qui est le département le plus endetté, c'est la Grèce de la France". "Il a fallu d'ailleurs qu'une aide budgétaire soit accordée: ça m'a fait un peu mal au coeur de la signer", a-t-il ajouté.

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans Politique
26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 23:39

 J’ai tenu à faire cette clarification car, quelles que soient nos tendances politiques, il serait dommage de perdre le bénéfice du meilleur chef d’État que la France ait eu depuis longtemps.

 

Jean Marichez - 19/2/2012, (habitant de Montmélian depuis 1994,
chercheur à l'Ecole de la Paix de Grenoble et a priori plutôt à gauche).

 

 

-*-*-*-*-*-*-*-


A l’approche de nouvelles élections, il est étonnant d’observer la violence et l’injustice des opposants de Nicolas Sarkozy. Selon eux, il n’aurait rien fait, il n’aurait pas tenu ses promesses. Alors, regardons le travail qu’il a réalisé car, au contraire, j’ai l’impression qu’il a réalisé un travail considérable. Qu'en est-il exactement ? J’ai extrait de quelques journaux la liste de ses principales réalisations mais aussi de ce qu'on lui reproche.

 

 

Concernant les reproches, j’ai toujours été frappé par la fragilité des accusations. Les critiques m’ont toujours paru futiles, superficielles, inconsistantes. Et elles reviennent sans cesse comme si tous les journalistes lui en voulaient :
- Sa soirée au Fouquet's après la victoire aux élections
- Ses réparties en langage trop populaire 
-
 Le soutien d'un ministre de l'intérieur taxé d'injure raciale
- Ses liens avec des grands patrons
- Son franc parler, sa taille, etc.

 

Pourquoi cela ? Peut-être parce qu’il dérange par le nombre et l’importance des réformes qu’il fait (celui qui ne fait rien n’est pas critiqué). Mais surtout, je crois, les intellectuels ne lui pardonnent pas d’occuper le terrain des idées qu’ils occupaient depuis 1968. Contrairement à ses prédécesseurs, il dit les choses en toute simplicité, quitte à remettre en cause quelques idéologies sacralisées. Par exemple, sur les sanctions à la jeunesse délinquante, sur l’immigration incontrôlée, sur l’assistanat excessif, etc. L’intelligentsia parisienne ne lui a jamais pardonné de parler de manière décomplexée de vérités qui ne font pas partie de l’idéologie politiquement correcte. Ainsi, toutes les occasions ont été bonnes pour dire du mal de lui. Difficile d’être réélu lorsque tous les médias et beaux parleurs vous attaquent sans cesse comme le faisaient les prêtres de l’Inquisition.

 

Or quelle est la réalité ?

Au préalable, pour l’honnêteté de mon propos, je dois dire que je ne suis pas un inconditionnel de la droite, j’ai parfois voté à gauche : en leur temps, j’ai fait confiance à Mendès-France ou à Michel Rocard. Si j’étais américain ou chinois, je serais certainement à gauche. Par ailleurs mes travaux personnels sont très nettement progressistes si l’on en juge par les deux livres que j’ai écrits. De plus, je n’ai pas toujours été d’accord avec les décisions de notre gouvernement actuel, par exemple sur la réduction des droits de succession, sur la baisse de TVA aux restaurateurs, sur le manque d’avancée fédéraliste européenne, etc. mais je constate qu’il a accompli un travail impressionnant, non seulement en nombre (931 réformes en cinq ans) mais en qualité. Il s’est attaqué aux réformes difficiles que même Lionel Jospin n’avait pas osé faire malgré une conjoncture meilleure. Et c’est vrai, il a remis la France à l’endroit sur des rails moins idéologiques, plus pragmatiques. C’est en tout cas l’avis de nombreux commentateurs étrangers qui se désolent de nos excès de religiosité socialiste.

On lui a reproché d’augmenter le déficit public. Mais est-ce de sa faute s'il fallait absolument sauver l'économie française suite à la crise des subprimes ? Puis s'il fallait sauver la Grèce pour ne pas engager une spirale contre l'Euro qui aurait été catastrophique pour tout le monde et surtout pour les plus faibles. La crise lui coûte cher car elle l'a obligé à nous endetter lourdement pour ne pas plomber nos emplois.

 

On lui a reproché d’aider les banques alors qu'elles sont responsables de la crise. Oui, mais sans ce plan de sauvetage les petits épargnants auraient tout perdu et le chômage aurait augmenté au détriment de l'ensemble des Français. De plus, elles ont maintenant totalement remboursé les aides reçues.

On lui a reproché l’augmentation du chômage. Mais la crise n’est pas de sa faute. Au contraire, il a réussi mieux que les Américains, et que la plupart des autres pays européens, à contenir le chômage. Celui-ci ne serait-il pas plus élevé avec des gouvernants de gauche qui, pour l'éviter, auraient dépensé des milliards contre-productifs dans l'assistanat et le dépannage à court terme ? Lui a privilégié le long terme en soutenant l'investissement. C’est courageux car les résultats n’apparaîtront que plus tard et ne lui profiteront pas sur le plan électoral.

