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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 07:54

Bd Voltaire

 

Le 9 octobre 2013

Dominique
Jamet
Journaliste et écrivain.
Il a présidé la Bibliothèque de France et a publié plus d'une vingtaine de romans et d'essais.

Poursuivant sans désemparer, et proche de mener à bien l’admirable projet, lancé par son lointain prédécesseur Serge Tchuruk, d’une grande entreprise multinationale sans usines, Michel Combes, actuel PDG d’Alcatel-Lucent, rendait public avant-hier son plan « Shift » de redressement, sixième du genre en sept ans, qui prévoit la suppression de dix mille emplois et la fermeture de la quasi-totalité des sites français de la firme. Ainsi espère-t-il redresser les comptes et renouer avec la rentabilité d’un groupe qui, depuis dix ans, accumule les déficits.

Là-dessus, les inconditionnels du libéralisme se contenteront de constater qu’Alcatel étant une affaire privée, il n’y a pas à s’en mêler, et de souhaiter bon vent à ce dirigeant courageux.

Il se trouve que le plan de M. Combes prévoit la suppression de neuf cents emplois en France, neuf cents emplois dont les titulaires, fiers et conscients d’être à la pointe de la recherche, ont du mal à comprendre que la hache s’abatte sur leur tête. Dans la situation où est notre économie et vu l’état du moral de nos compatriotes, une telle décision ne pouvait qu’émouvoir les pouvoirs publics. De fait, ils se sont émus.

Ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, dont on ne saurait contester la bonne volonté, mais qui ne dispose pas des moyens de concrétiser les meilleures intentions du monde, a donc adjuré M. Combes de ne pas prendre de décisions « excessives ». L’homme d’affaires (peut-on encore le qualifier d’industriel ?) a ri très poliment au nez du ministre. En déplacement à Roanne au chevet d’usines qui tournent encore avec du personnel, François Hollande a déploré ce nouveau coup porté à l’emploi. Les neuf cents salariés touchés par le plan « Shift » pleurent eux aussi, tout comme le chef de l’État pour qui ils sont évidemment un certain nombre à avoir voté il y a un an.

Du socialisme, le gouvernement actuel perpétue la manie taxatrice, la défiance envers les entrepreneurs, l’aversion pour les professions libérales. Du libéralisme, il a retenu le pire : au nom d’un prétendu respect pour une loi du marché qui, livré à lui-même, n’est rien d’autre qu’une jungle, il s’interdit des interventions que justifieraient amplement la plus élémentaire préoccupation sociale et la volonté affichée de lutter contre le démantèlement de nos industries. L’an dernier à Florange, aujourd’hui confronté au projet d’Alcatel, notre Président « socialiste » n’envisage pas une minute de faire pression sur des capitalistes sans entrailles. Il n’y songe même pas. Que dirait Bruxelles, que dirait la City, que dirait le FMI, que dirait la Fed ?

Le temps n’est plus où l’épée de Damoclès de la nationalisation pesait sur les entreprises indifférentes aux conséquences humaines de leurs décisions. La finance poursuit son règne triomphant. Il ne reste à l’État et aux Français que leurs yeux pour pleurer. Nous pensions avoir élu un Président, nous avons installé une pleureuse à l’Élysée.

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 09:30

 

 

Le 7 octobre 2013

Bd Voltaire
Christian
Vanneste
Homme politique.
Ancien député UMP et Président du Rassemblement pour la France.

Avec le grand courage et le sens de la responsabilité qui la caractérisent, la gauche a décidé de s’attaquer à la grande muette pour faire des économies qu’elle n’ose pas faire ailleurs. C’est ce qui s’appelle avoir tout faux.

