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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 09:28

Bd Voltaire

 

Le 6 octobre 2013

François
Jourdier
Essayiste

Le gouvernement aux abois vient de s’en prendre à une population à laquelle personne n’avait jusqu’à ce jour osé s’attaquer : las anciens combattants, victimes de guerre et pupilles de la Nation. Ils ont droit à une pension d’un niveau modeste, 1.739 € par an en 2013 au maximum, pour laquelle l’État contribue à un niveau allant de 12,5 % à 60 %. Le projet de loi de finances pour 2014 ramène à 20 % cette majoration. Il fallait oser…

On en attend 10 millions d’économie en 2014 et 30 millions en 2015.

Parallèlement, on vient d’inventer une nouvelle alloc’ de 434 € par mois au profit des cancres de moins de 25 ans trop illettrés pour pouvoir postuler à un « emploi d’avenir » (emploi aidé par des fonds publics) pour lequel il convient de manier la langue correctement, les chiffres, l’orientation géographique, et donc une claire expression orale afin de satisfaire aux demandes, même basiques.

On expérimente la chose sur 10 000 jeunes : si je calcule bien, cela fait quand même quelque 52 millions d’euros.

Les anciens combattants et les pupilles de la Nation n’y suffiront pas.

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 08:23

Hâtez vous Monsieur Camus !

Que nous puissions rapidement former des groupes,

 nous exprimer , AGIR !

 

Bd Voltaire

 

Le 2 octobre 2013

Renaud
Camus
Ecrivain.

Avec l’affaire du bijoutier de Nice et, cette semaine, celle du buraliste de Marseille, on parle beaucoup de la nécessité de réviser la notion de « légitime défense ». Christian Estrosi estime que l’on pourrait prendre en compte le degré de violence subi par la personne attaquée, comme en Suisse ou en Allemagne. Qu’en pensez-vous ?

J’en pense du bien, évidemment, mais je pense aussi qu’on ne peut pas en rester là. On peut toujours aménager un état de société odieux, en essayant de faire en sorte que les gens supportent un peu mieux l’insupportable, soient mieux protégés contre lui. On peut multiplier les prisons, multiplier les caméras de surveillance, durcir les lois répressives, armer toujours plus de citoyens, barricader tout le monde, mettre de la police partout, dans les écoles, les gares, les hôpitaux, les magasins. C’est comme les drogues dures pour les dépressifs, ou l’alcool pour les sans-abri : ça soulage un moment, mais ça ne fait qu’aggraver les choses. Ça confirme qu’on s’accommode d’un état de société effroyable, qu’on en prend son parti. Moi, je n’en prends pas mon parti. Cet état de société, c’est celui qu’ont créé le multiculturalisme, le mélange ethnique, la conquête coloniale en cours, la Grande Déculturation, l’enseignement de l’oubli, l’industrie de l’hébétude. Il faut dire NON à tout cela et tâcher de revenir en arrière, de rebâtir un État ; non pas se résigner à ce quelque chose de bien plus archaïque encore et de monstrueux que nous voyons naître sous nos yeux, la guerre de tous contre tous (mais surtout des conquérants contre les indigènes), la nocence généralisée, le réensauvagement de l’espèce, revenue en deçà du pacte social.

Un club de gymnastique est montré du doigt au Raincy car il est réservé aux femmes. Éric Raoult, le maire de la ville, invoque une « sécurité incendie » déficiente et une absence de parking pour demander la fermeture de l’établissement. Ce qui ressemble fort à des prétextes. C’est un club privé : ils font ce qu’ils veulent, non ?

J’ai trop pratiqué les endroits réservés aux hommes pour m’indigner sérieusement d’endroits réservés aux femmes. Mais la question n’est pas là. Elle est : veut-on, oui ou non, changer de peuple et de civilisation ? Tant qu’elle ne sera pas posée clairement, on se noiera dans des histoires de parking et de “sécurité incendie”.

Dounia Bouzar, nommée depuis peu à l’Observatoire de la laïcité par le Premier ministre, a déclaré que la France pourrait remplacer deux fêtes chrétiennes fériées par Yom Kippour et l’Aïd. Devant le tollé suscité par sa proposition, elle a depuis fait volte-face… La France n’est pas encore prête au Grand Remplacement, finalement ?

