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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 17:48
Par Les Echos | 25/03 | 15:20 | mis à jour à 16:36

 

Jérôme Safar, arrivé deuxième dimanche derrière le candidat d’Europe Ecologie-Les Verts et du Parti de Gauche, a décidé de maintenir sa liste pour «gagner». La direction d’EELV demande au PS de retirer son investiture.

Quare candidats s’affronteront pour le second tour des municipales à Grenoble.

Vers une quadrangulaire à Grenoble . Le candidat PS à la mairie de capitale de l’Isère, Jérôme Safar, arrivé deuxième dimanche avec 25,31% a annoncé ce mardi qu’il se maintenait au second tour. « Je prends aujourd’hui la responsabilité et la décision de maintenir la liste que je conduis, avec l’objectif clair de gagner pour l’avenir de notre territoire », a-t-il déclaré devant des militants. Sa déclaration a été accueillie par une salve d’applaudissements de ses colistiers et de militants qui ont crié « Bravo Jérôme » et « On va gagner ».

Une décision qui fait bouillir les écologistes alors qu’Eric Piolle, dont la liste rassemblait notamment EELV et le Parti de Gauche, arrivé en tête avec 29,41% des suffrages, lui avait proposé lundi de faire liste commune au second tour. « Je suis très déçue », « je ne comprends pas », a déclaré à l’AFP Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts. Et de demander au PS de retirer l’investiture de Jérôme Safar.

Avec le maintien du candidat PS, le second tour donnera lieu à une quadrangulaire avec le candidat de l’UMP Matthieu Chamussy, troisième dimanche avec 20,86% des voix, et celle du Front national Mireille d’Ornano (12,56%).

Intervention de Jean-Marc Ayrault

Grenoble « est la seule ville où nous sommes en tête, je suis désolée que la fusion ne se fasse pas localement », a-t-elle déplorée assurant que les états-majors nationaux PS et EELV étaient favorables à une fusion des listes. « Si le PS ne fusionne pas avec nous à Grenoble, ce sera compliqué de nous demander de le faire ailleurs », avait, de son côté, prévenu lundi l’entourage de Cécile Duflot, ministre écologiste du Logement.

Les négociations entre le PS et l’équipe d’Eric Piolle, commencées dans la nuit de dimanche à lundi, ont donné lieu à de longues discussions parmi les socialistes eux-mêmes, partagés entre partisans de la fusion et ceux du maintien au second tour. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault est même intervenu pour rappeler à Jérôme Safar « la nécessité du rassemblement » et tenter de le convaincre de s’effacer. « Ce qui comptait, c’est que le rassemblement s’impose dans la quasi-totalité des villes », indique-t-on à Matignon.

« La réponse sera dans les urnes »

« Il y a une dynamique réelle dans cette ville tout le monde a fait des efforts », a souligné Emmanuelle Cosse, rappelant qu’Eric Piolle « a été très clair en proposant la proportionnelle au candidat socialiste ». « La réponse sera dans les urnes ». « Notre candidat est déterminé à gagner cette ville », a-t-elle assuré.

« La déception d’un homme seul, Jérôme Safar, ne doit pas remettre en cause l’intérêt collectif. C’est l’avenir des Grenobloises et Grenoblois qui est en jeu », a commenté la liste d’Eric Piolle dans un communiqué, en appelant « les démocrates, les républicains, les électeurs socialistes et de gauche, tous ceux qui veulent préparer l’avenir » à voter pour elle.

Dauphin du maire PS sortant Michel Destot, Jérôme Safar a égrené ce mardi toute une série de « points essentiels » sur lesquels sa liste et celle d’EELV et du Parti de gauche divergent : développement économique, urbanisme, logement social, sécurité, culture, sport, etc. « C’est l’avenir de Grenoble qui se joue lors de ce deuxième tour des municipales », a estimé celui qui est actuellement premier adjoint au maire.

Le risque de se retrouver dans l’opposition

En se maintenant au second tour avec 4 points de retard sur la liste EELV-PG, les socialistes prennent le risque de se retrouver dans l’opposition et de n’avoir plus qu’une poignée d’élus au conseil municipal. « Je prends ce risque-là parce que l’honneur et les valeurs passent avant tout. C’est aussi ce qu’attendent nos concitoyens, ils en ont assez des arrangements et des jeux politiciens », a déclaré Jérôme Safar.

