Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 22:29

Le Figaro

L’historien et écrivain* salue la parution de l’ouvrage** qui établit de façon rigoureuse les persécutions dont les chrétiens sont victimes aujourd’hui dans de nombreux pays.  

Max Gallo

            

L’évêque Jean-Michel di Falco cite dans sa préface à l’ouvrage quelques lignes du pape François : « Les chrétiens persécutés sont une préoccupation qui me touche de près en tant que pasteur, écrit le Souverain Pontife. Je sais beaucoup de choses sur les persécutions qu’il ne me paraît pas prudent de raconter ici pour n’offenser personne… Je voudrais qu’une chose soit claire : je suis convaincu que la persécution contre les chrétiens est aujourd’hui plus forte qu’aux premiers siècles de l’Église. Ce n’est pas de l’imagination : les chiffres sont là. » C’est précisément parce que les données factuelles sont abondantes, rigoureuses, qu’elles éclairent la genèse des persécutions et leur développement, que le livre est « décisif et capital ».

D’abord la compétence des « contributeurs » est incontestable. Les faits qu’ils rapportent - expulsion des chrétiens, là, violences presque partout - sont décrits au terme d’enquêtes conduites dans chaque continent. Mais il y a plus : la forme choisie pour rapporter tel ou tel événement n’est pas immuable, mais adaptée aux situations évoquées dans le chapitre.

On y lit des reportages, des analyses, des interviews, et même « une petite géopolitique du christianisme » (Jean-François Colosimo), et surtout ce « tour d’horizon », conduit avec rigueur et confronté à des persécutions concernant d’autres groupes humains, débouche sur une conclusion préoccupante, et le pape François y a fait allusion : « la religion chrétienne est la plus persécutée ».

Et cette constatation pose une question qui nous concerne tous, préservée depuis le temps du Christ, la religion chrétienne (et disons catholique) est menacée de disparition. Certes, non pas dans la présente décennie, mais dans un avenir proche. Or, à l’exception de ce livre, c’est dans une « belle » indifférence qu’on regarde les croyants, contraints à quitter leur patrie, et des noyaux chrétiens d’humanité sont ainsi désagrégés, leur langue - celle du Christ - est étouffée -, leurs églises, leurs traditions, leur histoire sont voués à la disparition.

Ne pas se préoccuper du destin des chrétiens dans le monde, c’est accepter de bâillonner une des voix fondamentales de l’humanité. Peut-on laisser faire, que l’on soit chrétien, agnostique ou musulman ? Vouloir sauver la « terre », ce n’est pas que se soucier d’écologie et de gaz à effet de serre, c’est sauvegarder ce cœur d’une fraction d’humanité qui a parlé, et parle encore, de l’Amour, c’est-à-dire de l’Humain. « Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. »

Retrouver cette voie chrétienne dans toute l’histoire du monde, c’est maintenir vivante la foi qu’elle exprime et dont ce livre porte témoignage. Et naturellement, à travers sa diversité, la richesse de son histoire, constater les persécutions dont la communauté chrétienne est menacée chaque jour, aujourd’hui, c’est-à-dire que sur tous les continents, là où il y a des chrétiens ils sont menacés, mais ils portent témoignage et ne renoncent pas.

Ce livre est un aspect de ce combat. Il faut employer ce mot, car l’exclure, pour ne pas choquer, c’est baisser, fût-ce un instant, les bras. Ce n’est pas un « hasard » de l’histoire que le Christ ait été crucifié. Il porte toute une tradition : crucifixion, résurrection. Laisser dénaturer sans réagir cette richesse qui se trouve au cœur des chrétiens, c’est abandonner le christianisme. Le Livre noir de la condition des chrétiens dans le monde est un rappel de la réalité telle qu’elle est vécue par des millions de chrétiens. La persécution, c’est le bâillon. Le Livre noir de la condition des chrétiensdans le monde fait écho à toutes les communautés chrétiennes. À ce qu’elles subissent, à ce qu’elles veulent : n’être jamais l’Église du silence.

MAX GALLO

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 21:52

Ces principes ne s’inspirent ni de l’étatisme socialiste ni du libéralisme débridé mais de la pratique et du bon sens. Choses mal partagées en France,  où l’idéologie dissimule la réalité, où l’on va de la théorie à la pratique au lieu de faire l’inverse ; et où une morale émotionnelle tient lieu de réflexion économique.   