C’est ce qu’il s’agit de démontrer par tous les moyens.

Pouvez-vous nous donner des nouvelles du Non au Changement de Peuple et de Civilisation ? Où en êtes-vous ?

Merci de vous en soucier. Après un départ sur les chapeaux de roue, nous sommes à un palier, dans une espèce de temps mort dont j’ai hâte de sortir au plus vite. Nous sommes nés dans l’urgence, ce que je ne renie pas du tout car, face au Grand Remplacement, le sentiment d’urgence doit nous habiter à tout instant. Mais comme d’habitude, tout prend plus longtemps que prévu, il faut déposer des statuts, procéder à un minimum d’organisation interne et surtout, surtout, c’est le plus urgent, mettre sur pied un site Internet digne de ce nom, qui permette aux membres de communiquer entre eux, d’échanger des idées, d’organiser des groupes et des réunions locales, d’accroître notre visibilité et donc notre force. Si j’en crois les promesses qui m’ont été faites, ce site sera opératoire au tout début de la semaine prochaine. À partir de là nous pourrons, je l’espère, multiplier les actes de présence, c’est-à-dire les manifestations de refus. Mais il ne servirait à rien de nous lancer tant que nous ne sommes pas assez forts. Que chaque membre en amène un autre, deux, trois, quatre… Alors nous aurons une voix et pourrons faire retentir le NON.

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 08:16

Bd Voltaire

 

Le 2 octobre 2013

Dominique
Jamet
Journaliste et écrivain.
Il a présidé la Bibliothèque de France et a publié plus d'une vingtaine de romans et d'essais.

Mes chers grands-parents,

Pardonnez-moi de ne pas vous avoir donné de mes nouvelles depuis la rentrée, mais en plus de mon travail normal, j’ai été nommée déléguée de la classe, ce qui me prend beaucoup de temps.

Ce lycée Papillon est décidément un monde de oufs. Vous vous rappelez qu’avant les vacances le bruit courait que M. Edam allait être muté ou mis à la retraite tellement il y avait de plaintes contre lui : les élèves, les parents, les professeurs, les agents techniques… Eh bien, pas du tout, il reste proviseur, et on m’a assuré qu’il était encore là pour quatre ans.

Il y a maintenant six semaines que les cours ont repris. Au début, tout allait bien. C’est qu’à la fin du dernier trimestre, quand M. Edam avait exclu la petite Delphine Batho parce qu’elle avait dit que les repas de la cantine étaient « dégueulasses », on avait tous eu peur : « Ce n’est qu’un premier exemple », avait-il déclaré. « Je serai impitoyable, et tous ceux qui manqueront à la discipline subiront le même sort. » Ce qu’on a appris depuis, c’est qu’elle n’était qu’une pauvre orpheline qui n’avait personne pour la défendre, et qu’il avait fait un exemple à bon compte.

En fait, personne n’a peur de lui. Les bons élèves, évidemment, mais aussi bien les cancres, les trublions, les chahuteurs. C’est lui qui a peur d’eux. Arnaud, Benoît, Christiane, Manuel et Cécile, ils font tout comme ils veulent. Même devant lui, ils l’appellent « Monsieur Dame » ou « Tout mou ». Et tout ce qu’il fait, c’est de se planter devant eux et de leur dire : « Arnaud, tu m’as fait beaucoup de peine » ou « Manuel, si tu continues, tu auras un avertissement » ou « Cécile, attention au blâme ». Ça les fait juste rire. Il paraît que M. Deslandes, notre professeur d’allemand, qui est aussi notre professeur principal, voulait sévir. Mais M. Edam lui a dit que ce n’était pas le moment. Alors, M. Deslandes se contente de dire – il a un défaut de prononciation : « Je vous donne Ayrault de conduite… vous aurez Ayrault de conduite »… Tu parles, si ça nous impressionne !