En 2008, Michel Destot, élu pour la première fois en 1995, s’était imposé au second tour à l’occasion d’une triangulaire avec les écologistes et l’UMP.

 

 

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 17:33

 

Le Point.fr - Publié le 25/03/2014 à 17:15

Coup dur pour Hollande : la CFE-CGC retire sa signature du pacte de responsabilité pour dénoncer la convention d'assurance chômage ! Interview.

Carole Couvert renverse la table en retirant sa signature du pacte de responsabilité. Au risque de fragiliser un peu plus la politique économique de François Hollande.

Par

 

 

 

 

Après avoir signé le relevé de conclusions du

pacte de responsabilité, la présidente de la CFE-CGC a annoncé lundi matin que le syndicat des cadres retirait sa signature, fragilisant un peu plus la mesure-phare de François Hollande. Carole Couvert explique son revirement par l'issue de la négociation sur l'assurance chômage, qu'elle juge défavorable aux "classes moyennes". Interview.

Le Point.fr : Pourquoi risquer de faire dérailler le pacte de responsabilité à cause du résultat de la négociation interprofessionnelle sur l'assurance chômage ?

Carole Couvert : Ce n'est pas risquer de faire dérailler le pacte de responsabilité. À ce stade, ce pacte est un simple relevé de conclusions entre le patronat et les salariés. On s'est battu depuis le début pour qu'il y ait un volet pouvoir d'achat des classes moyennes dans ce pacte. Et nous avons toujours dit que nous ne signerions pas un chèque en blanc. Encore moins un chèque qui serait là pour améliorer les marges et augmenter les dividendes sans qu'il y ait une logique de partage et de gagnant-gagnant entre les salariés et les entreprises. Nous avons aussi prévenu que nous serions vigilants et exigeants à chacune des étapes de mise en place du dispositif. Or, nous avons retrouvé les mêmes protagonistes, le Medef, la CGPME et l'UPA, une semaine après le relevé de conclusions et nous avons constaté, à regret, que le projet d'accord sur l'assurance chômage se faisait au détriment des salariés de l'encadrement, au lieu d'être dans cette démarche de confiance et d'efforts partagés. À la CFE-CGC, nous n'avons pas l'habitude de défiler dans la rue. Il est exceptionnel qu'on ne signe pas un accord et encore plus qu'on décide de retirer notre signature. Cela ne s'est même jamais vu. Notre geste est un avertissement fort et solennel que le gouvernement et le patronat doivent entendre.

N'êtes-vous pas dans une logique corporatiste plutôt que dans la défense de l'intérêt général sur l'assurance chômage ?

Nous avions proposé d'augmenter le plafond de cotisations salariales (prélevées sur les salaires les plus élevés, NDLR) en échange d'une augmentation du plafond d'indemnisation, ce qui montre bien que nous ne sommes pas dans une logique corporatiste, mais bien de défense de l'intérêt général. Cette proposition a été balayée par le patronat. Nous avions aussi fait des propositions pour augmenter les rentrées financières du régime, notamment au travers d'une surcotisation employeurs sur les contrats à durée déterminée, car ce sont ceux qui coûtent le plus cher au régime, sans être écoutés.

En face, le plafond du délai de carence passe de 75 jours à 180 jours, ce qui va frapper de plein fouet les classes moyennes. Je dis bien les classes moyennes, et non pas les cadres dirigeants ! Les techniciens, cadres et autres ingénieurs sont concernés. Voici un exemple : avec la nouvelle règle de calcul du délai de carence, un cadre payé 4 138 euros brut qui partira en échange d'une indemnité supra-légale de quatre mois de salaire (16 552 euros brut) de la part de son entreprise dans le cadre d'une rupture conventionnelle ne percevra plus aucune indemnité de l'assurance chômage pendant six mois ! Cela pose un problème puisque l'indemnité supra-légale est faite pour réparer un préjudice...

Oui, mais certains salariés et entreprises profitent du dispositif de rupture conventionnelle pour déguiser des départs à la retraite anticipés...

