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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 09:28

Bd Voltaire

 

Calais: un nouveau centre d’accueil pour les clandestins? - YouTube thumbnail
Le 16 octobre 2014
Il est temps que les pompiers pyromanes comprennent que la France est en état de siège, ce que la population ne tolérera plus longtemps.
       
         

Delphine Coulin, co-scénariste du film Samba, s’est exprimée au micro du « Grand Journal » pour témoigner de sa profonde colère et donner une leçon de « moraline » aux Calaisiens. La sublime « humaniste » s’est indignée : « Être sans papiers en France, c’est être menacé d’expulsion à chaque instant, pour un ticket de métro non composté par exemple. » Cela me semblait pourtant logique, que des personnes en situation illégale (des clandestins) soient expulsées. Il ne s’agit que de l’application de la loi. Il est, d’ailleurs, amusant de constater que pour cette gauche déphasée et traîtresse, s’abriter derrière le juridisme ne marche que pour assommer les « mal-pensants » de lois toujours plus liberticides, et jamais pour assurer la tranquillité des Français les plus modestes.

Interrogée sur les manifestations des habitants de Calais, elle a répondu ceci : « Non, je ne comprends pas les habitants de Calais. Vous savez, depuis la Révolution, il y a toujours eu une France des droits de l’homme et une France plus rance. » Delphine Coulin pense que les Français qui ne tolèrent plus les violences, les vols, les dégradations, l’invasion des clandestins à Calais, appartiennent à une France « rance », cela a au moins le mérite d’être clair. Complice objective de la haute finance et humaniste de façade, cette femme vit à côté des réalités du monde, sans amour pour les siens, ni pour les migrants. Elle est l’alliée des réseaux de passeurs qui génèrent des milliards de profits, elle est l’alliée des exploiteurs, elle est l’alliée de la submersion démographique que subit la France. Inconsciente, elle joue – telle une enfant trop gâtée – à détruire le monde enraciné, distribuant des coups de pied dans les ruines de notre histoire.

Quant à la déclaration des droits de l’homme et à la période révolutionnaire, elle n’a dû les étudier que de loin. En effet, dans son article 3, la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 dit : « Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément. » Ce principe de souveraineté, édicté par ladite déclaration, pose l’idée que le peuple d’une nation constituée est maître chez lui, et a donc le droit de décider qui peut pénétrer, et sous quelles conditions, son territoire. Les Calaisiens, citoyens français, ne demandent que l’application de la loi en vigueur dans leur État ; lequel État est, pour l’heure, encore et toujours souverain. En ce sens, ce sont les Calaisiens qui respectent les valeurs révolutionnaires, et non la militante des « droits des sans-papiers », qui est, elle, séditieuse.

Il est temps que les pompiers pyromanes comprennent que la France est en état de siège, ce que la population ne tolérera plus longtemps. Policiers et habitants manifestant pour que Calais reste une ville française me paraît un motif immense de réjouissance. N’en déplaise à madame Coulin et ses amis « collabobos » de l’invasion.

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 09:23

Bd Voltaire

 

sexe-ecole
Le 16 octobre 2014
Zizi sexuel l’expo, le retour !
         

« Zizi sexuel l’expo, le retour ! » claironne, sur son site, la Cité des sciences et de l’industrie. « Après le formidable succès de l’exposition en 2007 […] l’exposition culte revient le 14 octobre […]. Inspirée de l’album – Le guide du zizi sexuel, de Zep et Hélène Bruller –, elle aborde avec délicatesse, humour et exigence les questions que les 8-14 ans se posent sur l’amour et la sexualité. »

« Délicatesse », « humour », « exigence »… Quel parent ne signerait pas des deux mains le papier qu’a fait coller le prof dans le cahier de correspondance, pour la prochaine sortie scolaire ?

« Au détour d’une quarantaine de manips amusantes et délurées, [ils découvriront] tout ce qu’ils doivent savoir pour se préparer à aborder sereinement leur vie d’adulte, valeurs et repères en prime ! »

Mais quelles sont donc ces « manips amusantes et délurées » ? Le site de la Cité des sciences ne s’étend pas, même dans le dossier pédagogique réservé aux enseignants. Ce sera la… surprise !

Et c’est mieux comme ça, hein ? Car évidemment, si on avait fait le détail précis aux parents des petites activités ludiques de la journée, si on leur avait expliqué, par exemple, que leurs bambins allaient se mettre par paire pour actionner la langue de deux têtes grandeur nature, afin que les marionnettes se roulent des patins, qu’ils allaient s’allonger à plusieurs sur un grand lit rouge en forme de cœur pour regarder au plafond des films montrant des adultes s’enlacer, qu’ils allaient activer une « ola des capotes », qu’ils allaient actionner une pédale pour simuler les érections, puis les éjaculations, qu’ils allaient faire des « jeux » autour des poils et des sécrétions, qu’ils allaient, par des lunettes déformantes, voir des seins dessinés devenir gros comme des ballons de rugby ou des « zizis » longs comme des tuyaux d’arrosage, qu’ils allaient enfin être pris à part, à l’écart des « accompagnants » adultes, pour parler, entre autres, « orientation sexuelle » et masturbation… il est probable que nombre d’entre eux – obscurantistes, suspicieux, rétrogrades, coincés, intégristes, pas drôles, prudes, pères-la-pudeur – auraient poliment refusé cette sortie empreinte de « délicatesse, d’humour et d’exigence », et signifié à la maîtresse qu’à tout prendre, ils préféraient que leur enfant reste à l’école pour faire des divisions. Ou même pour ne rien faire du tout… Comme souvent, tiens. Mais pas ça.

