Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 09:18

neocons
Le 1 décembre 2013
Messieurs du Point, vous avez raison, je suis un vrai néo-con et hélas je ne suis pas tout seul ; nous sommes même une majorité dans ce pays !
       
         

Je ne remercierai jamais assez Le Point pour sa couverture sur les « Néocons ». Grâce à lui, après des années d’errements, je sais comment me définir.

Moi qui, lors de dîners interminables, quand fromages et rouge de Touraine libéraient la parole, ne savais comment me présenter.

Moi qui hésitais entre me dire patriote, populiste, nationaliste ou solidariste, tout en me demandant si ces mots en « iste » reflétaient bien la colère qui m’habitait chaque jour un peu plus.

Moi qui participais poliment à la Manif pour tous en ne voulant d’aucune manière déranger le bon ordonnancement des forces de l’ordre.

Moi qui m’excusais presque devant des fac-similés d’Alexis Corbière d’avoir eu un grand-père mort pour la France pendant la Grande Guerre. Je viens enfin de réaliser ce que j’étais vraiment grâce à cet hebdomadaire : un « néo-con » sans le savoir.

Et pourtant en réfléchissant, cette expression m’allait comme Manuel Valls aux antifas. D’ailleurs, pour être honnête, ce n’était pas le début du mot conservateur qu’il fallait privilégier chez moi mais le mot lui-même, cette insulte de trois lettres que l’on entend si souvent dans mon Sud-Ouest natal.

Car comment justifier, même si je n’ai pas voté pour lui, que M. Hollande soit président de la République et non uniquement du conseil général de Corrèze ?

Comment interpréter le fait que les partis de gauche comme de droite fassent depuis trop longtemps la même politique d’abaissement de notre pays sans que je sois capable de leur dire basta, à la revoyure, cela suffit ?

Comment définir le fait que depuis dix ans je pèse mes mots, moi l’ancienne grande gueule de la gendarmerie alors que l’histoire des pandores risque de s’achever ?

Comment expliquer que j’ai tenté vainement de produire un long-métrage sur Camerone, le fait d’armes de la Légion (bien évidemment, je n’ai jamais trouvé les subsides nécessaires) alors que Jamel Debbouze peut, d’un claquement de doigts, trouver les sommes utiles à des films crachant sur l’armée et ces beaufs de Français.

Comment enfin expliquer que j’ai préféré déménager hors de quartiers « sensibles » et quitter la ligne 13 plutôt que d’apprendre à ma fille à résister aux sarcasmes et aux insultes des « jeunes » dans le métro ?

Certes, messieurs du Point, vous avez raison, je suis un vrai néo-con et hélas je ne suis pas tout seul ; nous sommes même une majorité dans ce pays !

Mais attention, car nous sommes de la race de ces cons qui, exaspérés par les politiciens, excédés par la classe boboïsée, peuvent redevenir intelligents. Oui, ras le bol d’être un gentil, ras le bol de subir en attendant d’être jeté comme un préservatif dans les poubelles du progrès et du mondialisme. Vous avez voulu ironiser sur nous, nous les invisibles, les silencieux, les résignés ; vous n’avez fait que nous réveiller après un sommeil de plus de deux cents ans !

Méfiez-vous : si 2014 est dans quelques jours, 1789 est peut-être pour demain… Aussi, c’est avec fierté que je reprendrai ces deux termes méprisants. Vous nous avez donné, sans le vouloir, notre nouvel étendard !

Oui, nous sommes cette multitude de « petits Blancs », comme le dit Aymeric Patricot, qui subissons mais, attention, plus pour longtemps car prenez garde que le prochain dîner de cons ne vous reste en travers du gosier !

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 07:54

 

 

ENFIN !

 

Un homme politique sensé qui ose envisager


la fin de l'emploi à vie des fonctionnaires


Cette ineptie, cette injustice insupportable.