On lui a reproché de favoriser les riches. En fait, peu de gens comprennent que son but n'est pas de faire de cadeaux aux riches mais d'empêcher les gens fortunés de quitter le pays et d'investir ailleurs, donc d'avoir suffisamment de gens riches en France pour qu'ils y investissent et créent du travail. Il faut absolument comprendre que la lutte contre le chômage passe par l'existence d’un grand nombre d’entrepreneurs aisés et soutenus dans leurs efforts.

On lui reproche d’être le président des riches. Mais il est au contraire le premier de nos présidents à avoir pris des mesures égalitaires importantes. Ainsi, alors qu’on lui reproche de favoriser le capital et de ne pas le taxer autant que le travail, il a fortement augmenté les taxes sur le capital afin de les mettre à peu près au même niveau (34,6%) alors qu’ils étaient taxés de 10% de moins sous Lionel Jospin. C’est passé inaperçu mais ses opposants ont continué à l’accabler d’une image anti pauvres qui continue, malgré les faits à lui coller à la peau. Même chose pour l’impôt sur la fortune qu’il a maintenu globalement au même niveau mais en sortant seulement les propriétaires de logements dont les valeurs sont conjoncturellement trop élevées du fait de la crise du logement. La baisse de recettes a été entièrement compensée par l’augmentation de fiscalité sur la transmission du capital. Autrement dit, il taxe la transmission de capital plutôt que le capital lui-même, ce qui est souvent décourageant.

On lui reproche d’avoir augmenté son salaire de Président de 30%. La vérité est toute autre. Avant lui, le budget de la Présidence était un mystère, un domaine réservé où les dépenses du président se confondaient avec le budget de l’Élysée. Il a voulu moderniser tout cela et installer la transparence. Il a donc décidé que son salaire serait égal à celui du premier ministre et que les comptes seraient désormais soumis au contrôle de la cour des comptes. Comment comprendre que les journalistes ne nous aient jamais expliqué cela ? Sont-ils si incapables ? Non, plus simplement partisans.

On lui a reproché de ne pas tenir ses promesses. C’est injuste car, non seulement il en a tenu beaucoup, mais il l’a fait dans une situation de crise inouïe que, personne n’avait vraiment prévu avant son élection.

En fait comme on est en crise, tout le monde se plaint et, comme il faut un bouc émissaire, on l'accuse naturellement de nos difficultés. Curieusement, au lieu de parler de "ce qu'il fait", les médias passent leur temps à parler de lui, de sa manière, de ses intentions cachées, de son omniprésence, de ses petites phrases, etc. Pourquoi parlent-ils si peu du contenu, autrement dit des vraies questions ?

 

Alors justement regardons ses résultats. Ils sont impressionnants.

 

Des réformes qui vont marquer le pays en profondeur et qui sont un véritable progrès de notre démocratie (elles sont courageuses car les cinq premières réduisent son propre pouvoir de président) :

 

-   La possibilité de recours individuel devant le conseil constitutionnel
-   Modification de la constitution et Réduction des pouvoirs du Président   de la République au profit du Parlement et des citoyens
-   La limitation à deux mandats de cinq ans pour le Président de la République
-   Nouveau droit donné aux députés de fixer un tiers de l'ordre du jour de l'Assemblée, leur permettant de mieux contrôler le gouvernement
-   Réunion annuelle des deux chambres réunies à Versailles pour entendre le Chef de l’État
-   La loi de représentativité syndicale qui les renforcera tout en favorisant le dialogue social.
-   L'autonomie de l'Université réclamée depuis 1968 par P. Mendès-France, leader de la gauche. Même imparfaite, elle met à bas le tabou de l'égalitarisme et sera porteuse de fruits sur le long terme.
-   Réforme des collectivités territoriales que depuis 20 ans aucun gouvernement n'avait réussi
-   Réduction du nombre d’élus avec la création des conseillers territoriaux en lieu et place des conseillers généraux et des conseillers régionaux.
-   Redéfinition des cartes judiciaires qu'aucun gouvernement précédent n'osait faire
-   Ouverture de la saisine du Conseil supérieur de la magistrature aux personnes qui veulent mettre en cause le fonctionnement de la justice jusqu’à même sanctionner des magistrats
-   Redéfinition de la carte des villes de garnison que personne n'osait faire
-   Redéfinition de la carte hospitalière
-   Mise en chantier de la modernisation du Grand Paris
-   Rapprochement des policiers et gendarmes sous la même autorité, d’où une amélioration de 50% d’élucidation des crimes et délits
-   Création du service civique volontaire (15 000 jeunes engagés pour 45 000 demandes en 2011 et 75000 en objectif 2014)

 

Des résultats innombrables, et parmi les plus importants (pour ne pas lister ses 931 réformes) :

 

