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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 07:51

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Le 20 novembre 2013
              

« On est qualifié ! » « On a gagné ! » « Algérie ! Algérie ! » « Vive l’Algérie ! Vive l’Algérie… et vive la France ! » En écoutant, hier matin, au lendemain de la qualification « historique » des Bleus pour la Coupe du monde, le bulletin d’information de 7 heures 30 sur France Inter, j’ai donc appris que l’équipe d’Algérie avait elle aussi passé l’épreuve du match de barrage et conquis de haute lutte son visa pour Rio de Janeiro en battant l’équipe du Burkina Faso par 1-0 grâce à un but signé Madjid Bougherra.

C’est en effet l’écho tonitruant de cette victoire que l’on pouvait entendre sur le document sonore que diffusait la station. Réalisé à Marseille, cet enregistrement, au demeurant tout à fait sympathique, reflétait fidèlement la liesse populaire qui s’est prolongée une grande partie de la nuit sur le Vieux-Port. Très normalement, la population locale disait ou plutôt hurlait sa joie d’avoir vu triompher les couleurs de son pays d’origine, sans oublier à vrai dire d’exprimer une satisfaction polie après le succès inespéré du onze tricolore.

Une heure et demie plus tard, le Journal de France Inter revenait sur une soirée qui restera gravée dans la mémoire des fans du ballon rond. Mais le document entendu plus tôt avait disparu de l’antenne et les acclamations et les youyous des tifosi algériens avaient fait place aux réactions moins exotiques de Français de souche sur le mode : « On a gagné, bordel ! » « Et un, et deux, et trois zéro ! » « On a gagné putain ! » et autres témoignages de l’inventivité et du patriotisme des autochtones.

Que s’était-il passé ? Se peut-il que quelque autorité haut placée de Radio France ait, pour de hautes raisons politiques, estimé inopportun et contre-productif un reportage qui ne faisait pourtant que confirmer le caractère multiculturel et la réalité multiethnique de la cité phocéenne ? Qu’un gros bonnet de Radio France, qui n’est assurément pas de ces « cerveaux malades » auxquels est interdit l’accès des studios du Quai Kennedy ait craint que la manifestation bruyante de sa joie par l’une des nombreuses communautés d’origine étrangère qui coexistent à Marseille fût du plus mauvais effet à l’approche de l’élection municipale et fît le jeu, je vous laisse à deviner de qui ? Cachez cette diversité que je ne saurais voir, comme dit à peu près Tartuffe.

À défaut de pouvoir ou de vouloir changer quelque chose à la réalité, le plus simple et le plus facile est en effet de la dissimuler et de la censurer. Procès d’intention, et sans preuve ? Le soupçon ne nous en viendrait même pas à l’esprit si depuis longtemps France Inter n’avait tourné le dos au principe de neutralité et au respect du pluralisme qui devraient être la marque d’une radio de service public pour devenir, du matin au soir, le véhicule d’une propagande à sens unique dont elle gave ses auditeurs. Ce n’est pas sans raison que, pour la deuxième année consécutive, et malgré la qualité de ses programmes ou de ses animateurs, son audience est en baisse. Si naïfs que puissent être les consommateurs et si rusés les vendeurs, ceux-ci ne peuvent pas indéfiniment tromper ceux-là sur la marchandise qu’ils leur vendent.

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 07:34

Bd Voltaire

Joris Karl

On n’aura donc pas attendu longtemps (quelques secondes) pour voir le pouvoir socialiste s’accaparer grossièrement la victoire de l’équipe de France.

Interrogé le soir même de la rencontre par TF1, le président Hollande, d’une manière un peu lourdingue, a ainsi souligné que « cette victoire, on la doit à l’équipe de France et personne d’autre. Et à son entraîneur. Un entraîneur, ça compte ». Au cas où le prolo de base – qui en était à sa septième canette de bière – n’ait pas bien pigé, il ajouta : « C’est une victoire d’une équipe qui s’est battue de la première minute jusqu’à la dernière, qui y a cru, qui s’est rassemblée. Vraiment, les victoires en ce moment, on les goûte particulièrement. Surtout quand il y a une ambiance, quand on dit que, cette équipe, elle n’y arrivera pas, elle ne peut pas y arriver parce que plein de choses. Elle y est arrivée. Elle nous montre l’exemple. Il faut y aller, il faut y croire. »

Traduction express : nous le gouvernement, on galère un max, mais il faut nous faire confiance, encore trois ans au moins, on va y arriver, parce qu’on a un bon entraîneur (moi président, himself).