Nous craignons que les entreprises, de manière générale, délaissent la rupture conventionnelle, parce qu'elle ne sera plus intéressante financièrement. Certains employeurs risquent de monter de toutes pièces des dossiers de licenciement, notamment pour faute grave. Ce qui ferait basculer des salariés dans le régime d'assurance chômage sans indemnité légale. On risque de transformer beaucoup de ces cas en contentieux devant les prud'hommes.

Ne craigniez-vous pas de mettre à mal la politique économique du gouvernement en retirant votre signature du pacte ?

Ce que nous avions signé, c'était un contrat de confiance entre employeurs et salariés. La confiance est rompue. On voit bien que la logique du patronat est d'avoir le beurre avec l'allègement des charges, l'argent du beurre sur l'assurance chômage, et maintenant certainement la crémière ! Ce n'est pas acceptable que seuls les salariés fassent les frais des négociations. J'invite tous les salariés de l'encadrement à mesurer ce qui va se passer dans les mois qui viennent. On va paupériser un peu plus les classes moyennes, ce qui va fragiliser la consommation, et risquer la récession. J'ajoute que les salariés doivent être indemnisés en fonction de leur salaire, et non en fonction d'un plafond de l'assurance chômage ! Avec ce qui entre en vigueur, des salariés de l'encadrement vont se retrouver en situation de surendettement en cas d'accident de parcours.

Souhaitez-vous toujours participer à l'observatoire des contreparties du pacte de responsabilité ?

À partir du moment où nous ne sommes pas signataires du relevé de conclusions, cela me paraît délicat. En revanche, nous ne changeons pas de posture : nous allons participer dans toutes les branches professionnelles à l'ouverture des négociations, toujours dans la logique gagnant-gagnant. Nous en appelons directement au gouvernement et au président de la République pour qu'il entende le mécontentement des classes moyennes. Depuis des mois, nous tirons la sonnette d'alarme sur le ras-le-bol fiscal. L'exécutif a pris des mesures pour la compétitivité des entreprises, et c'est bien, mais il faut un vrai signal rapide et fort pour les classes moyennes. Cela passe soit par une baisse de la fiscalité des ménages, soit par une mise en place d'une fiscalité incitative sur la participation, l'intéressement et l'actionnariat salarié grâce à un retour du forfait social à 8 %.

 

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 07:56

 Capital .fr

La justice pourrait laisser le petit avionneur champenois, qui est en redressement judiciaire, être revendu à des intérêts sino-américains.

 

Bizarre, vous avez dit bizarre… Mais quelle mouche a piqué le procureur de la République auprès du tribunal de commerce de Reims ? Vendredi 21 mars, le magistrat a recommandé aux juges de retenir une solution de reprise du petit avionneur Reims Aviation par ASI Innocation. Là, où le bât blesse c'est que ce projet suppose une délocalisation de la construction de ses avions aux Etats-Unis et un transfert de sa technologie en Chine.

Le dossier comprenait pourtant un repreneur mieux disant, qui proposait le maintien de l’activité sur place, notamment l'un soutenu par les cadres de la société. Placée en redressement judiciaire en septembre 2013, l’entreprise, qui construit un à deux exemplaires par an du F406, un bimoteur capable d’emporter 12 passagers et 2 membres d’équipage, a été entraînée l’an dernier dans la déconfiture de sa maison-mère GECI. Avec le soutien d’une majorité de ses 59 salariés et du fonds d'investissement chinois Raydelon General Aviation Company (RGAC), ses dirigeants proposent d’investir 8,5 millions d’euros (3 millions sont déjà déposés en garantie auprès des administrateurs judiciaires pour financer la nouvelle société qui serait créée) avec l’ambition de construire quatre F406 par an sur l'aérodrome de Reims-en-Champagne. Cette solution permet de préserver 47 emplois dans la région.

Mais c’est étrangement l’autre plan qui a les faveurs du parquet. Présenté par ASI Innovation, une PME locale de 14 personnes, ce projet propose d'investir 500.000 euros, de délocaliser la production des F406 aux Etats-Unis chez Continental Motors, une filiale de l'avionneur chinois Aviation Industry Corporation of China (AVIC), qui importerait ainsi la technologie de ces appareils. Autre bémol : seuls 31 emplois seraient maintenus sur place, en vue d'intégrer les systèmes de surveillance et d'assurer la distribution de l'appareil en Europe.