Depuis quelques jours, deux pétitions circulent, largement relayées par les réseaux sociaux, réclamant pour l’une (CitizenGO, avec l’association « Foutez-leur la paix ») l’annulation de l’exposition, pour l’autre (SOS Éducation), au moins, une information réelle des parents quant à un contenu qui a comme un air de famille avec la Ligne Azur, version travaux pratiques et « spéciale juniors »…

En attendant la mouture biberon-grenouillère. On a tant d’interrogations sur le sexe, à la crèche…

http://citizengo.org/fr/12095-annuler-lexposition-zizi-sexuel

http://petitions.soseducation.org/non-au-zizi-sexuel/

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 15:15

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À la une du Point.fr

 
  •  

La métaphore est une figure délicate à employer. Par exemple, un voile peut-il être un "cheval de Troie de l'islamisme", comme l'a affirmé Jean-Charles Jauffret, agrégé d'histoire et spécialiste de l'histoire militaire coloniale ? En tout cas, l'étudiante de l'IEP (Institut d'études politiques) d'Aix à qui il s'adressait l'a mal pris, ainsi qu'un certain nombre de ses camarades (mais pas tous, et j'y reviendrai). "Porter ce voile, c'est aussi ma liberté", a-t-elle lancé avec un sens évident de la contradiction interne - personne n'arrivera jamais à me faire comprendre qu'un enfermement puisse être en quelque manière une liberté, sauf à faire l'hypothèse d'un syndrome de Stockholm généralisé, ou d'une dépendance à l'opium du peuple, comme disait un barbu célèbre du XIXe siècle.

 

Et la véhémence de ces jeunes filles à affirmer leur "liberté" est le signe même de leur aliénation. "Elle est totalement manipulée", précise d'ailleurs l'enseignant interviewé par France Télévisions, qui a soigneusement trié les élèves passant à l'antenne. "Elle me fait pitié." La Provence, qui doit tenir compte de son lectorat, a immédiatement déploré "l'amère expérience" de l'étudiante "issue de la diversité", comme on dit euphémistiquement. La direction de l'IEP, bien obligée de suivre la lettre de la loi, joue l'apaisement.

 

Mettre les voiles

J'essaie d'en sourire, mais le coeur n'y est pas. La loi de 2004 qui interdisait les signes religieux ostensibles dans les collèges et les lycées s'est arrêtée à la porte des universités - alors même qu'elle s'applique aux classés prépas, qui sont par définition dans l'enceinte d'un lycée, bien que les élèves soient généralement aussi majeurs que leurs homologues de fac.

Une loi pleine de bonnes intentions, mais la droite alors au pouvoir n'a pas osé en tirer les conséquences ultimes : l'enseignement ne fait qu'un, la laïcité ne se divise pas, de la maternelle à l'université. J'irai même plus loin : les hôpitaux ont-ils vocation à soigner des fantômes, et les maires à marier des silhouettes ?

Deux mois après la loi Jospin qui, en 1989, autorisait fort imprudemment le droit des élèves à la libre expression éclatait à Creil la première affaire de voile. Depuis, Fatima, Leïla et Samira ont fait des émules, à Creil et ailleurs. La loi de 2004 a ralenti le processus, sans oser y mettre un

terme. Toute demi-mesure est une mesure pour rien.

Marseille, terre d'islam

J'ai passé mon enfance à Marseille dans les années 1960 - grande période d'immigration. Et je tiens à le dire : pendant toutes ces années, je n'ai jamais vu une seule femme voilée dans les cités où j'habitais moi-même. Pas une. Je me rappelle précisément mon ébahissement d'enfant devant les cheveux cuivrés au henné des Algériennes du 13e arrondissement. Étaient-elles pour autant de mauvaises musulmanes ? Je ne le crois pas, et leur pudeur ne tenait pas à l'exhibition de leur crinière (il faut être sérieusement cintré pour voir dans la "toison moutonnant jusque sur l'encolure" chère à Baudelaire un écho du poil pubien : voir ce qu'en dit l'écrivain algérien Mohamed Kacimi). Les voiles qui déferlent depuis plus de vingt ans sont parallèles à la montée d'un islam de conquête - hier celui du GIA ou du FIS, aujourd'hui celui de l'EIIL. Rien à voir avec la foi : c'est de stratégie (du grec stratos, armée) qu'il faut parler. De conflit de civilisations.

Depuis mon retour à Marseille (2008), je marche dans une ville où les voiles volent à chaque coin de rue, où les filles non couvertes, surtout si elles sont européennes et qu'elles s'habillent court, sont injuriées et parfois agressées par des jeunes gens élevés dans l'impunité de leurs désirs et de leurs certitudes. Il est loin le temps où les poètes arabes développaient dans Les Mille et Une Nuits et ailleurs des modèles raffinés de séduction, au point d'influencer les chantres de la fine amor médiévale. Où les sorties scolaires, grâce aux suggestions imbéciles de Benoît Hamon (le diable nous préserve des bonnes consciences qui croient bien faire !), sont des casse-tête de plus en plus complexes. Où chaque reculade d'un gouvernement de bons apôtres qui ont cru se concilier le vote immigré (stratégie développée par Terra Nova en 2012 et mise à mal par des mesures ultérieures, comme l'a souligné Christophe Guilluy dans son livre sur la France qui gronde) devient l'occasion d'une avancée de la cinquième colonne des vrais croyants...