Alors, chacun n’en fait qu’à sa tête. M. Edam, l’autre jour, a dit qu’il n’y aurait plus de colles à partir de cette année. M. Deslandes a aussitôt averti que les colles ne seraient pas supprimées, au mieux, avant 2015. Mlle Marisol, notre professeur de bio, dit qu’il n’y a aucune raison qu’on ne travaille pas le dimanche. Aussitôt, M. Sapin, qui nous donne des cours d’économie, a répliqué qu’il n’en était pas question.

Hier, il y a eu une vraie bagarre entre Manuel et Cécile. Cécile a des amis, des drôles de gens qui vivent dans une caravane qu’ils ont installée sur le stade. Manuel a dit à Cécile que ses amis, c’était tout racaille et compagnie. Ils se sont battus comme des chiffonniers à la récréation. C’est Manuel qui a gagné. On était contents, parce que Manuel, il est bien plus populaire qu’elle. Cécile, c’est une vraie chipie. Quand M. Edam est venu les séparer, elle lui a raconté que c’était Manuel qui avait commencé, qu’il lui avait tiré les cheveux et donné un coup de poing qui l’avait fait saigner du nez. Manuel a dit que ce n’était même pas vrai, et qu’elle lui avait mis du fluide glacial sur sa chaise. M. Edam est devenu tout rouge, il a pincé les lèvres, puis il a gonflé les joues, et enfin il a dit : « Puisque c’est comme ça, puisque vous n’êtes pas raisonnables, vous serez désormais assis l’un à côté de l’autre, sur le même banc, jusqu’à la fin de l’année. Ce sera votre punition. » Puis il a tourné les talons, Cécile en a profité pour flanquer un coup de pied dans les tibias à Manuel qui a sorti la petite bombe de gaz lacrymogène qui ne le quitte jamais et l’a aspergée. Alors, elle est allée trouver M. Edam dans son bureau et elle lui a dit que s’il ne renvoyait pas Manuel, elle mettrait le bordel dans le lycée. Ce sont ses propres termes. M. Edam a soupiré. Il paraît qu’il a besoin des parents de Cécile pour le soutenir au conseil d’administration. On en est là.

Sur ce, je vous quitte parce que je dois rédiger ma rédaction sur l’abolition de la prostitution dans l’espace public. Drôle de sujet ! Bon, je dirai n’importe quoi, et ça passera. Au point où nous en sommes…

Ne vous inquiétez pas pour moi. M. Edam dit toujours que je suis sa préférée. Mes camarades m’appellent « la chouchoute. » Ils sont jaloux…

Votre petite Najat qui vous aime.

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 07:37

le-camp-des-saints

 

Le 2 octobre 2013

Bd Voltaire
Joris
Karl
Journaliste.

 

Lundi 30 septembre 2013, journal de 20 heures sur France 2. Images nocturnes provenant de caméras de la Guardia Civil espagnole. Un mille-pattes humain se déverse au-dessus d’immenses grillages.

C’est la frontière extrême sud de l’Europe. À Ceuta. Nous assistons en léger différé à l’invasion, et nous finissons notre repas. Pujadas passe à autre chose. Parce qu’il ne peut pas analyser l’impensable. Alors, on regarde. On oubliera après le dessert.

Dans l’enclave espagnole, le 18 septembre dernier, ce sont environ 400 Africains qui ont pris d’assaut la frontière, la tentative la plus importante depuis 2007. La police qui a répliqué, pour la forme, compte quelques blessés. La veille, ils étaient près de 200 à tenter de forcer la frontière.

Au final, une bonne partie des clandestins a réussi. Ça y est, ils sont enfin chez eux ! Le reste va couler de source : des associations genre RESF (Réseau éducation sans frontières) aideront à la scolarisation des plus jeunes (une majorité), des élus « progressistes » feront en sorte qu’on les accueille dans des logements « dignes » et, au bout de quelques années, comme toujours, droite ou gauche, des régularisations de masse finiront le travail.

L’immigration-invasion, comme disait Giscard, est maintenant comparable à une attaque de grande ampleur, sous la bénédiction du pape (qui l’a encouragée à Lampedusa !) et des obsédés du vivre ensemble.