Ce privilège inestimable et injustifié


dont bénéficient plus de 5 millions de


fonctionnaires.


 

 

 

Cliquer sur le lien

 

Edité par M.V.
le 01 décembre 2013 à 20h42 , mis à jour le 01 décembre 2013 à 20h47.
Temps de lecture
 3min

Partager l'article

 
 

 

  Invité sur France 5, Xavier Bertrand a déclaré vouloir remettre en cause "l'emploi à vie" dans la Fonction publique pour certanes catégories de fonctionnaires.

Le député et ancien ministre UMP Xavier Bertrand s'est prononcé dimanche pour un système où "celui qui rentrera dans la fonction publique n'aura pas forcément l'emploi à vie". "Le statut de la fonction publique ne sera plus garanti à l'avenir aux nouveaux entrants", à part dans les services publics qui remplissent les "missions régaliennes de l'Etat", a proposé, lors de l'émission C Politique sur France 5, Xavier Bertrand, qui a réaffirmé sa volonté d'être candidat à la primaire UMP pour la présidentielle de 2017. "Les policiers, les magistrats doivent garder ce statut. Les agents administratifs dans les différents ministères doivent-ils garder ce statut? Je ne le pense pas" a lancé Xavier Bertrand, qui a été ministre du Travail de 2007 à 2009.

Selon lui, "du jour où vous n'avez plus l'emploi à vie, vous faites une économie immédiate sur les engagements de l'Etat", sur les retraites des fonctionnaires et les pensions de réversion versées à son conjoint. Le maire de Saint-Quentin (Aisne) a donné l'exemple d'infirmières à qui on donnerait le choix de renoncer à leur statut de fonctionnaire pour gagner plus. Xavier Bertrand a aussi qualifié de "totalement artificielle" la baisse du nombre de chômeurs annoncée jeudi, en regrettant que "le chômage de longue durée et le chômage des seniors explosent". "Le gouvernement est en train de siphonner les crédits pour l'apprentissage" pour financer les emplois aidés, essentiels selon Xavier Bertrand dans cette dernière évolution des chiffres du chômage.

Considérant qu'il est impossible "d'inverser la courbe du chômage avec une croissance aussi faible", Xavier Bertrand a envisagé des évolutions majeures du code du travail: une simplification des licenciements pour pouvoir "se séparer d'un salarié plus rapidement, plus facilement", avec des garanties pour le salarié. Sur ce point, l'ancien ministre a regretté qu'en France on ne fasse "pas confiance aux patrons". Il a également demandé une baisse "massive" des charges pour les entreprises, et l'accompagnement des chômeurs, pour "sortir du système où celui qui ne veut pas travailler peut dire non, et il ne se passe rien pour lui".

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 08:12

 

France - 30 Novembre -  2      

Les Français sont 76% à juger certaine ou probable une explosion sociale dans les prochains mois, un chiffre en hausse.

Les Français sont 76% à juger certaine ou probable une explosion sociale dans les prochains mois dans le contexte actuel "marqué par un chômage très élevé et une impopularité record du couple exécutif", selon un sondage Ifop à paraître dans Dimanche Ouest-France.

Dans un climat social tendu où les mouvements de protestations de multiplient, "jamais cette anticipation n'avait été aussi importante puisque nous atteignions 64% en janvier 1998, 66% en avril 2009 et 70% en avril dernier", selon ce sondage.

En hausse

Par rapport à avril dernier, le pourcentage de ceux qui pensent "que nous assisterons certainement à une explosion sociale dans les prochains mois progresse de 8 points pour s'établir à 27% et ceci constitue un signe supplémentaire que la situation sociale est très tendue dans le pays", précise-t-on de même source.

La certitude de la survenue d'une "déflagration sociale" est la plus répandue parmi les 35-49 ans (32% à en être certains et 48% a l'estimer probable, soit 80% au total) et la tranche d'âge à y croire le moins sont les 18-24 ans qui sont quand même 70% à estimer cette explosion sociale certaine ou probable.