Parallèlement à ce rapprochement , la gauche a ressorti les plus insupportables clichés de l’année 1998. Black Blanc Beur etc. Dans les prochains jours, il faudra se préparer à entendre tous ces professionnels de l’antiracisme obsédés de la race. La fête diversitaire a déjà commencé : cette équipe a gagné forcément parce qu’elle est est « multicolore, multiconfessionnelle » et « Ça doit faire certainement grimacer les supporters étriqués de la France recroquevillée. » dit Hervé Gattégno sur RMC. Jean-Christophe Cambadélis, député strausskhano-trotsko-sociologue en a presque tâché ses draps : « Regardez-les tous les racistes, xénophobes de tous poils exulter ! La France au Brésil, c’est l’exploit ! Enfin ils ont mouillé, honoré notre maillot tricolore. Ce qui était réputé impossible a été réalisé par Mamadou et Karim. Dans le climat actuel c’est pour le moins amusant ! »

On a gagné grâce à Mamadou et Karim. La phrase fut reprise par d’autres dans les médias. Le fameux et diabolique élément de langage !

Le foot ne réussit pas à ces démagos ; jugez-en par les tweets de certains : vous avez eu Rama Yade qui s’est sentie obligé de commenter tout le match avec des moments de bravoure, dignes d’un Césaire sans tête : « Peur sur le stade. L’Ukraine vient de frôler le but. » De son côté, la brave Marisol Touraine témoigne de la victoire de la Marne : « Dans l’hémicycle pour les #retraites, on apprend la qualification des bleus. Courte suspension de séance pour un moment d’union nationale ! »

 

 

Oui messieurs dames, ces gens nous dirigent !

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 07:23

Bd Voltaire

Gabrielle Cluzel

 

L’affaire du « tueur fou » est en en train de trouver son épilogue. L’auteur présumé des fusillades dans les locaux de Libération et devant la Société Générale, le preneur d’otage des Champs-Elysées a été retrouvé dans un parking de Bois-Colombes et confondu par son ADN. Il s’agit d’Abdelhakim Dekhar, alias « Toumi », 49 ans, condamné en 1998 à quatre ans de prison pour association de malfaiteurs et complicité de vol à mains armées dans l’affaire Rey-Maupin, un braquage en région parisienne remontant à 1994, au cours duquel cinq personnes, dont trois policiers, avaient trouvé la mort.

À ceux qui s’étonnent qu’il n’ait pas été identifié plus tôt, le criminologue Xavier Raufer répond : « L’ADN de “Toumi”, déjà condamné, n’était probablement pas répertoriée car la France n’est pas en pointe dans ce domaine et n’a commencé que récemment à constituer ses bases de données… »

La fusillade de l’époque avait marqué les esprits, dit-on, par sa violence et par la jeunesse de ses auteurs. Dans un article datant de 1996, Libération décrit « Toumi » avant les faits : « Avec son son k-way et son sac à dos, l’Algérien tourne en banlieue depuis des années. Squatt, concerts, manifs, réunions, guerre du Golfe, mouvement anti-CIP, soutien aux Maliens de Vincennes, Toumi est partout. » C’est ainsi qu’il croise le chemin de ses deux jeunes complices « Florence Rey et Audry Maupin, étudiant en philo à Nanterre et sympathisant des Scalp (Sections carrément anti-Le Pen) ». Plus tard, au cours du procès, Toumi soutiendra mordicus faire partie de la sécurité militaire algérienne et être chargé par le gouvernement algérien d’infiltrer l’extrême gauche française, en relation avec des réseaux islamistes.