L’irréversible est tout proche. Au bout de ce couloir de la mort, il n’y aura bientôt plus que deux solutions : adopter la position humaniste, en se disant qu’on ne peut quand même pas rejeter ces pauvres gens, et accepter la fin de notre civilisation millénaire sans combattre. Ou dire stop à tout cela et recommencer à défendre les intérêts supérieurs de la nation, à tout prix.

De Gaulle l’avait fait en 1962, seul ou presque, contre tous. « Dans 50 ans, on comprendra qu’en nous séparant de l’Algérie, j’ai sauvé la France », confiait-il à Peyrefitte. La terrible décision prise contre son propre camp eut pour conséquence indirecte des dizaines de milliers de morts (harkis et civils européens) et un million de rapatriés dans des conditions dramatiques. Mais il avait préservé la substance de la France qui, selon lui, « ne pouvait pas intégrer 10 millions de musulmans qui un jour seront 20 puis 30 puis 40 ». Le Général avait compris que la guerre démographique était commencée, et qu’il fallait impérativement opérer un repli tactique sous peine de tout perdre.

Maintenant, les vagues se rapprochent, la situation va devenir intenable avec les seuls bons sentiments, alors que faire ? L’Europe européenne est condamnée à disparaître à terme, mathématiquement. Nous pouvons encore dissuader les immigrés de venir en supprimant toute aide sociale, mais c’est peut-être déjà trop tard. Alors, quelles solutions reste-t-il à l’Occident pour survivre ? Celles qui me viennent à l’esprit sont malheureusement moralement effroyables…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 18:20

Selon le ministère et Pôle emploi, la baisse du nombre de demandeurs d'emploi ne serait pas de 50 000 mais de 22 000 à 29 000 personnes. 

 

Par Francetv info avec AFP et Reuters

Mis à jour le 30/09/2013 | 17:48 , publié le 30/09/2013 | 17:42

 

 

Mauvaise nouvelle pour le gouvernement. Le ministère du Travail a annoncé lundi 30 septembre un "dysfonctionnement" autour des bons chiffres du chômage d'août. "Dans le cadre des investigations menées par Pôle emploi, l’opérateur SFR a indiqué avoir rencontré une grave défaillance dans l’acheminement d’une partie des messages de relance (SMS et messages vocaux) aux demandeurs d’emploi lors de la campagne d’actualisation du mois d’août", écrit le ministère dans un communiqué. 

Sans ce dysfonctionnement, le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A aurait baissé de 22 000 à 29 000 (-0,7% à -0,9%) contre les 50 000 (-1,5%) annoncés, précise le communiqué. Le nombre de personnes désinscrites des listes de Pôle emploi pour défaut d'actualisation de leur situation en août avait explosé, pour s'établir à 277 500 personnes au lieu de 200 000 habituellement. 

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 14:19
La Croix

 

L’instance de réflexion sur l’inclusion des étrangers et des Français d’origine étrangère, créée en 1989  par le gouvernement de Michel Rocard, n’assure plus sa mission depuis avril dernier.

 

Pourquoi avoir désactivé le Haut Conseil à l’intégration ?

Depuis janvier dernier, le Haut Conseil à l’intégration (HCI) n’est plus qu’une coquille administrative vide. L’instance au service de Matignon n’a plus de président. Il n’est plus saisi pour émettre des avis. Il n’a plus de budget. Le dernier rapport qu’il a discrètement rendu au premier ministre en avril n’a fait qu’accentuer la rupture. 

Le HCI y proposait en effet d’interdire le port du voile à l’université, ce qui avait provoqué l’ire de Jean-Marc Ayrault. « Au départ créé pour bâtir des préconisations sur la base de données scientifiques, le HCI a pâti dans ses derniers écrits de partisianisme. Ses orientations ont de plus en plus été marquées par l’obsession du communautarisme, avec la mise en avant d’un modèle de Français auquel tout le monde doit se soumettre », justifie un conseiller du premier ministre. 

L’ancien président de l’instance, Patrick Gaubert, se défend de toute prise de position idéologique. « Le HCI a toujours été une table de discussion où tous les points de vue s’affrontent. Ce qui dérange, c’est qu’un conseil ose parler en toute indépendance des problèmes liés à l’intégration en France, au risque de fâcher tout un pan de l’électorat à l’aube des élections municipales et européennes. »

Par quoi cette instance sera-t-elle remplacée ?