"On n'observe pas dans cette enquête de spécificités régionales, comme si c'était la majeure partie de la société qui s'attendait désormais à un mouvement social d'ampleur", note l'institut.

Plus ressenti aux extrêmes

Le risque d'explosion sociale est nettement plus ressenti aux extrêmes, avec 84% de réponses positives chez les sympathisants LO ou NPA et 89% parmi les proches du FN (dont 51% sont certains que ce scénario va se produire), mais aussi dans l'électorat de droite avec 85% de réponse positive à l'UMP et même 89% à l'UDI.

Mais seulement 56% des sympathisants socialistes jugent probable ou certaine une telle issue. Un chiffre en évolution de cinq points par rapport à avril dernier alors que dans le reste de la gauche il a beaucoup plus progressé avec +14 points au Front de Gauche (78% croient aujourd'hui à une explosion sociale dans les prochains mois) et +19 points chez Europe Ecologie/Les Verts (68% désormais à y croire).

Ce sondage a été réalisé du 22 au 27 novembre 2013 par questionnaire auto-administré en ligne sur un échantillon de 2.874 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 22:58

Posted On 30 nov 2013By : Gaïa

 

Le tribunal administratif de Grenoble a enjoint le centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) de servir des repas hallal à ses détenus musulmans au nom de la liberté d’exercer sa religion, a-t-on appris ce mercredi. «C’est une décision très importante, la première fois qu’une juridiction administrative condamne un établissement pénitentiaire à servir des plats hallal aux détenus», a réagi Me Alexandre Ciaudo, du cabinet DGK Avocats.

 En mars dernier, le client de Me Ciaudo, Adrien K., avait demandé au directeur de la prison de permettre aux détenus musulmans de disposer de menus composés de viandes hallal. Le directeur avait refusé de donner suite à cette requête. Adrien K. avait alors saisi le juge administratif. Dans une décision rendue le 7 novembre 2013, la juridiction enjoint le directeur du centre pénitentiaire de proposer «régulièrement» des menus composés de viandes hallal «dans un délai de trois mois». Le tribunal souligne que le principe de laïcité «impose que la République garantisse le libre exercice des cultes» et qu’il ne fait donc «pas obstacle à ce que les détenus de confession musulmane se voient proposer des menus comportant des viandes respectant les rites confessionnels de l’islam». «Pas de surcoût prohibitif pour l’établissement» En refusant de proposer des menus hallal, le directeur de la prison méconnaît en outre les dispositions de l’article 9 de la convention européenne des droits de l’homme qui garantit le libre exercice des cultes, a estimé le tribunal. La distribution de repas hallal n’entraînerait par ailleurs «pas de surcoût prohibitif pour l’établissement» et ne présenterait pas non plus «de difficulté technique particulière», a souligné la juridiction. La direction du centre pénitentiaire n’a pas souhaité faire de commentaire. «C’est une décision qu’on va faire connaître», s’est félicité Nicolas Ferran, responsable juridique de l’Observatoire International des Prisons (OIP). Selon lui, si l’administration pénitentiaire n’applique pas cette décision, «elle risque de se retrouver confrontée à une vague de contentieux».

© Gaïa pour www.Dreuz.info -

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 22:48

 

Entre 17 000 et 40 000 Bonnets rouges se sont rassemblés à Carhaix (Finistère), pour défendre l'emploi en Bretagne. Ils ont été plus nombreux qu'à Quimper, le 2 novembre.

