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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 23:05
Publié le 15-02-2014 à 21h33 Mis à jour à 21h39

Selon un sondage Sud Ouest Dimanche, un tiers des Français font confiance à Pôle emploi pour les informer sur les possibilités d'emploi, mais à peine 10% pour leur trouver du travail.

Le faible niveau de confiance exprimé par les Français sur l'ensemble des missions de Pôle Emploi, est assez unanime, quel que soit l'âge, l'activité ou le lieu de résidence. (PHILIPPE HUGUEN/AFP) Le faible niveau de confiance exprimé par les Français sur l'ensemble des missions de Pôle Emploi, est assez unanime, quel que soit l'âge, l'activité ou le lieu de résidence. (PHILIPPE HUGUEN/AFP)
 

A la question, "auriez ou avez vous confiance dans Pôle Emploi pour vous procurer un travail ?", 10% des sondés répondent "oui", 77% "non", et 13% "ne savent pas", selon le sondage à paraître dans Sud Ouest Dimanche, qui trace un parallèle avec un sondage similaire en 1975 sur les missions de ce qui était alors l'ANPE (Agence nationale pour l'Emploi).

Dans une enquête réalisée par l'Ifop en 1975, deux ans après le premier choc pétrolier, 67% des Français faisaient alors confiance à l'ANPE pour leur procurer un travail, soit 57 points de plus qu'actuellement, rappelle l'institut.

L'aspect sur lequel Pôle Emploi conserve un crédit relatif auprès des Français est son aptitude à "les informer sur les possibilités d'emploi": 32% des personnes interrogées disent aujourd'hui lui faire confiance sur ce point (contre 55% qui ne lui font pas confiance).

Seuls 6 % des chômeurs font confiance à Pôle Emploi

Mais là encore, le recul est important, comparé aux 78% qui faisaient confiance à l'ANPE en 1975 sur cette mission d'information.

Enfin, un maigre 21% des Français font aujourd'hui confiance à Pôle Emploi pour les "conseiller dans leur orientation professionnelle" (contre 65% qui ne lui font pas confiance, et 14% qui ne savent pas). En 1975, les Français étaient 51% à faire confiance à l'orientation à l'ANPE sur l'orientation.

Le faible niveau de confiance exprimé par les Français sur l'ensemble des missions de Pôle Emploi, est assez unanime, quel que soit l'âge, l'activité ou le lieu de résidence, relève l'Ifop.

Mais les chômeurs, "les plus susceptibles d'avoir besoin de Pôle Emploi, se montrent les plus défiants": seuls 6% d'entre eux déclarent avoir confiance en Pôle Emploi pour leur trouver un travail (contre 12% des salariés du privé).

Le sondage a été réalisé du 12 au 14 février par questionnaire en ligne, sur un échantillon de 1.011 personnes, représentatif de la population de 18 ans, selon la méthode des quotas.

(Avec AFP)

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 15:22

Lefigaro

ERIC VERHAEGHE - Les intermittents ont appelé à des manifestations le 27 février après la proposition du Medef ce jeudi de supprimer leur régime. Mais pour l'ancien président de l'APEC, François Hollande n'aura de toute façon jamais le courage de s'attaquer à cette fortesse devenue inexpugnable.

Eric Verhaeghe a été président de l'APEC (Association pour l'emploi des cadres) entre 2004 et 2009. Il est également l'auteur de plusieurs ouvrages publiés chez Jacob-Duvernet:

 

La négociation chômage est évidemment l'occasion de monter (une fois de plus) en épingle la question des intermittents du spectacle, qui n'est pas forcément claire pour tout le monde.

● Alors récapitulons d'abord.

Les intermittents du spectacle ont droit à une indemnisation d'une durée très supérieure à leur temps de cotisation. Cette particularité s'explique pour des raisons simples: les intermittents travaillent au cachet, et non à la durée comme les salariés «normaux». Par exemple, la durée d'interprétation d'une pièce de théâtre ne peut se limiter au temps passé sur scène devant le public, qui donne droit au cachet. Il faut y ajouter le temps de répétition, d'apprentissage du texte, etc. Le cachet n'est pas un travail classique.