-   La réforme des retraites. Il fallait la faire. Nécessairement impopulaire, aucun des prédécesseurs n'avait eu le courage de l'affronter mais tous la disaient indispensable et urgente.
-   Mise en place du service minimum lors de grèves de secteurs publics
-   La suppression de la taxe professionnelle (impôt imbécile selon F. Mitterrand)
-   Effort considérable et sans précédent en faveur de la recherche et de l'Université ; et aussi le triplement du crédit d'impôt qui soutient la recherche des entreprises et permet un afflux de capitaux privés vers l'enseignement supérieur
-   La suppression de la publicité à la télévision publique : les Français gagnent 20 minutes par jour
- * Revalorisation du salaire des enseignants (équivalent à un 13° mois) en contrepartie de leur réduction en nombre
-   Réduction de la délinquance –17% ; des homicides –40% ; des atteintes aux biens – 28% ; de la délinquance de proximité – 40% ; et aussi de la mortalité routière
-   Hausse de 20% du budget justice avec 1300 postes supplémentaires –  Création de 9400 places de prison – Plusieurs mesures pour éviter les récidives (peines planchers, rétention de sûreté, traitements préventifs…)

–  Recouvrement des avoirs illégalement acquis par des condamnés, etc.
-   Meilleure maîtrise de l’immigration (32 000 reconduite aux frontières de clandestins, naturalisation en baisse de 30%, 300 000 contrats d’intégration signés depuis 2007, etc.)


 

Emploi


- * La relance de l'économie par l'investissement et non par l'assistanat comme dans le passé qui ne donnait que des apaisements à court terme mais des affaiblissements économiques graves à long terme
- * L'aide à l'industrie automobile, industrie capitale et vitale pour l'économie française
- * La réduction de 160 000 fonctionnaires dont la pléthore plombent notre économie. Contrairement aux apparences, cette mesure est la plus efficace pour l’emploi
-   Création du statut d'auto entrepreneur qui s'avère un grand succès
-   Création de 2,5 millions d’entreprises durant le quinquennat avec soutiens renforcés et simplifiés
-   Amélioration de la flexibilité de l'emploi avec la rupture contractuelle
-   Les demandeurs d’emploi ne peuvent plus refuser plus de deux offres d’emploi valables sans risquer de perdre leur indemnité
- *  Développement de l’apprentissage au lieu de forcer des jeunes à suivre des études secondaires qui ne leur servent à rien


Agriculture


- * Quatre mesures phares en faveur de l’agriculture ont permis aux agriculteurs de dépasser la crise et d’envisager plus sereinement l’avenir et à 7000 jeunes par an de s’installer
-   Maintien de la PAC au niveau européen
- * Allègement des charges sociales sur l’heure de travail agricole qui passe de 12,81€ de l’heure à 9,43 payé par la taxe sur les sodas de 0,02€ par canette.
- * Amélioration des retraites agricoles (création d’un minimum, revalorisation, extension au conjoint)


Logement


-  Encouragement de la construction (loi Scellier, pass foncier, prêts à taux zéro doublés) 
-  Construction au total sur le quinquennat de 2 millions de logements dont 600 000 logements sociaux contre la moitié seulement entre 1997 et 2001
- * Modération des loyers par la modification de l’indexation
- * Instauration du droit au logement opposable (34974 ménages ont pu être relogés après recours)


Assistance


- * Augmentation de 30% du budget de logement des Sans abri qui est passé à 1,13 milliards
- * Annoncés en mars 2010, onze établissements de réinsertion scolaire fonctionnent désormais (cent cinquante élèves de 13 à 16 ans ont rejoint ces structures, 9 autres sont prévus en 2011)
- * Forte augmentation des bourses et des logements pour étudiants
- * Création du RSA (1,9 millions de foyers aidés – mais surtout, il n’est plus aussi intéressant qu’avant de ne pas travailler
- * Revalorisation de 25% sur 5 ans l’allocation adulte handicapé et le minimum vieillesse
- * Création d’un prime pour les salariés des entreprises dont les dividendes augmentent
- * Assouplissement des accords d’intéressement des salariés aux fruits de leurs entreprises

 

Économie (chiffres selon l’Insee)


-  Augmentation de 4% du pouvoir d’achat des Français durant le quinquennat
-  Et diminution de 1 million du nombre de personnes qui gagnent moins de 15 000 € par an

 

J’ai repéré d’un * les mesures ci-dessus à fort impact social ou favorables aux chômeurs. On voit qu’elles sont nombreuses et contredisent radicalement l’idée d’un gouvernement pour les riches.

 

En politique étrangère :

 

-  Efficacité dans le choix de la méthode (traité de Lisbonne) pour résoudre la crise européenne due au référendums négatifs en France et aux Pays-Bas
-  Leadership de la France dans la résolution des multiples crises européennes. Même si le poids financier de l’Allemagne restait majeur, c’est toujours lui qui fut initiateur, moteur et entraîneur.
-  Efficacité dans la gestion du conflit en Géorgie où il assura l’indépendance géorgienne
-  Courage et efficacité déterminante dans la gestion militaire de la crise en Côte d’Ivoire
-  Courage et efficacité déterminante dans la gestion militaire de la crise en Lybie
-  Retour de la France dans l'Otan
-  Création du G20 où son volontarisme fut décisif. Cette instance empêchera peu ou prou les facilités du chacun pour-soi en matière économique et réduira les risques de chaos mondial en augmentant la possibilité de prises de décisions internationales
-  Meilleures relations avec les États-Unis, l'Angleterre, la Russie, la Chine, l'Inde, le Brésil…
-  Signature de nombreux grands contrats dans de nombreux pays
-  Engagement acharné en faveur de l’Euro
-  Gestion imaginative et énergique de la crise
- Ses qualités d'intelligence, de courage et d'esprit de décision sont largement reconnues par des chefs d'État étrangers