Contacté par Capital.fr, le commissaire au redressement productif, Nicolas Fourrier, dit avoir œuvré pour présenter au tribunal les trois dossiers les plus viables pour l'entreprise, parmi les dix repreneurs qui se sont déclarés. "Il appartient désormais à la justice de faire son travail", commente-t-il.

En attendant le jugement qui sera rendu mardi 25 mars dans la soirée, les syndicats et les candidats à l’élection municipale de la capitale champenoise sont montés au créneau pour demander au gouvernement de sauver Reims Aviation.

Etienne Gingembre (avec Sandrine Chauvin)

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 22:30
Civitas
17 rue des Chasseurs
95100 Argenteuil
  
 Le 31 mars, retirez les enfants des écoles publiques !
 Trois vidéo à diffuser :

 Je lance un appel solennel aux familles de France.
Le gouvernement expérimente en ce moment dans des centaines de classes réparties dans dix grandes régions de France une idéologie du genre qui veut faire croire aux enfants, dès leur plus jeune âge, qu’ils sont en droit de choisir s’ils sont une fille ou un garçon et qu’ils peuvent varier d’avis autant de fois qu’il leur plaira.
Cette absurdité avance notamment sous le couvert d’un programme intitulé ABCD de l’égalité introduit dans les écoles par le ministre Najat Vallaud-Belkacem. Or ce programme, en réalité, n’est pas destiné à favoriser l’égalité entre filles et garçons mais à normaliser l’homosexualité, la bisexualité et la transsexualité parmi les enfants.
En CE1, il est notamment conseillé aux enseignants de faire lire en classe le livre « Papa porte une robe » en vue de permettre à l’enfant, je cite, de « construire sa personnalité ». Des dizaines d’autres livres, de films et de dessins animés servent de matériel pédagogique pour endoctriner les enfants dès l’âge de la maternelle afin de banaliser auprès d’eux l’inversion des normes.

Ces livres et ces films sont généralement écrits ou réalisés par des militants homosexuels. Des représentants d’associations LGBT prennent également la parole dans les écoles. C’est un conditionnement des esprits de nos enfants qui s’organise au profit d’une révolution sexuelle.
Familles de France, allez-vous laisser l’âme de vos enfants être souillée de la sorte ?
Face à un tel péril, quel parent n’aura pas la ferme volonté de protéger ses enfants ?

Parents, vous pouvez et vous devez réagir. Le 31 mars prochain, en signe de protestation, n’envoyez pas vos enfants à l’école publique !
Ce message s’adresse à tous, car nous connaissons tous de la famille, des amis, des collègues, des voisins, dont les enfants sont à l’école publique. Diffusez ce message et contribuez à la protection des enfants de France.

Alain Escada, président de Civitas
Je sais que le gouvernement, les médias du système et les recteurs des écoles prétendront que tout cela est faux. C’est pourtant eux qui vous mentent. Pour vous le prouver, nous avons participé à la réalisation de différentes vidéos au travers desquelles nous vous livrons tous les documents officiels qui confirment ce que nous vous disons.
Cette action est menée à l’appel de différentes organisations, dans le cadre d’une convergence avec le mouvement de Journées de Retrait des Ecoles (JRE).

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 08:04

 C’est le problème quand on a fait pendant deux ans sa Catherine II de Russie dans son village Potemkine, le retour à la réalité fait souvent assez mal.

Il faut croire que tous les gueux, les manants, les gagne-petit qui ont protesté, tempêté, manifesté, pétitionné, mis des bonnets rouges, des gilets jaunes, des polos roses, qui ont brandi des pancartes, agité des calicots, fait des opérations escargots, déversé du fumier, brûlé des portiques, affronté les forces de l’ordre dans l’espoir frénétique perpétuellement déçu d’attirer leur attention, sans compter ceux, et ils étaient sans doute les plus nombreux, qui rongeaient leur frein en silence… les attendaient au tournant. Dans la vie, il suffit parfois d’être patient.