Tout l'enjeu consiste donc à savoir comment un cachet se convertit en temps salarial. Nous qui sommes férus d'exception culturelle, la question est intéressante, car elle nous oblige en quelque sorte à mesurer concrètement la valeur que nous accordons au temps culturel.

L'application du droit commun aux intermittents permettrait d'économiser entre 300 millions et 1 milliard par an.

Le problème de ce système tient tout entier aux dérives que tout le monde connaît.

D'un côté, les intermittents savent que leur indemnisation sera plus longue que leur durée de cotisation. Certains peuvent donc se contenter de quelques cachets chaque trimestre pour être indemnisés en continu, et faire de l'allocation chômage leur source de revenus la plus stable. La vie d'intermittent se déroule souvent dans un aller-retour permanent entre le cachet et le chômage.

D'un autre côté, les employeurs, c'est-à-dire, pour aller vite, les boîtes de production qui vivent d'aide ou de commande publiques, connaissent parfaitement ce système et demandent, dans la pratique, au système de chômage de les subventionner indirectement. En maintenant des artistes dans le statut d'intermittents au lieu de les recruter en bonne et due forme, elles utilisent l'assurance chômage pour préserver leurs marges de rentabilité.

Ce système de subvention discrète à la production audio-visuelle est évidemment très coûteux. Le patronat avance le chiffre d'1 milliard par an ainsi consacré par les entreprises à l'aide à la culture. Les défenseurs du système évaluent le surcoût à 300 millions. Autrement dit, l'application du droit commun aux intermittents permettrait d'économiser entre 300 millions et 1 milliard par an.

● Pourquoi ne pas le faire?

Deux raisons s'y opposent fortement.

Il faudrait expliquer au gratin médiatique parisien que les repas aux homards, le Champagne en perfusion et les week-ends au Martinez gentiment financés par le contribuable, c'est fini.

D'abord, une raison liée aux intermittents. Tout le monde se souvient du plateau du journal de TF1 envahi par les intermittents il y a quelques années. Les intermittents sont des militants, des communicants, et ils ont donc une capacité d'exister dans la presse qui n'est pas négligeable.

L'autre raison tient aux entreprises qui bénéficient de ce système. Il faudrait expliquer au gratin médiatique parisien que les repas aux homards, le Champagne en perfusion et les week-ends au Martinez gentiment financés par le contribuable, c'est fini. Voilà une annonce «shocking» qui risquerait de troubler le confort de quelques personnalités influentes et de nourrir assez rapidement un Hollande bashing beaucoup plus virulent.

Car, tout d'abord, soyons clairs: les fortunes qui se sont faites dans le domaine de la production audio-visuelle, et tout spécialement chez les présentateurs qui ont créé leur propre structure de production, provient largement de ce système d'intermittents. Par une manipulation intellectuelle et idéologique très réussie, ces quelques bénéficiaires sont parvenus à la sanctuariser au nom de l'exception culturelle française.

Cette forteresse est à peu près inexpugnable aujourd'hui, sauf à faire la transparence sur qui gagne quoi grâce à cette réglementation protectrice. Il faudrait un esprit courageux pour montrer comment l'exception culturelle est une arnaque qui protège quelques producteurs, et qui en tuent bien plus d'autres (ceux qui sont les «outsiders» au sens propre). Mais nous touchons là au sacro-saint esprit de coterie qui étouffe ce pays à petits feux.