           

En politique intérieure

 

-  Il a gouverné sans drame et assuré la paix, la justice et le respect des libertés et opinions
-  On peut dire que globalement il a gouverné au centre
- * Il a intégralement maintenu notre système de protection sociale.
- * Il a fait preuve d’une grand esprit d’ouverture (comme jamais auparavant) en nommant des opposants à des postes majeurs comme la présidence du FMI en 2007, la présidence de la commission des finances, la cour constitutionnelle et la présidence de la cour des comptes
-  Il n'a calé sur aucune réforme qu'il croyait juste malgré des grèves et manifestations importantes pour les Régimes spéciaux et l'Université. Il a reculé sur la réforme des lycées avec Xavier Darcos mais il l’a réalisée avec Luc Chatel. A l'occasion des retraites, il a rétabli le fonctionnement de la démocratie grâce à sa fermeté devant des millions de manifestants qui, enfin, replace la légitimité des décisions à sa vraie place : le parlement. Il en a eu le courage alors qu'il était tellement plus facile de céder (comme l'ont toujours fait avant lui Balladur, Chirac, Jospin …)
- * Il n'a pas taxé nos transactions bancaires comme Angela Merkel en Allemagne
- * Il a garanti les crédits des banques, énorme décision qui a stoppé net la panique des épargnants au point qu'ils étaient prêts à vider leurs compte, ce qui aurait été un pur désastre

 

Autres résultats

 

-  Réunion des Assedic et de l'Anpe, pour l’efficacité.
-  Fusion réussie entre les services des impôts et la comptabilité à Bercy (qui avait même fait tomber un ministre socialiste)
- * Remise de la France au travail par diverses mesures d’encouragement
- * Changement des règles de la grande distribution et mise en place d'une autorité renforcée de la concurrence
- * Refus d'augmenter nos impôts
- * Délais de paiements raccourcis aux entreprises

- * Aide aux PME par les contribuables qui veulent alléger leur ISF
- * Aide aux associations d'utilité publique par les contribuables qui veulent alléger leurs impôts

 

Chantiers en cours où sa volonté permet d'espérer

 

- * Lutte (en pointe des autres États) contre la spéculation, l'excès de puissance des Hedgefunds et les paradis fiscaux qui seraient une vraie réponse à la crise mais qui ne peuvent se réussir sans accords internationaux très difficiles à obtenir.
- * Courageuse mise en place cependant de la fameuse taxe Tobin pour freiner la folie des transactions financières
- * TVA anti délocalisation de notre industrie
-  Militance pour la mise en place d’une règle d’or assurant constitutionnellement l’équilibre de nos comptes

 

            En conclusion

 

Un dirigeant politique se juge sur ses réalisations. Alors, même si on n'est pas d'accord sur certaines d'entre elles, ce qui est inévitable, on doit reconnaître l'importance du travail réalisé.

La première question à se poser quand on vote pour un homme politique est de savoir s'il joue pour lui ou pour son pays. La liste impressionnante ci-dessus (et le courage qu’elle a nécessité) oblige à reconnaître qu'il travaille pour la France et pour ses concitoyens. Sinon, il en aurait fait beaucoup moins et sa popularité serait plus élevée.

Ses réalisations permettent de dire qu'il est le meilleur des hommes d'État que nous ayons eu en France depuis longtemps. Doué d’une grande intelligence, il comprend très vite. Il a un grand pouvoir d’entraînement. C’est un leader. Dans les situations difficiles, c’est lui qui comprend le plus vite ce qu’il faut faire, et qui, de l’avis des autres chefs d’État européens, sait trouver le chemin des décisions difficiles. Le sociologue Marcel Gauchet lui reconnaît une grande habileté tactique, une vraie volonté politique, un sens poussé de l'opinion et de ses propres insuffisances. Ne dit-il pas lui-même :"Mon meilleur ennemi, c'est moi-même". Même s'il n'est pas toujours parfait, tout le monde reconnaît largement son énergie, son efficacité, sa connaissance des dossiers et surtout, car c'est la vertu la plus rare en politique, son courage.

 

Jean Marichez - 19/2/2012, 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans Politique
26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 09:05