Cinq groupes de travail, en partie formés par d’anciens membres du HCI, planchent actuellement sur les difficultés que rencontrent les immigrés, sur des thèmes aussi variés que la formation, l’emploi, l’accès au droit, la culture ou la citoyenneté. Les universitaires, responsables associatifs, syndicaux et représentants des services publics associés à la réflexion doivent rendre leurs conclusions fin octobre (lire La Croix du 15 juillet). 

Après quoi, le gouvernement aura un mois pour définir un plan interministériel en faveur de l’intégration. « Il est très probable qu’à l’issue de cette concertation, le HCI et l’Observatoire des statistiques de l’immigration et de l’intégration seront remplacés. L’État a besoin d’une entité la plus neutre possible pour guider ses décisions », explique-t-on à Matignon. 

Déjà, le vocabulaire change. Il n’est plus question d’« intégration », encore moins d’« assimilation », terme qui implique une pleine adhésion des immigrés aux modes de vie de la société d’accueil. Une nouvelle expression se dégage, celle de « société inclusive », comprenez : le vivre ensemble est l’affaire de chacun.

 

JEAN-BAPTISTE FRANÇOIS

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 09:32

 

 

Le 29 septembre 2013

Bd Voltaire
Philippe
Tesson
Journaliste, chroniqueur

Propos recueillis par Claire Verdier.

 

Leroy Merlin et Castorama d’Île-de-France ont été condamnés, jeudi, à fermer le dimanche, et Sephora Champs-Élysées a été enjoint, lundi, à fermer à 21 heures. Cette décision de justice vous surprend-elle ?

On assiste à une transgression de la lettre de la loi, pas de l’esprit – et encore – mais de la lettre de la loi. Qu’il s’agisse du travail de nuit ou du travail du dimanche, cette décision de justice est proprement scandaleuse. Les juges disent faire appliquer la loi mais je remets, moi, en question la loi elle-même et la manière dont ces juges prennent des décisions en fonction du droit. Les juges ont quand même la liberté d’interpréter la loi sans prendre de décisions aussi radicales qui poussent la loi à son maximum. Symboliquement, ces décisions sont monstrueuses, tant sur le plan des libertés individuelles que sur les plans social et économique.

Les employés étant volontaires, vous considérez qu’on ne peut pas les empêcher de travailler, c’est bien cela ?

Je suis de ceux qui considèrent que chacun a le droit de décider de son rapport au travail. Si vous désirez travailler plus de 35 heures, je trouve inadmissible qu’on vous empêche de le faire. Cette conception va à l’encontre de la liberté du salarié mais aussi du consommateur. La majorité des consommateurs sont favorables à l’ouverture des magasins le soir et le dimanche. Cette loi est antimoderne.

Par ailleurs, dans la logique économique et sociale, cette décision est incompréhensible. À l’heure où le chômage est au plus haut, la fermeture du dimanche représente des centaines, voire des milliers de suppressions d’emplois. C’est un frein inadmissible au développement économique !

Mais ce qui est défendable d’un point de vue économique l’est-il obligatoirement d’un point de vue social ?

Bien sûr, tout est lié, d’une certaine façon. Si une entreprise perd plusieurs millions de chiffre d’affaires, à cause de la fermeture de ses magasins le dimanche, les conséquences et les interférences sociales sont immédiates. C’est évident. Toute cette affaire manque cruellement de logique.

Ne remettons-nous pas en cause l’organisation globale de la société, en permettant le travail du dimanche ? Je pense à la vie familiale, associative ou religieuse…

N’exagérons pas, le travail est un élément mineur de l’organisation de la société. Tout ceci est extrêmement symbolique. L’importance économique et sociale de ces ouvertures n’est pas considérable. L’organisation globale de la société n’est pas en danger.