Certes, on perçoit les trois calculs politiciens qui donnent à cette opération comptable sa logique. D’abord, la facilité de s’attaquer à des fonctionnaires non syndiqués et dont l’obéissance silencieuse est le premier devoir. En second lieu, la gauche a un lourd inconscient pacifiste et antimilitariste, largement responsable de l’impréparation de notre pays lors des deux grandes guerres du XXe siècle. En troisième lieu, il faut souligner le double aveu que ce retrait exprime. La France n’est pas seule en Europe à réduire sa défense, tandis que des pays d’Asie font exactement l’inverse, comme la Chine et le Japon. Le sous-continent européen qui dominait le monde au début du XXe siècle est sur le déclin, malgré la bonne santé économique de la vieillissante Allemagne. Il n’existe militairement que dans l’ombre des États-Unis, et plus profondément, gomme de la politique ce qui n’est pas d’ordre économique, et par voie de conséquence, environnemental et social.

Mais, pour une fois, la muette a parlé. Le général Ract-Madoux a déclaré lors d’une audition parlementaire : « Tout ceci accentue les inquiétudes du personnel et contribue à alimenter un sentiment de lassitude. » Un « Manifeste pour la sauvegarde de nos Armées » a été rédigé par un groupe d’officiers et de spécialistes, les « Sentinelles de l’Agora ». On lit dans ce texte bien autre chose que le cri d’alarme des techniciens. Ce que souligne ce document, c’est le retrait de la fonction militaire dans nos sociétés devant les exigences de l’État-providence et les préférences des postmodernes. L’air de rien, notre vieille civilisation, avec ses trois piliers, spirituel, militaire, et économique, se réfugie sous le dernier d’entre eux, et réduit l’homme à n’être qu’un individu producteur, consommateur, matérialiste et hédoniste dans le meilleur des mondes pacifique, protecteur, laïque et jouissif.

En souhaitant qu’on fasse appel à l’armée pour éradiquer le crime à Marseille, une sénatrice socialiste a formulé une proposition peu raisonnable mais chargée de sens. On ne souhaite pas que l’armée remplace la police et revive la bataille d’Alger à Marseille. En revanche, l’armée a toujours eu dans notre pays une mission qui dépassait la technique des opérations militaires. La conscription était le meilleur outil d’intégration, le rite d’initiation à la citoyenneté qu’on a eu le grand tort de supprimer. Les Suisses, par référendum, ont voté à 73 % son maintien. L’armée assurait par ailleurs une mission d’éducation en complétant celle-ci et en dépistant les déficiences de la formation initiale.

Curieusement, ce sont deux idéologies en apparence contradictoires qui ont abouti à ce résultat. D’un côté, le socialisme a installé un État obèse qui finira par tout faire sauf la seule chose pour laquelle il a été créé et qu’il est le seul à pouvoir faire : défendre le pays. De l’autre, les libertaires rêvent d’une humanité d’individus, d’agents économiques d’autant plus aptes à régler leurs problèmes que l’État ne s’occupera pas de planifier leur action.

Cette réduction de la personne humaine à sa dimension économique et matérielle est dans les deux cas une erreur, même si la seconde approche est plus juste que la première dans le monde de la production et des échanges. La transmission des valeurs spirituelles et culturelles, humainement plus importantes que l’économie, exige des familles et une nation, et l’armée est indispensable pour protéger celle-ci et celles-là plus encore que nos intérêts économiques.

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 09:20

 

Le 8 octobre 2013

Bd Voltaire
Renaud
Camus
Ecrivain.
.

Lampedusa : quelles sont les solutions à mettre en place pour éviter de pareils drames à l’avenir ?

Il faut bouleverser de fond en comble le système juridique aberrant, l’ensemble de lois, de règlements, de conventions, de chartes, de traités internationaux qui rend l’Europe follement désirable à la terre entière, laquelle n’en croit pas ses yeux de la somme d’avantages et de droits que garantit le seul fait d’être sur le territoire européen, de l’avoir atteint. C’est comme un jeu : gagner la case désirée est difficile (et encore, pas toujours… ), mais une fois que vous y êtes, vous vous trouvez hors d’atteinte, le règlement vous protège, le précédent occupant ne peut plus rien contre vous. Il est même tenu de vous loger, de vous nourrir, de vous soigner, d’élever vos enfants et de vous assurer un peu d’argent de poche. Une fois que vous serez chez lui, que vous aurez seulement posé le pied sur son sol, vous pourrez même le narguer et défiler dans ses rues en réclamant plus de droits encore, plus d’avantages et plus de confort. Qui pourrait résister à pareille tentation ? Qui pourrait être assez bête pour ne pas tenter sa chance, quels que soient les risques courus ? La folie juridique qui sous-tend ce système c’est que, contrairement à toutes les traditions du droit, violer la loi crée des droits, le contrevenant peut se prévaloir de son forfait, transgresser une frontière engendre en faveur du transgresseur des obligations du pays bafoué.