    Eric Verhaeghe

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    15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 08:10
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    15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 08:03

    Bd Voltaire

    P. Bilger

     

    Veut-on vraiment, pour riposter au pire, une France de petits inquisiteurs 

     

    Un certain nombre de dérives préjudiciables à la démocratie [...] ont conduit un pouvoir à l’affichage ostensiblement éthique à favoriser une société d’inquisiteurs, une police de la pensée au quotidien. La proclamation exaltée d’une morale gouvernementale – et je ne parle pas que des réactions pour l’affaire Dieudonné, les manifestations de Jour de colère et celle du dimanche suivant, impressionnante et tranquille – non seulement n’a pas entravé la montée de paroles et d’actes racistes, mais les a d’une certaine manière favorisés. Tant dénoncer le pire, sans cesse et avec vigueur, paradoxalement le place au centre du débat républicain et promeut ce qu’il conviendrait d’étouffer par le silence et de combattre par l’action. La politique est l’art de vaincre ce que la parole ne tue pas mais souvent conforte.

    [...] Ces démarches obsessionnellement assenées ont eu pour conséquence d’amplifier ce qu’elles prétendaient détruire. L’indignation suscitée chaque jour par telle ou telle transgression indécente ou illégale suffit largement à le démontrer. C’est donc que cette méthode violemment pédagogique, ces injonctions de maître à des citoyens infantilisés ne parviennent pas à éradiquer de la France d’aujourd’hui le fantasme abusif des années 30 mais surtout les comportements minoritaires, écrits, paroles et gestes qui sont véritablement à proscrire.

    Le caractère hystérique du débat public – à la fois pour « la bonne cause » et par posture politique – aggrave ce qui est à abolir, autant que le pourrait une République respectant la liberté d’expression et une justice qui n’oublierait pas l’État de droit. Mais il a aussi pour effet, ce qui est une conséquence au moins aussi dommageable que la pollution raciste et antisémite, d’avoir légitimé, en même temps que son expression paroxystique et en apparente cohérence avec elle, une France de petits inquisiteurs, de fouineurs médiocres, de tristes sentinelles montant la garde en permanence devant la pensée d’autrui et ce qu’elle pourrait exprimer non pas même de dangereux ou de sulfureux mais de non convenu et de singulier.

    [...] Plusieurs exemples des pratiques de ces justiciers à plein temps.

    Deux membres du Parti socialiste saisissent le CSA parce qu’Alain Finkielkraut, confronté à Manuel Valls, a osé faire allusion aux «Français de souche», et c’est intolérable ! La réplique n’a pas tardé !

    Patrick Cohen s’en prend vigoureusement à Daniel Schneidermann et Frédéric Taddeï. Pourquoi pas ? Mais était-il nécessaire de leur imputer, par pure et injuste polémique, d’avoir suscité une réaction antisémite à son encontre ?

    …] Frédéric Haziza, journaliste sur LCP et à Radio J, a été victime de propos antisémites et a écrit un livre sur l’extrême droite loué, comme un rituel, par les ministres l’évoquant. Ces données l’autorisent-elles à se camper en inlassable dénonciateur et en découvreur, chez les autres, d’un antisémitisme qui leur est étranger ? Ainsi, Éric Naulleau aurait fait le geste de la quenelle. Ainsi, Schneidermann serait « l’idiot utile des dieudonnistes ». Ainsi, Causeur et Élisabeth Lévy auraient interviewé Dieudonné de manière complaisante. Ainsi, j’aurais de « curieux raccourcis de Ilan Halimi à Alain Soral en passant par Heidegger et Céline » et, sur Twitter, au sujet de mon billet sur Soral qu’il suffit de lire pour porter un jugement honnête, il s’interroge : « Complaisance, compromission ou collaboration ? » Je réponds : analyse et liberté.

    [...] Ce monde que la gauche morale est en train de nous fabriquer devient irrespirable. Faut-il accepter, en courbant l’échine, d’hypocrites mises en cause, de piètres suspicions et de médiocres insinuations ? Va-t-il falloir demander, à Frédéric Haziza et à ceux lancés dans une quête éperdue et suspicieuse d’antisémites plus que de racistes d’ailleurs, la permission de penser, d’écrire et de parler ?

    Quel est le pire avenir ?

    Celui de comportements racistes et antisémites qui ponctuellement déchirent une société s’appuyant sur un pouvoir raisonnable et une justice efficace pour les réduire et les condamner ? Ou celui d’une société rendue folle par la multiplication, avec une bonne conscience totalitaire, de policiers de la pensée ?