CHRONIQUE - 06/02/2012 | 20:35 - 605 mots

Par Marc Fiorentino, MonFinancier.com

Ecartons tout d'abord le volet politique de cette anticipation.. Je n'ai aucune arrière-pensée politique. Je ne milite pour personne, ni contre personne. Je voterai blanc. Mais c'est une réalité. Le 7 Mai la France sera attaquée. Et mise à genoux. Dans la City et dans les plus grands hedge funds américains, c'est la veillée d'armes. On se prépare. Dans le calme mais avec une détermination froide et inquiétante.Il faut dire que depuis que l'Allemagne a mis la zone euro sous tutelle, les « spéculateurs » s'ennuient. Du coup l'euro et les indices boursiers européens rebondissent. Même les dettes Italiennes et Espagnoles se placent sans problème. Quant à la France, elle n'a presque jamais été aussi bien que depuis qu'elle a perdu son Triple A avec des taux à 10 ans inférieur à 3%. Tout cela attriste le monde de la spéculation qui cherche un angle d'attaque.
Heureusement il y a eu Le Bourget. François Hollande a fait une erreur magistrale lors de son discours. Un discours pourtant réussi qui lui permet aujourd'hui de surfer en tête sur les sondages. Pour gratter quelques points sur le dos de Jean Luc Mélenchon, François Hollande a déclaré la guerre à la finance, sa "seule ennemie". C'est un thème porteur depuis la crise de 2008. Les Français détestent les financiers et certains le méritent bien. Mais s'attaquer à la Finance avec un grand F quand on dépend des marchés financiers pour financer 1700 milliards d'euros de dettes et qu'on ne propose aucune mesure de réduction des dépenses publiques, c'est une grave erreur. Une bonne idée pour se faire élire mais une très mauvaise idée pour la France.
Si on en croit les sondages François Hollande sera élu. Le 6 Mai à 20h son visage apparaîtra sur nos écrans. Quelques heures plus tard à l'ouverture des marchés asiatiques, la Finance, à qui il a déclaré la guerre, va se venger. Et ce sera d'une simplicité enfantine. Les taux Français vont s'envoler. Les fonds spéculatifs, unis, vendront la dette française à découvert. Sans pitié. Et même avec un certain plaisir. On montera jusqu'à 4.5% sur les taux à 10 ans Français. L'euro sera sous pression. Sous forte pression. 
Alors, me direz vous, ce n'est pas possible. L'Allemagne ne laissera jamais la France se faire attaquer. Malheureusement si. Car non seulement, par populisme, François Hollande s'est attaqué à la Finance, avec un amalgame entre les petits épargnants et les fonds spéculatifs, entre le guichetier de la banque du quartier et le patron d'une banque de la City, mais il s'est également attaqué à Angela Merkel. Il va « rééquilibrer » la relation entre la France et l'Allemagne, il va expliquer à l'Allemagne que nous ne sommes pas aux ordres de Berlin, il va même redemander une renégociation des traités.... : un crise de lèse majesté pour Angela Merkel.
Le 7 Mai, quand la France sera attaquée, l'Allemagne ne bronchera pas. Lors de la visite de François Hollande à Berlin, Angela Merkel promettra un sommet européen de la dernière chance sans fixer de date. Elle le laissera affronter seul les fonds spéculatifs. Et ce n'est que quand François Hollande fera, la mort dans l'âme, un discours « pour rassurer les marchés financiers », et quand il suppliera Angela Merkel de l'aider en lui promettant de ne pas toucher aux traités que l'Allemagne interviendra.
On ne s'attaque pas à la Finance et à Angela Merkel pour gagner quelques électeurs quand on n'a pas les moyens de ses ambitions.
François Hollande devrait relire l'Art de la Guerre de Sun Tze et ne pas déclencher une guerre qu'il ne pourra jamais gagner.
Le 7 Mai la France sera attaquée. 

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans Politique
25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 09:59

25 févr. 2012

Le Figaro

Klaus F. Zimmermann

L’économiste allemand, professeur à l’université de Bonn, considère que le programme économique du candidat socialiste n’entraîne pas la France dans la bonne direction.

La Banque mondiale a clairement déclaré que dans certains pays comme la France, le coût du travail est trop élevé, compte tenu de la diminution du temps de travail et du nombre trop généreux de jours de congé

Les réformes du marché du travail récemment annoncées par l’italie et l’espagne auraient dû intervenir il y a longtemps, mais elles placent ces pays sur la voie d’un avenir plus prospère. L’irlande est également en train de prendre les bonnes mesures. Ces initiatives doivent être saluées car elles sont bénéfiques pour toute l’europe.

Dans ce contexte, il serait regrettable que la France et son probable futur président François Hollande s’engagent dans la direction opposée, annulant ainsi les gains des réformes, pourtant timides, menées par Nicolas Sarkozy durant son mandat.

Si le candidat du Parti socialiste est élu et respecte ses engagements, son pays risque d’être rapidement perçu comme l’italie d’avant Mario Monti. Certes, M. Hollande a évoqué les réformes du marché du travail engagées voilà plus de dix ans par l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder. Ces mesures, mises en oeuvre par l’allemagne, ont montré qu’en pleine crise économique, le chômage pouvait être réduit, même dans une économie au coût de main-d’oeuvre élevé. Mais François Hollande ne semble pas comprendre que le fait de s’appuyer sur de nouvelles hausses d’impôts n’était justement pas la solution adoptée par ceux dont il partage les idées, les sociaux-démocrates allemands. M. Schröder avait bien compris qu’afin qu’une économie progresse, la part des dépenses publiques dans le PNB ne devait pas augmenter. Un conservateur aurait eu beaucoup plus de mal à faire passer ce message.

Les sociaux-démocrates allemands ont mené une expérience économique audacieuse : ils ont montré que des partis de gauche étaient capables de restructurer et de redynamiser l’économie, en réduisant les prestations ainsi que le rôle de l’état dans l’économie. S’il y a une leçon que François Hollande doit retenir, c’est bien celle-ci, d’autant que la part du secteur public dans l’économie est beaucoup plus élevée en France qu’en Allemagne. Au lieu de cela, il opte pour une solution singulière, propre à la France, affirmant que les lois économiques qui sont applicables dans d’autres pays ne le sont pas dans le sien.

