Je dirais plutôt une vieille chemise de nuit plutôt usée.
Elle donne l'impression d'avoir confondu drapeau et tête-de-loup pour traquer l'araignée sournoise.
Celle qu'elle aurait au plafond ?
Le 28 octobre 2013
De même que le visage, dit-on, est le reflet de l’âme, l’armée est celui de la nation. Or, si la nation n’est plus grand-chose, l’armée ne l’est pas non plus. Dès lors, l’armée française, qui est pourtant un des derniers refuges des valeurs fondamentales de la nation, ne serait-elle pas, avant tout, victime de la dégradation de notre société ?
Pourtant, il ne faut pas se résigner et dénoncer haut et fort, tant qu’il est encore temps, la grande misère de nos armées. Disons-le de suite, la France ne dépense pas assez pour son armée ; du moins au regard des intentions et des ambitions affichées. À titre d’exemple, le budget des armées représente moins de 10 % de celui des États-Unis, à peu près autant que celui du Japon, guère plus que celui d’une « grande puissance » comme l’Arabie saoudite.
L’armée française est certes, et dans une certaine mesure, victime de la « crise ». Elle est ainsi devenue, au fil des années, la variable résiduelle d’ajustements budgétaires, celle qu’on taille et retaille dans l’espoir, au demeurant toujours déçu, de parvenir à l’équilibre budgétaire. Mais les 23.500 postes supprimés dans l’armée sont plus que compensés par la création, parfaitement démagogique, de 60.000 postes d’enseignants, déjà en surnombre. Car la voix de la grande muette est bien faible en regard des vociférations qui accueillent toute mesure portant atteinte à l’obésité d’autres secteurs de notre société d’abondance.
Cela dit, la loi de programmation militaire de cinq ans (LPM) qui devra couvrir la période 2014/2019 a quand même été accueillie par une vive désapprobation de la part des meilleurs observateurs militaires. Cela se comprend. Car elle poursuit le processus de compression du budget de nos forces armées, déjà largement amorcé sous Nicolas Sarkozy. Tout cela est connu. Mais il faut quand même le rappeler à une opinion qui n’accorde qu’une attention distraite à ces questions pourtant cruciales. Le général Desportes, ancien directeur de l’École de guerre, aurait même dénoncé une armée « bonsaï ». Le mot est joli, la réalité l’est moins.
La France est-elle en passe de se donner une armée croupion ? La question mérite d’être posée. Certes, le montant des crédits prévus est, en principe, « sanctuarisé » comme on dit. À ceci près que la projection des crédits ne tient pas compte de l’inflation. À 2,5 % l’an, cela signifie déjà, en cumulé, une amputation d’environ 13 % sur cinq ans.
La contraction des budgets et des effectifs amorcée depuis une trentaine d’années se poursuit donc sans discontinuer. Le budget de nos forces, qui avait atteint 3,5 % du PNB sous de Gaulle, est retombé à 1,5 %. Aujourd’hui, avant de décliner vraisemblablement à 1,3 % demain. Et pourtant la France est devenue bien plus riche qu’à cette époque.
La LPM prévoit donc, comme la presse s’en est fait l’écho, la suppression de 23.500 postes, dont 9.000 pour les forces opérationnelles et 14.500 pour le soutien alors que les effectifs de l’armée avaient déjà été fortement réduits dans la période précédente. En effet, la LPM 2006/2013 avait déjà supprimé 54.000 postes. Au total, ce sont donc 75.000 postes qui auront été retirés aux effectifs des armées en un peu moins de dix ans, soit près d’un quart des effectifs totaux ; parcourir la liste des régiments dissous depuis une trentaine d’années est édifiant. On croirait visiter un cimetière, chaque régiment disparu marqué d’une croix. Imaginons une ponction aussi forte opérée sur le personnel de l’Éducation nationale. Ce serait la révolution.