    Veut-on vraiment, pour riposter au pire, une France de petits inquisiteurs ?

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    14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 13:43

    Lefigaro.fr

    Loi sur la famille, gel de l'avancement des fonctionnaires… Depuis le début de l'année, les dossiers sur lesquels l'exécutif tergiverse se multiplient.

    «Amateurisme». Le mot sort désormais de la bouche de responsables socialistes. Dans les rangs de la majorité, les langues se délient à l'approche des élections municipales. Certains, comme Malek Boutih ou Julien Dray, qui craignent une mauvaise surprise au soir du premier tour, le 23 mars, n'hésitent plus à critiquer ouvertement le gouvernement de Jean-Marc Ayrault. En cause? Les hésitations et reculs qui se multiplient depuis le début de l'année.

    » La loi sur la famille

    Regrettée par Anne Hidalgo ou le ministre Benoît Hamon, la reculade a eu du mal à passer au sein de la majorité. D'autant qu'elle intervient 24h après la Manif pour tous du 2 février: craignant de rouvrir le débat sur la procréation médicalement assistée (PMA), qui ne figure pourtant pas dans le projet de loi sur la famille en préparation, François Hollande choisit de reporter sine die son examen devant le Parlement. S'en suivent trois jours de vive tension, à l'issue desquels Jean-Marc Ayrault finit par approuver l'initiative des députés socialistes, qui ont annoncé leur intention de déposer des propositions de loi sur plusieurs points clés du texte. En l'espace d'une semaine, l'exécutif a donné l'impression d'avoir cédé à la fois la pression de la rue et à la fronde de son propre camp.

    » Le gel de l'avancement des fonctionnaires

    Le 5 février, plusieurs médias, dont Le Figaro, indiquent que le ministre de l'Éducation Vincent Peillon compte proposer le gel des avancements automatiques des enseignants, et au-delà, de l'ensemble des fonctionnaires. Démenti immédiat du ministère. Mais ce mercredi, le patron des députés socialistes Bruno Le Roux, assure sur LCP que le projet est «sur la table»: «Je sais que Bernard Cazeneuve (ministre du Budget, ndlr) envisage ces mesures». Colère de Jean-Marc Ayrault le lendemain, sur Europe 1: «Ce n'est pas vrai. Pourquoi annoncer de fausses nouvelles? On n'est pas dans le concours Lépine des économies. Je ne suis pas favorable à la baisse du pouvoir d'achat des fonctionnaires». Suite à quoi Bruno Le Roux est obligé de se rétracter dans les colonnes du Monde: «Je ne sais pas si cette question est à l'étude. On me dit qu'elle ne l'est pas et elle n'a pas à l'être»…

    » Le travail du dimanche

    Le 30 décembre, le gouvernement signe un décret autorisant les magasins de bricolage à ouvrir le dimanche jusqu'à l'été 2015, le temps de légiférer sur ce sujet sensible. Mais le Conseil d'État, saisi par les syndicats, suspend ce mercredi l'exécution du texte, dont il remet clairement en cause la légalité. Immédiatement, Matignon veut rassurer les professionnels en promettant une nouvelle mouture du décret «dans les plus brefs délais», laissant entendre qu'il ne suffit que de supprimer la limitation dans le temps du décret pour se mettre en conformité avec la décision du Conseil d'État. Mais le gouvernement devra probablement édulcorer sa position, car la plus haute juridiction administrative a également jugé que l'ouverture des magasins le dimanche est de nature à porter atteinte au droit au repos hebdomadaire, reconnu par la Constitution.