Une offensive généralisée ?

Les frictions désormais se multiplient. À l'IUT de Saint-Denis, le directeur Samuel Mayol se fait menacer sévèrement parce qu'il a mis fin aux agissements d'un escroc, et qu'il a demandé à une organisation islamiste de bien vouloir partager le local mis à la disposition des associations, où elle entreposait des tapis de prière. À la Sorbonne, une enseignante explique-t-elle à une étudiante voilée que l'ostentation de sa foi risque de gêner son insertion professionnelle ? La voici accusée d'islamophobie, et la présidence de l'université est obligée de faire des excuses. À la fac d'Aix, c'est par dizaines que les jeunes femmes voilées investissent les cours, et manifestent lorsque le contenu ne leur paraît pas conforme à leurs rites. Montée générale du communautarisme, dénoncent Malika Sorel et les autres membres du Haut Conseil à l'intégration interviewés ici même. Et il faut l'angélisme de Jean-Louis Bianco pour dire que parler de ces questions fait aux intégristes une "incroyable publicité" : la publicité de la superstition, c'est chaque jour, à chaque coin de rue.

Je ne me fais aucune illusion : ce n'est pas Najat Vallaud-Belkacem (qui, en tant que ministre chargée aussi des universités, a tout pouvoir pour le faire) qui lèvera l'ambiguïté d'une loi qui autorise des jeunes filles manipulées à imposer partout leurs étranges certitudes. Mais il faut savoir : soit nous sommes une République laïque et nous nous donnons les moyens de faire respecter cette laïcité, n'en déplaise aux idiots utiles (et inutiles...) des commissions bruxelloises, alors même que divers arrêts rendus par la Cour de justice européenne et commentés par la Cour de cassation rendent parfaitement licite l'application stricte par la France d'une laïcité sans concession. J'ai une parfaite indifférence en matière de religions, chacun peut en privé adorer ce qu'il veut, mais je voudrais vivre dans un vrai espace de liberté - et la liberté ne consiste pas à s'engloutir sous la nuit, mais, conformément à l'enseignement du XVIIIe siècle, à faire toute la lumière. Sur le tableau de Delacroix, La Liberté guidant le peuple n'est pas voilée - elle a même les seins nus, et c'est très bien ainsi.


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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 15:03

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À la une du Point.fr

  •  

Cher Jean-Louis Bianco, vous avez bien voulu penser à moi. Dans un article paru ce week-end ici même, vous opposez votre conception de la laïcité à la mienne - ou devrais-je dire "à la nôtre", lecteurs et auteur confondus, tant les réactions ont été unanimes pour condamner fermement le prosélytisme sous toutes ses formes, et l'insupportable pression que des musulmanes en tchador font peser sur leurs camarades d'université, à commencer par leurs coreligionnaires.

Un voile n'est pas - ne sera jamais, aux yeux de quiconque comprend ce qu'est l'aliénation - la preuve d'une liberté de penser, mais celle d'une obligation de croire, et de se conformer. Le "libre-penseur" est par nature et par définition libéré du joug des conformismes et des superstitions. Pourquoi, sous prétexte de "respecter" le choix forcé de gamines sous influence, respecterions-nous les signes extérieurs de soumission aux diktats de l'intégrisme ? Pourquoi seule la République devrait-elle faire preuve de tolérance, quand les jusqu'au-boutistes de l'islam n'en ont aucune pour ceux (et celles, surtout) qui ne pensent pas comme eux ? Demandez donc aux Kurdes ce qu'ils en pensent...

La théorie des petits pas

Le débat entre vous et moi (et tous les partisans d'une laïcité pleine) ne date pas d'hier. Ici même, il y a près d'un an, j'avais donné la parole à d'anciens membres dirigeants du défunt Haut Conseil à l'intégration. Vous m'aviez demandé un droit de réponse, qui était devenu une longue interview, publiée dans ces colonnes.

Je n'ai donc jamais refusé de discuter avec les partisans de la "laïcité aménagée", quoi que j'en pense : à mes yeux - et je ne suis pas le seul - tout aménagement est un viol. Il en est de la laïcité comme de l'amour : dès qu'on essaie de moduler le mot, c'est qu'on n'aime plus - ou qu'on n'est plus laïque. "Je t'aime beaucoup" n'est pas la déclaration qu'attend un amoureux passionné. "Laïcité à géométrie variable" n'est pas non plus la réponse qu'attend un républicain.

L'université est le nouveau champ d'application de la vieille théorie des petits pas. Puisque l'Observatoire de la laïcité a prévu de "se pencher sur le sujet de la laïcité dans l'enseignement supérieur", je lui suggère de se déplacer à l'IUT de Saint-Denis, dont le directeur, parce qu'il a demandé à une organisation d'étudiants musulmans de partager avec d'autres le local mis à la disposition des associations, se retrouve menacé de mort. Ou de visiter - sans tambour ni trompette, afin de voir les facs dans leur jus, sans qu'on les ait transformées à votre intention en villages-Potemkine - l'université d'Aix-Marseille, parce que Marseille, mais aussi bien celle de Toulouse ou de Montpellier ou de Lille. Les facs de cette France périphérique dont parle Christophe Guilluy avec une grande pertinence.