Cette réduction des effectifs comporte aussi l’inconvénient majeur de déséquilibrer fortement la pyramide des effectifs avec hypertrophie au sommet et insuffisance à la base. L’armée tend à ressembler à un nain à tête trop volumineuse pour le reste du corps (ou, pire encore, à l’armée mexicaine de légende).
Au surplus, quatre bases aériennes seront mises en sommeil et quatre à cinq régiments dissous – dont un de dragons équipé de chars Leclerc. Les effectifs, eux, seront comprimés comme on l’a vu, tout en conservant, selon les dires du ministre, des forces projetables de 15.000 soldats et 45 avions de combat. De quoi sans doute tenir Monaco ou le Liechtenstein en respect, au moins pour un temps.
Le 27 octobre 2013
Il n’y a pas si longtemps, les politiques faisaient le buzz avec leurs petites phrases ; ils le font aujourd’hui avec leurs petites fringues. Parce qu’il faut bien se renouveler, ou parce qu’ils n’ont plus rien à dire.
Shooting professionnel et mise en scène théâtrale pour un coup médiatique assuré. On a eu, dans Paris Match, Nathalie Kosciusko-Morizet en Lady Chatterley, alanguie sur un tapis de feuilles mortes, cheveux défaits, pieds nus, la nuisette découvrant le mollet. On a connu, dans Le Monde Magazine, Frédéric Mitterrand en pyjama, allongé, bien bordé, sous sa couette. On se souvient, dans Le Parisien Magazine, d’Arnaud Montebourg en gros baigneur à marinière rayée. On a admiré Daniel Cohn-Bendit (prudemment assis, quand même), en talons aiguilles vermillon dans Marie-Claire. On vient de découvrir, toujours dans « Le Parisien Mag », Ségolène Royal, enroulée dans une toge blanche, campant « La Liberté guidant le peuple ».
Une « Liberté » au sourire contraint, engoncée dans sa grande robe, embarrassée de son drapeau comme d’un parapluie trop grand. Avec une guide aussi convaincante pour lui montrer le chemin, autant vous dire que le peuple ne risque rien : plantage de direction assuré au premier croisement.
Un moment de buzz est vite oublié. Passé cet instant de gloire fugace, quel intérêt trouvent-ils donc tous à aller faire le mime Marceau ? N’ont-ils pas peur que les Français, lassés de cet incessant défilé, ouvrent d’un coup avec colère leur fenêtre : « Ce n’est pas un peu fini, ce carnaval ? »
Les bals masqués, les panoplies, les déguisements, c’est bien pour Mardi gras. Pour les jours de bombance et de rigolade. Mais en France, il faut croire que cela leur a échappé ; l’ambiance ces temps-ci serait plutôt au jeûne, à l’abstinence et au carême pour tous. Quand le paquebot prend l’eau et que l’on doit embarquer dans une chaloupe, entre le capitaine qui vous tend la main en costume et cravate sombres, et celui qui, travesti en Joconde, en statue de la Liberté ou en Toutânkhamon, avance à votre rencontre sur la coursive en tanguant sur ses Louboutin, le choix est généralement rapide.
Un seul l’a compris : François Hollande. Qui voudrait bien qu’on lui enlève ce costume de Bozo le clown qui lui colle à la peau. Mais tout n’est pas affaire d’accessoires. Et ce nez rouge que tout le monde lui voit, ces postures qui déclenchent l’hilarité générale, ne sont pas comme la toge de Ségolène ni les talons de Daniel : impossible de les jeter dans un coin à la fin de la séance-photo. Parce qu’ils lui sont consubstantiels, peut-être ?
Commentaire :
Isabelle Constant·
Le 27 octobre 2013
Le président de la République ignore, voire se moque de l’opinion des Français respectueux de leurs traditions et de leurs racines. On voit avec quel dédain, quel mépris il traite les centaines de milliers de personnes descendues dans la rue à l’appel de la Manif pour tous. L’UMP comme le PS rejettent près de 30 % d’électeurs (et ce chiffre est en perpétuelle augmentation) en diabolisant et en invectivant le Front national qui, lui, défend le référendum d’initiative citoyenne dans son programme, contrairement à ceux qui le fustigent.