 L’efficacité économique et donc la prospérité générale n’ont rien à voir avec la morale et s’y opposent le plus souvent. Cette position choque les bien-pensants  parce qu’elle oppose le pragmatisme à la vulgate morale   socialiste. Cette dernière, pétrie de bons sentiments, aboutit à l’inverse du but recherché et provoque la pauvreté dont elle se nourrit. Plus on veut aider les pauvres, plus on les aime, plus on les multiplie, par le tandem infernal fiscalisme–assistanat. Le fiscalisme appauvrit les classes moyennes et fait fuir les classes riches, l’assistanat multiplie les pauvres. Et les apparatchiks.

 

1) Le problème central n’est pas du tout de réduire les inégalités entre riches et pauvres ou les inégalités de revenus par la fiscalité et la redistribution (contrairement aux vues abstraites socialo-keynésiennes de Thomas Piketty). Le problème central ne concerne pas les inégalités de revenus mais les revenus en dessous du seuil de pauvreté. Pour que ceux-ci disparaissent, une seule solution : l’emploi, plus que la redistribution. Or la création d’emplois  repose sur l’enrichissement d’une classe d’investisseurs et la multiplication des hauts revenus peu fiscalisés.  Le riche ne vole pas le pauvre, contrairement à la vulgate marxiste toujours en vigueur, au contraire il le finance et est le seul à pouvoir le sortir de la pauvreté par son investissement. La disparition des pauvres passe par la multiplication des riches.  Plus il y a de riches, moins il y a de pauvres, et l’inverse, qui est tragique : moins il y a de riches, plus il y a de pauvres. (1)

 

2) Rechercher pour elle-même la ”justice sociale” aboutit à la paupérisation des classes moyennes inférieures et des classes déjà pauvres. La justice sociale est un concept égalitariste abstrait, la seule notion concrète est la création de richesses et d’emplois. La justice sociale par redistribution est parfaitement légitime et efficace si elle est modérée et limitée, mais illégitime et contre-productive si elle est massive. La seule amélioration sociale (le ”progrès social”) est la conséquence de l’enrichissement général des acteurs économiques et de lui seul. La notion de ”solidarité” devient parfaitement perverse  si elle est poussée trop loin car elle ruine celle de ”responsabilité”.

 

3) Pour relancer l’activité, les investissements publics (État, collectivités) financés par les impôts et les emprunts sont  beaucoup moins efficaces que les investissements privés.  Ces derniers ne peuvent être stimulés que par la baisse des impositions et charges pesant sur les entreprises et un desserrement drastique des réglementations qui entravent le secteur privé. Notamment par la simplification d’un Code du Travail plus épais que la Bible qui dissuade de recruter même avec un bon carnet de commandes.

 

4)   Une indemnisation trop forte et laxiste des chômeurs aboutit à une augmentation du chômage. Pour deux raisons : 1) elle dissuade les chômeurs de retrouver un emploi ;  2) elle prélève des charges sur les marges des entreprises, qui ne peuvent plus recruter ou licencient.  C’est un cercle vicieux.  Parallèlement, les salaires minimum trop élevés comme les seuils planchers d’interdiction des ”petits boulots” à temps partiel favorisent le chômage. En France, l’idéologie socialiste préfère rémunérer un chômeur que de voir ce dernier travailler même pour un salaire légèrement plus élevé.  

 

5) L’impôt ne doit pas être progressif, mais strictement égal pour tous, proportionnel aux revenus, avec large assiette et faible taux.  Le but de l’impôt n’est pas la redistribution sociale mais la contribution nationale. Un impôt à bas taux, égal pour tous (flat tax même à 10%) rapporterait nettement plus. Il a été démontré (par les services de Bercy, eux-mêmes) qu’une flat tax de 2% pour les revenus inférieurs à 1.300 €, de 5% entre 1.300 et 2.000 €, de 10% au dessus de 2.000 €, avec suppression de toutes les niches et exemptions fiscales, rapporterait 100 milliards d’euros, soit 40 milliards de plus qu’actuellement ! Double avantage : augmentation massive des recettes de l’État, allègement du poids de l’impôt sur les classes moyennes, cœur de l’économie. Mais cette recette efficace est taboue puisqu’elle contrevient au dogme de la ”justice sociale”, enfin de la vision française tordue de cette dernière. 