Inutiles concessions

Le petit père Combes, ou même Ferdinand Buisson et Aristide Briand, qui furent les vrais concepteurs de la loi de séparation de l'Église et de l'État, ont pris bien moins de gants avec le catholicisme (majoritaire) du début du XXe siècle que vous n'en prenez aujourd'hui, vous et vos amis, avec une poignée d'extrémistes, garçons et filles, dont les plus convaincus partent faire le djihad en Syrie - et, pire, en reviennent.

Ce n'est pas là de l'amalgame, comme vous le pensez déjà en lisant ces lignes : l'extrémisme mène à tout, surtout quand on n'en sort pas. Vous faites des concessions à des gens qui ne seront jamais contents des avantages arrachés, parce qu'ils y voient des droits, et qui en exigeront sans cesse d'autres. Et le fin politique que vous êtes, M. Bianco, vous qui fûtes secrétaire général de la Présidence sous un chef d'État qu'on qualifiait volontiers de florentin, pour célébrer son intelligence, sait bien que j'ai raison.

Protéger les mineurs

Protéger les mineurs de tout prosélytisme : c'était bien, que je sache, l'objectif déclaré de la loi de 2004 sur l'interdiction des signes religieux ostentatoires (une burka, un tchador sont-ils ostentatoires ? Oui, bien sûr - et un "simple" voile aussi). C'était aussi le prétexte pour autoriser ces mêmes signes à l'université - où les gens sont majeurs, donc théoriquement aptes à opérer des choix par raison.

En classes prépas, où les élèves sont majeurs aussi, ces mêmes tenues ne sont pas tolérées. Parce que les lycées qui abritent ces classes d'excellence hébergent aussi des mineurs, parfois dès la sixième. Mais alors, pourquoi tolérer dans les rues, où n'importe quel mineur peut les contempler à loisir, des vêtements qui sont autant de reproches muets (et parfois exprimés à voix haute) à celles qui persistent à penser que l'assimilation des cheveux à des toisons pubiennes est d'une haute fantaisie ? Soit vous autorisez partout, soit vous interdisez partout - au nom de la défense des mineurs. Tout comme vous devriez veiller à ce que des garçons n'insultent pas (et parfois agressent - j'en ai été témoin) des filles habillées et coiffées "à l'européenne" (en Europe, hein, quelle audace...) en les traitant de...

Un monde fantasmatique

Dans Le Point paru cette semaine, Élisabeth Badinter s'en prend uniformément, avec fougue, à ces élus, de gauche et de droite, qui ont laissé périr la crèche Baby-Loup - au gré de rebondissements judiciaires invraisemblables, d'amendes monstrueuses, de pressions amicales affligeantes et de victoires juridiques en trompe-l'oeil.

Je sais bien : depuis deux ans, le PS renie tous les points de vue étrangers à son étrange politique - "néo-fachos" ou "réacs gauchos", au gré des anathèmes. Finkielkraut, Onfray, Badinter, Michéa, Kintzler, et, en vrac, Polony, Zemmour, Guilluy, Lévy (Élisabeth) ou moi-même... Voir ce que j'en pense ici. Tous ceux qui ne pensent pas comme eux sont excommuniés par principe par quelques bobos parisiens qui n'ont jamais passé le périphérique, sauf pour hanter le festival d'Avignon.

Alors, sachez-le : je suis l'un des échos de la vraie France. Et vous vivez dans un monde fantasmatique.

Laïcité de gauche, laïcité de droite

Il a fallu que ce soit une femme de culture musulmane, Jeannine Bougrab, l'ex-présidente de la Halde, qui prenne hautement la défense de la laïcité, et déplore que l'ambiguïté molle du gouvernement ait ouvert la voie à des crèches coraniques - et ce n'est pas Minute qui vous le dit, bon sang, c'est Charlie-Hebdo ! Il a fallu une conjonction de tout ce que la France compte d'esprits libres et de tradition des Lumières pour qu'une crèche qui abritait surtout des enfants défavorisés continue un temps à fonctionner - mais le refus désormais de la nouvelle municipalité de Conflans-Sainte-Honorine d'assurer la subvention promise signe le glas de cette entreprise de salubrité infantile, sauf si se manifeste un élan de souscripteurs privés (1). Lorsque vous avez exprimé votre avis sur le sujet, M. Bianco, cela n'a guère honoré la laïcité dont vous prétendez être un défenseur.

"La laïcité est la condition même de notre liberté", écrit Mme Badinter en conclusion. Je le crois bien ! Et c'est une femme de gauche qui vous le dit, une femme assez intelligente pour s'indigner de ce que le salafisme fait aux femmes, et pour savoir que si la Gauche persiste dans son attitude de cécité, elle laissera la Droite - et pas n'importe laquelle - régler la question. Et cela ne se fera pas sans heurts ni grincements de dents - ou pire. Est-ce vraiment ce que vous voulez ? N'entendez-vous pas, quand vous écoutez ce que murmure la France invisible, "la révolte qui gronde", comme dans la Chanson des canuts ?