Bref, si je synthétise, avant de le faire passer pour un lecteur de Minute, il y a quand même du boulot. Car cela n’avait échappé à personne, depuis la fusillade à Libération, et tandis que l’on poursuivait ce « trentenaire au type européen » (sic), les esprits éclairés — point du tout échaudés par l’affaire Merah, ça alors, il ne manquerait plus que ça —, avaient posé leur diagnostic : André Gattolin, sénateur écologiste et ancien dirigeant de Libération, quoique reconnaissant « ignorer encore ce qui a pu déboucher sur un tel drame » affirmait que ce dernier semblait cependant « renvoyer aux violentes crispations qui parcourent la société; des crispations qui en viennent à menacer, à travers [Libération] et la presse en général, un pilier de la démocratie ».

De son côté, David Assouline, porte-parole du PS, voyait que tout cela intervenait « dans un moment où notre société vit un climat de violence insupportable ». Jean-Michel Baylet, président du PRG, lui, évoquait un « contexte actuel marqué par une multiplication des attaques contre les valeurs républicaines ». Mais la palme revient à Caroline Fourest, qui, au moins avec le mérite de la franchise, n’avait pas tourné autour du pot : « La plus grande responsabilité, aujourd’hui, est à droite, où l’absence de complexe et la surenchère ont libéré une parole mortifère. »

Bon, ben les gars, je crois que c’est encore raté. On annule la grande scène du II, vous pouvez ranger le matériel. Mais pas trop loin, hein, ça peut resservir bientôt. Et cette fois, pour le tweet « Putain je suis dégoûté que ce soit pas un nazi », qui s’y colle ?

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 23:24

Le Salon Beige

20 novembre 2013

Déposée à l'assemblée :

"M. Jacques Bompard attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur l'attaque de l'Eglise de Saint Nicolas du Chardonnet le 17 novembre dernier. Celle-ci a été commise pendant une messe dominicale hautement symbolique pour les fidèles et par ailleurs constitutive de l'identité française depuis des milliers d'années. Des projectiles ont été jetés alors que de jeunes enfants se trouvaient dans l'assemblée. Les médias n'ont pas jugé utile de souligner l'évènement mais nombre de catholiques s'attendent à une réaction du ministère qui ne vient pas. Cette agression s'est déroulée dans un climat de christianophobie délétère qui tend nombre de croyants alors que des journalistes et autres personnages publics se sont fendus de déclarations notoirement haineuses sans jamais avoir été inquiétés par la justice. Par ailleurs de nombreux cimetières et lieux de cultes chrétiens sont pris pour cible par des groupes extrémistes sur le motif de la haine de l'Autre et de l'intolérance. Il n'est pas normal que les chrétiens de France se sentent retranchés du reste de la communauté nationale. Ils ont le sentiment de ne pas bénéficier de la même protection et de la même sollicitude des autorités que les autres communautés religieuses quand leurs lieux de culte sont attaqués ou leur foi mise à l'Index. Monsieur Jacques Bompard demande à M. le ministre de l'intérieur si son intérêt est circonscrit aux synagogues et aux mosquées ou s'il compte enfin prendre la mesure de la christianophobie ambiante qui règne en France."

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 08:52

Bd Voltaire

Marie Delarue

L’école, responsable du chômage des jeunes ?

 

 

La France, autrefois, dispensait à ses jeunes un excellent enseignement professionnel. Jusqu’aux dernières décennies du siècle dernier, Paris – et particulièrement les XVIIIe et XIXe arrondissement – disposait des lycées techniques les plus performants et les entreprises faisaient la queue pour embaucher les jeunes à la sortie.

Tout cela, c’était avant le « collège unique », « les territoires perdus de la République » et les rêves bafoués d’égalité des chances. On sait ce qu’il est advenu de nos enthousiasmes soixante-huitards : faute de pouvoir mettre tout le monde à Polytechnique, on a mis tout le monde au chômage. C’est l’égalité de la malchance.