 

6) La taxation excessive des revenus du capital et de l’épargne comme la taxation du patrimoine (ISF) aboutissent à l’effondrement de l’investissement. Donc au chômage par assèchement des investissements et fuite (légale) des capitaux. Pour favoriser l’investissement et l’emploi, il ne faut pas taxer les revenus du capital mais seulement et modérément ceux du travail. Les principales victimes des politiques fiscales anti-riches sont les pauvres. En effet, les riches s’en tirent toujours, ils fuient à l’étranger et n’investissent plus dans le pays ou bien se réfugient sur la rente. Trop imposer le capital et ses profits aboutit à les faire disparaître. Or, il n’existe aucune autre source miraculeuse de financement pour une économie nationale. « Le redressement  de l’industrie comme des entreprises françaises est impossible sans une réhabilitation du capital, indispensable pour innover, moderniser. D’où l’urgence qui s’attache au démantèlement de la fiscalité confiscatoire mise en place depuis 2012 » écrit Nicolas Baverez.

 

7) Un État qui prélève plus de 50% de la richesse nationale (PIB) en dépenses publiques et sociales pour le redistribuer (cas de la France) est beaucoup moins efficace qu’un État qui laisse aux entreprises la richesse nationale pour la réinvestir. Les investissements publics directs financés par l’impôt et par l’emprunt sont beaucoup moins efficaces et créateurs de retombées techno-industrielles et d’emplois que les investissements privés. Le rôle de l’”État stratège” n’est pas de se substituer aux entrepreneurs (ce n’est pas son métier) mais de leur faciliter la tâche en limitant ses prélèvements et ses réglementations, en permettant un haut niveau d’éducation et de formation professionnelle et en passant des commandes publiques ciblées.

 

 8) L’ ”austérité”, c’est-à-dire l’équilibre rigoureux des comptes et budgets publics, le désendettement, l’optimisation et la limitation du nombre de fonctionnaires, la baisse des charges sociales n’est pas l’ennemie de la croissance mais sa condition. Car elle revient à transférer les flux financiers des dépenses de fonctionnement étatiques vers les investissements productifs. Ce que démontrent les exemples récents du Canada, de l’Australie, de la Nouvelle Zélande, de l’Irlande, de la Suisse, de la Grande Bretagne, etc. La seule dette publique acceptable doit 1) être très limitée et provisoire ; 2) ne concerner que les investissements (recherche, infrastructures, défense…) et non pas les dépenses de fonctionnement ; être majoritairement souscrite par des emprunts nationaux et non des emprunts internationaux. Autrement la dette est une drogue (comme l’assistanat) qui aboutit à la banqueroute, une menace qui guette la France.

  

 

9) Le moteur central de la prospérité économique et du plein emploi est la liberté laissée à l’entrepreneuriat privé, seul créateur réel d’emplois et fournisseur  de la majorité de la valeur ajoutée. Le progrès social n’est la résultante que du seul progrès économique, c’est-à-dire à 90% de la richesse créée sur le territoire national par la prospérité du tissu des PME. Un Code du Travail kafkaïen paralyse le secteur privé et entretient le chômage, au seul profit des secteurs protégés. On est dans un modèle semi-soviétique. Mais il est très difficile de faire comprendre ces notions à des législateurs –de gauche ou de droite– qui sont en majorité des fonctionnaires aussi familiers du monde de l’entreprise que des poissons de la terre ferme.   

 

 10) Les valeurs éthiques et pratiques d’une économie prospère sans paupérisme ne sont pas d’abord la ”solidarité”  ou la ”justice sociale”, concepts creux et dévoyés, mais le dynamisme, la compétition et l’énergie, tout ce que hait la bureaucratie étatiste au pouvoir. C’est-à-dire : 1) le travail, l’effort, le mérite ; 2) une éducation et une formation sélectives et de qualité, centrée sur l’innovation ; 3) l’encouragement à la réussite par l’enrichissement individuel ; 4) le respect d’une stricte égalité entre les acteurs économiques. On en est loin aujourd’hui en France, où l’égalité républicaine est bafouée, où la méritocratie est délaissée, où le travail et la performance sont découragés : 1) privilèges scandaleux de la fonction publique et para-publique et des corporations, en matière d’emplois, de fiscalité, de retraites, d’allocations ; sans parler du puits sans fond des aides aux immigrés ; 2) école à deux vitesses, l’une, publique, dégradée, et l’autre, privée et payante ; 3) réglementations anti-entreprises et anti-travail ( 35h, retraite à 60 ans, etc.) ; 4) matraquage fiscal des classes moyennes familiales et des petits entrepreneurs. Sous le masque de la ”justice” et de l’”égalité” , l’État Providence gère une société sclérosée et, au fond, profondément injuste puisqu’elle ne récompense pas l’effort mais la paresse de l’apparatchik ou de l’assisté.