 

 

(1) Adresser de toute urgence des dons à Association Baby-Loup / Dons, 1 rue Camille Peletan, 78700 Conflans-Sainte-Honorine.

 

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 14:50

Le Point

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Tout est parti de la CFDT : vouloir compenser le travail "pénible" de certains salariés en leur donnant des avantages spécifiques comme de prendre leur retraite plus tôt "afin que l'injustice de la différence d'espérance de vie liée à la pénibilité du travail soit réparée". Un peu comme les 35 heures : continuer à faire 39 heures par semaine, mais en contrepartie d'un droit nouveau à des RTT. Dans les deux cas, un "progrès social", mais au détriment des entrepreneurs chargés de le financer, avec en arrière-plan des 35 heures l'utopie du "partage du travail" pour lutter contre le chômage.

Sur les retraites, le débat avait été bêtement installé en 2008 par le gaulliste "social" François Fillon qui avait accepté de définir certains facteurs de pénibilité pouvant être pris en compte dans le régime de retraite, mais sous condition expresse d'avis médicaux afin d'empêcher les abus. Une nouvelle boîte de Pandore avait ainsi été ouverte et un nouveau droit avait été créé dans la logique des régimes spéciaux. Funeste erreur.

Un coût de 2 milliards d'euros

La gauche revenue au pouvoir, la CFDT n'a eu de cesse de vouloir encore plus - toujours plus ! - et a fini par obtenir le maximum avec la création d'un "compte pénibilité", le patronat étant mis dans l'impossibilité de s'y opposer. Et pour faire bonne mesure, comme pour les 35 heures, les technocrates ont pondu une nouvelle usine à gaz quasiment impossible à appliquer.

Pour commencer, seul le privé est concerné - cela ne va pas durer, les syndicats se léchant déjà les babines sur la notion du "stress" dans la fonction publique - et seuls les employeurs privés devront s'acquitter des cotisations prévues qui vont s'ajouter à la cotisation "accident du travail", actuellement de 3,3 % en moyenne. Résultat : encore plus de taxes sur le travail et une ligne de plus à ajouter sur les fiches de paye ! L'étude d'impact estime le coût de cette mesure à 2 milliards d'euros, ce qui semble largement sous-évalué.

"Une machine à broyer les entreprises et l'emploi"

Dans la pratique, les salariés effectuant des tâches "pénibles" - 1 million seraient concernés en 2015 et 3 millions en 2016 - pourront réduire leur temps de travail, se former pour changer de poste et surtout partir jusqu'à deux ans plus tôt à la retraite. Le système consiste à engranger des points cumulables selon le niveau de dépendance aux dix critères de pénibilité retenus. Pour bien compliquer le tout, on a supprimé le contrôle médical qui était obligatoire depuis 2008, mais considéré comme un acte de méfiance à l'égard des intéressés. Les chefs d'entreprise devront donc se débrouiller avec leurs salariés et avec toutes les possibilités de conflits internes qu'on peut imaginer. Ils devront aussi se soumettre à de nouvelles contraintes administratives fastidieuses - "l'impôt papier" - pour chacun de leurs salariés concernés : "Un dispositif à la complexité kafkaïenne, source d'augmentation du coût du travail et d'insécurité juridique", selon Thibault Lanxade, du Medef.

Dans le secteur du bâtiment, le premier touché, le président de la FFB, Jacques Chanut, affirme qu'il s'agit d'un "incroyable casse-tête pour les entreprises, déjà assaillies par des normes et obligations de toutes parts ! Il est coûteux, complexe et destructeur d'emplois." Quant à Stanislas de Bentzmann, le président de Croissance Plus, il n'y est pas allé par quatre chemins, déclarant dans une interview au journal L'Opinion le 30 juin dernier : "Le compte pénibilité est une catastrophe économique annoncée, [...] une machine à broyer les entreprises et l'emploi [...]. En l'état, le gouvernement a fabriqué un monstre."

Passage en force

Ce qui est également violent, dans ce dossier, c'est la façon dont le gouvernement s'y est pris pour le faire aboutir, utilisant la seule voie de l'autoritarisme. Les syndicats d'employeurs, totalement opposés au principe même de ce compte pénibilité, n'ont rien pu faire pour l'empêcher, n'étant pas considérés comme de réels "partenaires sociaux", contrairement à la CFDT, la CGT ou FO. Ils n'ont pu obtenir qu'un report en 2016 de l'application de six des dix points de la réforme, les quatre autres entrant en vigueur dès le 1er janvier 2015. Ils pensaient avoir gagné un peu de temps pour rediscuter. Or, sans prévenir, le gouvernement a fermé la porte à toute négociation future en publiant d'un coup, le 9 octobre, le décret concernant les dix critères de pénibilité, gravant ainsi dans le marbre étatique l'ensemble du dispositif et signifiant aux chefs d'entreprise : "Circulez, il n'y a plus rien à voir ! La discussion est terminée."