    » Les taxis

    S'ils sont peu nombreux, leur grogne est visible. Les 55.000 taxis de l'Hexagone sont en colère depuis 2013 contre ce qu'ils estiment être une concurrence déloyale, notamment à Paris: les véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC). Ces deniers ont tout du taxi, sauf la coûteuse licence, qui peut valoir jusqu'à 200.000 euros. À l'issue d'un premier mouvement d'humeur, à l'automne 2013, le gouvernement consent à établir un délai de 15 minutes entre la réservation de la course chez un VTC et la prise en charge du client. Les taxis, à demi satisfaits, maintiennent la pression et, le 13 janvier, une première manifestation donne lieu à des violences.

    Début février, les VTC font suspendre le décret des 15 minutes devant le Conseil d'Etat: les manifestations reprennent. Près de 800 taxis mènent une opération escargot à Roissy, 300 à Orly. La grève devient reconductible. Des actions spontanées conduites par quelques dizaines de voitures perturbent fortement la circulation de la capitale. Le mouvement ne faiblit pas, malgré les gardes à vue des chauffeurs perturbateurs. Le gouvernement, finalement, cède, et gèle les immatriculations des VTC pendant deux mois, soit la durée de la médiation engagée pour réconcilier et trouver un accord entre les deux parties prenantes.

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    Published by voxpop - dans La France en résistance
    14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 09:09

    Bd Voltaire Alain de Benoist

    Le 13 février 2014

    Entretien réalisé par Nicolas Gauthier.

    Alors que François Hollande vient tout juste d’annoncer, depuis les États-Unis, une accélération des négociations concernant le Grand marché transatlantique (GMT), Alain de Benoist revient pour Boulevard Voltaire sur les conséquences dramatiques d’un tel Traité…

    Le GMT, gigantesque zone de libre-échange entre l’Europe et les États-Unis, est le grand projet du moment. Mais les médias n’en parlent que fort peu. Pourquoi ?

    Parce que l’opinion est tenue à l’écart, et que les négociations se déroulent à huis-clos. C’est pourtant une affaire énorme. Il s’agit en effet de mettre en place, en procédant à une déréglementation généralisée, une immense zone de libre-échange, correspondant à un marché de plus de 800 millions de consommateurs, à la moitié du PIB mondial et à 40 % des échanges mondiaux. Le projet porte le nom de « Partenariat transatlantique de commerce et d’investissements ». S’ajoutant au « Partenariat transpacifique » également lancé en 2011 par les États-Unis, il vise à créer la plus grande zone de libre-échange du monde grâce à une vaste union économique et commerciale préludant à une « nouvelle gouvernance » commune aux deux continents.

    En créant une sorte d’OTAN économique, l’objectif des Américains est d’enlever aux autres nations la maîtrise de leurs échanges commerciaux au bénéfice de multinationales largement contrôlées par leurs élites financières. Parallèlement, ils veulent contenir la montée en puissance de la Chine, aujourd’hui devenue la première puissance exportatrice mondiale. La création d’un grand marché transatlantique leur offrirait un partenaire stratégique susceptible de faire tomber les dernières places fortes industrielles européennes. Elle permettrait de démanteler l’Union européenne au profit d’une union économique intercontinentale, c’est-à-dire d’arrimer définitivement l’Europe à un grand ensemble « océanique » la coupant de sa partie orientale et de tout lien avec la Russie.

    Ces négociations se font à haut niveau, sans que les gouvernements concernés aient leur mot à dire. Nouvelle défaite du personnel politique ?

    La « libéralisation » totale des échanges commerciaux est un vieil objectif des milieux financiers et libéraux. Le projet de grand marché transatlantique a discrètement mûri pendant plus de vingt ans dans les coulisses du pouvoir, tant à Washington qu’à Bruxelles. Les premières négociations officielles se sont ouvertes le 8 juillet 2013. Les deuxième et troisième rounds de discussion ont eu lieu en novembre et décembre derniers. Une nouvelle réunion est prévue à Bruxelles en mars prochain. Les partenaires espèrent parvenir à un accord d’ici 2015. Les gouvernements européens ne sont pas partie prenante aux discussions, qui sont exclusivement menées par les institutions européennes. Les multinationales y sont en revanche étroitement associées.