Cela est d’autant plus regrettable qu’une France qui se dirige dans la mauvaise direction, une France qui veut renégocier le pacte budgétaire européen et une France qui ne corrige pas les choix qu’elle a faits ne peut au minimum que retarder le processus de réforme européen. Il en ira de même de la croissance et de l’emploi. Au pire, elle risque de paralyser la BCE, qui à de nombreux égards est le véritable moteur de l’intégration européenne.

Tout cela serait doublement dommageable au moment où Nicolas Sarkozy, donnant un exemple sans précédent de coopération transnationale, vient de faire sienne, à la télévision française, la conception allemande des affaires économiques et sociales. Angela Merkel, pour sa part, faisant fi du protocole, se déclare prête à faire campagne aux côtés du président français pour aider à sa réélection.

Tous ceux qui connaissent les aléas de l’histoire franco-germanique reconnaîtront qu’il s’agit là d’un pari risqué. L’année prochaine, la France et l’allemagne célébreront le cinquantième anniversaire de leur traité d’amitié. La meilleure façon de renouveler ce lien privilégié serait pour M. Hollande, s’il est élu, de revoir sa politique.

Récemment la Banque mondiale, présidée par Bob Zoellick, plutôt critique envers la politique économique allemande, a clairement déclaré que dans certains pays comme la France, le coût du travail est trop élevé, compte tenu de la diminution du temps de travail et du nombre trop généreux de jours de congés accordés. Dans le cas de la France, cela va bien au-delà des cinq semaines de vacances. La Banque mondiale considère à juste titre que cette stratégie n’est pas viable dans une économie mondiale marquée par une concurrence internationale accrue.

Le pire dans les déclarations de François Hollande, c’est qu’elles vont probablement susciter de faux espoirs au sein de la population française. Sa critique de la finance est justifiée, mais celle-ci n’est pas responsable du manque de compétitivité française. Blâmer les banques est une chose, mais cela ne rend pas financièrement plus pertinente son intention d’abaisser l’âge de la retraite à 60 ans.

Si François Hollande examinait les choix faits par les sociaux-démocrates allemands il y a dix ans, il comprendrait qu’ils n’ont pas opté pour cette approche à la légère. Les réformes furent très douloureuses et certaines le sont toujours. Mais il n’y avait aucune autre alternative. Un niveau de vie élevé doit se mériter et non pas simplement se revendiquer.

S’il y a une chose que l’on ne peut pas reprocher aux Allemands, c’est d’être descendus de leur piédestal et d’avoir su s’adapter. On peut considérer que l’économie allemande, par le volume de ses exportations et la réussite des réformes du marché du travail, est la plus mondiale. D’après moi, c’est l’unique et véritable caractère du leadership allemand.

 

Plus la France tardera à adopter ce qui est non pas une vision allemande, mais une vision globale pour l’europe, plus cela risque de lui nuire tout comme au reste de l’europe. Les gouvernements réformistes italien et espagnol ne manqueront pas de souligner à la première occasion qu’ils sont largement en train de devancer la France. Ils ont déjà rattrapé leur retard en matière de flexibilité du marché du travail et bientôt, on espère, en termes de dynamisme économique.

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans Politique
25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 09:45

Des paroles

Ce jour 24 février 2012, François Hollande «  le bourgeois de Rouen  », est allé à la pêche aux voix à Florange.  Sourire benêt,  Rien dans les mains, Rien dans les poches, des mots creux , des promesses seulement …..  « Nous, on n’a pas le temps d’attendre » lui ont crié les ouvriers salariés d’ArcelorMittal. Je doute qu’ils  se soient couchés ce soir , rassurés quant à leur devenir.

Des actes

Le même jour le président Nicolas Sarkozy annonçait aux salariés de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime) qu'un accord avait été signé avec Shell.  "Je ne dis pas que ça sauve la raffinerie, mais (...) ça donne du boulot pour six mois."

Un contrat ponctuel  qui  redonne espoir aux salariés de Petroplus.

 