 

Conclusion : la valeur-travail

Toutes les autres recettes que ces dernières ont partout échoué. Ceux qui les traitent, par imprécations idéologiques, d’”ultralibérales” n’ont rien compris à la réalité pratique de l’économie d’une nation ou même d’un simple village. De même, ceux qui incriminent l’Union européenne (avec des arguments très justes sur son très mauvais fonctionnement) oublient les lourdes causes inhérentes au seul État français. La paille et la poutre… 

« Les politiques dites de justice sociale affaiblissent la société cassent la croissance, réduisent la compétitivité et mènent au déclin » explique Xavier Fontanet dans son essai Pourquoi pas nous ? L’économiste Arthur Laffer (il a démontré que trop d’impôt tue l’impôt) disait : « pourquoi travailler si à chaque fois que vous travaillez vous recevez une facture et à chaque fois que vous arrêtez de travailler, vous recevez une allocation ? »  Il faut dire qu’en France, l’idéologie dominante est brouillée avec le travail, considéré  comme une aliénation. Le mécanisme de son contraire, l’assistanat, est pervers, c’est une drogue. En aval, il décourage de rechercher du travail et altère les personnalités. En amont, il est dévastateur et injuste : car il ponctionne ceux qui ont eu le mérite de travailler et d’exceller, et il fait fuir les élites qui font des efforts. Une économie prospère est fondée sur la recherche générale de l’enrichissement par le travail et l’effort et non pas sur les revendications de maternation, de protection et d’écrasement égalitariste des revenus. 

Globalement, toutes les politiques socialisantes (paramarxistes) de redistribution égalitaire massive ont trois conséquences : 1) blocage de la circulation des élites ; 2) création d’une caste de privilégiés et d’apparatchiks, rigidifiée ; 3) baisse du revenu moyen. Normalement, l’assistanat et les aides sociales et médicales ne devraient concerner que les ressortissants nationaux qui sont dans l’impossibilité de subvenir à leurs besoins. Il ne s’agit pas d’imiter le système américain, évidemment, mais de prendre conscience de la folie du système français et d’aboutir à un juste milieu.

Le financement global de toute économie, donc de l’État, repose sur le secteur marchand issu de la société. La création de parts de marché donc d’emplois par les entreprises ne peut être financée que par l’épargne capitalistique à long terme. Fiscaliser à outrance cette dernière, pour des raisons idéologiques et de ”redistribution sociale” est suicidaire : elle l’assèche ou la fait fuir à l’étranger.

 Le vrai rôle de l’État est souverain et non gestionnaire. L’État français actuel est un pachyderme impuissant : il écrase le dynamisme économique de la société mais abandonne sa souveraineté : il cède à tous les lobbies et à toutes les manifs violentes, il improvise en permanence, il laisse filer la criminalité et l’immigration invasive. Il restreint le budget militaire et les allocations familiales,  deux  secteurs réellement productifs.  

Le capitalisme n’est pas satanique, il est un mode naturel d’organisation de l’économie, très imparfait mais moins imparfait que les autres. Il est l’accumulation financière des moyens de production par l’épargne spéculative, liée à la prise de risques de l’entrepreneur. Il est supérieur au socialisme, toute l’histoire le prouve. Le diaboliser est aussi idiot que la diabolisation de la sexualité par les puritains. Un ”capitalisme social” est possible : c’est le modèle dit ”rhénan” ou allemand.  Mais il ne doit pas se transformer en État Providence. 

 L’idéal socialiste et étatiste, c’est la rente, le non-travail, l’utopie, la croyance aux miracles. Le refus de l’effort, le culte des droits acquis sont des luxes que se permettent les socialistes au sein du monde capitaliste. Mais ça finira mal : aujourd’hui la France socialiste ne vit que de ses emprunts et de ses dettes auprès de cette ”finance” mondiale tant détestée. C’est un sacré paradoxe.  

La racine psychologique de la prospérité générale est l’ardeur au travail et non pas le ressentiment des pauvres contre les riches. Une économie dynamique et prospère, pour conclure, c’est-à-dire une économie qui assure un niveau de vie et de santé décent à tout le monde n’est pas une économie redistributrice, mais celle où il y a du travail pour tous et non pas des prestations pour tous. La richesse est fondée sur le travail, non pas sur la mendicité. La prospérité est fondée sur l’effort et l’émulation, non pas sur la compassion. Les allocations ne peuvent être financées par un endettement provisoire. Le niveau de vie et de consommation repose sur le travail et l’innovation, tout comme la recherche indispensable d’un nouveau modèle économique moins énergivore. Pour tout résumer, pensons à ce principe économique central qui vaut depuis le néolithique, donc depuis la fin de l’économie de chasse et de cueillette, qu’on peut déplorer mais qu’il faut bien admettre : la richesse, la santé et le bien-être reposent sur le trinôme travail–innovation technique– liberté d’entreprendre. Le reste est littérature, ou plutôt relève d’autres disciplines que l’économie.      