Oui, dimanche soir, pour le gouvernement, c’était la télé sans Ruquier, la télé sans les rires, les copains, les bonnes vannes salaces et les boucs émissaires : On n’est pas couché, mais justement on aimerait bien y aller, là, sous la couette avec un Doliprane après ce grand coup sur la tête.

Alors sans doute, ils s’y attendaient. Sans doute s’y étaient-ils même préparés. Mais cela sent les réparties éculées d’un vieux DVD que l’on a déjà regardé cent fois les jours de pluie. L’effet s’émousse, on les connaît par cœur, pour un peu, comme dans un Louis de Funès, on donnerait la réplique avant eux. Le Front républicain qu’ils jettent comme une tunique de Nessus sur la droite devient rasant, le retour des Dents de la mer, la nouvelle Nuit des morts vivants que promet Jean-Marc Ayrault si d’aventure rien n’endiguait la montée de l’extrême droite font bâiller. C’est toujours comme ça, quand on a vu cent fois le même film d’horreur, on trouve les effets spéciaux un peu gros.

Ils disent de temps à autre qu’il faut « accepter le vote des électeurs » que « les électeurs sont libres de voter pour qui ils le souhaitent »… mais comme une mère dit à son fils d’un ton pincé « après tout fais ce que tu veux, tu es majeur et vacciné » et réfléchit in petto au moyen de lui cacher les clés de son scooter.

Certaines tentent de prendre la tangente, fissa, ni vu ni connu. Un fiasco, quel fiasco ? Cécile Duflot, comme si c’était le moment, tente de faire glisser la conversation sur le sujet de l’asthme des enfants – et pourquoi pas les varices de ma grand-mère –, Marisol Touraine affirme que l’enjeu n’est en rien national, tout est local, juste une question de places de parkings et d’espaces verts sans doute. Najat Vallaud-Belkacem rejette toute la responsabilité sur la droite, qui a banalisé le discours du FN. Certaines font du déni de grossesse, elles font du déni de bassesse. Elles ont d’ailleurs mauvaise mine et l’air un peu nauséeux.

En face, il y a Marine Le Pen avec Henri Guaino. Ils ont des accents graves et résolus, on dirait le proviseur flanqué du prof de maths un jour de conseil de classe : Il y a un moment, Najat Valaud-Belkacem, où il faut regarder la vérité en face, et votre carnet est lamentable… Pour le gouvernement, la fin de la récréation a sonné. On l’a bien vu à la télé.

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 22:43
Lepoint.fr
Remake du soir de l'élection présidentielle ? Juste pour aller voter en Corrèze, et en revenir, François Hollande a "emprunté" un Falcon. Bulletin, mon (très) cher bulletin...
     
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Le bulletin de vote d'un président de la République en exercice a à la fois autant et beaucoup plus de valeur qu'un autre. Autant, puisqu'il n'a qu'une voix, comme tout électeur. Mais beaucoup plus, en ce qui concerne François Hollande : environ 15 000 euros. En effet, bien que parisien pour un bail (éventuellement renouvelable) de cinq ans, le président en exercice a décidé de rester électeur dans son fief électoral de Tulle, en Corrèze.

Bilan de ce caprice télégénique : non pas un aller-retour en iDTGV, mais un trajet en Falcon. Comme au soir de son élection, le 6 mai 2012, finalement, quand il s'était vu reprocher d'avoir utilisé deux Falcon pour rentrer au plus vite de Tulle au Bourget, deux jets loués par le PS à la compagnie de Bruno Perdriel pour la modique somme de 30 000 euros. À chacun son Fouquet's...

Comment éviter de dépenser 15 000 euros juste pour glisser un bulletin dans l'urne quand on travaille et vit à l'Élysée ? Les solutions ne manquaient pas : se faire inscrire sur les listes électorales en Ile-de-France le temps de son mandat, prendre le train, donner une procuration à un ami (ce qui, concédons-le, suppose d'en avoir encore), ou tout simplement utiliser un des ATR 42, excellent biturbopropulseur régional de quarante sièges qui assure trois fois par jour la liaison Brive-Paris pour une somme modique. Encore heureux qu'aucun taquin n'ait, comme pour les moines de Fontgombault, demandé sa radiation des listes électorales de Tulle... Et ça, finalement, cela aurait été normal, et beaucoup moins cher pour les contribuables !