"Un communisme mou"

Exactement comme pour la loi de 1998 sur les 35 heures, que Martine Aubry avait fait passer en force. À l'époque, le premier à la féliciter avait d'ailleurs été François Hollande, au nom du Parti socialiste qu'il dirigeait (cf. La Dame des 35 heures par Philippe Alexandre et Béatrix de l'Aulnoit, Robert Laffont, 2002). On avait chanté "L'Internationale" dans les ministères et le Premier ministre, Lionel Jospin, avait déclaré à la tribune de l'Assemblée : "Je renoncerai aux 35 heures quand le patronat renoncera aux licenciements." Du pur trotskisme !

L'utopie et l'idéologie ont à nouveau pris le pas sur la réalité économique et le pragmatisme social. Les entreprises et les Français n'ont pas fini de souffrir, car un pays qui est déjà confiné dans un "communisme mou", comme le signalait Franz-Olivier Giesbert dans son édito du 9 octobre, et qui est dirigé par des technocrates inconséquents et des syndicalistes marxistes ou utopiques, n'a pratiquement plus aucune chance de pouvoir s'en sortir

 

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Published by voxpop - dans La France en résistance
13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 09:32

 

Pour que les agents de l'État travaillent davantage, il suffirait d'appliquer strictement la loi.

Illustration : Jean pour "Le Point"Illustration : Jean pour "Le Point" © DR

  •               

Les 35 heures de travail hebdomadaires devaient aboutir à une activité légale annualisée de 1 607 heures. On l'observe dans le privé, mais pas dans le public, où la carrière des responsables dépend rarement de l'équilibre budgétaire.

 

 

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Published by voxpop - dans La France en résistance
13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 07:57

 

Bd Voltaire

 

L’autre jour, je prenais – comme tous les jours – le RER D pour me rendre sur mon lieu de travail. Comme tous les jours, je faisais face à ce qu’il est devenu politiquement correct d’appeler des « incivilités ». Pieds sur la banquette, musique s’échappant de façon saturée d’un téléphone portable ou encore conversation téléphonique dont pouvait profiter la voiture entière grâce au relatif souci de confidentialité de l’interlocutrice, qui avait manifestement envie de convier tout le monde à sa conversation.

En gare de Survilliers-Fosses montait un groupe scolaire d’une trentaine d’enfants déjà tout excités par la journée qu’ils s’apprêtaient à passer à Paris. À côté de moi dormait une jeune fille, la tête appuyée contre la fenêtre, le café encore chaud posé sur le rebord de celle-ci. Encore un matin. Un matin comme les autres.

Alors que nous quittions la gare de Pierrefite-Stains, je fus intrigué par les cris des enfants, devenus soudainement bien plus nerveux qu’au départ. J’ôtai l’oreillette gauche de mon téléphone portable pour revenir quelques instants dans le monde réel duquel je m’échappe lors de chaque trajet grâce à la musique. La jeune fille à côté de moi était réveillée. Un réveil brutal. La vitre était étoilée et un trou d’une dizaine de centimètres était apparu en haut à gauche. Sur le sol traînait une pierre. Les cris des enfants cédaient à présent la place à des larmes. Après quelques secondes de reconnexion à la réalité, je réalisai que ce petit jeu venait de se produire en ma présence. Le train avait été pris pour cible par des jeunes. Les Franciliens le savent très bien : le caillassage de trains est très fréquent – presque quotidien – quand il ne s’agit pas de tirs à l’arme à feu. Cette fois-ci j’étais acteur, témoin de la violence inouïe frappant cette innocente qui se rendait sans doute à son travail.

Je me suis levé en gare de Saint-Denis et ai tiré le signal d’alarme. Devant la foule s’agglutinant autour de la victime, je décidai de demander de façon énergique aux voyageurs d’évacuer la voiture. Ce qu’ils ont fait sans broncher. La police et des agents SNCF sont arrivés quelques minutes après, rejoints ensuite par les pompiers. La jeune fille a fini par être évacuée une vingtaine de minutes plus tard et le RER n’est jamais reparti.

J’aurais aimé conclure ce papier en vous disant que j’ai rêvé, que j’ai rouvert les yeux et que mon trajet se poursuivait, que cette jeune fille continuait sa nuit tranquillement penchée sur la fenêtre. Il n’en est rien. Je garde en tête les pleurs de cette jeune fille, le désespoir dans ses yeux, la tasse de café restée droit sur le rebord de la fenêtre, comme si son propriétaire allait se rasseoir tranquillement et la finir.

J’ai eu ce qu’on appelle un sentiment d’insécurité. Il avait l’air très réel, pourtant.

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Published by voxpop - dans La France en résistance
11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 08:42

Bd Voltaire

 

Martin Heidegger, Gustave Flaubert ou Søren Kierkegaard nous avaient mis en garde contre la « dictature du on », indiquant, chacun avec sa propre sensibilité, qu’il ne fallait pas céder à la tentation du bruit populaire pour la conduite des affaires de la nation. Ce principe est juste et les dirigeants d’un État n’ont pas à se soumettre à chaque mouvement d’humeur de la foule. Il arrive pourtant que le peuple ait la bonne intuition ; c’est d’ailleurs de plus en plus souvent le cas car le pouvoir est défaillant !