Les Européens, dans leur hébétude, ne croient pas plus à la frontière qu’à la citoyenneté. Or, de même qu’il n’y a de citoyenneté qu’à la condition que tout le monde ne soit pas citoyen, et qu’il y ait une différence nette entre citoyens et non-citoyens, il n’y a de nation qu’à la condition qu’elle ait des frontières, qu’elle y croie, qu’elle soit prête à les défendre et que ceux qui les violent soient considérés comme des ennemis. Ce semble l’évidence, mais cette évidence n’a plus cours.

Pensez-vous, comme certains politiques, que l’Europe et l’Occident en général soient « coupables » de ce qui s’est passé à Lampedusa ?

Bien sûr que non. Enfin si : elle est coupable envers elle-même de se croire coupable, de jouir de s’afficher coupable devant le reste du monde, qui n’en revient pas mais qui en profite. Jacques Dewitte expose à merveille ces mécanismes morbides dans son beau livre L’Exception européenne.

Mais le drame, c’est que cette tragédie va servir à plus d’immigration encore, c’est à dire à plus de malheur, plus de violence, plus de surpopulation et de désastre écologique. Il est déjà question d’une flotte de bateaux de secours spécialement chargée de repêcher les clandestins en péril. C’est leur dire clairement : venez encore plus nombreux. Ne vous préoccupez pas de l’interdiction : c’est pour rire. Accourez ! Si ça tourne bien, ça tourne bien, et si ça tourne mal, ça tourne bien aussi, on est là, on s’occupe de tout.

En Turquie, Monsieur Erdoğan se propose d’autoriser à nouveau la barbe pour les hommes et le foulard pour les femmes dans la fonction publique… Ce qui nous ramène au temps d’avant Atatürk… Parallèlement, et sous couvert de laïcité en France, on parle d’autoriser le voile dans l’enseignement supérieur… La France marcherait-elle dans les pas de la Turquie ?

Oh, qu’ils fassent ce qu’ils veulent, vos Turcs ! La France ne marche pas sur les pas de la Turquie, qui est une puissance militaire avec de fortes ambitions, elle marche sur les pas du royaume burgonde, de la Lotharingie, de l’Autriche-Hongrie, de l’URSS, de la Yougoslavie, de tous les pays qui ont disparu de la carte parce qu’ils n’étaient pas viables ou parce qu’ils voulaient mourir.

Concernant le club de sport réservé aux femmes à Raincy, certains plaident que, s’agissant d’un club privé, ils peuvent bien faire ce qu’ils veulent. Pourtant, la crèche Baby Loup était privée elle aussi, mais a été condamnée car elle défendait la neutralité des espaces communs… Qu’en pensez-vous ?

Que notre pays meurt en toute légalité.

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 09:07

L’Appel de Renaud Camus

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Le changement de peuple implique le changement de civilisation. Croire qu’il puisse en aller autrement, que la France puisse être encore la France, l’Europe encore l’Europe, avec une autre population, c’est mépriser les peuples et les individus, réduits au statut d’hommes et de femmes remplaçables, interchangeables, délocalisables à merci.