Vox Populi

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans Politique
24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 21:52
Le discours de François Hollande, hier, au Bourget, a été superbe ! Des mots lancés que chacun pouvait s’approprier avec saveur, contentement et émotion !« Liberté, liberté chérie ! » « La France, notre France ! » Mais derrière, ce discours était un festival de lieux communs, d’erreurs ou de propositions extrêmement dangereuses.
En premier lieu, ce discours était un festival d’erreurs. A quoi sert-il de faire inscrire dans la Constitution la loi de 1905 de séparation entre les églises et l’Etat alors que l’article 1er de cette même Constitution dispose que la France est « une République (…) laïque » ?
Comment suggérer la création d’une banque dédiée aux entreprises alors qu’elle existe déjà (OSEO) ? Cette banque publique remplit d’ailleurs assez bien son but, tout comme le FSI (fond stratégique d’investissement), abondé conjointement par l’État et la Caisse des dépôts.
Créer un livret de croissance ? Mais il existe déjà, Monsieur Hollande ! Il s’appelle livret de développement durable et succède au Codevi.
L’illusion du discours est d’affirmer que François Hollande ira rencontrer Madame Merkel afin de renégocier les traités. Certes, Monsieur Hollande, elle n’attend vraisemblablement que vous pour le faire et vous faites peu de cas de tout ce qui a été négocié auparavant, avec parfois certaines difficultés, mais avec ténacité, par Nicolas Sarkozy, ou des 25 autres pays de l’Union qui ont voté pour le dernier traité !
De plus, vous allez donner des instructions à la Banque centrale européenne. Vous allez créer les « eurobonds » et dynamiser, à vous tout seul, l’Europe ! Ce sont des gesticulations velléitaires même si la façon de les dire a pu plaire.
Mais vous êtes, Monsieur Hollande, comme Zorro partant en Chine. Vous allez enfin faire plier le gouvernement chinois. La monnaie chinoise devra être convertible ! Il ne vous a pas échappé que c’était l’objectif, depuis un certain nombre d’années, du gouvernement américain, de l’Europe et de beaucoup d’autres pays. Pour l’instant, la Chine reste inflexible. Alors enfin, Monsieur Hollande, tout va changer car vous arrivez ?
Certes, ce discours provoque une petite musique bien agréable lorsqu’on l’écoute. Illusions et illusionnisme peut-être ? Quant aux décisions plus pragmatiques, plus proches de nous comme faire voter les étrangers aux élections locales, je voudrais simplement attirer votre attention sur le vote des Tunisiens ayant double nationalité et qui ont élu des islamistes dans leur pays d’origine lors du dernier scrutin ! Que feraient-ils en France si jamais les socialistes leur accordaient le droit de vote aux élections locales ? Certes, il semblerait qu’ils ne puissent pas se présenter eux-mêmes, mais ils auront des porte-paroles et nous verrons arriver dans notre pays un islamisme pur et dur comme en Egypte, en Tunisie ou ailleurs. Croyez-vous véritablement que les étrangers en France doivent voter ou ne s’agit-il que de démagogie dans le but de séduire l’extrême gauche ? Vous savez bien que ce système provoquerait la naissance de ghettos dans chaque ville, par un vote communautaire !
Vous avez désigné votre adversaire : le monde de la finance. Encore une fois, il s’agit d’une phrase creuse. Imaginez-vous que l’on puisse aujourd’hui désigner un adversaire qui n’a ni nom, ni forme ? La finance doit-elle être bannie de toute politique dans un marché ouvert et international ? Si telle est la vérité, pourquoi se battre pour la convertibilité de la monnaie chinoise ?
Ce discours était composé de beaucoup d’incantations, mais tels des chants grégoriens, ils sont beaux à entendre, mais ne sont pas faits pour être compris. C’est un peu résumer ce qui s’est passé au Bourget. Belle musique, les paroles, c’est autre chose ! Promettre, promettre mais pas n’importe quoi !
Pr. Bernard DEBRÉ
Ancien Ministre
Député de Paris
La campagne de François Hollande devait prendre son envol ! Rien de mieux que l’aéroport du Bourget, même si cet aéroport est le plus ancien de tous les aéroports parisiens et supplanté par Orly et Roissy !

Un peu comme le texte de François Hollande, il date ! Laissons de côté les incantations, les effets de muscles vis-à-vis de l’Europe ou de la Chine, les idées fumeuses et les imprécisions malheureuses.

Revenons plutôt sur les dépenses, premier axiome de François Hollande : il n’y aura pas de dépenses supplémentaires ! Malgré tout, 60 000 personnes seront embauchées dans l’Éducation nationale, mais, par un tour de « passe-passe », ce ne seront pas des créations de postes, mais des redéploiements. Où prendra-t-il ces postes ? J’aurais aimé qu’il s’en explique.

Bien entendu, il faudra retourner à la retraite à 60 ans pour ceux qui auront travaillé suffisamment longtemps ! Comment fera François Hollande pour que le système par répartition puisse être pérennisé ? Nous serions le seul pays développé à revenir en arrière alors que l’espérance de vie augmente fortement.

François Hollande désire arrêter la diminution du nombre de fonctionnaires, et donc le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux ! Monsieur François Hollande sait-il que la France dispose du plus grand nombre de fonctionnaires par rapport à tous les autres pays occidentaux ? Et peut-on imaginer être crédible lorsque l'on veut diminuer les dépenses de l’État pour réduire les déficits ? J'oubliais qu'il ne veut pas diminuer les dépenses de l’État, mais augmenter les impôts.

Intéressante démarche ! Bien sûr, le candidat socialiste augmentera les impôts de ceux qui gagnent plus que 150 000 euros par an, encore n’a-t-il pas précisé si c’était par foyer fiscal ou par personne. Mais surtout, la tranche à 45 % s'additionnera à la CSG, entraînant un prélèvement de plus de 60% !

François Hollande sait-il que la France est déjà le pays où l’on paye le plus d’impôts ? Puis il fusionnera CSG et impôts sur le revenu. Autrement dit, il n’y aura plus de quotient familial ou de conjugalité puisque chacun aura à payer ses impôts, qu’il soit marié ou non, qu’il ait des enfants ou non. Comment fera-t-on pour les pensions de réversion si chacun paye pour soi ? Il s’agit d’une très mauvaise idée qui peut séduire, mais qui n’en reste pas moins ravageuse. Plus d’impôts répartis différemment puisque ceux qui, jusqu’à présent, ne payaient pas d’impôts se trouveront dans le collimateur du fisc.