Tout cela n’est pas cohérent du tout.
Aussi, si nous voulons que notre pays retrouve sa démocratie et chasse l’oligarchie qui nous mène au désastre, il faut poursuivre l’action mais avec une nouvelle approche : se battre pour qu’on instaure le référendum pour tous par une réforme de la Constitution. Il faut faire du référendum un contre-pouvoir.
Cette réforme est attendue par 80 % des Français, selon un sondage de 2004. Depuis, cette volonté s’est encore renforcée. C’est la seule solution pour réformer notre pays et faire évoluer son système politique. Pour en finir avec cette démocratie confisquée.
Nous devons imposer qu’une pétition obtenant la signature de 1 % du corps électoral fasse obligatoirement l’objet d’un référendum. Si une telle réforme avait été adoptée, les 700.000 signatures obtenues par la Manif pour tous n’auraient pas pu être mises à la poubelle.
Il y a urgence. Dans une démocratie, on ne peut accepter que le peuple soit mis devant le fait accompli. Il doit pouvoir se prononcer. Il doit pouvoir prendre la parole en cours de mandat et non se contenter de signer un chèque en blanc tous les 5 ans. Quand, après 16 mois d’exercice du pouvoir, le Président n’a plus que 23 % d’opinions favorables, il n’a plus la légitimité nécessaire pour imposer son idéologie.
Bd Voltaire
Le 26 octobre 2013
C’est en 1934 que le chanteur Gaston Ouvrard interpréta pour la première fois sur la scène d’un music-hall ce qui devait être son plus grand succès. Quelques amateurs connaissent encore les paroles loufoques de Je n’suis pas bien portant : « J’ai la rate/Qui s’dilate/J’ai le foie/Qu’est pas droit/J’ai l’pylore/Qui s’colore/J’ai l’gésier/Anémié/L’estomac/Bien trop bas » et le refrain :« Ah bon Dieu qu’c’est embêtant d’être toujours patraque !/Ah bon Dieu qu’c’est embêtant je n’suis pas bien portant ! »
La chanson et son auteur bénéficiant d’une longévité exceptionnelle, notre dernier comique troupier se fit encore applaudir une dernière fois dans son uniforme de tourlourou et son air fétiche lors d’une émission de Guy Lux en 1971.
Propulsé sur le devant de notre scène politique à la suite de la double défaillance des deux vedettes qui devaient figurer à l’affiche, le premier président comique de la Ve République a pris l’habitude de chantonner ces derniers temps sous les lambris de l’Élysée, sur de nouvelles paroles et la même musique, une version modernisée de Je n’suis pas bien portant, dont Boulevard Voltaire, qui a pu se la procurer, est heureux de vous offrir l’exclusivité :
« J’ai l’chômage/Qui s’propage/Le courage/Qui fout l’camp/Les sondages/Désolants. J’ai l’PS./Qu’est en baisse/Le Désir/D’pire en pire/ Ségolène/Qui s’démène/Manuel Valls/Au pinacle/Mais Ayrault/À zéro/Les impôts/Bien trop gros », etc.
Le refrain est resté celui d’Ouvrard. Oui, François Hollande est bien patraque et ce n’est pas demain qu’il sera bien portant. La grotesque gestion par le chef de l’État de l’affaire Leonarda n’a fait que précipiter le discrédit où celui-ci s’enlisait depuis des semaines. Car il y a un moment que, pour lui, les nouvelles sont mauvaises d’où qu’elles viennent, comme dit une autre chanson.