Ce que j’appelle le Grand Remplacement est à la fois la plus grave crise de notre histoire et le problème le plus sévère que nous devions affronter aujourd’hui. Non seulement toutes les autres épreuves que nous rencontrons, si douloureuses qu’elles puissent être, sont secondaires comparées à celle-là, mais elles n’en sont le plus souvent qu’un contrecoup. Insécurité, dureté croissante des rapports sociaux et de voisinage, violence à l’école, violence à l’hôpital, violence au fin fond des campagnes, hyperviolence, décivilisation, réensauvagement de l’espèce, effondrement du système scolaire, effondrement des comptes publics, crise du logement, surpopulation carcérale, détérioration du territoire, autant de problèmes majeurs qu’il est absurde de vouloir traiter ou seulement évoquer en faisant abstraction de ce qui les suscite ou, à tout le moins, suivant les cas, les aggrave terriblement : le changement de peuple et de civilisation.

Aussi bien notre pire ennemi est-il le mensonge, le silence imposé sur ce qui survient, cette façon qu’ont les deux pouvoirs, médiatique et politique, de faire comme si le Grand Remplacement et les désastres qu’il entraîne n’étaient pas l’évidence qui crève les yeux et les écrans. La première urgence est de rendre aux mots leur sens et aux Français la foi dans leur propre regard : le droit de constater par eux-mêmes ce qu’on leur interdit de nommer.

Nous ne sommes pas les forces du mal : ce n’est pas nous qui mettons le pays à feu et à sang. La morale est de notre côté dans ce combat parce que le monde qu’on nous impose est celui de la violence quotidienne, de l’hébétude généralisée et du malheur. Pour l’imposer, nos adversaires ne cessent de mentir, et d’abord par omission, sur les causes comme sur les faits.  Or il n’y a pas de vertu sans vérité.

 

Ce monde sinistre du tous contre tous,

 

 il faut lui dire NON de toute urgence :

 

 NON au changement de peuple,

 

 NON au Grand Remplacement,

 

 NON à la poursuite de l’immigration,

 

 NON aux naturalisations de masse,

 

 NON à la déculturation,

 

 NON à l’islamisation,

 

 NON à l’effacement de la France et de sa culture.

 

 Il ne faut pas seulement le refuser de toutes nos forces,

 

 il faut en renverser le cours.

Je suis à peu près seul, je ne suis à peu près rien : rejoignez-moi aujourd’hui, rejoignez-nous demain ! Ce qu’il nous sera possible de faire c’est à vous, maintenant, d’en décider. Je fonde ici le NON au Changement de Peuple et de Civilisation (NCPC)— un front du refus, le mouvement de tous ceux qui disent NON au Grand Remplacement.

Si nous sommes dix nous serons une veillée funèbre pour la patrie. Si nous sommes cent nous serons un groupe de réflexion. Si nous sommes mille nous serons un élan. Si nous sommes dix mille nous serons une force d’influence. Si nous sommes cent mille, un million ou davantage nous serons un pouvoir capable d’arrêter la course à l’abîme et même, qui sait, de remonter la pente.

Renaud Camus

 

Le site Internet est disponible au http://www.le-non.fr. Ce sera notre salon, notre Mutualité, notre caserne. Maintenant, il faut recruter, recruter et recruter encore. Et que les nouveaux adhérents recrutent à leur tour, fassent connaître, diffusent. Le nombre est la condition de notre force.

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 08:34
Le 8 octobre 2013
Bd Voltaire
Christian
Vanneste
Homme politique.
Ancien député UMP et Président du Rassemblement pour la France.

On s’en raconte des histoires ! Qu’on aurait inventé les droits de l’homme ! Qu’on serait la patrie de la liberté ! Que plus contestataires que nous, y a pas ! En fait, il faut regarder la vérité droit dans les yeux : c’est pas vrai ! La liberté en France, on en a peur.

On lui préfère l’égalité : tous les mêmes droits en plus des quelques privilèges qu’on appelle « droits acquis » pour ne pas déplaire. Alors, pour assurer cette égalité où certains sont plus égaux que les autres, il faut éviter de tout déballer : les fromages, les combines, le pantouflage pénard. C’est une question de vocabulaire. Vous dites « service public » et vous pouvez caser des tas d’intérêts privés. Vous dites « intérêt général » et vous créez votre association pour avoir les subventions de vos amis qui sont élus à la ville ou au département. Vous dites « républicain » et au nom du « bien commun », vous pouvez exclure vos adversaires du débat démocratique. Vous dites « citoyen » pour soutenir ceux qui ne sont pas plus citoyens que les autres, et ne le sont parfois pas du tout, mais sont du bon côté, le vôtre. L’égalité est un bon slogan pour tuer la liberté en maintenant les privilèges. Le tout est d’avoir le bon mot au bon moment.