 

(1) Selon une mentalité répandue en France, le riche est un ”salaud”, un accapareur, sauf si l’on devient riche soi-même. De même, les privilèges sont honnis, sauf les siens propres.

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 17:13

sivens.png

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 14:58

       vendredi 7 novembre 2014 13h32

 
 
 

PARIS (Reuters) - Les organisations patronales appellent à la mobilisation début décembre pour exprimer le "ras-le-bol" et la "souffrance" des chefs d'entreprise face à la politique menée par le gouvernement, au lendemain de l'intervention télévisée du chef de l'Etat, resté sourd selon elles à leurs revendications.

 

La mise en oeuvre du compte pénibilité lié à la réforme des retraites et la nouvelle obligation d'information en amont des salariés de tout projet de cession dans les PME figurent parmi les points de friction entre le gouvernement et le patronat.

 

"On ne va pas descendre dans la rue, on va simplement manifester sous diverses formes, il y aura des réunions, il y aura des témoignages", a déclaré le vice-président du Medef, Geoffroy Roux de Bezieux, sur BFM Business vendredi. "Certains descendront peut-être dans la rue pour exprimer le ras-le-bol et la souffrance des patrons français."

 

"Il y a un patron de PME sur deux qui se suicide tous les deux jours, les trésoreries sont à sec (...) et le gouvernement pratiquement chaque jour rajoute une petite taxe par là, une mesure de complexité par là, il y a un vrai ras-le-bol".

 

La CGPME, organisation patronale des PME, appelle pour sa part les patrons à "descendre dans la rue" le 1er décembre pour dénoncer les entraves imposées selon elle aux entreprises.

 

"Chacune des organisations organisera les manifestations qu'elle souhaite faire et nous, CGPME, nous descendrons dans la rue le 1er décembre à Paris et à Toulouse", a dit à Reuters Jean-Eudes du Mesnil, secrétaire général du syndicat.

 

"On va mettre en avant le fait que l'entreprise est cadenassée de toutes parts et on demande que les entreprises soient libérées", a-t-il ajouté.

 

 

"ÇA NE SUFFIT PAS"

L'Union professionnelle des artisans (UPA) devrait dire si elle rejoint le mouvement d'ici la semaine prochaine.

La troisième organisation patronale avait signé fin octobre avec le Medef et la CGPME une tribune dans la presse dans laquelle elle réclamait l'abrogation du compte pénibilité, jugé trop complexe et trop coûteux par le patronat.

Selon l'organisation des professions libérales (UNAPL), la participation de l'UPA fait peu de doute mais les indépendants et artisans attendent qu'émergent des "objectifs partagés".

Avant l'intervention de François Hollande jeudi soir, le Medef et la CGPME avaient demandé au chef de l'Etat d'écouter le Sénat qui a supprimé cette semaine le compte pénibilité qui permet aux salariés ayant travaillé dans des conditions difficiles de partir plus tôt à la retraite.

Tout en défendant la mesure, le président français a confirmé la mise en place d'une mission sur sa mise en oeuvre confiée à un chef d'entreprise et un parlementaire.

"Cette énième mission de réflexion sur le sujet, ce n'est pas cela qu'on attend, ça ne suffit pas", estime Jean-Eudes du Mesnil. "Nous n'avons pas obtenu de réponse sur les points sur lesquels on avait attiré l'attention, donc on estime ne pas avoir été entendus".

Pour Geoffroy Roux de Bézieux, "le discours d'hier soir n'est pas à la hauteur, on est très, très loin de ce qu'il faut faire".

Invité sur BFM TV et RMC, le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a reconnu vendredi que certains patrons "souffraient".

"Dans l'agriculture, dans les petites entreprises, c'est très dur", a-t-il dit.

 

(Chine Labbé et Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)

 

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 08:16
Ecrit le 7 nov 2014 à 1:00 par Isabelle Surply dans Poing de vue
 
 

Thomas Dupuy

 

Ce matin, dans un petit coin de la presse locale, j’ai lu qu’hier, une cérémonie d’hommage avait été rendue à :

« Thomas Dupuy, ce Toulousain tué le 29 octobre dans un accrochage avec un groupe terroriste au Mali.