Dans une interview donnée à la radio France Inter, Claude Bartolone, président socialiste de l’Assemblée nationale (et baron du 9-3), a déclaré que si l’on écoutait la majorité des Français , « on virerait tous les immigrés ». Pour ce grand humaniste de « gauche », la démocratie s’arrête lorsque le peuple pense « mal » ; et il pense mal lorsqu’il veut arrêter une immigration qu’il estime, à terme, dangereuse pour son pays. Les thèses d’Éric Zemmour, dans son dernier ouvrage, Le Suicide français, prennent ici tout leur sens. Oui, une grande partie de l’appareil d’État est totalement déconnectée des préoccupations des Français. Mieux : le personnel politique nie la parole du peuple en pleine conscience. Claude Bartolone et les autres méprisent le peuple de France et ne voient en la démocratie qu’un jeu de chaises musicales pour appliquer la même politique en changeant à peu de frais la devanture.

Dans le même esprit, Nicolas Sarkozy a déclaré au sujet du référendum sur la Constitution européenne de 2005, dans son entretien de rentrée accordé au Figaro Magazine, que « …tous les sujets ne se prêtent par au référendum. Il faut que la question soit simple, que les citoyens puissent y répondre par oui ou par non. La Constitution européenne et ses 448 articles ne se prêtaient nullement à une réponse binaire. »

Pour les caciques de l’UMP et du PS, les Français sont assez intelligents pour les élire mais trop bêtes pour se prononcer sur des sujets majeurs qui engagent leur avenir. L’immigration et les questions de souveraineté seraient des questions de trop haut niveau pour les veaux que nous sommes, incapables de réfléchir avec suffisamment d’humanisme pour les uns (« gauche ») ou d’expertise technique pour les autres (« droite »).

Nul doute que l’on ne nous demandera pas, non plus, notre avis sur l’arrêt du trafic aérien en direction – et à destination – des pays touchés par le virus Ebola. On ne nous interrogera pas, non plus, sur la déchéance de nationalité des djihadistes « français », sur le mariage homosexuel et la GPA, ou sur la réforme du rythme scolaire.

Dont acte. Puisqu’on nous dénie le droit de nous prononcer sur les enjeux prioritaires pour l’avenir de nos enfants (sécurité, immigration, construction européenne, mœurs) et que l’on ne nous autorise qu’à participer au jeu de la démocratie dite « représentative », faisons des prochains scrutins des plébiscites contre les politiciens irrespectueux depuis trop longtemps au pouvoir.

 

Commentaires :

Il n'y avait qu'à voir l'émission de Frédéric Taddéi ,hier soir pour comprendre à quel point on se fout de nous .Pour essayer de contrer Eric Zemmour, on a réuni un aréopage de philosophico-historico-soc iologico cornichons ,dont on se demande combien il leur faut de temps pour désigner une baguette de pain quand ils rentrent dans une boulangerie.Manifestement,  seul Zemmour avait compris que l'auditoire était composé de Français lambda ,en pantoufles sur un canapé,les autres se croyaient devant un jury de thèse .
Quel mépris pour les sans -dents!


Les robots absorbés par leur téléphone, qui se réveillent uniquement devant le foot qui se gorgent de bière et de pizza , qui n'attendent que les RTT et j'en passe, nous tirent vers le bas... ils n'en ont rien à faire de la décadence de la France ils abusent des avantages jusqu'à ce que toutes les caisses soient vides et après eux le déluge !!! Ces malfrats qui nous gouvernent alimentent cet état d'infantilisme pour mieux nous gruger et se goinfrer à nos dépens. Réveillons-nous !!!! Descendons dans la rue et virons toutes ces sangsues d'en Haut et d'en Bas .
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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 22:47
Temps de travail : les fonctionnaires trop laxistes, pour l'institut Montaigne

 

 

 

(Boursier.com) — L'Institut Montaigne, un "think tank" libéral, revient à la charge ce matin sur le temps de travail des fonctionnaires. Dans un rapport cité par 'Les Echos' du jour, l'institut pointe des "pratiques laxistes", qui conduisent à une faible durée effective du travail. Il préconise de meilleurs contrôles et une hausse de la durée légale du travail, en particulier dans les collectivités locales, où les dérives sont les plus frappantes...

La Cour des Comptes avait déjà préconisé en 2013 et en juin 2014, d'augmenter le temps de travail effectif des fonctionnaires, épinglant plus particulièrement les régimes dérogatoires et l'absentéisme élevé dans les collectivités locales...

38 heures, voire à 40 heures par semaine

L'Institut Montaigne préconise de relever la durée légale du travail de 35 à 38 heures, voire à 40 heures dans la fonction publique. Une telle mesure, si elle était réalisée sans hausse de salaire, permettrait à elle seule de diminuer de 7 milliards d'euros les dépenses annuelles de l'Etat, en réduisant les besoins d'embauches, estime l'institut Montaigne.

L'Institut déplore le manque de transparence et le maquis de règles dans les administrations. Ainsi, les données sur la durée du travail des fonctionnaires ne sont pas "disponibles et accessibles". La seule statistique nationale est celle de l'OCDE, selon laquelle, en 2010, les fonctionnaires français travaillent 1.573 heures sur l'année, soit quelque 120 heures de moins que la moyenne européenne.

Si certains régimes dérogatoires sont justifiés (travail du dimanche et de nuit, qui ouvrent droits à des congés supplémentaires), l'Institut Montaigne appelle à un contrôle accru  du temps de travail effectif... Actuellement, le cadre trop souple conduit à un problème général de durées effectives du travail inférieures à la durée légale, notent les rapporteurs. "La durée effective du travail se trouve réduite par un manque de suivi et des pratiques laxistes", regrettent-ils.