La liberté du travail ? Celle du renard dans le poulailler, du patron odieux imposant n’importe quelle condition au chômeur ? Non, la liberté de celui qui veut travailler plus pour gagner plus, qui veut travailler la nuit ou le dimanche parce qu’il en a la force, et qui est prêt à le faire, soit parce qu’il n’a pas de famille, soit parce qu’il veut faire plaisir à celle qu’il a ou payer ses études sans que ça coûte à ses parents.

Alors, bien sûr qu’il faut des limites ! Il faut protéger la vie familiale que, par ailleurs, on fait tout pour détruire, et ne pas faire n’importe quoi pour faire plaisir au député du coin ! Mais il faut laisser aux gens qui ont envie de travailler la liberté de le faire. La Révolution a supprimé les corporations, mais on a les syndicats, plus décidés, pour certains, à accrocher le scalp d’une entreprise à leur ceinture qu’à défendre les droits des travailleurs. Il y a même eu des cas où les droits ont tellement gagné la bataille que tous les travailleurs ont disparu. Allez savoir pourquoi nos ports, si bien situés, se portent tous moins bien que ceux de l’autre côté de la frontière…

La France est un curieux pays où des gens ont assez de pouvoir pour imposer leur conception de la liberté aux autres. À force d’être des « malgré-eux » de la liberté, il est normal que les Français aient peur d’une chose qu’ils pratiquent peu, et qui a souvent l’air d’une contrainte. Il y eut, sous feu Mitterrand, un ministère du Temps libre, confié avec humour à un enseignant. La véritable liberté n’a pas besoin de ministère. Elle est la propriété privée de chacun d’entre nous !

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 23:12

 

présent

 

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 08:09
Bd Voltaire
Le 7 octobre 2013
Christian
Vanneste
Homme politique.
Ancien député UMP et Président du Rassemblement pour la France.

Il voulait réenchanter le rêve français. Il voulait faire oublier les années Sarkozy. Il voulait être un Président « normal », c’est-à-dire sans paillettes, remplaçant la gesticulation médiatique par une maîtrise sereine des grands dossiers. Il voulait une politique de justice sociale, appuyée sur une redistribution des revenus énergique et une résorption du chômage. Il voulait une République exemplaire. Il voulait une présence renforcée de la France sur la scène internationale, en Europe en particulier. En un an et quelques mois, l’or de la victoire s’est transformé en plomb, et le rêve a tourné au cauchemar.

Avant tout, c’est le manque d’autorité qui frappe. Hollande agit comme les professeurs chahutés, menaçant sans jamais punir. De Gaulle avait théorisé le pouvoir : prestige et distance. Notre Président en est à chercher à renouer le contact avec les Français et se fait huer à chaque apparition tandis que ses interventions télévisées se soldent par de nouveaux reculs dans les sondages.

Sur la scène internationale, la mésaventure syrienne dans l’ombre d’Obama, le mépris évident de la diplomatie russe, le ton ironique ou compatissant d’une bonne partie de la presse étrangère soulignent la perte du rayonnement du pays. En Europe, le succès de Mme Merkel et l’évidente prédominance de l’Allemagne portent un coup sévère à notre orgueil national. Reste à Hollande le Mali, où les attentats reprennent…

La République exemplaire a sombré avec Cahuzac, mais on se doutait un peu que celui qui avait géré les courants du PS pendant si longtemps n’ignorait rien des turpitudes dont certains de ses satrapes étaient capables.