Une cérémonie aux Invalides à Paris, présidée par le général Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air, et en présence notamment de Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse. »

Pas de Premier ministre, ni de ministre de l’Intérieur, encore moins de secrétaire d’Etat aux Armées. Quant au Président, n’en parlons pas !

Non, ce matin, en ouvrant l’actualité, votre journal vous hurle encore : « Rémi Fraisse est mort ! Mort à ceux qui l’ont tué ! »

Vous tentez de le refermer rapidement, quand tout à coup la grande faucheuse en personne sort de la Une et vous susurre :

« Il est mort… et c’est toi qui l’a tué ! »

Alors vous jetez à toute hâte le quotidien que vous teniez entre vos mains et décidez de vous servir un bon café, pensant que tout ceci n’est qu’hallucination.

Seulement voilà, il n’en est rien. Tout ceci est bien réel.

Aujourd’hui je ne m’attarderai pas sur le funeste sort de ce jeune militant, car d’autres le font déjà pour moi et suffisamment.

Aujourd’hui je dénonce un crime national, un crime horrible, un crime insoutenable et patricide : le mépris pour l’armée française.

Petite-Fille, belle-soeur, soeur, nièce et cousine de militaires, très hauts gradés pour certains, je dénonce les raisons qui nous ont conduits à cela, à cette attitude nauséabonde et indigne de nous.

Le gouvernement n’honore plus ses soldats morts aux combats, pour la simple et bonne raison qu’ils n’ont plus aucune valeur à ses yeux. Et pour cause :

Il a délibérément supprimé le service militaire pour en faire une journée loufoque de détection d’illettrés, une journée d’appel à la défense, mais également d’appel à la fumisterie nationale…

Il réduit chaque année le budget de l’Armée française, pour combler par ailleurs je ne sais quelles gabegies et dépenses publiques dont il est le seul responsable…

Les gouvernements passés ont signé l’arrêt de mort du patriotisme militaire en autorisant le choix des binationaux…

Il désarme petit à petit nos hommes en leur donnant des jouets en plastique « faute de budget »…

Il préfère imposer l’éducation sexuelle dès le plus jeune âge dans l’école de la République au lieu de leur inculquer les vrais devoirs civiques…

L’Etat a réussi l’exploit invraisemblable et suicidaire de tuer l’amour de la patrie et le désir de la servir.

Mais une poignée d’irréductibles comme moi se réveille, et entre à nouveau dans la cité, cité de laquelle l’Etat nous a écartés parce que le patriotisme, c’est sale, c’est mal, c’est Pétain, c’est fasciste : enfin, tout le monde le sait !

Pourquoi Thomas Dupuy et tous ses frères d’armes français tués toutes ces dernières années n’ont-ils pas fait la UNE pendant des semaines, n’ont-ils pas suscité l’émotion dans les écoles (j’ai dit l’émotion, pas l’absentéisme…) ou d’hommages présidentiels dans tous les cantons ? Et les 3 jours de deuils nationaux ? Et les minutes de silence, les vraies, celles qui durent 60 secondes ? Disparus… gommés.

Ce qui semble être un épiphénomène cache une réalité bien plus grave.

Lorsque j’ai vu que Rémi Fraisse avait été répertorié sur Wikipédia contrairement à tous nos soldats pour la France, j’ai compris. J’ai compris une chose terrible et j’ai su à cet instant que nous ne vivions plus en France mais dans le meilleur des mondes.

J’ai compris que j’étais une outsider, comme on dit dans le jargon, et que je serai condamnée à nager à contre-courant jusqu’à qu’un nouveau changement profond ébranle à nouveau notre Pays, comme il y a deux siècles peut-être…
Car la crise est là, et elle est trop profonde pour qu’un simple quinquennat ne gauchiste la soigne…

Au nom de tous ces fous, je te demande pardon, terre qui m’a vue naître et me nourrit.

Pardon de ce mépris, de cet oubli, je te promets d’oeuvrer pour que cela cesse, par amour pour toi.

Thomas Dupuy, du pardon oui, mais par pitié : jamais d’oubli.

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 07:50

Le Monde.fr

Invité jeudi 6 novembre de TF1 et RTL pour une émission « face aux Français », François Hollande a fait plusieurs annonces. Mais certaines mesures concernées étaient floues ou relevaient du recyclage.

Face aux Français F. Hollande n'a pas pu leur apporter de réponses concrètes, et pour cause..

http://www.dailymotion.com/video/x29hcw4_hollande-face-aux-francais-il-n-a-pas-pu-leur-apporter-de-reponses-concretes_news

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 07:33

L es pauvres sont de plus en plus pauvres, mais la solitude et l'isolement les rendent de moins en moins visibles, témoigne le Secours catholique, qui attire l'attention sur les seniors précaires et les hommes seuls, dans son rapport annuel.