Cette affaire est l’expression pure de la ringardise des syndicats, car on sait bien que ce sont des intérêts personnels qui sont ici défendus au nom d’une conception archaïque de l’organisation du travail. Nous avons, en France, une conception imbécile de l’égalité. Cette affaire met aussi en lumière la lâcheté des politiques – et notamment de la droite – qui n’ont pas eu le courage de modifier la loi. Enfin, elle affiche au grand jour le rigorisme de la justice qui révèle la sclérose de notre pays dont l’activité économique est soumise au caprice syndical. C’est la négation d’une nouvelle forme de consommation. Nous ne sommes pas dans une société libérale, je ne m’en étonne pas, mais je ne m’en scandalise pas moins…

En permettant aux employés de travailler le dimanche, n’allons-nous pas à terme en arriver à faire du dimanche un jour de la semaine comme les autres ? Le travail du dimanche ne deviendra-t-il pas une condition sine qua non à toute embauche ?

Mais si les salariés le veulent, pourquoi les empêche-t-on de travailler ? On ne les force pas à travailler, c’est eux qui le veulent. Si tous les employeurs en arrivent à faire travailler le dimanche – ce qui n’arrivera pas –, il y aura toujours des gens pour dire qu’ils ne sont pas d’accord, ce n’est pas pour cette raison qu’ils seront licenciés. En se posant ce type de questions, on oublie le principe fondamental de la liberté.

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 08:00

Bd Voltaire

 

Le 28 septembre 2013

Marie
Delarue
Ecrivain, musicienne, plasticienne.

 

La polémique enfle : Duflot va-t-elle exploser ? C’est la guerre ouverte entre le ministre de l’Intérieur et celle de l’Environnement. Il a dit tout haut ce que les Français pensent de moins en moins bas, à savoir que seule une minorité de Roms a le désir de s’intégrer ici, les autres ayant vocation à retourner dans leur cher pays. Madame Duflot est grimpée aux rideaux, accusant son collègue d’être allé « au-delà de ce qui met en danger le pacte républicain ». Même si l’on ne voit pas très bien ce que ce pur morceau de langue de bois peut signifier, on comprend qu’entre ces deux-là les couteaux sont sortis.

Madame Duflot, debout sur ses ergots, en appelle au président de la République. Lequel, fidèle à sa nature, juge qu’il est urgent de ne rien faire et surtout de ne rien dire. Tout cela lui glisse sur la teinture à cheveux comme de l’eau sur les plumes.

Et les Français, me direz-vous, qu’en pensent-ils ? De droite comme de gauche, ils sont à une majorité écrasante d’accord avec Manuel Valls. Un sondage paru dans Le Parisien de ce samedi révèle en effet que 93 % des personnes interrogées (98 % à droite et 84 % à gauche) estiment que les Roms s’intègrent mal dans la société française. Jusqu’aux écolos (76 %) et aux électeurs du Parti de gauche (53%) qui partagent cette opinion. Au total, ce sont « 77 % des sondés [qui] approuvent la fermeté du ministre de l’Intérieur lorsqu’il assure que “l’intégration ne peut concerner que quelques familles” et qu’“il n’y a pas d’autre solution que le démantèlement des campements et les reconduites à la frontière” ». Avec de pareils chiffres, il va falloir mettre Duflot sous assistance respiratoire.

Et comme un fait exprès, l’actualité s’en mêle. On apprend aujourd’hui que nos forêts aussi sont pillées par « des gens de l’Est », Roumains et Bulgares plus précisément – c’est-à-dire des Roms – qui, au fil des saisons, font la razzia sur les jonquilles et le muguet sauvage au printemps, les champignons à l’automne, le houx et le gui à Noël… Sans parler des vendanges sauvages, des vergers dévastés, des champs de pommes de terre retournés pendant la nuit et autres activités très vertes qui doivent ravir madame Duflot.

Les gendarmes de la Drôme ont donc organisé mercredi soir une opération de contrôle dans la forêt du Vercors. Résultat : 60 « cueilleurs illégaux » contrôlés et 800 kilos de champignons saisis. Dans le même temps, leurs collègues contrôlaient les fourgons – tous immatriculés en Roumanie – qui filaient sur l’autoroute A7, direction l’Espagne où se négocie le trafic. Saisie : une tonne de lactaires. Merci, les Espagnols.