Le 12 novembre, François Hollande recevait ses homologues européens pour parler – justement – du chômage des jeunes de moins de 25 ans : 7,7 % en Allemagne, 25,9 % chez nous. Une Allemagne qui fait toujours la part belle à l’apprentissage. Huit jours après, on apprend par un sondage OpinionWay que « 62 % des professeurs de collège estiment que l’entreprise est un lieu d’exploitation. » On a bien dit « collège », c’est-à-dire des gens qui s’adressent à des gamins âgés de 11 à 15 ans. Bien malléables. Frais et dispos pour être formatés, le crâne bourré de la certitude que « les termes épanouissement et convivialité » n’ont pas droit de cité dans l’univers du travail, que c’est un épouvantable « monde de compétition » que « 90 % des professeurs de collège [l']associent au stress » et où il est bien sûr impossible de trouver un sens heureux à l’existence. De même, nous dit-on, « 66 % des professeurs de collège pensent que la discrimination est répandue dans l’entreprise. »

Qui s’étonnera, après cela, que des gamins envoyés dans des filières techniques comme des bêtes à l’abattoir refusent de se lever le matin pour apprendre à bosser ?

On peut aussi se poser la question : ces enseignants du collège qui dénigrent l’entreprise, qu’en connaissent-ils au juste ? Passés de l’école à la fac et de la fac à l’école, que savent-ils du verbe « entreprendre » ? Et si leur vision funeste n’était que le reflet du seul monde qu’ils connaissent, celui d’une Éducation nationale sclérosée, dépassée, déphasée, qui ne laisse aucune place au mérite ou à l’initiative ?

Enfin, un autre chiffre pour rapprocher ces deux mondes : 16 % de la population active française éprouve aujourd’hui des difficultés à lire et à écrire (étude réalisée en 2011). Plus de 2,5 millions d’adultes (soit 7 %) sont illettrés, dont la moitié et c’est tant mieux pour eux – ont malgré tout un emploi. Moins dramatique mais sérieusement handicapant pour l’entreprise tellement honnie des enseignants, de nombreux salariés – y compris des cadres supérieurs – ont une maîtrise de la langue écrite très approximative. Des jeunes bardés de diplômes ont « d’invraisemblables lacunes en orthographe ». « Nous recevons des candidatures de jeunes HEC criblées de fautes, c’est effarant », confiait récemment la responsable d’un cabinet de recrutement. « Même des quadras, à des niveaux de responsabilité élevés, commettent des erreurs dignes d’un élève du primaire. »

De ce fait, et devant l’ampleur du désastre, de plus en plus d’entreprises – Bouygues, La Poste, la Société générale, etc. – proposent « une aide » aux employés dont elles constatent les lacunes abyssales. Et « pour ne pas heurter leur amour-propre en parlant d’orthographe », on leur propose pudiquement des stages de « technique usuelle de communication ».

Nos professeurs de collège ont-ils quelque chose à dire là-dessus ?

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 08:18

Le blog de Philippe Bilger

Extrait ;

 

 

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 23:23

Dans sa chronique du 27 octobre 2013, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri réagit à la présence du Premier ministre et du ministre de l’Intérieur à la Mosquée de Paris.

Les chroniques de Mgr Jean-Michel di Falco Léandri sont également diffusées toutes les semaines sur les ondes de RCF Alpes Provence, sur les sites internet du journal Le Point et du sanctuaire Notre-Dame du Laus, et tous les quinze jours sur KTO dans l’émission À la source.

 

Bonjour,

Comme moi sans doute, vous avez appris cette excellente nouvelle, preuve de l’ouverture du gouvernement actuel. En effet, dans le respect de la laïcité, le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur se sont rendus à la Mosquée de Paris, pour une célébration de la fête de l’Aïd.

Ainsi que vous le savez, l’Aïd est l’une des grandes fêtes de la religion musulmane. Elle est célébrée le dixième jour du dernier mois du calendrier islamique, en souvenir du sacrifice d’Abraham, et elle coïncide avec le pèlerinage à La Mecque.

Le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur ont donc participé à une célébration de la fête de l’Aïd à la Mosquée de Paris en présence de mon ami Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée et président du Conseil français du culte musulman. Le maire de Paris était également présent. 