Les Bonnets rouges rassemblés à Carhaix, samedi 30 novembre.Les Bonnets rouges rassemblés à Carhaix, samedi 30 novembre. (FRED TANNEAU / AFP) Par

Mis à jour le 30/11/2013 | 20:47 , publié le 30/11/2013 | 17:11

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop
30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 22:40

LETTRE MENSUELLE de L'ASAF 13/11

> « Ne pas subir » (Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)

> www.asafrance.fr

 

> Madame, Monsieur,

> Veuillez trouver ci-dessous la lettre de l’ASAF du mois de novembre.
Elle rappelle qu’il revient à tous les citoyens et notamment à ceux ayant exercé des responsabilités dans les armées, de contribuer à l’information des Français sur les questions de Défense.
En démocratie, les parlementaires doivent pouvoir bénéficier des connaissances et de l’expérience de leurs électeurs.

Henri Pinard Legry

Président de l’ASAF


 

 

Lettre ASAF 13/11

Défense et armées : ne pas se taire


> Des chefs d’état-major inaudibles

> Au cours du mois d’octobre la commission de la Défense de l’Assemblée nationale a auditionné les différents chefs d’état-major pour s’informer sur la situation de nos armées et connaître les conséquences qu’aurait le vote du projet de loi de programmation militaire 2014-2019 sur les capacités de notre outil militaire et sur la place de l’armée dans la Nation. Combien de médias s’en sont fait l’écho? Bien peu.
Il est vrai que, lors de l’audition du principal responsable militaire, le chef d’état-major des armées, seuls 18 députés étaient présents sur les 70 membres que compte la commission de la Défense !

> Se préparer à l’imprévisible

> Pourtant, il s’agit d’une loi qui va modeler nos forces armées durant les six prochaines années. Or, qui, il y a six ans, aurait pu prévoir tout ce qui s’est passé depuis?
L’engagement croissant de nos forces en Afghanistan et l’embuscade d’Uzbin, les interventions aériennes – avions et hélicoptères - en Libye, le rétablissement de la paix en Côte d’Ivoire, la destruction de groupes narco-terroristes islamistes au Mali, sans oublier le projet d’engagement en Centrafrique. Un fait est certain, tout l’éventail de nos armées a été utilisé : des unités de combat et des équipages entraînés et courageux, mais aussi des matériels que ce soient des avions, des blindés, des canons d’artillerie terrestre et même ceux de la Marine, des drones, des hélicoptères de tous types, des satellites…

> De la même façon, croire que nous pouvons savoir ce qui va se passer dans les six prochaines années est une illusion. Ce que nous savons, c’est que nous ne savons pas et qu’il nous faut une caisse à outils la plus complète possible pour agir au mieux de nos intérêts.
Cela signifie qu’il faut préparer notre armée à faire face à l’imprévu.

> Intéresser et impliquer les Français

> Les interventions des chefs d’état-major devraient faire l’objet d’une large diffusion par les services de communication du ministère de la Défense avec des exemples concrets pour intéresser les Français et les informer sur les capacités de notre armée, les difficultés qu’elle rencontre et les défis qu’elle doit relever.
Les chefs d’état-major ne devraient-ils pas relayer et expliquer dans les médias télévisuels, à une heure de grande écoute, les propos qu’ils tiennent devant les parlementaires en les simplifiant et les illustrant? Qui pourrait s’en offusquer ?

> Comment ne pas lier l’annonce de l’attribution, par le ministre, d’une enveloppe 30 millions d’€ pour limiter la paupérisation accélérée de nos armées à la déclaration du chef d’état-major de l’armée de Terre lors de son audition : « …les coupes budgétaires finissent par porter atteinte aux droits individuels des soldats » ?

> Le devoir d’expression des citoyens

> L’ASAF estime que tous les Français qui ont une grande connaissance et un intérêt pour la Défense doivent contribuer au débat sur cette question essentielle pour notre avenir.
Quoi de plus normal que des officiers, notamment ceux ayant exercé des responsabilités importantes, expliquent ces questions parfois techniques et diffusent des points de vue argumentés y compris quand ils dénoncent des insuffisances ou des ambiguïtés dans les projets gouvernementaux ? Ne doivent-ils pas apporter à la Nation, et notamment aux élus, leurs compétences et leur adresser des analyses pertinentes qui peuvent les conduire à proposer de ne pas voter un projet qui présenterait des insuffisances graves. Dans une démocratie, tous les citoyens sont tenus de participer activement à la vie de la Nation.