En 2013, le Secours catholique a apporté une aide à 1 477 000 personnes, dont 692 000 enfants. "La pauvreté s'intensifie. On rencontre davantage de personnes avec un niveau de vie de plus en plus faible", dit Bernard Thibaud, secrétaire général de l'association. En moyenne, les bénéficiaires disposent d'un revenu de 515 € par mois et par unité de consommation, soit 17 € par jour, bien en dessous des seuils de pauvreté (987 €) et de très grande pauvreté (651 €). Et 16 % n'ont strictement aucune ressource. Les personnes seules représentent 40 % des bénéficiaires, devant les familles monoparentales (30 %) et les couples avec enfants (24 %).

 

INFOGRAPHIE AFP

 

 

"Beaucoup d'hommes se replient sur eux-mêmes" selon Bernard Thibaud, secrétaire général du Secours catholique

 

Si les jeunes sont majoritaires, la part des plus de 50 ans ne cesse d'augmenter. "La paupérisation des seniors s'accentue, avec pour premières victimes les femmes qui n'ont pas connu le plein emploi" et disposent donc de pensions très faibles, au revenu moyen de 618 €. Ces seniors font partie de "ces pauvretés qu'on ne voit plus". Autre précarité silencieuse : les hommes seuls. Jeunes, migrants, grands exclus ou pères célibataires, ce sont ceux qui ont le moins de revenus, avec en moyenne 437 € par mois. 28 % n'ont aucune ressource.

Mal-logés

Ils sont particulièrement victimes du mal-logement. Près de la moitié ne vivent pas chez eux mais chez un proche, en centre d'hébergement, en squat ou à la rue. "Dans l'accès au logement, la priorité est donnée aux femmes et aux enfants", souligne M. Thibaud. Ces hommes seuls souffrent aussi d'un très fort isolement. "Beaucoup se replient sur eux-mêmes et ont une moindre connaissance de leurs droits", explique-t-il.

Loyer et energie trop chers

D'autant qu'ils ont peu de prestations sociales. C'est le cas d'Anthony Knobloch, jeune père de 36 ans, à Vannes. Au chômage, il se retrouve dans "une situation catastrophique" depuis sa séparation d'avec la mère de son fils de 2 ans, Augustin, dont il a obtenu la garde alternée. "Mais toutes les aides de la Caisse d'allocations familiales vont à la mère", dénonce cet opticien de métier. Lui qui "avant, avait tendance à mépriser les gens qui sont dans l'assistanat", fait désormais ses courses à l'épicerie solidaire du Secours catholique, car en plus de son loyer et de ses charges, il doit rembourser les anciens prêts et dettes de son couple.

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 14:09

Le Point


VSD dans son édition de jeudi, affirme, photos à l'appui, que le président de la République entretient toujours une relation suivie avec Julie Gayet.

" Il puise de la force dans cette histoire d'amour "

 

Les Français peuvent être rassurés. Leur président, au plus bas dans les sondages, est plus heureux que jamais sentimentalement. "Grâce à Julie Gayet, François Hollande trouve la force de continuer à se battre. Seul comme jamais, il puise de la force dans cette histoire d'amour qui lui fait oublier les morsures du pouvoir."

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 09:15

Le député UMP des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, sort un rapport choc sur les failles du système d'accueil des demandeurs d'asile en France. Les vrais coûts, les fraudes, ce que l'on cache à l'opinion, tout est évoqué sans tabou. Pour l'heure, seuls ses collègues de la commission des lois à l'Assemblée nationale viennent d'en prendre connaissance. Le Figaro, qui a eu accès à ce projet d'avis sur le projet de loi de finances 2015, en révèle les enseignements.

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/11/05/01016-20141105ARTFIG00350-un-rapport-choc-sur-les-derives-du-droit-d-asile.php

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance
5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 08:16

Bd Voltaire

Dominique Jamet

Monsieur le Ministre,

Trois quotidiens, Le Figaro, le Washington Post et le journal panarabe Al-Hayat, ont publié hier sous le titre choc « Après Kobané, il faut sauver Alep ! » une tribune dont vous êtes l’auteur.