Subsiste le socialisme drapé dans la vertu de la justice sociale, qui voulait faire payer les riches, protéger les emplois, relancer l’industrie et inverser la courbe du chômage. La préférence donnée à la demande sur l’offre, à l’impôt sur la baisse de la dépense publique, à la distribution d’une assistance à crédit sur l’incitation au travail méritent chacune un carton rouge. On a d’un côté une politique de la demande qui se heurte à une baisse historique du pouvoir d’achat de 0,9 % en 2012, et de l’autre un salmigondis de mesures qui finit par redonner en partie aux entreprises d’une manière complexe ce qu’on leur avait pris, tandis que des « ménages » de moins en moins riches paient la note. La politique menée est illisible et tue la confiance, qui est l’élément essentiel de toute bonne santé économique.

Dans cette forêt pétrifiée des erreurs vivait encore l’arbre de l’inversion de la courbe du chômage. Il s’est pris, comme la foudre, un bug informatique qui non seulement a éveillé les doutes sur la sincérité des chiffres, mais qui, surtout, permet à la réflexion de faire son œuvre : le gouvernement cherche à masquer, par la création d’emplois artificiels générés par la dépense publique, la stagnation de notre économie et l’absence d’une production d’emplois réels.

Les Français ne sont pas dupes. Les cafouillages de la communication gouvernementale, l’amateurisme des réformes (du logement à l’enseignement), le bricolage permanent du pouvoir au plus haut niveau posent pour la première fois la question de la légitimité de l’exécutif en raison de son incompétence.

Dans certains États américains, comme la Californie, il existe une procédure de recall. Lorsque la pétition en vue de la démission du Gouverneur atteint un certain nombre de signatures, un référendum est organisé et peut, si les oui l’emportent, obliger le Gouverneur élu à démissionner. On peur rêver que la France atteigne un jour ce niveau de démocratie…

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 08:01

 

 

Le 7 octobre 2013

Bd Voltaire
Jacques
Bompard
Homme politique
Maire d'Orange depuis 1995

Entretien réalisé par Charlotte d’Ornellas

Il y a quelques jours, les Orangeois ont appris le départ des 800 képis blancs de la légion installés depuis 46 ans dans la ville. Pour le député-maire de la ville, Jacques Bompard, la catastrophe est économique, culturelle, affective et identitaire. Environ 1.500 Orangeois manifestaient samedi contre cette décision.

 

Les Orangeois ont manifesté cet après-midi. Quelle est leur réaction ?

Nous sommes furieux et nous voulions apporter notre soutien et notre amitié au 1er régiment étranger de cavalerie qui fait partie intégrante des traditions et de la culture de notre ville d’Orange depuis 1967. Nous voyons ce régiment partir avec désespoir et colère, après avoir suivi ses actions, ses commémorations de Camerone, ses prises d’armes. La vie de ce régiment est au cœur de notre ville. Les militaires eux-mêmes sont inquiets, le site sur lequel ils sont envoyés (Carpiagne) est désert, leurs familles seront éparpillées et les loyers sont beaucoup plus chers. Personne, ici, ne comprend ni la brutalité ni la raison de cette décision.

Vous n’avez eu aucune explication ?

Aucune ! S’il y avait eu des explications, on me les aurait données, j’avais demandé à être reçu par le ministre dès les premières rumeurs, ce qui n’a pas été accepté. Je suis contre les dissolutions de régiments, mais je suis capable de le comprendre : quand le budget de l’armée est réduit à la moitié du minimum vital, il est évident que certains régiments ne peuvent plus vivre. Mais ce n’est pas le cas ici : pourquoi déplacer ce régiment pour aller remplacer un autre, dissous à Carpiagne ? Je ne vois aucune explication stratégique. Il y a le site atomique à quelques kilomètres et le terrorisme se développe en France : la vallée du Rhône est donc bien une zone sensible. La raison ne peut donc être que politique, ils veulent servir leurs amis en leur offrant la présence de ce régiment.

Quelles conséquences pour votre ville ?