Je ne peux que me réjouir de cette visite à nos frères musulmans ainsi que des propos tenus par le Premier ministre à cette occasion. Car ce qu’il a dit en s’adressant aux musulmans, il le dirait sans doute, en tout cas je l’espère, de la même manière en s’adressant aux chrétiens, je le cite :

« À travers vous, je salue une grande religion de France. Je mesure la place qui est la sienne dans notre pays et dans notre histoire. […] J’entends la parole que vous portez pour rassembler les femmes et les hommes autour d’un message de paix et de concorde, dans le cadre de la République, et en accord avec ses principes et ses valeurs. […] Je vous le redis avec force: toute atteinte au libre exercice du culte est intolérable, et toutes les croyances religieuses doivent pouvoir s’exprimer dans notre pays dans le respect des lois de la République, de la laïcité et des convictions de chacun. » (Fin de citation)

Et Monsieur le Ministre d’assurer les musulmans de la « détermination » du gouvernement à combattre les « discriminations » et à défendre « la liberté de conscience et le libre exercice des cultes, qui comptent parmi les fondements de notre Nation. »

Alors, Monsieur le ministre, dans la logique de votre démarche, je suppose que vous avez prévu d’exprimer avec autant de force et de conviction la détermination de votre gouvernement à combattre la discrimination dont les chrétiens font l’objet. Et c’est pour cela que j’ai l’outrecuidance de vous inviter chez vous, dans la cathédrale de Gap – les cathédrales étant propriété de l’Etat –, pour le Mercredi des Cendres, début de Carême, ou pour le dimanche de Pâques, à votre convenance. Nous vous accueillerons avec tout le respect qui est dû à votre haute fonction.

À bientôt…

Mgr Jean-Michel di Falco Léandri
Évêque de Gap et d’Embrun

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 08:05

Bd Voltaire

Eric Zemmour

 

Crise de régime, crise de société ou révolution : selon vous, sommes-nous en 1958, 1968 ou 1788 ?

Ce n’est pas une crise de régime car le régime est la dernière protection de François Hollande. Une crise de société ? Oui, mais pas seulement. C’est bien plus que cela. Nous sommes en fait dans la conjugaison d’une quadruple crise :

Une crise économique d’abord, c’est-à-dire une crise de l’austérité, de l’euro et de la mondialisation qui se fait au détriment de l’Europe.
Une crise sociale car ce sont les pauvres des pays riches qui entretiennent les riches des pays pauvres et, évidemment, il y a de plus en plus de pauvres dans les pays riches…
Une crise sociétale parce que la société supporte de moins en moins la tyrannie de l’idéologie soixante-huitarde.
Une crise ethnique enfin, puisque la diversité qui devait être une chance pour la France pousse aujourd’hui les gens à se séparer et ils se voient de moins en moins un destin commun.

Cette quadruple crise a pour conséquence une crise de confiance car on a trop de désaccords : on est en guerre civile larvée. C’est d’ailleurs une constante de la France. D’où la violence, d’où l’ultime tentative des élites bien-pensantes de culpabiliser la France avec ses campagnes sur le racisme qui visent à nous faire croire que nous sommes dans les années 30 alors qu’en réalité, s’il y avait une comparaison historique à émettre, nous sommes plus près de 1913 (pour la crise du libre-échange et de ses contradictions) ou à la veille des guerres des religions…

C’est compliqué car nous sommes dans un mélange, une sorte de fin de cycles… Une sorte de guerre civile larvée.

Qui pourrait aboutir à ?

 

À une vraie guerre civile ! Je l’écrivais déjà dans Mélancolie française

. La violence monte en France : on est le seul pays d’Europe à être aussi violent !

Qui pourrait aboutir à ?

À une vraie guerre civile ! Je l’écrivais déjà dans Mélancolie française. La violence monte en France : on est le seul pays d’Europe à être aussi violent !

On a l’impression que les autorités sont à la fois aveugles et qu’elles ne veulent pas voir cet état de fait… De toutes façons, elles ne peuvent rien faire. Car finalement, c’est Einstein qui a raison : « On ne résout pas les problèmes avec les modes de pensée qui les ont engendrés. »

 

 

 

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 08:19

Bd Voltaire

Le philosophe athée vient de déclarer, sur Arte, que la France était chrétienne. Il ne veut donc pas qu’on change le nom de Noël pour le transformer en « fête de fin d’année ». Il n’a pas davantage envie qu’on empêche les cloches des églises de sonner avec l’alibi laïque. Aggravant son cas, le misérable a osé – cerise sur le gâteau – raconter que l’islam est une religion de conquête guerrière, qu’on y apprend comment décapiter les infidèles, les homosexuels, les juifs et tout ce qui n’était pas musulman. Encore plus grave, il a osé affirmer que, d’ici cinquante ans, la France et l’Europe seraient islamisées, s’appuyant sur la démographie pour émettre ce pronostic épouvantable.