Non seulement les deux courbes que le Président et ses conseillers surveillent comme le lait sur le feu, celle du chômage et celle de l’impopularité, ne s’inversent pas, mais elles poursuivent leur inexorable montée parallèle dans un contexte où tout le reste baisse : prestige de la France, autorité de l’État, production, pouvoir d’achat. L’État, à bout de ressources, ne cesse d’inventer de nouvelles taxes qui soulèvent de telles réactions qu’à peine instaurées elles sont retirées, ce qui oblige à créer d’autres impôts qui suscitent naturellement les mêmes oppositions et désormais les mêmes révoltes et à reculer devant la colère, les menaces et désormais les actions des catégories et des individus concernés. Les agriculteurs, les ouvriers, les chômeurs, les retraités, les classes moyennes, et jusqu’aux Bretons, sont entrés en dissidence. La majorité se fissure, les ministres font mine d’interrompre leurs disputes le temps d’un Conseil puis reprennent aussitôt leurs querelles, les écologistes multiplient les pieds de nez au gouvernement où ils siègent, les députés et les sénateurs socialistes bravent les consignes et certains vont jusqu’à repousser les projets du gouvernement, les élus comme les battus claquent la porte du PS. Et voici qu’il faut repartir en guerre contre l’hydre du djihadisme dont on s’était un peu vite targué d’avoir coupé les têtes. Ah bon Dieu qu’c’est embêtant…
Encore le Président a-t-il dans son malheur la chance qu’une réforme de circonstance ait réduit à cinq ans la durée de son mandat. Plus que trois ans et demi, et ce sera la quille, comme aurait dit Ouvrard.
Cela dit, quand on voit où en est François Hollande dix-huit mois après sa prise de fonction, il est permis de se demander dans quel état seront sa personne, la présidence et notre pays en 2017, et même s’il réussira à tenir jusqu’au bout, comme il en a le droit. Dès à présent, deux quasi-certitudes : que ce soit avec la majorité actuelle, que ce soit, après une éventuelle dissolution, avec une majorité hostile, le plus probable est qu’il sera contraint à une cohabitation qui videra de sa substance la coquille présidentielle. Quant au candidat de la gauche à la prochaine élection présidentielle, il y a peu de chances qu’il se prénomme François. La nature, et particulièrement la nature politique, a horreur du bide.
Le 26 octobre 2013
L’Assemblée vient de voter une augmentation des prélèvements sociaux sur l’épargne des ménages : PEA, PEL et assurance-vie. Afin de financer la Sécurité sociale, de façon doublement rétroactive, les revenus de cette épargne réalisés à la sortie des plans ou à la fin des contrats seront taxés uniformément à 15,5 % à partir du 26 septembre 2013, première rétroactivité et quelle que soit l’année de la plus-value. Auparavant, on tenait compte du taux en cours alors : deuxième rétroactivité.
Cette mesure est l’indice d’un gouvernement aux abois et prêt à tous les expédients. Elle est doublement stupide sur le plan économique. Elle est, d’abord, injuste et immorale.
Comme d’habitude, le gouvernement justifie ce qu’il fait par l’héritage qu’il a reçu de la majorité précédente et par son souci de prendre aux riches pour donner aux pauvres. Or, d’une part et de l’aveu même de la députée socialiste Valérie Rabault, cette taxation supplémentaire touche « une épargne pour les ménages les moins aisés », et d’autre part, elle procède d’une politique qui accentue les prélèvements plus qu’elle ne cherche des économies.
C’est ce gouvernement qui a élevé, par idéologie, le remboursement de l’avortement à 100 %, augmentant la dépense de 13,5 millions d’euros pour la porter à 70, afin de financer un acte dont on peut contester le caractère médical et s’étonner qu’il soit ainsi financé par la solidarité des assurés sociaux et des contribuables, notamment de ceux qu’il révulse. On pourrait aussi rappeler l’AME, super-CMU « à condition d’être en situation irrégulière », ou la CMU-C qui attribue le bénéfice du remboursement pour des traitements auxquels renoncent ceux qui sont au-dessus du seuil de ressources, mais ne peuvent pas s’offrir une complémentaire. À force d’appliquer le principe injuste de la discrimination positive et de vouloir donner plus à ceux qui ont moins, on finit par donner plus à ceux qui font moins. C’est ainsi qu’on va punir la fourmi d’avoir travaillé et économisé pour continuer à financer toutes les cigales de France. Je n’ai pas dit : « françaises ».