    Sachant qu’à l’heure actuelle, quelque 2,7 milliards de biens et de services s’échangent déjà tous les jours entre l’Europe et les États-Unis, la suppression des derniers droits de douane va-t-elle vraiment changer quelque chose ?

    La suppression des droits de douane n’aura pas d’effets macro-économiques sérieux, sauf dans le domaine du textile et le secteur agricole. Beaucoup plus importante est l’élimination programmée de ce qu’on appelle les « barrières non tarifaires » (BNT), c’est-à-dire l’ensemble des règles que les négociateurs veulent faire disparaître parce qu’elles constituent autant « d’entraves à la liberté du commerce » : normes de production sociales, salariales, environnementales, sanitaires, financières, économiques, politiques, etc. L’objectif étant de s’aligner sur le « plus haut niveau de libéralisation existant », « l’harmonisation » se fera par l’alignement des normes européennes sur les normes américaines.

    Dans le domaine agricole, par exemple, la suppression des BNT devrait entraîner l’arrivée massive sur le marché européen des produits à bas coûts de l’agrobusiness américain : bœuf aux hormones, carcasses de viande aspergées à l’acide lactique, volailles lavées à la chlorine, OGM (organismes génétiquement modifiés), animaux nourris avec des farines animales, produits comportant des pesticides dont l’utilisation est aujourd’hui interdite, additifs toxiques, etc. En matière environnementale, la réglementation encadrant l’industrie agro-alimentaire serait démantelée. En matière sociale, ce sont toutes les protections liées au droit du travail qui pourraient être remises en cause. Les marchés publics seront ouverts « à tous les niveaux », etc.

    Il y a plus grave encore. L’un des dossiers les plus explosifs de la négociation concerne la mise en place d’un mécanisme d’« arbitrage des différends » entre États et investisseurs privés. Ce mécanisme dit de « protection des investissements » doit permettre aux entreprises multinationales et aux sociétés privées de traîner devant un tribunal ad hoc les États ou les collectivités territoriales qui feraient évoluer leur législation dans un sens jugé nuisible à leurs intérêts ou de nature à restreindre leurs bénéfices, c’est-à-dire chaque fois que leurs politiques d’investissement seraient mises en causes par les politiques publiques, afin d’obtenir des dommages et intérêts. Le différend serait arbitré de façon discrétionnaire par des juges ou des experts privés, en dehors des juridictions publiques nationales ou régionales. Le montant des dommages et intérêts serait potentiellement illimité, et le jugement rendu ne serait susceptible d’aucun appel. Un mécanisme de ce type a déjà été intégré à l’accord commercial que l’Europe a récemment négocié avec le Canada.

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    Published by voxpop - dans La France en résistance
    14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 08:55

    gay-queer-trans
    Le 13 février 2014
    Cette Éducation nationale qu’on soupçonnait déjà de ne rien transmettre, ne transmet-elle pas en réalité pire que rien ?
           Bd Voltaire , G Cluzelle
             

    « Travesti dans une école : des parents très choqués » titrait hier Le Figaro. On s’étonne. On s’étonne car à dire vrai, David Dumortier, le poète travesti dont l’intervention auprès de CM1 à Versailles vient de provoquer des remous, a déjà été vu dans nombre d’écoles primaires à travers toute France : Le Gers, les Charentes, le Berry, les Ardennes, la région parisienne… Il suffit pour en avoir confirmation de consulter sur internet la presse locale.

    Et David Dumortier n’intervient pas à l’école pour dispenser des cours de maths. Non, il vient là pour évoquer ses thèmes de prédilection : la poésie et les travestis. Ce dernier sujet d’exploration, étant, tout le monde, en conviendra, spécialement adapté aux 7-11 ans. Sans doute David Dumortier n’évoque-t-il pas avec eux son dernier roman, autobiographique, intitulé sobrement Travesti dont Marie-Claire nous dit que « de mots crus en images hard, du cynisme le plus abrupt aux vacheries les plus cinglantes, [il] ne recule devant aucune vérité, aucune dureté, aucune noirceur », mais il aborde le « transgenre » par son petit album Mehdi met du rouge à lèvres et ne dédaigne pas, à l’occasion, les allusions scatologiques comme dans cet extrait de Clarisse, texte « sélectionné pour les écoles » par le ministère de l’Éducation nationale : « (…) Clarisse pose son doigt partout. Elle s’est brûlée en introduisant son index dans le petit trou de la cuisinière, hier elle s’en est mis un dans le derrière puis elle a senti son odeur(…) »