> L’armée d’active et les anciens militaires

> L’armée d’active est par nécessité un corps discipliné et hiérarchique dans lequel, cependant, tout subordonné a non seulement le droit mais aussi le devoir de faire connaître son avis à son supérieur. La bonne exécution des missions au combat implique que chaque soldat apporte toute son intelligence et son savoir faire à son chef.
L’expression publique dans l’armée d’active est d’abord du ressort des chefs d’état-major. En effet, ce sont eux qui ont la pleine responsabilité de leur armée, ce qui peut d’ailleurs les conduire à engager la vie des personnels qui leur sont confiés.
C’est donc un non-sens que d’accuser d’autres responsables militaires de s’être tus quand ils étaient en activité et de ne s’exprimer dans les médias qu’après avoir quitté le service actif. En revanche, le devoir de réserve, dont devraient faire preuve, aux yeux de certains, les anciens militaires, ne peut en aucun cas être invoqué pour leur interdire de s’exprimer dans le cadre de débats publics sur des sujets traitant de la Défense. Leur action contribue à maintenir l’intérêt que la Nation porte à son armée.

> L’ASAF estime que ses membres ont un devoir d’expression et doivent contribuer au débat sur la Défense. Leurs propos doivent être marqués par l’exactitude des faits, la rigueur du raisonnement et le sens des responsabilités.
Elle n’acceptera aucune forme de chantage ou de manipulation ; elle dénoncera avec la même vigueur les propos « langue de bois » et les « silences complices ».

Rédaction de l’ASAF - (www.asafrance.fr )

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop
30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 22:35
Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 17:36

 

 

Par Ivan Rioufol le 27 novembre 2013 13h32

Bonne nouvelle : des juges ont décidé de riposter à l’offensive islamiste observable dans les cités. La Cour d’appel de Paris, suivant les arguments du procureur général François Falletti, a confirmé ce mercredi, sous la présidence de Jacques Degrandi, le licenciement pour faute grave de Fatima Afif, qui avait été licenciée en 2008 de la crèche privée (mais subventionnée par l’Etat pour sa mission d’intérêt général) Baby-Loup, à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines). Elle avait décidé un beau jour de porter le voile durant son travail, contrevenant à l’exigence de neutralité du règlement intérieur. Commentant cette décision, l’avocat de l’ancienne employée a fustigé "cette espèce de populisme qu’exprime" une partie de la haute magistrature, ce "courant des pensée qui se sent atteint dans ses racines par la montée du fait religieux". Les accusations d’islamophobie et de racisme devraient suivre, par ceux qui n’acceptent aucune critique sur les comportements publics que veulent imposer les fondamentalistes. Comme le rappelle le couplet d’une chanson qui accompagne la sortie, ce jour également, du film "La Marche", qui retrace la marche des Beurs de 1983 : "D’t’façons y’a pas plus ringard que le raciste/ Ces théoristes veulent faire taire l’islam / (…)". Le texte réclame aussi "un autodafé pour ces chiens de Charlie Hebdo", coupable d’avoir critiqué l’islamisme...