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 08:55
Entretien avec Pierre-Alexandre Bouclay
Aucun des deux camps n’a intérêt à voir se prolonger la crise ukrainienne

Le 23 mars 2014

Entretien réalisé par Gabrielle Cluzel.

On parle beaucoup, ces jours-ci, des sanctions prises à l’encontre des russes : gel des avoirs, arrêt de la coopération militaire… Concrètement, de quelle réelle capacité de nuisance disposent l’Europe en général et la France en particulier à l’encontre de la Russie ?

L’Union Européenne est divisée sur ces sanctions donc cela les rend, au moins pour les deux premiers séries qui ont été annoncées, légères et peu efficaces. La Pologne et les Pays-Baltes sont en pointe, l’Allemagne est plus réticente et la France… joue la mouche du coche. Paris a une diplomatie inexistante et incohérente : Jean-Marc Ayrault s’est aperçu le 21 février, au moment où le régime de Kiev a basculé, qu’il fallait développer une politique vers l’Europe de l’est. Laurent Fabius, ce même 21 février, est parti de la table des négociations car il avait un rendez-vous en Chine. Quand il y a une guerre civile aux portes du pays, c’est pour le moins léger, de la part du ministre des Affaires étrangères.

Les sanctions sont également limitées parce qu’il y a une forte interdépendance : l’Union Européenne est dépendante du gaz russe à hauteur de 27%. Certains pays sont tributaires à 100 %, l’Allemagne, elle, l’est à 35 % et la France à 14%.

Pour les Russes eux-mêmes, les sanctions sont gênantes mais pas encore dangereuses. Certes, le gel des avoirs « fait mal » car cela frappe au porte-monnaie d’hommes d’affaire russes qui investissent beaucoup en Europe (surtout en Allemagne et en Angleterre) pour se préserver une porte de sortie en cas de problème chez eux avec le pouvoir central… Les interdictions de visa en revanche ne touchent pour le moment que l’entourage secondaire du pouvoir, pas le premier cercle. Diplomatiquement, nous sommes encore dans le registre des escarmouches.

Vous parlez d’interdépendance, ces sanctions ne risquent-elles pas d’être finalement surtout nuisibles pour ceux qui les ont initiées, comme pourraient l’être l’annulation de la vente des Mistral, (comme le suggérait Laurent Fabius), pour la France, et l’arrêt des importations de gaz naturel pour l’Allemagne ?

Concrètement, aucun des deux camps n’a intérêt à voir se prolonger la crise. Les menaces autour du Mistral et du gaz naturel procèdent de l’agitation… Peut-être pourrait-on suspendre la vente du Mistral, jusqu’à un apaisement de la situation, mais certainement pas la refuser, car cela donnerait lieu à un versement de compensations énormes. C’est invraisemblable. Comme est invraisemblable la rupture de contrat d’importation du gaz naturel, l’Allemagne n’ayant pas la possibilité immédiate de trouver un approvisionnement alternatif.

Et puis il ne faut pas oublier que la Russie peut mettre en place une riposte : elle peut déstabiliser la City à Londres, ou nuire au fonctionnement des 400 filiales françaises implantées en Russie (Auchan, Carrefour, Renault, Pernod Ricard, Danone, Alcatel, Club Méd…)

Si l’on continuait dans l’escalade, un troisième train de sanctions de l’UE concernerait l’arrêt des partenariats commerciaux et industriels, notamment pour Gazprom, qui n’a pas les savoir-faire technologiques pour l’extraction du gaz offshore dans l’Arctique ou en Sibérie orientale. Mais encore une fois, personne n’y a intérêt. La Russie non plus, l’UE représentant 50 % des ressources de Gazprom.

Dans cette affaire ukrainienne, quel est l’intérêt de la France ? Quelle partition devons-nous jouer ?