Concernant l'électricité et le gaz, si j’ai bien compris, il y aura d’une part un tarif social (qui existe déjà à travers les tarifs sociaux de l'énergie), mais, d'autre part, une progressivité des prix en fonction des revenus. Si telle était la réalité, on tomberait dans la plus absurde des démagogies et des bêtises. Payer en fonction de ses revenus ? Pourquoi ne pas instaurer une progressivité pour les trains, les avions, les métros ? Dans ce cas, quelle serait l'utilité de cette proportionnalité pour le paiement des impôts, celle-ci devant justement servir à une meilleure répartition des revenus ?

Bref, le discours de François Hollande était un discours incantatoire, à gauche, irréaliste, mais un beau discours ! Il faut savoir parler de liberté, mais aussi se donner les moyens d'y parvenir.


Pr. Bernard DEBRÉ
Ancien Ministre
Député de Paris
Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans Politique
24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 09:51

« Je suis venu ce soir parler à la France qui travaille » a expliqué Nicolas Sarkozy, en prélude à son discours.

 

« C’est le travail qui a fait la prospérité d’hier. C’est le travail qui fera la prospérité de demain. »


« La vie, ce n’est pas que le travail.  « Mais il ne faut pas opposer le travail à la vie parce que le travail, c’est le moyen d’être libre et c’est la condition de la solidarité. On n’est pas libre quand on n’a pas de travail. »

Pour la première fois depuis 30 ans, garder nos usines et nos ouvriers est redevenu une priorité.


 Les socialistes, « Ils nous disent qu’ils veulent encourager le travail mais ils ne sont obsédés que par le développement de l’assistanat et l’entretien de clientèle. Ils nous disent qu’ils veulent faire payer les riches mais c’est tout le monde qui paiera la facture parce que, pour eux, est riche toute personne qui veut seulement vivre des revenus de son travail sans rien demander à personne ! Ils nous disent qu’ils sont pour la politique industrielle mais depuis cinq ans, ils ont voté contre toutes les mesures de politique industrielle ! »


« Eux, ils parlent à des castes mais moi je veux parler au peuple de France. »


Poser la question du travail, c’est en poser une autre : Dans quelle société, dans quelle civilisation voulons-nous vivre ? Avec quelle conception de la liberté et de la responsabilité voulons-nous vivre ?

lille.jpg

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans Politique
24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 09:21

Le vrai problème de François Hollande reste le flou artistique de ses propositions.

Déjà, sur des sujets aussi sérieux que le nucléaire, la réforme fiscale, la finance, la création d'emplois publics, la retraite à 60 ans, l'euthanasie, Hollande, à la manière d'un patineur talentueux, a modifié ses propositions au gré des moments et des interlocuteurs.

Or, voici que sur un sujet capital, l'avenir de la zone euro et de l'Europe, le Parti socialiste a confirmé son incapacité à choisir et surtout à décider.

La majorité des députés socialistes s'est abstenue sur la motion du Mécanisme européen de stabilité qui permettra à l'Europe de venir au secours de tout pays en difficulté grâce à une cagnotte commune de 500 milliards d'euros.

S'abstenir sur un sujet aussi grave, c'est tout simplement un spectacle affligeant offert à nos partenaires européens, aux marchés financiers et à l'opinion internationale.

Au point qu'on comprend mieux l'hommage appuyé de François Hollande le week-end dernier à son illustre compatriote radical Henri Queuille, qui déclarait, dans les brumes de la IVe République: «La politique, ce n'est pas de résoudre les problèmes, c'est de faire taire ceux qui les posent.»


Par Etienne Mougeotte

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans Politique
22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 23:14

Décidément, la Chine ne réussit pas aux socialistes en campagne. En 2007, Ségolène Royal y avait perdu son latin en parlant de « bravitude » . Mardi, Laurent Fabius en est reparti dare-dare, sans avoir obtenu les rendez-vous qu’il souhaitait avec les autorités de Pékin. Ségolène Royal, elle, avait au moins réussi à rencontrer des interlocuteurs de haut niveau. Tout comme Jean-françois Copé, auquel les dirigeants qui l’ont reçu il y a dix jours ont demandé de transmettre leurs encouragements à Nicolas Sarkozy. À croire que les Chinois ont déjà fait leur choix pour la présidentielle française. Laurent Fabius était pourtant porteur d’un message aimable de François Hollande : le candidat souhaite une relation « positive » et « politiquement et économiquement équilibrée » . Il faut croire que cela n’a pas suffi.

 

On est loin des rodomontades du "bourgeois de Rouen" au Bourget.

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans Politique

Bienvenue

  • : Le blog de voxpop
  • : Immigration en France : Etat des lieux, réflexion et charte de vote. La France en résistance
  • Contact

CHOISIR 

LA  FRANCE

 

RESISTANCE !

Capture-d-ecran--316-.png 

J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.

J'ai plus envie de relativiser. >>>>