La fumisterie de l’Observatoire de la laïcité est mise au jour avec cette décision. Elle contredit  la déclaration de son président, Jean-Louis Bianco, qui avait assuré, le 25 juin : "La France n’a pas de problème avec sa laïcité". En réalité, comme le rappelle la pédopsychiatre et psychanalyste Caroline Eliacheff, qui a enquêté sur Baby-Loup (1), le "lobby islamique" est particulièrement actif et rencontre peu de résistance, y compris dans ses intimidations et ses menaces. L’auteur raconte comment, après le licenciement de Fatima Afif, rien n’aura été épargné à Natalia Baleato, fondatrice de la crèche en 1991, et à son équipe : appels téléphoniques avec menaces de mort, voitures dégradées, insultes accompagnées de gestes d’égorgement. Tel père qualifie les professionnelles de "menteuses", "connasses",  "racistes", "Françaises de merde". Commentaire de Caroline Eliacheff : "Les coups de boutoir de ceux qui veulent imposer à tous leur ordre social et la lâcheté, l’aveuglement voire le cynisme de ceux qui sont censés défendre les valeurs de la république auront eu raison de cet îlot héroïque de résistance". Le 31 décembre, en effet, Baby-Loup déménagera à Conflans-sainte-Honorine…

Ce sursaut de la justice réveillera-t-il les vigilances assoupies ? "Ce qui s’est passé à Chanteloup-les-Vignes est révélateur de la redoutable capacité de nuisance des discours fondamentalistes", écrit encore l’auteur, qui prend soin de rappeler que "défendre la neutralité dans les lieux d’accueil de la petite enfance n’est pas faire campagne contre l’islam mais contre les dérives se traduisant par une revendication agressive d’imposer un ordre différent". Alors que la gauche lance, à partir de ce soir, une série de manifestations, de marches et de galas contre le racisme et l’extrémisme de droite qui menaceraient la république, il reste à espérer que le "sursaut républicain" souhaité par Harlem Désir, le patron du PS, ne passe pas à côté, une fois de plus, du véritable danger que représente l’idéologie salafiste, ce totalitarisme toléré par les belles âmes. Il est, à vrai dire, peu probable de voir les socialistes en première ligne sur ce sujet de la laïcité, qu’ils ont abandonné au FN. En fin de matinée, le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), à qui je dois d’avoir été mis en examen pour avoir critiqué une de ses opérations de propagande, a qualifié la décision de la Cour de "scandale judiciaire". L’offensive continue.

(1) Comment le voile est tombé sur la crèche, Albin Michel

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 17:26

 

| 
S’entendent-ils parler, ces pompeux qui alertent sur la montée des haines et des intolérances ? Ils sont emplis de ce qu’ils dénoncent. À écouter ces prêcheurs, la France révoltée serait un "déferlement" de beaufs et de néonazis. La gauche, qui aime à dénoncer l’instrumentalisation des peurs par la droite, échafaude un scénario loufoque sur un retour aux années 1930 et à leurs tentations totalitaires. Ces alertes seraient utiles si elles étaient étayées par des faits. Mais rien de tel ne s’observe, sinon chez les professionnels du trucage. C’est, au contraire, un extrémiste de gauche, Abdelhakim Dekhar, convaincu d’un "complot fasciste", qui a tiré sur un photographe dans le hall de Libération. Les éructations du camp du Bien portent en elles ces passages à l’acte irrationnels. Sa "fraternité avec le monde" exclut les Français rebelles qu’il déteste.

Mercredi soir, le PS s’est réuni en meeting autour de Christiane Taubira, promue résistante dans un pays gangrené par le racisme. Cette mise en scène, qui accompagne la sortie du film sur la Marche des beurs de 1983, est un amuse-gueule. La volonté du pouvoir de discréditer l’insurrection civique, coupable de s’affranchir de la pensée lisse, promet d’autres procès en déviationnisme. Ceux qui s’étaient opposés à la Constitution européenne en 2005, défendue par l’unanimisme officiel, avaient essuyé de semblables crachats. Les "bonnets rouges", qui ridiculisent les syndicats incapables de rivaliser dans la mobilisation des indignés, sont déjà qualifiés, au mieux, de poujadistes et de populistes par les Comités de salut public. Dans Le Monde, l’historien Daniel Lindenberg y voit "les héritiers de Maurras" et une "agitation fascisante". Ce n’est qu’un début.