Il faut se placer dans le registre du pragmatisme, pas du sentiment. Il serait néfaste de soutenir l’escalade de sanctions contre Moscou. Pour autant, l’intérêt de la France est d’investir massivement en Ukraine, véritable « Far-East » avec des ressources et des possibilités d’investissements gigantesques. L’Ukraine a besoin de savoir-faire pour l’extraction de son pétrole offshore, de son gaz de schiste (elle en détient la quatrième réserve mondiale), pour exploiter aussi son nickel, son acier, son charbon… Elle possède des usines de nickel, d’acier, d’aluminium, le plus grand chantier naval du continent eurasiatique, à Nikolaev. Celui-ci a été mis en banqueroute par les sociétés russes et attend un repreneur.

Les opportunités commerciales se chiffrent en milliards et il n’y a aucune raison de laisser les Russes ou les autres partenaires européens s’emparer de marchés que nous avons la capacité de saisir.

Hélas, François Hollande a réclamé des sanctions contre la Russie et annoncé qu’il n’y aurait aucun investissement français en Ukraine. Il fallait faire exactement l’inverse !

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 10:42

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Capture d'écran

 Le respect c'est pas automatique ..... 

D'aucuns considèrent qu'il faut le mériter ...

 


 

Le Parisien

 En visite à Grenoble, le ministre de l'intérieur a vivement rappelé à l'ordre un sapeur-pompier qui avait refusé de lui serrer la main. 

 

 

 

La rebuffade a déclenché une colère noire de Manuel Valls. Le ministre de l'Intérieur s'est violemment emporté contre un sapeur-pompier gréviste qui a refusé de lui serrer la main lors d'un déplacement jeudi à Grenoble (Isère). Et la scène filmée par les journalistes du Dauphiné commence à faire les délices des internautes.

«Quand on refuse de serrer la main à une personne, c'est qu'on a perdu ses valeurs», assène sèchement Manuel Valls au soldat du feu avant de lui rappeler «vous n'êtes pas un gamin, vous exercez des responsabilités».


Le ton devient plus tranchant lorsque le ministre, martial,  lance : «je vous invite, devant un ministre de l'Intérieur, un responsable de gouvernement, un représentant de l'Etat, à vous comporter comme un sapeur-pompier, il y a une hiérarchie chez les sapeurs-pompiers, vous devez la respecter !»

«Si je viens, c'est pour dialoguer»

Manuel Valls venait à la rencontre des pompiers de l'Isère, engagés dans un long conflit avec leur direction sur l'augmentation du temps de travail, qui manifestaient sous les fenêtres de la préfecture à l'occasion de sa visite à Grenoble.

«Si je viens, c'est pour dialoguer avec les sapeurs-pompiers, c'est pas pour qu'on refuse de me serrer la main, je suis venu vous saluer», poursuit Manuel Valls en se déplaçant d'un mètre, en direction d'autres interlocuteurs.

«Ça fait quatre mois (NDLR : de conflit), lui explique un pompier pour justifier la colère de ses collègues. C'est urgent, on a besoin de vous». «J'ai entendu, il faut reconstruire», acquiesce un Manuel Valls apaisé qui finit par saluer avant d'être… remercié par les pompiers.

 

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 09:12

Mais où sont les fédérations de parents d'élèves ??


 

 

Bd Voltaire

Une mère de famille

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Le 21 mars 2014
Le dossier pédagogique invite les enseignants à faire rejouer en classe la scène du mariage. De là à parler de propagande homosexuelle, il n’y a qu’un pas.

 

 

La rééducation nationale a encore frappé. Après la diffusion du film Tomboy devant des dizaines de milliers d’élèves, les interventions du travesti David Dumortier dans des classes de primaire, les livres faisant la propagande de l’idéologie du genre (Papa porte une robe et autres joyeusetés), ou encore l’ABCD de l’égalité ayant pour but assumé de déconstruire la complémentarité entre les sexes, place à Moby Dick. Vous savez ce gentil cachalot, ainsi nommé par l’américain Herman Melville, dans son œuvre éponyme de 1851.

Ben oui, mais Moby Dick version moderne, c’est bien autre chose encore, comme je l’ai découvert à mes dépens, ou plutôt à ceux de ma fille, que j’accompagnais en sortie scolaire au théâtre. Intriguée par un article du Courrier des Yvelines, dans lequel des familles musulmanes estimaient qu’il s’agissait d’une pièce à « connotation sexuelle », j’ai voulu en avoir le cœur net. Mais je n’ai eu que des haut-le-cœur.