L’émission C dans l’air de vendredi soir avait pour thème « Les Roms divisent le gouvernement ». Parmi les invités d’Yves Calvi, madame Catherine Wihtol de Wenden (politologue, directrice de recherche au CNRS, prof à Sciences Po Paris) nous a expliqué que lorsque nous renvoyons ces braves gens chez eux, il s’agit de « déportation » (sic). Quant à son jeune collègue Martin Olivera, il nous a accusés de tout confondre (ceux que nous appelons Roms ne sont pas des Roms) et assuré que ces populations n’étaient pas différentes des Italiens, Portugais, Espagnols ou Polonais qui, dans les années cinquante, étaient venus grossir les bidonvilles de banlieue.

Il faudrait peut-être lui dire que Citroën a fermé et que l’abbé Pierre est mort ?

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 07:52
Le 28 septembre 2013
Bd Voltaire
Christian
Vanneste
Homme politique.
Ancien député UMP et Président du Rassemblement pour la France.

En août 2012, la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), en s’appuyant sur les données du Système de traitement des infractions constatées (STIC) relevées entre 2009 et 2011, pointait du doigt la « surdélinquance » d’origine roumaine ou bulgare. Elle notait une augmentation de 69,35 % avec 20.000 mis en cause (pour une population évaluée à 15.000 personnes…) et de 102,92 % pour les mineurs avec 5.000 interpellations. L’absence de suite judiciaire rend possible, en effet, d’interpeller plusieurs fois le même individu durant une seule journée.

La fréquentation des gares ou de lieux touristiques permet de constater aisément l’organisation de cette délinquance qui fonctionne en réseaux : la signature de fausses pétitions, la bague « trouvée » aux pieds d’un passant sont des moyens de l’approcher et éventuellement de lui faire sortir son portefeuille. « Des grappes d’enfants chapeautés par des réseaux criminels », note la DCPJ. À un autre niveau, ce sont les vols de métaux, véritable fléau pour la SNCF ou pour EDF et leurs clients. La gendarmerie enquête actuellement dans un camp de Seine-et-Marne à la suite de vols de cuivre représentant un préjudice de 800.000 € ! Certains pensent que l’argent public et privé prélevé ainsi en France n’est pas étranger au luxe exhibé dans certaines villas des Carpates, mais il s’agit, bien sûr, de médisances…

Avec son art consommé des demi-mesures après un coup de menton, Nicolas Sarkozy avait monté les aides au retour à 300 € par adulte et 100 € par enfant, histoire d’assurer les allers-retours. Manuel Valls les a limitées à 50 € et 30 €. Mais cette générosité française est bien mal récompensée. La Commission européenne, par la bouche d’un obscur porte-parole de la Commission de Bruxelles, se permet de menacer la France à la suite des propos de Manuel Valls. « Les Roms, comme tous les citoyens européens, ont le droit de circuler librement dans les États membres. C’est sur décision d’un juge qu’ils peuvent être évacués s’ils ont porté atteinte à la loi ! » nous assène-t-il, et de rappeler que l’Union a versé 50 milliards en sept ans pour faciliter l’intégration des Roms.

On entend clairement : « Je paye, donc je commande. » Alors, brusquement, grâce aux Roms, la lumière jaillit. Cet argent, d’où vient-il, sinon des gros contributeurs européens dont la France fait partie ? Comment se fait-il que la Roumanie, concernée au premier chef, n’ait dépensé que 38 millions sur les 2,2 milliards alloués par le Fonds social européen ? De quel droit un fonctionnaire européen sermonne-t-il un ministre français ?

 

  Parce que, tout simplement, la technocratie a subrepticement remplacé la démocratie dans laquelle nous croyions vivre. Une démocratie, c’est un peuple souverain qui décide de ses lois. Et le peuple qui s’avançait souverain depuis 1789 se rend compte qu’il doit obéir à une Commission qu’il n’a pas élue, au nom de traités qu’il n’a pas votés et qui l’obligent à se soumettre au bon vouloir de juges qu’il n’a pas désignés. Une oligarchie arrogante décide de ses frontières et du droit qui permet de les franchir.