Outre la perte culturelle et identitaire dont je viens de parler, c’est évidemment une catastrophe économique : 900 salaires qui partent en pleine période de crise et qui ne pourront pas être remplacés. Comment envisager que l’État qui gaspille l’argent du contribuable puisse pallier ce manque ? Sans compter la perte pour les commerces de la ville ou l’immobilier. J’attends avec curiosité la réunion de compensation proposée par le préfet et le conseil régional, le 29 octobre ; mais il ne faut pas oublier que l’État détruit des emplois, mais n’a pas les moyens de les remplacer.

Cette décision pourrait-elle être dirigée contre vous ?

Je suis dans une opposition constructive, je dis effectivement que tout n’est pas pour le mieux dans le meilleur des monde, mais dire le contraire n’aiderait en rien le gouvernement. Ce départ n’a aucun impact électoral, ce n’est pas la raison de mon désarroi ! Sur les 900 soldats qui partent, 700 sont militaires du rang et ne votent pas, la moitié des autres votent dans leur ville d’origine. Je ne suis pas élu grâce aux militaires. Je fais 62 % dès le premier tour parce que je me mets au service des citoyens et qu’ils le reconnaissent ! Beaucoup sont d’ailleurs venus me féliciter cet après-midi.

Envisagez-vous d’autres actions ?

Nous allons tenter un recours juridique parce qu’il y a bien une inégalité de traitement entre les citoyens. Ce qui se passe est parfaitement antidémocratique puisque c’est une décision politique. Il y a un vrai mépris de la population et des familles de militaires. Mais l’espoir est mince: même si je gagne, je ne pourrai pas changer la décision de l’État. Lequel avait, par exemple, été condamné pour la fermeture de la maternité de Valréas, mais elle n’a pas rouvert, malgré la décision de justice qui le stipulait.

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 07:20

Point.fr - Publié le 07/10/2013 à 06:46

Trois Français sur quatre estiment que le projet de loi pénale ne permettra pas de lutter efficacement contre la délinquance.

Sur les questions de sécurité et de justice, "faites-vous plutôt confiance à Manuels Valls ou à Christiane Taubira", 34 % des sondés font plutôt confiance au ministre de l'Intérieur contre 7 % à la ministre de la Justice. © PASCAL POCHARD-CASBIANCA / AFP Trois Français sur quatre (75 %) pensent que le projet de loi pénale présenté par la ministre de la Justice Christiane Taubira ne permettra pas de lutter efficacement contre la délinquance, selon un sondage Ifop pour Le Figaro. À la question "d'après ce que vous en savez, pensez-vous que ce projet de loi présenté par Christiane Taubira permettra de lutter efficacement contre la délinquance", 75 % des personnes interrogées répondent non, 25 % par l'affirmative, écrit le journal.

 

"84 % des Français ont le sentiment que la délinquance a augmenté ou beaucoup augmenté au cours des derniers mois", explique au Figaro Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion et Stratégies d'entreprise de l'Ifop. "Le sentiment d'insécurité est aujourd'hui plus fort encore dans l'opinion qu'en 2002", souligne-t-il.

"Manuel Valls a gagné sur le terrain de la communication"

Sur les questions de sécurité et de justice, "faites-vous plutôt confiance à Manuels Valls ou à Christiane Taubira", 34 % des sondés font plutôt confiance au ministre de l'Intérieur contre 7 % à la ministre de la Justice. 14 % font confiance autant à l'un qu'à l'autre, mais 45 % ne font confiance à aucun des deux, selon le sondage. "Il [Manuel Valls] a gagné sur le terrain de la communication, pas sur celui de l'action", décrypte Jérôme Fourquet.

Enfin, 59 % des personnes interrogées jugent d'une manière générale que la justice doit être réformée en profondeur, 38 % qu'elle doit être réformée sur quelques aspects et 3 % qu'elle ne doit pas être réformée.

Le projet de loi de réforme pénale, que doit présenter en octobre la garde des Sceaux, cible privilégiée de la droite, propose une série de dispositifs visant à prévenir la récidive et à favoriser la réinsertion des délinquants, passant notamment par des alternatives à la prison. Le texte a provoqué des tensions dans son élaboration, principalement entre la Place Vendôme et le ministre de l'Intérieur Manuel Valls.