Il vit dangereusement, l’ami Onfray. De tels propos, cela s’appelle, selon certaines officines dites antiracistes, une incitation à la haine contre un groupe de personnes (les musulmans) en raison de leur appartenance à une religion (article 24-8 de la loi sur la liberté de presse, voté en décembre 2004). Des dizaines de personnes ont déjà été condamnées devant la 17e chambre correctionnelle de Paris pour avoir écrit bien moins que cela.

Pourtant, il y a quelques années, il était encore très bien, Michel Onfray. En 2002, il votait Besancenot ; en 2007, il soutenait Bové avant de se rallier à nouveau au facteur. Quand il s’est éloigné de Besancenot, il s’est rapproché de Mélenchon. Et puis un jour, il l’a entendu parler de Cuba et de la Chine avec admiration, et cela a gâché l’idylle.

Depuis, il file un très mauvais coton, le camarade Onfray ! Déjà, il avait osé déboulonner Freud, ce qui lui avait valu, entre autres, de se voir qualifié d’antisémite (ben voyons !) et de fasciste.

Puis il a osé comparer Camus et Sartre, encensant le premier, dans lequel il voit un vrai libertaire, et massacrant le deuxième, ainsi que sa compagne Simone de Beauvoir, montrant sans concession leur haine de la démocratie française et leur fascination pour les dictatures de gauche.

Aggravant son cas, sur les plateaux de télévision, il paraît sympathiser avec Éric Zemmour qui, faut-il le rappeler, véhicule à longueur d’année des idées « nauséabondes ». Les propos du journaliste sont tellement graves que le SNJ-CGT de France Télévisions a même demandé son licenciement.

Poursuivant sa fuite en avant, cet esprit libre, le jour du centenaire de Camus, a même accepté de répondre à une interview dans Boulevard Voltaire. Pourtant, il suffit de lire Le Nouvel Observateur, Libération, Les Inrockuptibles ou Mediapart pour savoir que ce site est l’allié objectif de l’extrême droite, et que c’est à cause de ses contributeurs si le populisme et le racisme progressent dans notre pays.

Dans une France que la dictature du politiquement correct rend irrespirable, notamment avec l’instrumentalisation grossière du racisme autour de Taubira, chaque passage médiatique du philosophe libertaire est une bouffée d’oxygène.

Quelle nouvelle étape franchira, à présent, cet amoureux de la liberté d’expression ? Pour traduire dans la rue les propos tenus sur Arte, défilera-t-il le 8 décembre prochain, dans les rues de Paris, pour défendre la loi de 1905, nos traditions et les fêtes chrétiennes, répondant à l’appel de Résistance républicaine et sa présidente, Christine Tasin, organisatrice de l’apéro saucisson-pinard et de la première marche contre le fascisme islamique ?

Certes, de la part de Michel Onfray, cela serait vivre dangereusement, et susciterait inévitablement son lynchage médiatique, orchestré par l’inévitable Askolovitch.

Mais cela serait digne du panache et du courage qu’il manifeste sur les plateaux de télévision.

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 07:51
Lire sur Boulevard Voltaire

 

 

Le soir d’Ukraine-France, après un match où les Bleus ont été humiliés dans le combat viril par ces fils de l’ex-URSS, le présentateur Pascal Praud a littéralement explosé en direct : « Ces joueurs n’en ont rien à foutre, de l’équipe de France, rien à foutre, du maillot bleu. [...] Ils sont insupportables. Si on est éliminé, pour les Français, ce sera tant mieux, parce qu’ils détestent cette équipe de France. Ils n’ont plus envie de voir ces gens-là. » En quelques phrases, Praud balançait ce que la plupart des gens pensent – depuis des années – en voyant ce onze composé en grande part de racailles de banlieue. Le journaliste a même ajouté : « Le décalage entre les médias et ce que disent les gens sur les réseaux sociaux est immense. »

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J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.

J'ai plus envie de relativiser. >>>>