« Alep, deuxième ville de Syrie, patrimoine de l’humanité, bastion de l’opposition modérée, » dites-vous, « est cette cité martyre de la résistance que Bachar el-Assad n’a cessé de bombarder depuis 2012. Alep fait face aujourd’hui à la menace d’être prise en tenaille entre les barils d’explosifs du régime et les égorgeurs de Daech. » Un peu plus loin, vous écrivez : « Bachar el-Assad et Daech sont les deux faces d’une même barbarie. » Et vous concluez : « Nous devons porter nos efforts sur Alep avec deux objectifs clairs : renforcer notre soutien à l’opposition syrienne modérée et protéger la population civile des crimes jumeaux du régime et de Daech. »

Votre position est claire, en effet. Dans l’atroce guerre civile qui, avant de se propager à l’Irak et de menacer de proche en proche toute la région et la paix même du monde, déchire et ravage la Syrie depuis trois ans, vous ne faites pas de différence entre les deux principaux adversaires qui s’affrontent désormais et, n’ayant pas de préférence pour la peste ou le choléra, refusant de choisir entre Charybde et Scylla, vous tenez la balance égale entre l’État islamique et l’État syrien que vous renvoyez dos à dos et dont vous souhaitez également la défaite au terme d’un article dont vous avez peaufiné le savant balancement rhétorique.

Monsieur le Ministre, votre position est irresponsable et cela est particulièrement fâcheux de la part d’un homme qui a vos responsabilités puisque, sauf erreur de ma part, vous êtes en charge de la politique internationale de la France. Les quelques lignes que vous avez écrites auraient pu être rédigées par Bernard-Henri Lévy dont chacun connaît les engagements, notamment l’ingérence irréfléchie et néfaste dans l’affaire libyenne, et le goût pour les postures avantageuses. Mais vous, au poste que vous occupez, comment avez-vous pu céder à vos humeurs et n’écouter que la voix de votre parti pris sans tenir aucun compte des réalités et de l’intérêt de l’État que vous représentez ?

N’avez-vous donc tiré, Monsieur le Ministre, aucun enseignement des désastres qu’ont engendrés depuis vingt-cinq ans les diverses interventions militaires et politiques de l’Occident qui, le plus souvent parées de nobles prétextes humanitaires, bien qu’elles aient parfois obéi à de toutes autres motivations, ont déstabilisé l’Irak, l’Afghanistan, la Libye et plongé le Moyen-Orient et une grande partie de l’Afrique dans le chaos ? La défaite des talibans, la chute et la mort de Saddam Hussein, la chute et la mort de Kadhafi ne se sont pas traduites par le triomphe de la démocratie dans les pays où nous avons allumé le feu de l’incendie qui les dévore. Notre ignorance et notre arrogance ont donné naissance à un monstre que nous sommes apparemment incapables de maîtriser.

Bien entendu, la dictature de Bachar el-Assad est haïssable et elle s’est faite d’autant plus féroce que la rébellion, puis l’État islamique ne menacent pas seulement le régime mais l’existence même de la Syrie. Mais l’ambition de Bachar n’est jamais allée au-delà des frontières de son pays quand, dans son rêve insensé, le prétendu califat qui s’est enkysté en Irak et en Syrie menace d’étendre le règne d’une barbarie sans limites au monde entier. Le choix qui est laissé au malheureux peuple syrien n’est plus entre Bachar el-Assad et je ne sais quelle opposition syrienne modérée, entre la dictature alaouite et un gouvernement social-libéral, mais entre le régime qui tient encore Damas et la barbarie qui est déjà installée à Mossoul. Et il y a des moments où il faut choisir, si douloureux que soit le choix.

N’avez-vous, Monsieur le Ministre, tiré aucune leçon de l’histoire contemporaine et en particulier de la Seconde Guerre mondiale ? Croyez-vous que les deux grandes démocraties en guerre contre une autre barbarie, que les États-Unis et la Grande-Bretagne, que Roosevelt et Churchill se soient alliés de gaieté de cœur à un homme et à un régime dont ils connaissaient les tares et les crimes et dont ils appréhendaient à juste titre la nocivité ? Mais ils ont estimé – et ils ont eu raison – que la priorité était d’en finir d’abord avec la barbarie nazie, fasciste, raciste et génocidaire. Le temps leur a donné raison comme, si vous persistez dans la ligne politique insensée qui est celle de la France face au drame syrien, il vous donnera tort. On ne court pas deux guerres à la fois.

Partager cet article
Repost0
Published by voxpop - dans La France en résistance

Bienvenue

  • : Le blog de voxpop
  • : Immigration en France : Etat des lieux, réflexion et charte de vote. La France en résistance
  • Contact

CHOISIR 

LA  FRANCE

 

RESISTANCE !

Capture-d-ecran--316-.png 

J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.

J'ai plus envie de relativiser. >>>>