Étude réalisée auprès d'un échantillon de 1 005 personnes, représentatif de la population française de 18 ans et plus, interrogées par Internet du 2 au 4 octobre. Méthode des quotas.

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 09:42
Gouvernement : l’autre réforme des rythmes “scolaires”…

 

Bd Voltaire

 

Le 6 octobre 2013

Nicolas
Gauthier
Journaliste, écrivain.
Nicolas Gauthier est auteur avec Philippe Randa des Acteurs de la comédie politique.

 

Plus ça va et moins ça va au gouvernement, devenu encore plus pétaudière que jamais. En bon ancien professeur d’allemand qu’il fut, Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, tente donc de siffler la fin de la récré. Seul problème : il est à peu près aussi entendu qu’un de ces actuels stagiaires de l’Éducation nationale, enseignant la philosophie à des élèves n’en ayant que faire et qui rigolent, dans son dos, de son jean sale, de son pull à col roulé élimé aux manches, de ses joues mal rasées. Et de son mégot de joint mal écrasé au fond du Combi Volkswagen.

Ainsi donc, quiconque de la dream team de Matignon devra désormais demander autorisation au “surgé” avant de répondre aux sollicitations médiatiques. Bravo les gars, ça va être pratique pour nos confrères… « Ici France Inter, vous êtes libre pour venir à la matinale de demain ? » « Ben, pas trop sûr… Faut que je demande avant au patron… » À force de se taper les cuisses de rire, il y aura bientôt de l’amputation dans l’air et pléthore d’unijambistes dans la tranche matinale de nos radios favorites.

Pis, ce sexisme qui ne dit pas son nom, façon « Vous ne pourriez pas mettre une muselière à vos gonzesses ? » Parce que là, c’est le festival permanent… Anne Gravoin, madame Valls à la ville : « De nombreuses femmes veulent coucher avec Manuel Valls, mon grand amour », à en croire un sondage réalisé par Elle-IFOP. Et les lecteurs de Têtu, ils comptent pour des queues de cerise ? Pourquoi un tel ostracisme à forte connotation homophobe ? Pourquoi, encore, un tel mépris de ses consœurs, elles aussi filles, après tout ? Dans Le Parisien du 29 juin de l’année dernière, Anne Gravoin, encore : « Musicienne, c’est un peu plus glamour que madame Ayrault, prof d’allemand dans la banlieue de Nantes… » Parce que violoniste appointée pour Johnny Hallyday, ce serait le comble de la hype ?

Bon, soyons justes, les mecs à ces dames peuvent se révéler aussi gaffeurs que farceurs. Xavier Cantat, par exemple, frère du cogneur de femmes que vous savez et monsieur Cécile Duflot dans l’intimité. Lui, son truc, c’est le tweet qui tombe généralement à côté de la plaque et met immanquablement sa donzelle dans l’embarras. Après avoir craché sur nos soldats, le 14 juillet dernier, se vantant d’avoir laissé vide la chaise qui lui était réservée à la tribune d’honneur, le voilà qui récidive au sujet de Manuel Valls et de ses propos sur les “Roms” : « Si j’ai bien compris, désormais #Valls devra obtenir l’autorisation de #Matignon avant de tenir des propos racistes. »

Logique, donc, que François Hollande, qui a sûrement mieux à faire, ait piqué une sainte colère, ces jours derniers, à l’Élysée. Mais est-il le mieux placé pour assurer la concorde des ménages, coincé qu’il est entre ses deux mégères, la mère de ses enfants et sa « compagne morganatique », pour reprendre les termes du défunt roi Hassan II, lorsqu’il évoquait la figure de Danielle Mitterrand, la mémère à Tonton ? Lui qui doit trembler à chaque fois que sa Valérie s’approche de son iPhone, juste histoire de tweeter sur sa Ségolène ?

Pétaudière, disions-nous. Le mot n’est pas trop fort.

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Published by voxpop - dans La France en résistance

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