La rétroactivité inscrite dans la loi de financement de la Sécurité sociale est particulièrement scandaleuse. Elle témoigne d’abord d’un rare mépris à l’égard des agents économiques que sont les épargnants et les contribuables. C’est une insulte à leur intelligence et une atteinte à leur liberté, puisqu’ils ne pourront pas agir avant que la mesure s’applique. C’est donc une tricherie de l’État envers les particuliers. J’espère, pour ma part, qu’un recours déposé auprès du Conseil constitutionnel permettra d’acter le caractère général de ce principe inséparable du contrat social et que seuls des brigands peuvent ne pas respecter.
En plus d’être immoral, ce projet de loi est anti-économique. C’est une manière de décourager l’épargne qui est le carburant des investissements et, avec le travail, l’un des moyens de s’enrichir, si j’ose ce gros mot au pays gouverné par les amis des cigales, consommatrices et assistées.
Comment imaginer qu’un peuple, dont récemment encore le ministre du Budget planquait son argent en Suisse, accepte qu’on taxe rétroactivement les gains déjà réalisés de son épargne en lui lançant à la figure et sans rire que c’est « pour harmoniser »? Je crois au contraire que le peu d’harmonie qui subsistait et que les chiffres du chômage (60 000 chômeurs, 2% de plus en septembre) détériorent davantage aujourd’hui même, va voler en éclats. Les fourches vont à nouveau se lever et les valises se préparer. Lorsqu’un gouvernement devient chaque jour plus imbuvable, n’est-il pas salutaire de le cracher ?
BD Voltaire
Le 25 octobre 2013
On la croyait morte et enterrée. Enfin, ceux qui se rappelaient vaguement son existence. Mais une fois de plus, la momie à lunettes s’est redressée, faisant fuir les spectateurs de ce qui est devenu un film de série Z. Entre le sombre passé pro-pédophile de son mouvement, l’effroyable gaminerie de la Duflot et l’appel à la révolte lycéenne de Placé Guevara, il fallait bien que mamie-cata nous en sorte une belle. Vous z’inquiétez, pas bonnes gens, c’est fait !
Eva, c’est à ça qu’on la reconnaît, elle ose tout. Cette fois-ci, le 16 octobre dernier (sur i>TELE), elle a carrément comparé l’immigration rom de 2013… et le rapatriement des pieds-noirs en 1962 ! Un vrai pétage de plombs : « Si nous ne sommes pas capables d’intégrer quelques dizaines de milliers de Roms alors que nous avons intégré, en 1962-63, un million de pieds-noirs… » Bien sûr, le FN, une partie de l’UMP et les associations de rapatriés lui sont tombés dessus.
À ce niveau-là, le cas Eva Joly nous fait hésiter. Est-elle devenue sénile, est-elle totalement ignorante à ce point de l’histoire de son pays d’adoption… ou fait-elle dans la basse provocation, par pure haine de la France ? Par humanisme, on penchera pour la troisième hypothèse. Peut-on s’en étonner ? Les Khmers verts sont souvent bien pourris de l’intérieur, et tout à fait capables de jouer sur les maux, de jeter de l’acide sur les blessures françaises parce que, voyez-vous, mamie-cata déteste profondément ce pays, du moins la France éternelle dont les pieds-noirs ont écrit des pages héroïques.