    À Versailles, il y a eu des « parents très choqués ». Ça alors… Parce qu’à Versailles, on doit être « crédule et peu éduqué », comme dans les ZEP de Jour de Retrait de l’École ? Le Figaro rapporte qu’on les a, eux aussi, « convoqués ». Allez hop, les Versaillais, dans le même sac que les tsiganes, les turcs et les maghrébins. Le gouvernement aura au moins réussi ce vivre ensemble-là. Mais certains parents ont préféré se taire : « On ne veut pas être traités d’homophobes… » Car que peuvent-ils dire, au juste, avec ce flingue « homophobie » sur la tempe, dont le moindre mot malheureux peut d’un coup actionner la gâchette ?

    Ils peuvent au moins réclamer la vérité. La transparence. À aucun moment, les parents n’ont été prévenus de l’intervention dans la classe d’un tiers appelé David Dumortier. Ce sont les enfants, le soir, qui ont vendu la mèche. Comme dans d’autres écoles primaires, d’autres parents n’ont jamais été prévenus, ainsi qu’en témoigne une mère de famille sur le site de Famille Chrétienne, de la projection du film Tomboy sur le « transgenre ». Les parents seraient donc tenus à l’écart ? On leur demanderait une autorisation pour prendre en photo leurs enfants, mais pas pour les prendre en otage ? N’auraient pas le droit de savoir ? Savoir si cette Éducation nationale qu’ils soupçonnaient déjà, au vu de ses performances, de ne rien transmettre, ne transmet pas en réalité pire que rien ? Si, en plus de ne pas apprendre, elle ne « désapprend » pas aux enfants les quelques certitudes objectives acquises à la naissance, comme le fait qu’ils sont fille ou garçon ? Si plutôt que les faire grandir, elle ne les fait pas régresser au stade anal ?

    La théorie du genre est une rumeur, les interventions de militants LGBT à l’école sont une invention, mais des enfants regardent Tomboy sur les horaires scolaires, des travestis interviennent sur l’ambivalence de sexe, et, dans un communiqué, l’association MAG jeunes LGBT se plaint d’avoir vu, ces derniers jours, 11 interventions « scolaires » annulées en Ile-de-France quand elle en compte, pour l’an passé, 122 à son actif… Il y a pire que la politique actuelle du gouvernement. Il y a son refus de l’assumer.

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    Published by voxpop - dans La France en résistance
    13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 22:17

     