 

Alors, merci aux Roms de permettre aux Européens de dire qu’ils en ont assez, assez des gens qui les dirigent sans légitimité ni compétence, assez des traités qui ont amputé les peuples de leur souveraineté, assez d’un système oligarchique qui les traite en mineurs irresponsables, assez d’une Europe qui, avant de se suicider, aura tué la démocratie !

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Published by voxpop - dans La France en résistance
26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 07:54

Bd Voltaire

 

Le 25 septembre 2013

Fabrice
Le Quintrec
Journaliste
Journaliste à Radio France, spécialiste en revue de presse, ancien attaché culturel au Japon.

 

Les filiales et les émules de Al-Qaida dans le monde se sont, le week-end dernier, rappelés à notre bon souvenir. Du fait des élections générales en Allemagne et de l’attaque sanglante d’un centre commercial au Kenya (qui présentaient l’avantage de pouvoir être suivies à la télé), le carnage perpétré à Peshawar, à la sortie d’un office religieux chrétien, a été relégué au troisième, quatrième ou cinquième plan de l’actualité, quand il n’a pas été purement et simplement occulté par les médias.

Au Proche et au Moyen-Orient, on peut massacrer des chrétiens en toute impunité et dans l’indifférence quasi-générale. Quel homme politique français, quelle grande conscience pétitionnaire a-t-on entendu à la suite de cette tuerie qui en rappelle, hélas, tant d’autres survenues en Égypte, en Syrie, ou en Irak, sans même parler d’une autre région du monde bien placée, elle aussi, dans ce triste palmarès : le Nigeria ?

Décidément, le combat pour les droits de l’homme et le prix de la vie humaine sont à géométrie variable… Peut-être l’effet de ce que les journalistes appellent parfois la « loi de proximité » : on attache, paraît-il, plus d’importance à ce qui se passe près de chez nous ou à ce qui nous concerne de manière directe, intime. Donc, le sort des deux ou trois millions de chrétiens pakistanais, ce ne serait pas notre problème !

Dimanche, en fin de matinée, plusieurs centaines d’anglicans, méthodistes, luthériens ou presbytériens, regroupés au sein de l’ « Eglise du Pakistan » et appartenant, pour la plupart, aux catégories sociales les plus défavorisées, venaient de participer au culte hebdomadaire et s’apprêtaient à prendre un repas en commun, lorsque deux kamikazes les ont mitraillés avant de se faire exploser au beau milieu de la foule. Bilan approximatif et encore provisoire : plus de 80 morts et 150 blessés, en majorité des femmes et des enfants.

À la suite de ce bain de sang, de nombreux catholiques et protestants pakistanais ont participé à des manifestations, dans les principales villes du pays, pour réclamer des mesures de protection renforcées ; pour sa part, le Conseil des oulémas du Pakistan a réaffirmé qu’ « il n’y a pas de place en islam pour de telles actions terroristes » ; enfin, dans l’entourage du Premier Ministre Nawaz Sharif, on a commencé à émettre quelques doutes sur le bien-fondé de la tentative amorcée par le gouvernement pour nouer un dialogue et établir une « paix des braves » avec les talibans.

Ne nous est-il pas arrivé à nous aussi, en Occident, de nous tromper de stratégie et de camp ? Puissent nos dirigeants mettre à profit ces douloureux événements pour, de leur côté, s’interroger sur l’opportunité de cajoler les puissances politiques ou financières qui prônent l’instauration de la loi islamique et l’édification de régimes musulmans intégristes ; le sort que ces forces réservent aux infidèles est, au mieux, celui de la dhimmitude, mais des scénarios bien pires ne sont pas à exclure.

Terminons par une information pratique pour les infidèles qui voudraient donner le change. Des témoins rapportent que « les jeunes » (en arabe : « shebab ») qui viennent de commettre un massacre au centre commercial Westgate de Nairobi faisaient le tri entre croyants à épargner et non-croyants à éliminer en leur demandant le nom de la mère du Prophète. À toutes fins utiles, sachez qu’il s’agit d’Amina Bint Wahb.

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Published by voxpop - dans La France en résistance

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