Pour Miss 2 % (aux présidentielles), les pieds-noirs représentent certainement une France dégoûtante, celle de l’empire colonial, une France populaire, forcément d’extrême droite, qui avait fait souche au-delà de la Méditerrannée. Alors elle a choisi de les salir, d’une façon bien dégueulasse, en mettant ce peuple courageux et travailleur dans le même sac que les Roms. Les uns ont bâti un pays en partant de nulle part, les autres s’installent bon gré mal gré au hasard, piquant ici l’électricité de la commune, bousillant là le terrain de foot du village, et développant autour d’eux des réseaux de vol à l’arraché. Sans parler du trafic d’êtres humains…
L’ancien juge devrait avoir honte, parce que son statut de Française discount ne l’empêche pas de savoir que le dramatique rapatriement des pieds-noirs, l’été 1962, concernait des Français. Ce n’était pas, loin s’en faut, une immigration attirée par les allocs et autres droits sociaux. Les pieds-noirs fuyaient le chaos et parfois l’épuration ethnique, celle que ses amis gauchistes de l’époque défendaient !
Vous me direz, Eva Joly en politique, c’est un peu la serveuse vulgaire d’un resto attrape-touristes, le genre de traquenard où l’on tombe sur des omelettes norvégiennes… à gerber.
Le Point.fr - Publié le 24/10/2013 à 21:46
Selon David Derrouet, le volet recettes du budget 2014 que les députés ont voté mardi dernier a été "la goutte d'eau qui a fait déborder le vase". "Ce n'est pas possible de voter une loi telle que celle-ci", a-t-il dit, estimant qu'elle était "contraire aux engagements pris pendant la compagne électorale". "ll y a une collusion terrible entre le pouvoir politique et le pouvoir économique. On fait payer la fraude fiscale, les délocalisations et donc la hausse du déficit aux classes moyennes avec une hausse des impôts qui va ralentir la croissance et accroître la crise. C'est un non-sens", a-t-il déclaré.
"Je souhaite être en cohérence avec mes convictions et n'étant pas schizophrène, je ne peux pas faire le grand écart entre ce que je fais et ce que je dis", a ajouté David Derrouet, qui se présentera donc aux municipales de mars prochain à Fleury-Mérogis sans l'étiquette PS. Selon l'élu, François Hollande "se comporte comme un monarque républicain. Le Premier ministre n'est pas Jean-Marc Ayrault, François Hollande est à la fois Premier ministre et président. Il s'est détourné fondamentalement de ses promesses de candidat".
Relevant une "hémorragie de militants", il avertit: "Il se pourrait bien qu'il y ait également une hémorragie d'élus. Certains ne veulent pas bouger avant les municipales, mais je pense qu'après, certains vont se sentir plus libres". Mercredi, c'est le sénateur-maire de Conflans-Sainte-Honorine, Philippe Esnol, qui avait annoncé sa démission du PS, "consterné" notamment par les polémiques autour de l'expulsion de la collégienne Leonarda. Dans un communiqué, il avait fustigé un "parti d'apparatchiks incapables de se faire élire localement et qui s'autorisent à donner à tout le monde des leçons de morale". Il a depuis rejoint le PRG de Jean-Michel Baylet.
«C'est un petit post pour alerter les pouvoirs publics, explique Natacha Bouchart, parce que nous avons beaucoup de squats de centre-ville à Calais depuis quelques mois.» Crédits photo : DENIS CHARLET/AFP
La maire UMP de Calais, Natacha Bouchart, a posté mercredi soir un message sur Facebook où elle invite les Calaisiens à envoyer un mail s'ils constatent que des migrants s'installent illégalement dans une maison. Les réactions sont nombreuses.
Le message a été posté sur Facebook il y a vingt-quatre heures à peine et déjà plus de 200 personnes l'ont «liké», 450 l'ont partagé, et près de 250 y ont réagi. Mercredi soir, la maire UMP de Calais, Natacha Bouchart a posté sur son compte Facebook un message où elle s'adresse «tout particulièrement aux Calaisiens et Calaisiennes touchés par les nombreux squats de migrants». «Nous faisons le maximum pour vous», explique la sénateur maire, ajoutant qu'une adresse mail permet à tous de signaler de telles situations afin que la police intervienne.