    Le Jeudi 13 février 2014 11h46, Catherine Goyard - Avenir de la Culture <avenirculture@gmail.com> a écrit :
    Bonjour !
    Ce matin, votre fille de 8 ans a glissé dans son slip un pénis qu’elle a fabriqué avec de la pâte à modeler. Le but ? Faire comme Laure, l’héroïne du film Tomboy, qu’elle vient de voir à l’école.
    Tomboy est l’histoire d’une petite fille de 10 ans qui se fait passer pour un garçon et finit  par embrasser sa copine, Lisa, sur la bouche… Ce document de propagande ignoble a déjà été visionné par 46 000 élèves de CE2, CM1 et CM2 !
    Tomboy est lauréat des Teddy Awards qui récompensent les films traitants des sujets LGBT. Alors qu’il nie vouloir imposer l’idéologie du Genre, M. Peillon impose cette abomination à vos enfants !
    Réagissez immédiatement ! Faites cesser la diffusion de Tomboy ! Signez la pétition adressée au Ministre de l’Education Nationale !
    Vos enfants vont à l’école pour apprendre à lire et à compter.  Pas pour se faire laver le cerveau par le lobby LGBT des Lesbiennes-Gay-Bisexuels et Transsexuels !
    Outre la promotion de l’homosexualité, le film Tomboy comporte une scène de nudité intégrale. Les jeunes spectateurs voient l’héroïne sortir nue de la baignoire afin qu’ils comprennent qu’elle est bien une fille !
    La réalisatrice, Cécile Sciamma, a avoué à TV5-Monde avoir voulu faire « un film qui milite à un endroit où ça allait fonctionner…il faut toucher un maximum de gens avec des messages subversifs et politiques ».
    Avec ce gouvernement, l’école devient un lieu de propagande pour les idéologies les plus folles !
    On vous a menti honteusement ! L’idéologie du Genre existe ! Et ce sont vos enfants qui en sont les victimes !
    Ne laissez pas Vincent Peillon continuez son œuvre de démolition de la jeunesse ! Empêchez-le de corrompre vos enfants !
    Submergez dès maintenant de cartons rouges le ministère de l’Education Nationale. Signez la pétition adressée à Vincent Peillon. Merci !
    Ensemble nous ferons reculer ce gouvernement
    Catherine Goyard
    Présidente d'Avenir de la Culture
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    Published by voxpop - dans La France en résistance
    13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 22:13

     

    COMMUNIQUE DE PRESSE
    de Jacques MYARD
    Député de la Nation
    Maire de Maisons-Laffitte
    Président du Cercle Nation et République


     

    Le 12 février 2014


    A/S : F. Hollande aux Etats-Unis : alignement de la France ?

    C’est avec stupeur que Jacques Myard a entendu les propos tenus par le président Barak Obama, lors de la conférence de presse, parlant de la France et de l’Angleterre en ces termes : « j’ai deux filles et elles sont toutes les deux splendides » (« I have two daughters and they are both gorgeous »).

    Ces propos, que F. Hollande s’est gardé de relever, sont inacceptables. Ils montrent avec quel ton de paternalisme condescendant le président des Etats-Unis considère la France et l’Angleterre.

    Si nous sommes les alliés des Etats-Unis et oeuvrons ensemble contre le terrorisme, à l’évidence la France est alignée sur la puissance américaine comme on le voit pour le conflit syrien.

    Cette situation d’inféodation aux Etats-Unis va contre nos intérêts et montre combien le Gouvernement de F. Hollande a rabaissé la France sur le plan international.

    Voilà où nous mène le Président «normal» F. Hollande !

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    Published by voxpop - dans La France en résistance
    13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 14:50
    Prendre le temps de lire tous les résultats,
    afin de prendre conscience de l'immensité du désavoeux !

    François Hollande et son gouvernement toujours plus impopulaires
                 

    Selon un sondage YouGov pour i>TELE et le Huffington Post, les opinions défavorables du Président et de son gouvernement sont en hausse de 4 points en février, et atteignent respectivement 77% et 80%.

    Dans cette enquête réalisée sur internet entre le 6 et le 10 février auprès de 1.100 personnes représentatives de la population française et selon la méthode des quotas, les opinions défavorables du Président et de son gouvernement sont en hausse.

    François Hollande paierait les rumeurs sur sa liaison avec l’actrice Julie Gayet et le discrédit international qui été prêté à la France sur cette affaire. Le gouvernement quant à lui subirait les conséquences de la non-inversion de la courbe du chômage ainsi que de son recul sur la réforme de la loi Famille.

    L’état de l’économie inquiète les Français

    A l’échelle nationale, le chômage et l’emploi restent la première préoccupation des Français (38%), suivies désormais de la protection sociale (13%), qui passe devant les impôts (12%) et la dette, les finances publiques ou encore l’immigration (tous deux à 8%).

    Pour connaître l'ensemble des résultats : baromètre & baromètre des personnalités

    Article rédigé par la rédaction web i>TELE           

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    Published by voxpop - dans La France en résistance

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    J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

    J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.

    J'ai plus envie de relativiser. >>>>