Se réclamer de l’antiracisme suffit à justifier des atteintes à la dignité des personnes et à la démocratie.
Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 14:47

Allez comprendre. François Hollande, jeudi matin, paraît renvoyer aux calendes grecques son objectif d’inverser la courbe du chômage. Il a pourtant déjà entre les mains les chiffres du mois d’octobre, qui seront rendus publics quelques heures plus tard, faisant état d’une baisse du nombre de demandeurs d’emploi : 19 900 en moins.

Où sont les flonflons, la foule en liesse, les congratulations légitimes alors qu’il touche presque du doigt l’improbable objectif ? La gauche ne nous avait pas habitués à tant de réserve.

À moins que François Hollande ait le triomphe modeste du cancre qui a légèrement retouché sa copie avant de la faire signer par ses parents, du chef d’entreprise qui a un tout petit peu toiletté son bilan en transvasant adroitement quelques postes, avant la réunion des actionnaires. Que l’on évite, s’il vous plaît, merci, de s’appesantir sur le brillant résultat, de s’ébaubir en poussant des oh ! et des ah ! d’admiration, car à trop contempler les chiffres, on va finir par les regarder de près… et cela va devenir gênant. Allez, maintenant vous avez vu, enlevez vos pattes de là, on range tout dans le cartable. Ce n’est pas mal, c’est vrai. Mais il faut rester humble, rien n’est gagné.

Et pour cause. Seul le nombre de chômeurs de catégorie A a baissé, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas du tout travaillé durant le mois d’octobre, tandis que celui des chômeurs de catégorie B et C, ceux qui ont travaillé ne serait-ce que quelques heures ou quelques jours dans le mois, lui, continue d’augmenter. Si l’on rapproche cela des multiples radiations auxquelles procède Pôle emploi, on se retrouve dans la situation d’un hôpital qui, pour faire le compte de ses lits occupés, commencerait par tuer quelques malades et exclurait de son inventaire ceux qui ont réussi à se lever au moins une fois, ne serait-que pour se traîner jusqu’aux toilettes. Comme statistique épidémiologique, on fait mieux. Toutes catégories confondues, il y a en réalité 41.500 chômeurs en plus.

Le chômage des jeunes recule, ce serait au moins une bonne nouvelle. Sauf que ce sont eux, précisément, que soutiennent à bout de bras les emplois aidés, les « emplois d’avenir »… Louable, mais artificiel. Les témoignages concordent : chez Pôle emploi, aujourd’hui, n’arrivent pas tant des intérimaires en fin de contrat que des victimes de licenciements économiques. « On touche au dur de l’emploi. Ce sont les CDI qui sont détruits en France », affirme au Parisien Marion Cochard, analyste à l’Observatoire français des conjonctures économiques. Et les prévisions de croissance du PIB ne laissent espérer aucune relance de l’emploi privé, l’autre n’allant hélas pas sans l’une.

Alors, évidemment, on peut tirer la France de son lit de douleur. Faire descendre pour quelques jours, à force d’antalgiques, la fièvre du chômage. Lui mettre du rouge à lèvres et, en cachant les cathéters, la forcer à sourire pour la photo. Mais les autres symptômes sont là, qui n’abusent personne. Même pas François Hollande qui, s’étant lui-même enfermé dans sa rodomontade de courbe inversée avant la Saint-Sylvestre, voit déjà se profiler le spectre du père Noël et tâtonne à présent dans le noir pour trouver l’issue de secours.

Il est le « héros très discret » qui prend le parti de ne pas trop la ramener. C’est en effet plus prudent.

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance

Bienvenue

  • : Le blog de voxpop
  • : Immigration en France : Etat des lieux, réflexion et charte de vote. La France en résistance
  • Contact

CHOISIR 

LA  FRANCE

 

RESISTANCE !

Capture-d-ecran--316-.png 

J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.

J'ai plus envie de relativiser. >>>>