«C'est un petit post pour alerter les pouvoirs publics, explique la maire de Calais, parce que nous avons beaucoup de squats de centre-ville à Calais depuis quelques mois. Cela pose des problèmes avec les riverains, des problèmes de sécurité et d'hygiène. Je reçois beaucoup de courriers, de plaintes.» Selon elle, la situation a changé depuis juillet 2012 et une forte arrivée de migrants depuis à Calais. Le message s'adresse donc aux Calaisiens mais aussi «au gouvernement, au ministre de l'Intérieur, au ministre de la Justice, au gouvernement britannique et à l'Europe». «La problématique est ignorée, et nous la subissons depuis bien trop longtemps, on est pris en otages», estime l'élue.
« Parents, n’exaspérez pas vos enfants ». L’injonction de saint Paul vaut-elle aussi pour les gouvernants ?
« Gad. Des salariés à bout de nerfs », titrait mercredi matin Le Télégramme de Brest en évoquant les violents heurts à Josselin entre les salariés morbihannais de l’abattoir et leurs collègues finistériens de Lampaul-Guimiliau ; entre les désespérés, la haine au ventre, qui n’ont plus de boulot, et les rescapés qui, par instinct de survie comme dans Le Radeau de la Méduse, repoussent durement ceux qui s’accrochent. Un spectacle effarant, une page de Zola, que ces collègues et amis d’hier en venant aux poings avec la hargne de ceux qui ont faim. Les forces de l’ordre ont dû s’interposer, elles sont restées toute la nuit.
Gad SAS, qui n’a pas résisté à la crise de la filière porcine, est en redressement judiciaire depuis février, et le tribunal de commerce de Rennes a opté le 11 octobre dernier pour un « plan de continuation » prévoyant le transfert de l’activité du Finistère sur un autre abattoir, celui de Josselin. Ce sont 889 emplois que l’on supprime.
Ce vendredi-là, comme le rapporte Le Parisien, le délégué syndical du site de Lampaul-Guimiliau, qui prit la parole peu après 17 h pour annoncer la nouvelle aux salariés rassemblés, avait dans la poche-poitrine de son blouson un crucifix en bois. Soit que cet abattoir – non plus de porcs mais de salariés – soit son Jardin des Oliviers à lui, soit qu’il pense désormais plus utile dans cette affaire d’invoquer le secours du Ciel que celui de notre improbable gouvernement.
Avec quel intérêt les salariés de Lampaul-Guimiliau ont dû suivre le week-end dernier les mille et une délicates attentions de tout un aréopage de ministres et président réunis au chevet d’une famille kosovare (?) clandestine. Comment dire ? Leurs filles à eux ne s’appellent pas Leonarda mais n’ont guère le moral non plus. Il semblerait que le sort de ces adolescentes-là – leur côté bécassine, sans doute ? – laisse assez froids les jeunes bourgeois parisiens qui, banderoles au vent, ont fait l’école buissonnière ces derniers jours. L’empathie, que voulez-vous, cela ne se commande pas.
Et tout cela tombe spécialement à pic, au moment où l’on apprend que Gad emploie, depuis la fermeture de son site du Finistère, une centaine d’intérimaires roumains dans son abattoir du Morbihan, via des sociétés d’intérim… roumaines. Selon la direction, ce recours à ces travailleurs intérimaires serait provisoire, en attendant le reclassement pour 343 employés de Lampaul-Guimiliau. Mais « la situation crée des tensions ». Quelle surprise.
Soulignons que ces travailleurs intérimaires sont payés une misère et vivent dans des conditions insalubres. Sans doute faut-il éviter l’amalgame et la stigmatisation. Mais le gouvernement chercherait l’effet contraire qu’il ne ferait pas mieux.
Parents n’exaspérez pas vos enfants. Et comment mieux les exaspérer qu’en bichonnant les enfants des autres quand on les laisse croupir, eux, le fondement dans la fange ?
CHOISIR
LA FRANCE
J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,
J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.
J'ai plus envie de relativiser. >>>>