Absentéisme très élevé

L'absentéisme dans les collectivités locales apparaît particulièrement préoccupant, avec 23,6 jours d'absence par agent pour raison de santé en 2011, et près de 30 jours pour les seuls agents des régions ! Ces chiffres sont "en nette progression" constate le rapport, qui s'étonne aussi de l'écart "assez évocateur" entre le  nombre de jours moyens d'absence pour maladie ordinaire entre les agents titulaires et les agents non titulaires sur emploi permanent, ces derniers s'absentant moins souvent... Les experts prônent "des mesures fortes et notamment l'indexation de la dotation de l'Etat aux collectivités locales sur la durée effective de travail des agents".

Par ailleurs, le rapport rappelle les abus pointés par la Cour des comptes dans la Police nationale (récupérations excessives notamment) ou les pratiques d'heures supplémentaires fictives et de dispenses dans l'Education nationale. Enfin, l'institut Montaigne s'alarme de la "bombe à retardement" que représentent les comptes épargne-temps accumulés dans les hôpitaux français...

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 08:17

Bd Voltaire Gabrielle Cluzel

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Le 7 octobre 2014
Plus qu’elle n’embarrasse la droite, LMPT la recompose. Ou la recomposera à plus ou moins brève échéance.
       
        

« La Manif pour tous embarrasse la droite », lit-on dans la presse. Elle embarrasse comme « le soldat belge » qui monte la faction. Elle est franche, courageuse et butée. On ne la soudoie pas, on ne l’impressionne pas, on ne la fait pas fléchir, fût-on roi des Belges ou ancien président de la République. Vous ne voulez pas abroger la loi Taubira ? Retirez-vous, vous ne passerez pas.

Elle fait souffler un vent de fraîcheur sur la droite, pas seulement par la jeunesse de ses manifestants, mais par l’honnêteté simple, sans détour, qu’elle oppose à un monde politique roué, au discours contourné et frileux comme un vieillard : alors, vous l’abrogerez, cette loi ?

Avant, c’était bien, pour la droite. Avant LMPT, quand elle pouvait laisser dire qu’elle était conservatrice, sans plus s’avancer. Sur un malentendu, on pouvait trouver à s’entendre. Oui, la droite était conservatrice. Conservatrice de son patrimoine, de son confort, de ses valeurs… en Bourse. Car pour les autres…

Puis est arrivée LMPT, rien que pour l’embêter. Il faut se prononcer. Pour ou contre. Oui ou non.

On tente de raisonner : « Ce n’est ni souhaitable, ni possible », affirme NKM. « Il y a déjà des gens mariés, on ne peut pas démarier. » Et alors ? Mitterrand a-t-il refusé d’abolir la peine de mort au motif que l’on ne pouvait pas ressusciter ?

On tente de marchander : le mariage, non, mais on luttera contre la GPA. Comme si l’autre n’était pas le corollaire inévitable de l’un. Comme si les homosexuels ne se mariaient que pour la pièce montée et la folle soirée sur le dance floor. Comme si « mariage pour tous » n’impliquait pas « mêmes droits pour tous ».

On tente de rassurer sans se mouiller, à l’instar de Nicolas Sarkozy : Il affirme qu’il va « réécrire ». C’est-à-dire, écrire autrement. Donc, instaurer un mariage pour tous différent. Mais un mariage pour tous quand même.

LMPT ne s’en contentera pas. Comprenez bien, elle ne pourrait plus se regarder dans la glace. Car elle a mis la barre haut, y compris pour elle-même. Elle a dit « on ne lâche rien », et ce « rien » sous-tend tout. Certains, dans ses rangs, sympathisants UMP « depuis toujours », continuent d’espérer. Veulent croire, par exemple, qu’ils arriveront à arracher un semblant de promesse à Nicolas Sarkozy, à force de persuasion et de menaces. Christine Boutin n’a-t-elle pas prévenu à plusieurs reprises qu’il risquait, faute de s’engager, de perdre nombre d’électeurs ?

Mais une chose est de ne pas être favorable à une loi avant qu’elle ne soit passée, une autre de l’abroger une fois qu’elle est votée. Pour tenir dans l’ouragan que cette abrogation ne manquera pas de susciter dans certains milieux « qui comptent », il faudra une conviction forte et intime, une volonté inébranlable, pas seulement y avoir été poussé dans le dos.

Plus qu’elle n’embarrasse la droite, LMPT la recompose. Ou la recomposera à plus ou moins brève échéance. Elle est un phare dans la nuit autour duquel viennent se rassembler certains, et dont s’éloignent les autres. Soit ce qu’elle défend est accessoire, et dans ce cas les élus UMP qui étaient là dimanche peuvent rester dans la même embarcation que Bruno Le Maire et NKM parce qu’on ne va pas se fâcher pour la couleur des rideaux, soit le combat LMPT est un peu plus que cela, et dans ce cas les élus – qu’ils soient du FN, du PCD ou d’ailleurs – qui marchent depuis deux ans de concert avec eux leur sont désormais infiniment plus proches. Et il va falloir songer à plonger.

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J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

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