Je passe sur l’aspect criard et morbide du spectacle pour me concentrer sur l’essentiel. Dès les premières minutes, le chasseur de baleines Ismaël et le cannibale Queequeg dorment ensemble, fument ensemble, et comme Ismaël fume bien, Queequeg lui propose de l’épouser, ce qu’il fait illico avant de l’embrasser sur la bouche, sous les baaaah ! des enfants. Quelques scènes plus tard, Queequeg propose à son ami-mari de lui faire l’amour pour le remercier de paroles gentilles.

Une question qui me taraude : en quoi l’Éducation nationale trouve-t-elle pertinent de montrer à des enfants de 8 ou 9 ans pareille ambiguïté entre relation amicale et relation amoureuse ? Si on voulait mettre de la confusion dans leurs esprits, on ne s’y prendrait pas autrement. D’autant que le dossier pédagogique accompagnant la pièce invite les enseignants à faire rejouer en classe la scène du mariage par les élèves. De là à parler de propagande homosexuelle, il n’y a qu’un pas. Mais alors tout petit le pas !

Ce spectacle m’est apparu clairement inadapté à des élèves de primaire qui, d’ailleurs, ne s’y sont pas trompés : une écrasante majorité l’a trouvé décevant, le ponctuant de « on comprend rien », « c’est long », « pourquoi ils crient tout le temps ? ». Un bon moyen de les dégoûter du théâtre, en somme ! Après la pièce, lors d’une séance de questions/réponses, un enfant a demandé si les acteurs s’étaient embrassés « pour de vrai », et Ismaël a répondu, mal à l’aise : « Euh, oui, mais vite, tu vois, en mettant la main pour cacher ! » Comble de la tartufferie, qui ne fait qu’ajouter le mensonge à l’ambiguïté ! Le théâtre est fini, messieurs, il faut songer à revenir à la réalité !

À Versailles, où cette même pièce était présentée, la directrice du théâtre a expliqué en préambule aux élèves qu’ils allaient voir deux hommes s’embrasser et se marier, mais que cela symbolisait la fraternité entre deux marins car, dans la réalité, le mariage ce n’est pas ça. Furieux, les acteurs l’ont accablée dès la fin du spectacle, estimant que, leur pièce étant validée par l’Éducation nationale, la directrice n’avait pas à dire cela. Comme si ses propos étaient plus déplacés que ceux des acteurs pendant le spectacle…

Quel sera le prochain département ? Peut-être le vôtre ! En tant que maman, j’invite les parents à demander aux enseignants d’annuler cette sortie, en leur apportant par exemple le dvd d’un bon film, pour remplacer ce triste enfumage ! Et si l’école la maintient, prenez un jour de congé et allez vous balader en forêt avec votre enfant ! Nous sommes tous bien occupés, mais il est essentiel d’empêcher quiconque de prendre notre place auprès de nos enfants !

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Published by voxpop - dans La France en résistance
22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 08:00

 

A. Montebourg, B. Hamon,.. étant aux abonnés absents ...

        

(Boursier.com) — Les Atelières de Villeurbanne, ex-employées de Lejaby qui ont monté une coopérative spécialisée dans la confection de lingerie haute-couture, semblent tirées d'affaire... Elles sont en effet parvenues à lever 657.150 euros de fonds auprès de particuliers et d'entreprises. "C'est un exploit. La mobilisation des Françaises et des Français dépasse toutes nos espérances !", écrivent-elles sur leur page Facebook.

 

Au début du mois, les Atelières ont échappé de peu à la liquidation judiciaire... Malgré un carnet de commandes bien rempli, elles peinaient à afficher un chiffre d'affaires suffisant. La présidente fondatrice de la société, Muriel Pernin, avait alors pointé du doigt la Banque publique d'investissement, estimant qu'elle ne les soutenait pas assez... Les ministres Arnaud Montebourg (Redressement Productif) et Benoît Hamon (Consommation) ont fait savoir en fin de journée que la somme récoltée serait complétée par des crédits bancaires, en cours de finalisation, garantis par la BPI...

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J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

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J'ai plus envie de relativiser. >>>>